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Système d'alerte-chaleur : Évaluer les effets cumulatifs pour protéger les personnes vulnérables

Par:  Dave McCulloch avec la Division de la liaison en S-T

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La chaleur et l'humidité extrêmes peuvent tuer. Un avertissement peut faire la différence entre la vie et la mort. Les sciences météorologiques et de la santé ont donné un outil pour alerter les citoyens vulnérables.

Le problème

La chaleur et l'humidité mettent la santé humaine en danger et ajoutent de la pression sur le système de soins de santé du Canada.

Les extrêmes de température peuvent causer la mort comme on l'a vu à Chicago (1995), en Europe en 2003, et en Californie en 2006. Les municipalités ont besoin d'un système fiable pour les aider à planifier et à mettre en oeuvre des mesures pour avertir les populations vulnérables (c.-à-d. les personnes âgées, les malades et les sans-abri) de demander de l'aide avant d'être en danger.

Un homme faisant face à de la chaleur extrême | Photo : Chris KostmanSous le système d'alert-chaleur précédent, la ville de Toronto émettait une alerte chaque fois que « l'indice humidex » dépassait 40°C pendant deux jours de suite ou plus. L'indice humidex a été mis au point par des météorologues canadiens pour combiner la température et l'humidité en un chiffre qui représente la température perçue. Cependant, l'utilisation d'un seuil de 40°C reposait sur une norme de sécurité militaire et ne satisfaisait pas les besoins des populations urbaines.

À la recherche de solutions au moyen des S et T

En 2000, le service de santé publique de la ville de Toronto, en partenariat avec le Toronto Atmospheric Fund (fonds atmosphérique de Toronto) et avec l'aide d'Environnement Canada (EC) et l'Université du Delaware, a entrepris une étude scientifique pour l'élaboration d'un nouveau système d'urgence et d'alertechaleur. Ce nouveau système allait reposer sur des analyses climatologiques et épidémiologiques.

Toronto est devenue l'une des sept villes dans le monde à mettre en oeuvre un tel système pilote. À l'aide des prévisions météorologiques fournies par Environnement Canada, le projet pilote s'appuyait sur 46 années de données climatiques et 17 années de données épidémiologiques. Les chercheurs ont constaté que certainesconditions climatiques étaient liées à des taux de mortalité considérablement plus élevés à Toronto. Ils ont également déterminé que l'incidence de la chaleur à Toronto, comme en font foi les statistiques sur la mortalité, était plus importante dans le cas des chaleurs qui surviennent au début de la saison chaude (p. ex. d'avril à mai) et dans le cas des périodes de chaleur persistantes ou multiples (vagues de chaleur).

Mettre les connaissances en application

À qui ces résultats servent-ils?

Environnement Canada doit corréler les risques de mortalité propres à un lieu avec les facteurs météorologiques afin d'adapter l'alerte-chaleur à d'autres villes.

Dans le cadre du nouveau système d'alerte chaleur-santé de Toronto, le médecin hygiéniste de la ville émet une alerte-chaleur ou une alerte-chaleur extrême selon les critères suivants :

Alerte-chaleur – lorsque les prévisions météorologiques d'Environnement Canada et les résultats du projet d'étude épidémiologique projettent un risque de 65 à 90 pour cent d'augmentation de la mortalité pour les résidents de Toronto;

Alerte-chaleur extrême – lorsque les prévisions météorologiques d'Environnement Canada et les résultats du projet d'étude épidémiologique projettent un risque supérieur à 90 pour cent d'augmentation de la mortalité pour les résidents de Toronto.

Lorsqu'une alerte-chaleur est lancée, le plan d'intervention de Toronto déclenche la prise des mesures suivantes :

  • la mobilisation de plus de 900 organisations communautaires et individus travaillant auprès des populations vulnérables;
  • la mise en place d'une ligne d'aide en fonction 12 heures par jour pour répondre aux demandes de renseignements du public sur la chaleur et pour intervenir au besoin;
  • la planification d'urgence est accrue, comme l'exige toute autre alerte ou intervention d'urgence (p. ex. ambulance, police);
  • la livraison d'eau embouteillée aux groupes vulnérables est coordonnée.

De plus, lorsqu'une alerte-chaleur extrême est lancée :

  • on prolonge les heures d'ouverture des installations récréatives;
  • on ouvre des centres de rafraîchissement communautaires et on fournit le transport jusqu'à ces centres, au besoin.

Selon une analyse publiée sur les avantages du système d'alerte chaleur-santé à Philadelphie pour la période 1995 à 1998, le coût total de fonctionnement a été de 0,21 million de dollars américains, alors que la valeur des vies sauvées a été de 468 millions de dollars américains, pour un ratio coûtsavantages de plus de 2 200 : 1. On peut s'attendre à des avantages semblables pour les Canadiens et les Canadiennes, ainsi qu'à des économies d'impôts pour les contribuables et à une réduction du stress au sein du système de santé.

Avantages pour les Canadiens et les Canadiennes

Une analyse officielle des avantages du projet pilote de Toronto n'a pas encore été effectuée, mais les demandes continuelles pour ces services semblent indiquer que les collectivités canadiennes en reconnaissent les avantages. Les dirigeants communautaires croient que ce service réduit le nombre de décès prématurés liés au stress thermique chez les populations vulnérables et améliore la qualité de vie de ces dernières pendant les alertes-chaleur. Plusieurs communautés demandent également des études scientifiques qui portent sur les besoins en soins de santé ou les relations de morbidité (p. ex. admissions à l'hôpital en raison de la chaleur et de la qualité de l'air) liés aux périodes de temps chaud.

Afin d'améliorer de façon continue les avantages de ce programme pour les Canadiens et les Canadiennes, les chercheurs d'Environnement Canada ont commencé à étudier les conséquences synergiques de la qualité de l'air et du stress thermique sur les risques de mortalité en 2002, y compris l'analyse Les symboles d'alerte-chaleur | Crédit : Toronto Public Healthde leurs répercussions possibles dans des conditions climatiques changeantes. Selon les conclusions de cette étude, les changements climatiques pourraient doubler ou tripler les mortalités possibles dues à la chaleur et à la qualité de l'air les journées de chaleur intense (selon la ville) à moins de prendre des mesures d'adaptation et de réduire les émissions atmosphériques.

Pour de plus amples renseignements :

EnviroZine d'Environnement Canada : Quelle chaleur!

Living in Toronto: Heat Alerts Website (site en anglais)

Événements historiques liés à la chaleur en Ontario (site en anglais)

An Analysis of Climate Change Impacts on Human Mortality in South Central Canada (site en anglais) (PDF: 230 kB, télécharger : lecteur gratuit)

Heat Watch/Warning Systems Save Lives:
Estimated Costs and Benefits for Philadelphia 1995-98
(site en anglais) (PDF: 85 kB, télécharger : lecteur gratuit)

Liaison S-T | Tél 905 336 4513 | Télécopieur 905 336 4420
© Sa majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le Ministre de l'environnement, 2007.
No. de catalogue En164-15/2-2007F-PDF; ISBN 978-0-662-07044-3