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Manuel des glaces (MANICE)

 

MANICE est le Manuel des normes d'observation des glaces.

Le MANICE constitue le document de référence pour l'observation de toutes les formes de glace :

  • glaces de mer;
  • glaces de lac et de rivière; et
  • glaces d'origine terrestre.

La version la plus récente de MANICE à été révisée en juin 2005.

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Table des matières

Avant-propos

Introduction

Chapitre 1: Terminologie générale

Chapitre 2: Observations des glaces

Chapitre 3: Cartes des glaces observées

Chapitre 4: Messages sur les icebergs au Canada

Chapitre 5: Cartes d'analyse des glaces

Chapitre 6: Mesures et messages d'épaisseur de la glace

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Avant-propos

MANICE est le document de référence pour l'observation de toutes les formes de glace de mer, de lac et de rivière, ainsi que des glaces d'origine terrestre. L'on y décrit les méthodes standard appliquées par le Service canadien des glaces pour l'observation, l'enregistrement et la signalisation des conditions glaciales.

MANICE utilise la terminologie et les symboles internationales recommandés par l'Organisation météorologique mondiale. L'on y décrit des procédures entièrement compatibles avec la nomenclature et les méthodes de codage et d'observation de l'Organisation météorologique mondiale (cf.1), ainsi que d'autres méthodes, codes et symboles adaptés pour le Canada ou, dans le cas des icebergs, utilisés de pair avec la patrouille international de glace (International Ice Patrol-IIP).

La révision, la relecture et la mise à jour du présent manuel ont été assurées par la Division des opérations et la Division des services sur le terrain. Ce document a été mis à jour pour refléter les changements technologiques, l'évolution des techniques, l'utilisation de différents codes de couleurs et les modifications du code des messages d'icebergs. Bien que ces amendements étaient nécessaires et revêtent une grande importance, ils n'étaient pas par eux-mêmes suffisamment significatifs pour exiger une version entièrement révisée du Manice. C'est la raison pour laquelle cette édition sera considérée comme un révision de la version 90 publiée en avril 2002.

Modifications
Au besoin, des modifications seront publiées sous forme de réimpression de certaines pages. Tous les détenteurs du manuel sont responsables de la mise à jour de leur exemplaire. Une fois les modifications insérées, il y aurait lieu d'en porter mention dans le Registre des modifications (page XII).

Demandes de renseignements
Veuillez adresser toute demande de renseignements sur le contenu du manuel au Service canadien des glaces par les voies appropriées. Tout changement ou écart local par rapport à ces instructions est interdit, sauf sur autorisation du sous-ministre adjoint, Service météorologique du Canada.

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Introduction

Les données recueillies à partir des observations sur les glaces revêtent une toute première importance; elles servent à diverses fins et comblent nombre de besoins. Les observations et les registres soigneusement préparés sur les conditions glaciales ont une valeur à court terme, mais également à long terme.

  • Certains usagers ont besoin d'une information de dernière minute. À titre d'exemple, le capitaine d'un brise-glace doit avoir sous la main les observations et les prévisions de glaces les plus récentes.
  • D'autres usagers exigent des données climatologiques quotidiennes, mensuelles ou à plus long terme. Par exemple, les ingénieurs navals ont besoin de données climatologiques ou mensuelles. Ainsi, la décision de construire un quai en un certain endroit ou le renforcement qu'on ajoutera à un navire pour lui permettre de naviguer dans les glaces seront fonction des données glaciales recueillies sur une longue période.

Les observations sur les glaces peuvent s'effectuer à partir :

  • d'un aéronef à voilure fixe,
  • d'un hélicoptère,
  • du pont d'un navire, ou
  • d'une station côtière.

Dans chaque cas, la perspective qui s'offre à l'observateur est différente et les méthodes d'observation doivent être ajustées en conséquence.

Étant donné la présence de glaces dans de nombreuses régions du monde, les renseignements sur les glaces doivent pouvoir circuler librement entre tous les pays, ce qui exige la coordination et la normalisation des méthodes et pratiques, ainsi que l'échange efficace des données. L'Organisation météorologique mondiale a assumé la responsabilité de ces tâches, de même que celle de promouvoir l'application des services d'information sur les glaces à la navigation maritime, à l'exploitation des ressources marines et à d'autres activités liées à la sécurité des personnes. Il en a résulté l'établissement de codes internationaux, ainsi que d'une nomenclature et des symboles normalisés.

La mise en œuvre des résolutions de l'Organisation météorologique mondiale, ainsi que la discussion et la coordination des activités en matière de glaces dans certaines régions géographiques, ont été confiées à six Associations régionales regroupant des membres de l'Organisation. Parmi celles-ci, la Région IV regroupe le Canada, les États-Unis, le Mexique et les pays d'Amérique centrale.

Dans le but de satisfaire à des exigences particulières, un membre ou un groupe de membres de l'Organisation météorologique mondiale d'une région donnée peut mettre au point une procédure particulière de consignation des données. Par exemple, la nomenclature des glaces des Grands Lacs a vu le jour à la suite d'une entente bilatérale entre le Canada et les États-Unis, afin de satisfaire aux exigences locales en matière navigation et d'autres secteurs d'activités. L'on nomme « pratiques nationales » de tels codes ou modifications de codes.

Bien que l'on puisse utiliser les codes tant internationaux que nationaux pour la communication des données glaciales, les messages de glaces destinés à d'autres régions doivent, quant à eux, respecter le code international.

Ce manuel a été réalisé en prenant en compte les pratiques et méthodes de l'Organisation météorologique mondiale (cf. 1) et du Service météorologique du Canada. Toutes les instructions qu'il contient doivent être considérées comme impératives par les observateurs.

Dans le présent ouvrage, le mot « doit » signifie que les instructions sont obligatoires ou qu'elles doivent être suivies. L'emploi du mot « devrait» s'applique aux pratiques recommandées.

Un « spécialiste des services des glaces » est un membre du personnel du Service météorologique du Canada doté d'une formation et d'une compétence l'habilitant à effectuer des observations et à communiquer des renseignements sur les conditions glaciales; il peut également s'agir d'une personne autorisée à remplir ces tâches par le sous-ministre adjoint.

Il incombe au Spécialiste des services des glaces de signaler les conditions glaciales présentes au moment de l'observation. Il/elle doit surveiller étroitement et continuellement les conditions glaciales lorsqu'il/elle est en poste, et ses registres et messages doivent être aussi complets et précis que possible. Il est nécessaire de transmettre rapidement des messages précis pour permettre la diffusion de prévisions et d'avertissements de glace, aidant ainsi à éviter des dommages à la propriété et des pertes de vie. Les messages en retard sont de moindre valeur pour les prévisions et la prise de décisions. Cependant, même si des difficultés de communication ou autres retardent ou entravent la diffusion des messages, le Spécialiste des services des glaces doit continuer de surveiller les conditions glaciales et de consigner les données recueillies en vue d'une transmission ultérieure. Avant d'être transmises finalement aux archives du Service canadien des glaces, les données recueillies font l'objet d'une analyse ou d'un examen visant à détecter les erreurs possibles d'enregistrement ou de transmission.

Les Spécialistes des services des glaces doivent posséder la compétence et la formation voulues pour faire des observations précises, pour coder les données et tracer des cartes en vue de leur transmission dans les plus brefs délais. Ils doivent toutefois réaliser qu'il n'est ni possible ni souhaitable de rédiger des instructions détaillées couvrant tous les aspects du codage et de la communication des données sur les glaces. Les Spécialistes des services des glaces doivent donc faire preuve de beaucoup d'initiative et d'ingéniosité lorsqu'ils observent des phénomènes inhabituels relatifs aux glaces.

Les données conservées au Service canadien des glaces, à Ottawa, servent à la préparation des publications officielles, de même qu'à l'exécution, par l'État et par l'industrie, d'analyses statistiques à l'appui de la prise de décisions. La qualité de ces publications et analyses dépend, dans une grande mesure, de la précision des données archivées. Il est donc essentiel de mettre tout en œuvre pour que les données recueillies soient de la plus haute qualité, tout en maintenant les coûts à un niveau raisonnable.

Le présent manuel porte surtout sur les méthodes d'observation visuelle des glaces à partir de diverses plates-formes. On y fait mention de l'utilisation d'appareils électroniques, tels que le radar aéroporté et le satellite-radar, pour la collecte de données sur les glaces. Toutefois, pour obtenir de plus amples renseignements sur le fonctionnement des radar aéroporté à balayage latéral et des radars à ouverture synthétique, ainsi que sur l'interprétation des images obtenues à l'aide de ces appareils, veuillez vous en référer aux documents suivants :

  • Radar aéroporté à balayage latéral - Manuel de l'utilisateur (cf. 5),
  • Guide d'interprétation des images Radars à ouverture synthétique des glaces(cf. 4).

Il est possible de se procurer ces publications auprès du Service canadien des glaces.

La terminologie a été établie en fonction des besoins de la communauté maritime internationale; par conséquent, elle portera surtout sur les glaces de mer et sur les glaces d'origine terrestre que l'on trouve en mer. Néanmoins, de nombreux termes s'appliquent tout aussi bien aux glaces de lac et de rivière, en particulier ceux qui concernent la taille des floes et la dynamique des glaces. L'on a donc ajouté une nomenclature des glaces de lac. C'est pourquoi le présent manuel fait donc maintenant autorité pour l'observation de tous les types de glaces flottantes, y compris les glaces d'origine terrestre

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Chapitre 1: Terminologie Générale

1.1 Glace Flottante

Toute glace flottant dans l'eau. Les principales sortes de glace flottante sont la glace de lac, la glace de rivière et la glace de mer, lesquelles se forment par congélation de l'eau en surface, et la glace de glacier formée sur la terre ferme ou provenant d'un plateau de glace. Ce terme comprend aussi la glace jetée en côte ou échouée.

Glace de mer: Toute forme de glace trouvée en mer qui résulte du gel de l'eau de mer.

Glace de lac: Glace formée sur un lac, quel que soit l'endroit où on l'observe.

Glace de rivière: Glace formée sur un cours d'eau, quel que soit l'endroit où on l'observe.

Glace d'origine terrestre: Glace formée sur la terre ferme ou sur un plateau de glace, et flottant dans l'eau.

1.2 Stades de formation de la glace de mer

1.2.1 Nouvelle glace

Toute glace flottant dans l'eau. Les principales sortes de glace flottante sont la glace de lac, la glace de rivière et la glace de mer, lesquelles se forment par congélation de l'eau en surface, et la glace de glacier formée sur la terre ferme ou provenant d'un plateau de glace. Ce terme comprend aussi la glace jetée en côte ou échouée.

Frasil: Fines aiguilles ou plaquettes de glace en suspension dans l'eau.

Sorbet: Stade de la congélation postérieur au frasil; les cristaux commencent à s'agglutiner pour former en surface une couche épaisse comme de la soupe. À ce stade, la mer réfléchit peu la lumière et prend une apparence mate.

Gadoue: Neige saturée et mélangée d'eau reposant sur la terre ou la glace ou masse visqueuse flottant sur l'eau après une forte chute de neige.

Shuga: Accumulation de morceaux de glace blanche et spongieuse ayant quelques centimètres de longueur; ils sont formés à partir de sorbet ou de gadoue et, quelquefois, de glace de fond remontant à la surface.

1.2.2 Nilas

Couche de glace mince et élastique, ondulant facilement sous les vagues et la houle et formant, sous la pression, des avancées en forme de « doigts » entrecroisés. Cette couche a une surface mate et peut atteindre 10 centimètres d'épaisseur. On distingue le nilas sombre et le nilas clair.

Nilas sombre: Nilas ayant moins de 5 centimètres d'épaisseur et une couleur très sombre.

Nilas clair: Nilas ayant plus de 5 centimètres d'épaisseur et de couleur plus claire que le nilas sombre.

Glace vitrée: Croûte de glace brillante et cassante formée sur la surface calme d'une eau habituellement peu saline, par congélation directe ou à partir de sorbet. Son épaisseur peut atteindre environ 5 centimètres. Elle se casse facilement sous l'action du vent ou de la houle, le plus souvent en morceaux rectangulaires.

1.2.3 Jeune glace

Glace au stade de transition entre le nilas et la glace de première année, d'une épaisseur de 10 à 30 centimètres. Peut se diviser en glace grise et en glace blanchâtre.

Glace grise: Jeune glace de 10 à 15 centimètres d'épaisseur, moins souple que le nilas et se brisant sous l'effet de la houle. En général, les fragments se chevauchent sous l'effet de la pression.

Glace blanchâtre: Jeune glace de 15 à 30 centimètres d'épaisseur. Sous l'effet de la pression, elle aura plus tendance à faire des crêtes qu'à s'empiler.

1.2.4 Glace de première année

Glace ayant au plus un hiver de croissance, provenant de jeune glace et dont l'épaisseur est d'au moins 30 centimètres. On peut la diviser en glace mince de première année -nommée parfois « glace blanche »-, en glace moyenne de première année et en glace épaisse de première année.

Glace mince de première année/glace blanche - premier stade: de 30 à 50 centimètres d'épaisseur.

Glace mince de première année/glace blanche - deuxième stade: de 50 à 70 centimètres d'épaisseur.

Glace moyenne de première année: de 70 à 120 centimètres d'épaisseur.

Glace épaisse de première année: plus de 120 centimètres d'épaisseur.

1.2.5 Vieille glace

Glace de mer ayant survécu à au moins un été de fonte. La plupart des accidents topographiques sont plus arrondis que sur la glace de première année. Peut être divisée en glace de deuxième année et en glace de plusieurs années.

Glace de deuxième année: Vieille glace ayant subi un seul été de fonte. Comme elle est plus épaisse que la glace de première année, elle flotte plus haut sur l'eau. Contrairement à ce qui se passe avec la glace de plusieurs années, la fonte d'été produit un dessin régulier de nombreuses petites mares d'eau. Les endroits mis à nu et les mares sont généralement bleu-vert.

Glace de plusieurs années: Vieille glace qui a survécu à au moins deux étés de fonte. Les hummocks sont encore plus arrondis que dans le cas d'une glace de deuxième année et la glace est presque exempte de sel. Là où la glace est vive, sa couleur est généralement bleue. La fusion entraîne une configuration caractérisée par de grandes mares irrégulières interconnectées et par un système de drainage bien développé.

1.3 Stades de Formation de la Glace de Lac

Nouvelle glace de lac: Glace formée récemment et de moins de 5 centimètres d'épaisseur.

Glace de lac mince: Glace de 5 à 15 centimètres d'épaisseur.

Glace de lac moyenne: Glace de 15 à 30 centimètres d'épaisseur.

Glace de lac épaisse: Glace de 30 à 70 centimètres d'épaisseur.

Glace de lac très épaisse: Glace d'une épaisseur supérieure à 70 centimètres.

1.4 Glace de rivière

En raison de l'effet de la salinité sur le processus de formation de la glace, le codage de la glace s'effectuera comme suit : toute glace se formant dans des eaux ayant un taux de salinité de plus de 24,7 parties par millier doit être codée en tant que glace de mer; toute autre glace doit être codée en tant que glace de lac. Dans le fleuve Saint-Laurent, sauf avis contraire, la pratique canadienne courante consiste à utiliser la terminologie de la glace de mer en aval depuis les écluses de Saint-Lambert, et la terminologie de la glace de lac en amont depuis ces mêmes écluses.

1.5 Glace d'origine terrestre

1.5.1 Terminologie

Névé: Vieille neige qui s'est recristallisée en un matériau dense. À l'encontre de la neige ordinaire, les particules en sont, dans une certaine mesure, soudées les unes aux autres mais, contrairement à ce qui se passe dans la glace, les espaces d'air y sont encore reliés les uns aux autres.

Glace de glacier: Glace faisant partie ou provenant d'un glacier, qu'elle soit sur terre ou flottant dans la mer sous la forme d'icebergs, de fragments d'iceberg, de bourguignons ou d'îles de glace.

Glacier: Masse de neige et de glace se déplaçant continuellement d'un niveau continental supérieur à un niveau inférieur ou s'étalant continuellement si elle flotte. Les principales formes de glaciers sont les inlandsis, les plateaux de glace, les coulées de glace, les calottes glaciaires, les glaciers de piémont, les cirques glaciaires et les divers types de glaciers de montagne (ou de vallée).

Mur de glace: Paroi de glace formant la bordure aval d'un glacier qui ne flotte pas. Un mur de glace repose sur la terre, le soubassement rocheux pouvant se trouver au niveau ou sous le niveau de la mer (voir « falaise de glace », p. 1-4). Ce terme s'applique aussi au bord faisant face à la mer de glaciers non actifs.

Coulée de glace: Partie d'un inlandsis dans laquelle la glace s'écoule plus rapidement et pas nécessairement dans la même direction que la glace environnante. Les limites en sont parfois nettement marquées par un changement dans la direction de la pente de la surface, mais elles peuvent être indistinctes.

Langue de glacier: Extension d'un glacier en mer, le plus souvent flottante. Dans l'Antarctique, les langues de glacier peuvent s'étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Champ d'icebergs échoués: Importante accumulation d'icebergs s'étendant à partir de la côte, tenus en place par échouage et réunis par une banquise côtière.

Plateau de glace: Glacier plat flottant, d'une épaisseur considérable, qui émerge de 2 mètres ou plus et est fixé à la côte. Généralement très étendu et sa surface est plane ou légèrement ondulée. Il est alimenté par l'accumulation annuelle de neige et souvent aussi par l'avancée vers la mer des glaciers. Quelques parties peuvent être échouées. Le bord qui fait face à la mer est appelé falaise de glace

Falaise de glace: Paroi verticale qui constitue la face tournée vers la mer d'un plateau de glace ou de tout autre glacier flottant et dont la hauteur est comprise entre 2 et 50 mètres (ou plus) au-dessus du niveau de la mer.

Iceberg: Importante masse détachée d'un glacier, de forme très variable, émergeant de plus de 5 mètres au-dessus du niveau de la mer, et qui peut être flottante ou échouée. Les icebergs peuvent être tabulaires, en dôme, pointus, biseautés, érodés ou en bloc. Les icebergs peuvent être petits, moyens, gros ou très gros.

1.5.2 Formes des glaces vêlées d'origine terrestre

Iceberg tabulaire: Iceberg à sommet plat. La plupart des icebergs tabulaires présentent des bandes horizontales.

Iceberg en dôme: Iceberg lisse et arrondi sur le dessus.

Iceberg pointu: Iceberg doté en son milieu d'une pointe ou d'une pyramide formée d'une ou de plusieurs pointes.

Iceberg biseauté: Iceberg plutôt plat sur le dessus et dont les parois verticales sont plus hautes à une extrémité qu'à l'autre.

Iceberg érodé: Iceberg érodé de façon à former une fente en U au niveau de l'eau ou à proximité, avec deux colonnes ou pointes.

Iceberg en bloc: Iceberg à dessus plat et aux parois verticales abruptes.

1.5.3 Dimensions des glaces vêlées d'origine terrestre

Bourguignon: Bloc de glace plus petit qu'un fragment d'iceberg, émergeant de moins de 1 mètre au-dessus de la surface de la mer et s'étendant habituellement sur une superficie d'environ 20 mètres carrés environ. De couleur blanche, le bourguignon est difficile à reconnaître lorsqu'il est entouré de glace de mer.

Fragment d'iceberg: Bloc flottant de glace de glacier qui émerge généralement de 1 à 5 mètres, est long de 5 à 15 mètres et a habituellement une superficie de 100 à 300 mètres carrés.

Petit Iceberg : Bloc de glace de glacier qui émerge de 5 à 15 mètres et mesure de 15 à 60 mètres de longueur.

Iceberg moyen: Bloc de glace de glacier qui émerge de 16 à 45 mètres et mesure de 61 à 120 mètres de longueur.

Gros iceberg: Bloc de glace de glacier qui émerge de 46 à 75 mètres et mesure de 121 à 200 mètres de longueur.

Très gros iceberg: Bloc de glace de glacier qui émerge à plus de 75 mètres et mesure plus de 200 mètres de longueur.

Île de glace: Très grand fragment de glace flottante qui émerge d'environ 5 mètres au-dessus du niveau de la mer, provenant d'un plateau de glace arctique. L'épaisseur totale est de 30 à 50 mètres et la superficie de quelques milliers de mètres carrés à 500 kilomètres carrés ou plus. La surface est ordinairement caractérisée par une ondulation régulière qui lui donne, vue des airs, une apparence côtelée.

Fragment d'île de glace: Bloc de glace détaché de l'île de glace principale.

1.6 Formes de glaces

1.6.1 Glace en crêpes

Morceaux de glace plutôt circulaires, ayant de 30 centimètres à 3 mètres de diamètre et jusqu'à 10 centimètres d'épaisseur, avec des bords relevés du fait du frottement des morceaux les uns contre les autres. Ils peuvent se former par houle faible à partir de sorbet, de gadoue ou de shuga ou du fait de la fragmentation de glace vitrée ou de nilas, ou encore à partir de glace grise s'il y a une forte houle ou de grosses vagues. La glace en crêpes se forme aussi parfois en profondeur, à l'interface entre deux masses d'eau ayant des caractéristiques physiques différentes, d'où elle remonte en surface. Elle peut rapidement couvrir de grandes étendues d'eau.

1.6.2 Glaçon

Tout fragment relativement plat de glace ayant moins de 20 mètres d'extension linéaire.

Petit glaçon: Glaçon de moins de 2 mètres d'extension.

1.6.3 Floe

Tout fragment de glace relativement plat ayant 20 mètres ou plus d'extension horizontale. Selon leur extension horizontale, les floes sont subdivisés comme suit :

Petit: De 20 à 100 mètres d'extension

Moyen: De 100 à 500 mètres d'extension

Grand: De 500 à 2000 mètres d'extension

Immense: De 2 à 10 kilomètres d'extension

Géant: Plus de 10 kilomètres d'extension

1.6.4 Floeberg

Grosse pièce de glace, composée d'un hummock ou d'un groupe de hummocks soudés ensemble par le gel, séparée de toute glace environnante. Elle peut normalement émerger jusqu'à 5 mètres.

1.6.5 Mosaïque de glace

Morceaux de glace d'âges différents soudés par le gel.

1.6.6 Floes de batture

Grands floes épais, inégaux et de couleur altérée qui se forment en amont des hauts-fonds et des petites îles des rivières et fleuves lorsque les marées de mortes-eaux sont précédées ou accompagnées de temps froid. Les floes de batture se composent de glaces de différentes épaisseurs formées sous la pression à marée descendante; cette masse se soude sous l'action du gel et croît à chaque nouvelle marée. Comme l'amplitude de celles-ci augmente entre les mortes-eaux et les vives-eaux, de grandes sections de glaces de fond se détachent et suivent le courant. Il s'agit d'une description canadienne que l'on ne retrouve pas dans la nomenclature de l'Organisation météorologique mondiale.

1.6.7 Brash (sarrasins)

Accumulation de glaces flottantes composées de fragments qui n'ont pas plus de 2 mètres d'extension et qui proviennent de la destruction d'autres formes de glace.

Barrière de sarrasins: Cordon ou bande étroite de nouvelle glace, de jeune glace ou de sarrasins (en général de 100 à 5000 mètres de largeur), qui s'est formé à la limite de la banquise, de la banquise côtière ou près de la côte. Rendue très compacte, surtout par l'action du vent, la barrière ne présente normalement pas une topographie importante. Sa partie immergée peut avoir de 2 à 20 mètres d'épaisseur. Les barrières de sarrasins peuvent se disperser lors d'un changement des vents, mais elles peuvent aussi se consolider et former un cordon de glace particulièrement épais comparativement à la banquise environnante.

Sarrasins agglomérés: Semblable à la « barrière de sarrasins », à cette expression près que les sarrasins ne sont pas consolidés. Il s'agit d'une description canadienne que l'on ne retrouve pas dans la nomenclature de l'Organisation météorologique mondiale.

Photo de banquise côtière.
Photo de banquise côtière.
Photo: Serge Leger © Environnement Canada, 2014

1.6.8: Banquise côtière

Glace qui se forme et reste fixe le long de la côte, où elle est attachée soit au rivage, soit à un mur de glace, soit encore à une falaise de glace, entre des hauts-fonds ou des icebergs échoués. Des fluctuations verticales peuvent être observées quand le niveau de la mer varie. La banquise côtière peut être formée sur place à partir de l'eau de mer ou d'une banquise de n'importe quel âge retenue au rivage par le gel; elle peut s'étendre à quelques mètres comme à plusieurs centaines de kilomètres de la côte. La banquise côtière peut être de la glace de plus d'un an; on peut alors la désigner en employant l'expression correspondant à son âge (vieille, de deuxième année, ou de plusieurs années). Si elle s'élève à plus de 2 mètres au-dessus du niveau de la mer, on l'appelle « plateau de glace ».

Jeune glace côtière: Stade initial de la formation d'une banquise côtière représenté par le nilas ou la jeune glace; sa largeur varie de quelques mètres jusqu'à 100 ou 200 mètres à partir de la côte.

1.6.9 Banquette côtière

Étroite bande de glace attachée à la côte, qui ne bouge pas avec la marée et qui reste en place quand la banquise côtière est emportée au large.

1.6.10 Glace de fond

Glace immergée, attachée ou ancrée au fond, quel que soit son mode de formation.

1.6.11 Glace échouée

Glace flottante qui est échouée dans des eaux peu profondes.

Glace jetée en côte: Glace qui était flottante, mais a été déposée à sec sur le rivage par le retrait de la mer.

Hummock échoué: Ensemble de glaces hummockées échouées. Les hummocks peuvent être échoués isolément ou en alignement (ou chaîne).

1.7 Distribution des glaces

1.7.1 Banquise/pack

Terme utilisé au sens large pour désigner toute zone de glace de mer autre que la banquise côtière, quelle que soit sa forme ou sa disposition. Lorsque les concentrations sont élevées, par exemple 7/10 ou plus, on utilise normalement le terme « pack »; sinon, on parle de « banquise ».

1.7.2 Couverture de glace

Rapport entre une surface de glace de concentration quelconque et la surface totale de la mer dans une grande région géographique, qui peut être le globe tout entier, un hémisphère ou une entité océanographique déterminée, comme la baie de Baffin ou la mer de Barents.

1.7.3 Concentration

Rapport, exprimé en dixièmes, indiquant quelle proportion de la surface de la mer, dans la zone considérée, est couverte de glace. La concentration totale prend en considération tous les stades de formation présents. La concentration partielle concerne la glace correspondant à un stade ou à une forme particuliers et représente seulement une partie de la concentration totale.

Banquise consolidée: Banquise dont la concentration est de 10/10 et où les floes ont été soudés par le gel.

Banquise compacte: Banquise dont la concentration est de 10/10 et où il n'y a pas d'eau visible.

Banquise très serrée: Banquise dont la concentration est de 9/10 à moins de 10/10.

Banquise serrée: Banquise dont la concentration est de 7/10 à 8/10 et qui est composée de floes dont la plupart sont en contact.

Banquise lâche: Banquise dont la concentration est de 4/10 à 6/10 avec de nombreux chenaux et polynies; les floes ne sont généralement pas en contact les uns avec les autres.

Banquise très lâche: Banquise dont la concentration est de 1/10 à3/10 et où il y a plus d'eau que de glace.

Eau libre: Grande étendue d'eau librement navigable dans laquelle la glace de mer est présente à des concentrations inférieures à 1/10. Aucune glace d'origine terrestre n'est présente.

Eau bergée: Zone d'eau librement navigable et pourvue de glaces d'origine terrestre. Il peut y avoir d'autres types de glaces, mais la concentration totale des autres types est inférieure à 1/10.

Libre de glace: Aucune glace n'est présente. S'il y a de la glace de quelque espèce que ce soit, ce terme ne doit pas être employé.

1.7.4 Disposition des glaces

Champ de glace: Étendue de glace flottante formée de floes de n'importe quelle taille et dont l'étendue est de plus de 10 kilomètres.

Grand champ de glace: Champ de glace dont l'étendue dépasse 20 kilomètres.

Champ de glace moyen: Champ de glace dont l'étendue se situe entre 15 et 20 kilomètres.

Petit champ de glace: Champ de glace dont l'étendue se situe entre 10 et 15 kilomètres.

Banc de glace: Étendue de glace de moins de 10 kilomètres

Mer de glace: Accumulation variable de banquise serrée ou très serrée, couvrant des centaines de kilomètres carrés, que l'on trouve dans la même région tous les étés.

Ceinture: Vaste zone de banquise plus longue que large; la largeur peut aller de 1 à plus de 100 kilomètres.

Langue: Avancée de la lisière des glaces qui peut avoir plusieurs kilomètres de longueur et qui est causée par le vent ou le courant.

Cordon: Longue et étroite bande de pack/banquise ayant 1 km ou moins de largeur, ordinairement composée de petits fragments détachés de la masse de glace principale et réunis sous l'effet du vent, de la houle ou du courant.

Baie: Grande échancrure, en forme de croissant, de la lisière des glaces, formée soit par le vent, soit par le courant.

Embâcle: Accumulation de glaces brisées, coincées dans un chenal étroit.

1.7.5 Ouvertures dans les glaces

Fracture: Toute cassure ou rupture dans une banquise très serrée, une banquise compacte, une banquise consolidée, une banquise côtière ou un simple floe, qui est provoquée par des phénomènes de déformation. Les fractures peuvent contenir des sarrasins ou être recouvertes de nilas ou de jeune glace. Leur longueur peut varier de quelques mètres à plusieurs kilomètres.

Zone de fracture: Région où il y a un grand nombre de fractures. Ces fractures peuvent être classées comme suit :

Fracture très étroite: De 1 à 50 mètres de largeur.

Fracture étroite: De 50 à 200 mètres de largeur.

Fracture moyenne: De 200 à 500 mètres de largeur.

Fracture large: Plus de 500 mètres de largeur.

Fissure: Toute fracture dans une banquise côtière, une banquise consolidée ou un simple floe qui peut avoir donné lieu à une séparation comprise entre quelques centimètres et un mètre.

Fissure de marée: Fissure à la ligne de jonction entre la banquette de glace ou un mur de glace et une banquise côtière, cette dernière étant soumise aux mouvements de la marée.

Brèche de séparation: Étroite zone de séparation entre la banquise et une banquise côtière où les morceaux de glace sont dans un état chaotique; elle se forme quand la banquise subit un cisaillement le long de la ligne de démarcation de la banquise côtière sous l'effet d'un vent ou d'un courant fort.

Chenal: Toute fracture ou passage à travers la glace accessible à un navire de surface.

Chenal côtier: Chenal entre la banquise et le rivage ou entre la banquise et une falaise de glace.

Chenal de séparation: Passage entre la banquise et une banquise côtière accessible aux navires de surface.

Polynie: Toute ouverture de forme non linéaire enclose dans la glace. Les polynies peuvent contenir des sarrasins ou être couvertes de nouvelle glace, de nilas ou de jeune glace; les sous-mariniers les appellent des claires-voies.

Polynie côtière: Polynie entre la banquise et la côte ou entre la banquise et une falaise de glace.

Polynie de séparation: Polynie entre la banquise et une banquise côtière.

Polynie récurrente: Polynie réapparaissant à la même position tous les ans.

1.7.6 Lisière des glaces

Démarcation, à un moment quelconque, entre l'eau libre et n'importe quelle espèce de glace de mer, de lac ou de rivière, qu'elle soit fixe ou dérivante.

Lisière serrée: Lisière des glaces bien définie, rendue compacte par le vent ou le courant, ordinairement du côté au vent d'une zone de banquise.

Lisière lâche: Lisière des glaces mal définie, délimitant une région de glaces flottantes dispersées, ordinairement du côté sous le vent d'une zone de banquise.

Limite des glaces: Terme de climatologie désignant la position extrême minimale ou maximale de la lisière des glaces pour un mois ou toute autre période donnée déterminée sur la base d'observations portant sur de nombreuses années. Cette expression devrait être précisée au moyen des termes « minimale » ou « maximale », le cas échéant.

Limite moyenne des glaces: Position moyenne de la lisière des glaces pour un mois ou une période donnée déterminée sur la base d'observations portant sur de nombreuses années. Les autres termes qui peuvent être employés sont « limite maximale moyenne » ou « limite minimale moyenne ».

Limite médiane des glaces: Position où se situe la lisière cinquante pour cent du temps.

Lisière de la banquise côtière: Démarcation, à un moment quelconque, entre la banquise côtière et l'eau libre.

1.7.7 Ligne de démarcation des glaces

Démarcation, à un moment quelconque, entre la banquise côtière et la banquise ou entre des zones de banquise de concentrations, types et dimensions de floes différents.

Ligne de démarcation de la banquise côtière: Ligne marquant la séparation entre la banquise côtière et la banquise.

Ligne de démarcation de concentrations: Ligne marquant approximativement la transition entre deux zones de banquise de concentrations nettement différentes.

1.7.8 Limite des icebergs

Démarcation, à un moment quelconque, entre les glaces d'origine terrestre et la mer libre ou la glace de mer.

Limite de toutes les glaces connues: Ligne de démarcation entre les eaux contenant des icebergs ou de la glace de mer et les eaux libres de glace.

Limite moyenne des icebergs: Position moyenne de la limite des icebergs à un moment quelconque, sur la base d'observations portant sur de nombreuses années.

Limite médiane des icebergs: Position où se situe, historiquement ou statistiquement, la limite des icebergs cinquante pour cent du temps.

Limite minimale des icebergs: Position minimale de la limite des icebergs sur la base d'observations portant sur de nombreuses années.

Limite maximale des icebergs: Position maximale de la limite des icebergs sur la base d'observations portant sur de nombreuses années.

1.8 Caractéristiques de la surface

1.8.1 Glace plane

Glace qui n'a subi aucune déformation.

1.8.2 Glace déformée

Terme général désignant des glaces qui ont été serrées les unes contre les autres et, de ce fait, soulevées ou enfoncées par endroits. Les subdivisions de ce terme général sont : glace empilée, glace tourmentée et glace hummockée.

Glace empilée: Type de déformation dans laquelle les plaques de glace se chevauchent.

Glace imbriquée: Type de glace empilée dans lequel les floes, en se chevauchant,forment sur leurs bords des avancées en forme de « doigts » qui s'imbriquent alternativement en dessus ou en dessous d'autres floes. Fréquent dans le nilas et la glace grise.

Crête: Ligne ou mur de glace brisée qui est soulevée par la pression. Peut être récente ou érodée. Le volume correspondant de glace brisée poussée vers le bas par la pression au-dessous d'une crête est appelé « quille de glace ».

Nouvelle crête: Crête récente à sommets aigus et dont les flancs ont ordinairement une pente de 40 dégrée ou plus. Les fragments de glace sont discernables d'avion à basse altitude.

Crête érodée: Crête dont les sommets sont légèrement arrondis et dont les flancs ont généralement de 30 à 40º de pente. Les fragments de glace qui la composent ne sont pas discernables les uns des autres.

Crête très érodée: Crête à sommets très arrondis et dont les flancs ont généralement de 20 à 30º de pente.

Vieille crête: Crête qui a subi une forte érosion. Ces crêtes apparaissent plutôt comme des ondulations.

Crête consolidée: Crête dont la base est soudée par le gel.

Glace tourmentée: Glace entassée au hasard, un fragment sur un autre, et formant des crêtes ou des murs. Se trouve habituellement dans la glace de première année.

Zone de glace tourmentée: Région où les glaces présentent de nombreuses crêtes ayant des caractéristiques semblables (« champ de blocaille »).

Hummock: Monticule de glace brisée qui a été soulevée par la pression. Peut être récent ou érodé. Le volume de glace brisée qui s'est enfoncé sous l'effet de la pression et se trouve submergé sous le hummock est appelé « bummock ».

Glace hummockée: Glace entassée au hasard, un fragment sur un autre, et formant une surface irrégulière. Quand elle est érodée, cette glace semble faite de monticules arrondis.

1.8.3 Autres caractéristiques de la surface

Standing Floe: Floe dressé : Floe isolé, dressé verticalement ou incliné, et entouré de glace plutôt lisse.

Éperon: Avancée sous-marine d'un mur de glace, d'une falaise de glace, d'un iceberg ou d'un floe. Sa formation est due en général à une fonte et à une érosion plus intenses de la partie émergée.

Glace vive: Glace qui n'est pas recouverte de neige.

Glace recouverte de neige: Glace qui est recouverte de neige..

Sastrugi: Crêtes irrégulières et anguleuses formées sur une surface couverte de neige par l'action du vent (érosion et dépôt de neige). Sur la glace mobile, les crêtes sont parallèles à la direction du vent dominant qui souffle au moment de leur formation.

Congère: Accumulation de neige déposée sous le vent d'un obstacle ou amoncelée par des tourbillons de vent. Une congère en forme de croissant, dont les deux extrémités sont orientées sous le vent, est appelée « barkhane » de neige.

1.8.4 Processus de déformation des glaces

Formation de fractures: Phénomène de pression par lequel la glace est soumise à une déformation permanente qui amène sa rupture. Cette expression est généralement utilisée pour décrire des cassures à travers une banquise très serrée, compacte ou consolidée.

Formation de hummocks: Phénomène de pression par lequel la glace est amenée à former des hummocks. Lorsque ce phénomène s'accompagne d'une rotation des floes, on dit qu'il y a « torsion ».

Formation de crêtes: Formation de crêtes : Phénomène de pression par lequel la glace est amenée à former des crêtes.

Chevauchement des glaces: Phénomène de pression par lequel un fragment de glace monte sur un autre. Se produit surtout dans la nouvelle glace et la jeune glace.

Chevauchement avec imbrications: Type de chevauchement dans lequel chaque floe comporte des « doigts » qui s'imbriquent alternativement au-dessus et au-dessous d'autres floes. Fréquent dans le nilas.

Érosion: Phénomène d'ablation et d'accumulation qui fait peu à peu disparaître les irrégularités de la surface de la glace.

1.8.5 Mouvement de la banquise

Divergence: Champs de glace ou floes qui, à l'intérieur d'une zone donnée, sont soumis à des mouvements de divergence ou de dispersion qui réduisent la concentration des glaces ou diminuent les contraintes dans les glaces.

Tassement: On dit que des morceaux de glace flottante sont soumis au tassement lorsqu'ils sont entraînés par un mouvement de convergence ayant pour effet d'augmenter la concentration de la glace ou de produire des contraintes pouvant amener des déformations de la glace.

Cisaillement: Une zone de banquise est soumise au cisaillement lorsque le mouvement de certains floes varie substantiellement dans la direction perpendiculaire au mouvement, ce qui soumet la glace à des forces de rotation. Ces forces peuvent provoquer un phénomène comparable à une brèche de séparation.

1.9 Phases de la fonte

Photo de la fonte de glace.
Photo de la fonte de glace.
Photo: Benoit Simard © Environnement Canada, 2012

Mare: Accumulation sur la glace d'eau de fonte provenant principalement de la fonte de la neige mais, aux stades les plus avancés, aussi de la fonte de la glace.

Trous de fonte: Trous verticaux dans la glace qui se forment quand, du fait de la fusion, les mares de surface rejoignent l'eau sous-jacente.

Glace asséchée: Surface de glace de laquelle l'eau de fonte a disparu par suite de la formation de fissures et de trous de fonte. Pendant la période d'assèchement, la surface blanchit.

Glace pourrie: Glace criblée de trous de fonte et à un stade avancé de désintégration.

Glace inondée: Glace inondée et lourdement chargée d'eau et de neige mouillée.

Mare gelée: Mare qui a regelé.

1.10.1 Indices de glace dans le ciel et dans l'atmosphère

Ciel d'eau: Bandes sombres sur le dessous de nuages bas indiquant la présence d'eau dans le voisinage de la glace.

Halo glaciaire: Reflet blanchâtre sur des nuages bas au-dessus d'une lointaine accumulation de glaces.

Brume d'évaporation: Bancs de brume qui sont provoqués par le contact d'air froid avec une eau relativement chaude et qui peuvent apparaître au-dessus d'ouvertures dans la glace ou sous le vent de la lisière des glaces et peuvent persister pendant que la glace se forme.

1.10.2 Termes relatifs à la navigation de surface

Coincé: Situation d'un navire entouré par les glaces et incapable de se mouvoir.

Bloqué par les glaces: On dit qu'un port, une crique, etc., est bloqué par les glaces lorsque la navigation est rendue impossible du fait de la glace sauf, peut-être, avec l'aide d'un brise-glace.

Pressé: On dit que la glace presse lorsqu'elle serre fortement la coque d'un navire. Par conséquent, on dira d'un bateau ainsi pris, même s'il est intact, qu'il a été pressé.

Glace soumise à la pression: Glace dans laquelle se produisent des processus de déformation et qui représente, de ce fait, un obstacle ou un danger pour la navigation.

Zone difficile: Expression qualitative générale indiquant que, relativement parlant, les conditions glaciales régnant dans cette région sont telles que la navigation y est difficile.

Zone facile: Expression qualitative générale indiquant que, relativement parlant, les conditions glaciales régnant dans cette région sont telles que la navigation n'y est pas difficile.

Port de glace: Baie dans la glace, souvent temporaire, où les navires peuvent accoster et décharger directement sur la glace.

1.10.3 Termes relatifs à la navigation sous-marine

Voûte de glace: La banquise du point de vue d'un sous-marinier.

Glace propice: Voûte de glace comportant beaucoup de grandes claires-voies ou autres caractéristiques permettant à un sous-marin de faire surface. Pour qu'il en soit ainsi, il doit y avoir plus de dix de ces ouvertures par 56 km (30 milles marins) sur la route du sous-marin.

Glace hostile: Voûte de glace ne présentant pas de grandes claires-voies ou autres caractéristiques permettant à un sous-marin de faire surface.

Bummock: Saillie de la face inférieure de la voûte de glace; c'est l'inverse d'un hummock.

Quille de glace: Excroissance suspendue à une voûte de glace; c'est l'inverse d'une crête. Les quilles de glaces peuvent s'étendre jusqu'à 50 mètres sous la surface.

Claire-voie: Partie mince de la voûte de glace, ordinairement de moins de 1 mètre d'épaisseur et qui, vue de dessous, apparaît comme une partie claire, translucide sur le fond sombre. La surface inférieure d'une claire-voie est habituellement plate. Les claires-voies sont dites grandes si elles sont assez étendues pour permettre à un sous-marin d'essayer d'atteindre la surface (120 mètres), et petites dans le cas contraire.

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Chapitre 2: Observations des glaces

Ce chapitre traite de la méthodologie actuelle d'observation des glaces.

Les observations des glaces sont faites à l'aide d'appareils électroniques comme des radars, par observation visuelle ou en combinant les deux techniques. Ces méthodes varient selon la plate-forme d'où on observe les glaces et selon les moyens électroniques dont on dispose.

Dans ce manuel, nous insistons sur les observations visuelles des glaces à partir d'aéronefs et de plates-formes en surface. À l'occasion, nous faisons allusion aux images de radars aéroportés; cependant, pour plus de détails à ce sujet, le lecteur peut consulter les documents traitant de l'interprétation des images radar (cf. 4 et 5).

Les observations des glaces sont fonction de l'angle sous lequel on les voit. On peut les voir du haut des airs, à bord d'un avion ou d'un hélicoptère, ou depuis la surface, à bord d'un navire ou sur la côte. Chaque point de vue impose des limites à la nature et au détail des observations qu'on pourra faire et ensuite reporter sur une carte. Il importe que le/la spécialiste des services des glaces comprenne ces limites et sache quels aspects de la glace il/elle peut ou ne peut pas observer dans chaque cas.

2.1 Observations aériennes des glaces

Lorsque la plate-forme de reconnaissance des glaces est un aéronef, il est possible d'en arriver à une description presque synoptique des conditions glaciales. On peut couvrir une très grande superficie dans un laps de temps assez court et utiliser des appareils électroniques ultramodernes, en combinaison avec des observations visuelles, lorsque les conditions météorologiques et la lumière du jour le permettent.


Photo de la glace de première année et de la glace
blanchâtre sous le pont Laviolette.
Photo: Jacques Collin © Environnement Canada, 2014

Il faut cependant tenir compte des limites qu'imposent les conditions d'observation. À mesure qu'augmente la distance d'observation par rapport à l'aéronef, il devient de plus en plus difficile de déceler les changements dans la surface de la glace. Il faut donc déterminer la limite de visibilité, qui est la distance maximale à laquelle le Spécialiste des services des glaces peut identifier et situer avec confiance les caractéristiques des glaces. Dans les conditions normales, la limite de visibilité ne devrait pas dépasser 15 milles marins (25 kilomètres) de chaque côté de l'aéronef. Les observations des glaces en début de matinée ou en fin d'après-midi par temps ensoleillé permettent d'identifier beaucoup plus facilement le relief de la surface loin de l'aéronef. Lorsque le ciel est couvert et qu'il y a un manteau de neige sur la glace, on observe souvent un temps laiteux, où les ombres sont éliminées, ce qui rend difficile, voire impossible, l'observation des caractéristiques de la surface. Les limites relatives à l'observation varient avec l'altitude de vol et avec les visibilités horizontale et verticale prédominantes.

Pour bien s'acquitter de ses tâches, le Spécialiste des services des glaces doit pouvoir reconnaître, identifier et enregistrer les caractéristiques propres aux divers types de glace. Sa formation et son expérience dans le domaine lui permettront de déterminer les concentrations et les types de glace, la taille des floes et les caractéristiques de la surface des glaces.

Les plates-formes aériennes d'observation sont d'habitude stables par rapport à la route prévue, mais la vitesse-sol varie beaucoup avec le vent. C'est pourquoi on devrait pointer la position de l'avion sur la carte des glaces à intervalle de quelques minutes.

Lors de la reconnaissance aérienne des glaces, les Spécialistes des services des glaces emploient des techniques et des méthodes normalisées, conçues pour fournir le maximum de renseignements utiles et fiables. En règle générale, avant chaque vol, il y aura discussion avec le personnel prenant part au vol quant à la route à suivre, à la superficie générale à observer, au soutien tactique nécessaire, ainsi que d'autres détails. Il est aussi normal d'assister à l'exposé météorologique avant le vol.

2.1.1 Utilisation d'appareils électroniques

Le Spécialiste des services des glaces à bord d'un aéronef dispose de plusieurs appareils électroniques qui peuvent au besoin être combinés à des observations visuelles. Parmi ces appareils figurent le radar imageur aéroporté et le thermomètre de rayonnement aéroporté.

Radar imageur aéroporté : Le radar imageur est l'outil le plus précieux d'observation des glaces. Il s'agit actuellement de la seule source opérationnelle de renseignements cartographiques sur les glaces lorsque la surface est obscurcie par le brouillard ou les nuages.

Le Spécialiste des services des glaces qui connaît à fond le fonctionnement et les limites du radar peut délimiter efficacement les lisières des glaces et les grands chenaux, évaluer les concentrations totales de glaces et, en le combinant avec d'autres sources de renseignements, déterminer et distinguer de nombreux types de glaces.

On utilise deux types de radars imageurs pour la reconnaissance des glaces. Le premier est le radar aéroporté à balayage latéral (RABL),un système à ouverture réelle. Ce radar diffère de la plupart des autres radars aéroportés en ce que l'antenne est fixe sur l'aéronef et que l'énergie est dirigée des deux côtés de la route de l'aéronef. Le balayage de la zone de chaque côté de la route est réalisé par le déplacement de l'aéronef en vol. Les échos radar sont ensuite traités et convertis en tracés à modulation d'intensité sur des écrans cathodiques. La lumière résultante peut servir à impressionner une pellicule de façon à établir une carte radar du sol. Le Signal est aussi numérisé et traité par les ordinateurs de bord, puis communiqué aux navires ou aux stations au sol sous forme numérique. Il est enfin transmis au Service canadien des glaces et aux Bureaux des glaces de la Garde côtière canadienne.

On peut avoir des images sur des bandes de 25, 50 ou 100 kilomètres de largeur des deux côtés de l'aéronef. En règle générale, la bande de 100 kilomètres est utilisée lorsqu'une vaste couverture aérienne est souhaitée. Toutefois, pour obtenir plus de précision ou si le détroit photographié est étroit, l'on peut alors choisir la bande de 50 kilomètres. Sauf indication contraire, on utilise le RABL sur une bande de 100 kilomètres.

Le deuxième type de radar imageur aéroporté est le radar à ouverture synthétique (ROS), qui forme les images par un procédé tout à fait différent. Il utilise une antenne assez courte pour donner un faisceau large. L'image est produite par des balayages successifs. Il évalue l'effet Doppler pour la surface balayée à mesure que l'aéronef avance. À mesure que le faisceau radar balaie la surface, les changements de position sont calculés et ces données servent à créer l'image. On synthétise ainsi une antenne beaucoup plus longue que cela n'est réalisable physiquement avec le Radar aéroporté à balayage latéral; on obtient ainsi une résolution constante sur toute l'image. C'est ce facteur, ainsi qu'une résolution plus fine, qui distingue le Radar à ouverture synthétique du Radar aéroporté à balayage latéral.

L'image radar est surtout une fonction de l'énergie hyperfréquences renvoyée, qui dépend des paramètres de l'appareil et des caractéristiques de la surface. Avec la pratique et l'expérience, on peut interpréter l'image radar à partir des variations de texture, de motif ou de ton.

Thermomètre de rayonnement aéroporté (TRA) : Le Thermomètre de rayonnement aéroporté fournit un tracé linéaire de la température en surface le long de la route, directement sous l'aéronef. L'humidité atmosphérique influant sur la précision des relevés de température, le système est d'ordinaire étalonné selon des températures de référence connues, comme celles de la neige fondante ou du frasil. L'appareil est surtout utilisé pour surveiller la température superficielle d'étendues d'eau libre, afin de déterminer la croissance ou la détérioration des glaces.

2.1.2 Identification du type de glace

Le premier outil que le Spécialiste des services des glaces devrait utiliser pour l'observation visuelle est la climatologie locale des glaces. Bien que certains types de glace paraissent presque identiques à diverses époques de l'année, la connaissance des types et reliefs des glaces qui peuvent se présenter en un endroit donné simplifiera beaucoup l'identification. Le Spécialiste des services des glaces devrait avoir toutes les données sur les glaces qui ont été recueillies par les navires, les stations côtières et les groupes de scientifiques dans le secteur afin de déterminer lesquels types de glaces sont à considérer. Il tiendra compte des cartes et observations antérieures pour maintenir la cohérence des observations entre les vols.

Des observations aériennes précises exigent un examen attentif de la surface des glaces pour y déceler les plus petits indices. Bien que certaines conditions, comme la présence de vieux floes dans une région principalement couverte de glace grise, soient très faciles à interpréter, d'autres requièrent plus d'attention aux détails, par exemple, les petits floes et les glaçons de vieille glace dans une zone de glace mince de première année tourmentée et enneigée.

La topographie de la surface est un autre indicateur du type de glace que l'on peut utiliser la plupart du temps. Par exemple, la glace de première année a une surface généralement plus rugueuse que la vieille glace. Lorsque ces deux types de glace sont mélangés, les floes de vieille glace ont tendance à ressortir comme des zones arrondies et lisses entourées de glace de première année morcelée et présentant des crêtes. La topographie de la surface peut aussi aider à identifier les types de glace plus mince, puisque ceux-ci ont tendance à former des chevauchements plutôt que des crêtes. Les vieux floes émergent plus que les floes de première année et sont donc eux aussi faciles à repérer.

La couleur de la glace est également un indicateur que l'on peut utiliser, lorsque la luminosité le permet et que la glace n'est pas recouverte de neige. Les types de glace mince sont plus transparents et laissent voir la couleur sombre de l'eau en dessous.

À mesure que la glace s'épaissit, elle devient plus grise. Au-delà du stade de glace mince de première année, la différence de couleur est négligeable et on ne peut plus distinguer les types de glace d'après ce seul indice, exception faite des vieux floes. Lorsque la glace est très épaisse, elle devient d'un blanc bleuté.

Cette couleur est la plus apparente lors de la fonte, mais on peut l'observer à d'autres moments. Pour distinguer la glace épaisse de première année de la glace de deuxième année ou de la glace de plusieurs années, on doit tenir compte d'autres caractéristiques de la surface (par exemple, la topographie). Il y a en effet peu de différence de couleur entre ces trois types, sauf pendant la fonte. Les mares de fonte sur les types plus minces passent au gris bleu, puis au bleu vert et enfin au noir, à mesure qu'elles deviennent plus profondes et que des trous de fonte commencent à se former. La couleur reste bleue sur les types de vieille glace, à moins que les floes ne soient très détériorés.

Un facteur qui complique l'observation en hiver est la présence d'un manteau nival sur la glace. Le Spécialiste des services des glaces doit être beaucoup plus attentif à l'orientation et à l'importance du relief, puisque la couleur et les autres caractéristiques de la surface sont dissimulées. La visibilité d'observation est alors souvent limitée, parce qu'il devient difficile pour le Spécialiste des services des glaces de déceler les différences de couleur ou de rugosité.

L'observation visuelle des types de glace en été ou dans des conditions de fonte exige que l'on porte une attention particulière aux réseaux de fonte. À mesure que la neige fond sur la glace de première année, elle produit des flaques d'eau douce très semblables à des conditions de vieille glace.

Au début, ces flaques donnent une teinte bleue à la surface de la vieille glace et à la glace épaisse de première année. Cependant, à l'inverse de la vieille glace, la glace de première année ne possède pas de réseau de drainage bien établi et, par conséquent, comporte moins de mares de fonte reliées par des ruisselets.

Malgré ces directives et même avec beaucoup d'expérience, il reste des situations où l'on ne peut pas identifier les types de glace avec une certitude suffisante. Le Spécialiste des services des glaces doit alors tout de même effectuer une observation aussi précise que possible et marquer d'un X toutes les catégories inconnues ou non identifiées. Mieux vaut une observation partielle qu'aucune observation.

2.1.3 Établissement des lignes de démarcation

L'établissement des lignes de démarcation a autant d'importance que l'identification du type de glace. Ces lignes indiquent en effet les changements dans les conditions glaciales en ce qui concerne la concentration totale, la taille des floes, les caractéristiques de la surface ou les types de glace.

Il importe de situer les lignes de démarcation des glaces aussi précisément que possible. Déterminer la distance qui sépare l'aéronef d'une lisière ou d'une autre caractéristique des glaces exige beaucoup d'expérience et d'attention aux détails.

Au début d'une période d'observation visuelle, le Spécialiste des services des glaces devrait tenter de reconnaître un élément important de la terre ou de la glace, visible au radar, et faire établir par l'observateur radar la distance exacte de cet élément. Cette technique est également utile pour les observateurs expérimentés lors de vols à plus haute ou plus basse altitude que la normale, car elle leur permet de s'orienter rapidement.

Les limites de visibilité seront tracées sur la carte, parallèlement à la route du vol, pour toutes les parties de ce dernier pendant lesquelles on fait des observations visuelles.

Afin d'éviter de tracer des cartes trop complexes, le Spécialiste des services des glaces devrait fusionner les conditions glaciales similaires.

2.1.4 Évaluation de la concentration des glaces

Ce sont les observations aériennes qui permettent d'évaluer la concentration de la glace avec le plus de précision. Les Spécialistes des services des glaces ayant une expérience de l'observation météorologique trouveront assez simple la méthode d'évaluation de la concentration par dixièmes. Aux concentrations les plus élevées (6 à 10 dixièmes), il est souvent plus facile de déterminer quelle proportion de la surface est libre de glace, plutôt que de chercher à savoir quelle proportion en est recouverte.

Le tableau 2.1 peut servir de guide pour évaluer les concentrations de la glace. Le Spécialiste des services des glaces doit faire preuve de jugement pour noter les conditions glaciales avec le maximum de détails que lui permet l'échelle de sa carte.

2.1.5 Production de cartes

Lors d'une observation aérienne, les données recueillies par observation visuelle, par radar et par Thermomètre de rayonnement aéroporté doivent être indiquées sur une même carte. Cette compilation de toutes les sources permet au Spécialiste des services des glaces d'établir une corrélation entre les diverses sources et d'accroître la précision. La carte obtenue est le principal résultat de la mission; sa précision est donc essentielle au succès de l'entreprise.

L'observation visuelle des caractéristiques de la surface est un moyen très précis de déterminer le type et la concentration de la glace. Cependant, une évaluation de distance n'est pas aussi précise qu'une mesure radar. C'est pourquoi, lorsqu'on doit faire une corrélation entre les observations radar et les observations visuelles, les lisières qui sont distinctes devraient être tirées du radar. La concentration des types de glaces est normalement prise par observation visuelle. Si on en a, on devrait inclure les informations obtenues avec le TRA comme observations ponctuelles.

Les figures donnent des exemples de cartes aériennes des glaces établies lors d'un vol de reconnaissance. Les méthodes de codage de la carte sont décrites au chapitre 3.

2.1.6 Observations à bord d'un hélicoptère

Un exemple de carte aérienne des glaces du détroit de Nares établie lors d'un vol de reconnaissance par  hélicoptère le 21 août 2001.
Un exemple de carte aérienne des glaces du détroit
de Nares établie lors d'un vol de reconnaissance par
hélicoptère le 21 août 2001.

La reconnaissance des glaces à bord d'un hélicoptère est une excellente occasion de recueillir des informations détaillées sur une superficie assez étendue. En plus des vols de reconnaissance des glaces, les hélicoptères des navires sont utilisés à plusieurs autres fins. Le Spécialiste des services des glaces à bord du navire devrait s'efforcer d'accompagner autant de ces vols que possible.

Lors d'une reconnaissance en hélicoptère, on doit faire preuve d'une attention particulière pour établir sa position. De nos jours, la plupart des hélicoptères utilisés pour la reconnaissance des glaces permettent d'obtenir des relevés de la latitude et de la longitude. Lorsqu'il n'y a pas de système de navigation à bord de l'hélicoptère, le Spécialiste des services des glaces doit constamment établir sa position en fonction du cap et de la vitesse de l'aéronef ainsi que du temps écoulé. Pour les hélicoptères équipés de systèmes de navigation tels que le Système de positionnement global, le Spécialiste des services des glaces peut noter avec précision sa position le long de tout segment de vol.

Lors d'une reconnaissance en hélicoptère, on doit faire preuve d'une attention particulière pour établir sa position. De nos jours, la plupart des hélicoptères utilisés pour la reconnaissance des glaces permettent d'obtenir des relevés de la latitude et de la longitude. Lorsqu'il n'y a pas de système de navigation à bord de l'hélicoptère, le Spécialiste des services des glaces doit constamment établir sa position en fonction du cap et de la vitesse de l'aéronef ainsi que du temps écoulé. Pour les hélicoptères équipés de systèmes de navigation tels que le Système de positionnement global, le Spécialiste des services des glaces peut noter avec précision sa position le long de tout segment de vol.

Avant le vol, le Spécialiste des services des glaces devrait en entreprendre la planification de base avec le capitaine du navire et le pilote de l'hélicoptère. Parmi les facteurs à prendre en compte, il y aurait lieu d'inclure : les besoins précis concernant la zone d'intérêt du navire, la trajectoire ou la couverture souhaitée, les conditions météorologiques (plus précisément la direction et la vitesse du vent), les obstacles à la visibilité et les précipitations. Avant le décollage, le Spécialiste des services des glaces devrait porter la position, le cap et la vitesse du navire sur sa carte. Pendant le décollage, il devrait noter l'heure et au besoin mettre à jour la position du navire. Ces renseignements permettent d'utiliser le navire comme point de référence à la fois à l'aller et au retour.

Dans les cas où l'on doit obtenir des renseignements quotidiens sur certains secteurs côtiers, on peut établir un programme de reconnaissance des glaces par hélicoptère basé sur la côte, tel que le programme de reconnaissance des glaces du Saint-Laurent à Québec durant l'hiver, ou encore le programme similaire de Charlottetown. Il incombe au Spécialiste des services des glaces de détecter et de signaler quotidiennement tous les changements importants dans le manteau glaciel, ainsi que dans l'épaisseur et le déplacement des glaces.

Dans les zones normalement couvertes par un hélicoptère basé sur la côte, on devrait comparer la carte du jour à celle de la veille pour en assurer la cohérence et la précision. En outre, le Spécialiste des services des glaces devrait connaître tous les organes de service côtiers auprès desquels il peut obtenir des renseignements sur l'épaisseur de la banquise côtière.

Les Spécialistes des services des glaces à bord des navires sont un chaînon essentiel du réseau d'observation des,d'observation-des glaces. Ils fournissent des renseignements très détaillés sur les glaces, et signalent les caractéristiques des glaces non observables du haut des airs, comme l'épaisseur de la neige, ainsi que l'épaisseur et le comportement des glaces.

Ces observations détaillées permettent d'interpréter avec plus de précision les cartes aériennes et servent dans le cadre des études climatologiques. Les Spécialistes des services des glaces à bord des navires doivent donc toujours consigner le plus de détails possibles sur les conditions glaciales.

Les données sur les glaces devraient inclure, sans toutefois s'y limiter :

  • la concentration,
  • l'épaisseur,
  • la topographie,
  • le nombre de crêtes au mille linéaire,
  • l'épaisseur et l'étendue de l'enneigement,
  • le stade de la fonte,
  • le comportement de la glace (c.-à-d. le mouvement, l'accentuation ou le relâchement de la pression),
  • la hauteur des crêtes,
  • le nombre d'icebergs, et
  • la température de l'eau.

Si possible, le Spécialiste des services des glaces devrait descendre sur la glace pour en mesurer l'épaisseur ainsi que celle de la neige, et mesurer ou évaluer la hauteur des crêtes.

La perspective qui s'offre à bord des navires est semblable à une perspective aérienne éloignée car la couverture glaciale y est observée d'un angle extrême, ce qui, en plus de la faible vitesse des navires, limite beaucoup la superficie observable. La perspective à angle fermé depuis le pont d'un navire demande qu'on fasse preuve d'une attention particulière pour maintenir la précision de l'observation des glaces. Alors qu'un Spécialiste des services des glaces à bord d'un avion compte surtout sur le relief de la surface pour déterminer les types de glace, celui qui est à bord d'un navire doit plutôt se baser sur l'épaisseur de la glace.

2.2.1 Utilisation d'appareils électroniques

Le Spécialiste des services des glaces à bord d'un brise-glace dispose de plusieurs appareils électroniques lui fournissant des renseignements utiles, et pouvant être combinés aux observations visuelles. Ainsi, le Spécialiste des services des glaces peut utiliser le radar de veille maritime à bord du navire pour indiquer la distance et la position des objets en surface, tels que les icebergs et la lisière des glaces.

De plus, les données des radars imageurs aéroportés (Radar à ouverture synthétique ou radar aéroporté à balayage latéral) peuvent être transmises à la plupart des navires de la Garde côtière par l'entremise d'un récepteur et du logiciel de visualisation Ice-Vu. Le Spécialiste des services des glaces disposera ainsi d'une source d'information cartographiée semblable à celle qui se trouve sur les aéronefs de reconnaissance. Ces données servent surtout à diriger le navire parmi les glaces, mais peuvent aider à évaluer les conditions glaciales générales dans le secteur. Dans certains cas, on peut extraire des images des limites et caractéristiques précises pour la carte des glaces.

2.2.2 Identification du type de glace

On peut évaluer avec précision l'épaisseur de la glace en observant la proue briser la glace. Pour rendre les estimations plus précises, on peut prendre tout point de référence connu, comme le bastingage, le seau de prélèvement ou des morceaux de bois jetés par-dessus bord.

Lorsqu'on veut noter les conditions un peu plus loin du navire, la topographie de la surface devient plus importante dans la reconnaissance du type de glace.

Pour identifier des vieux floes à partir d'un navire, on doit porter une attention particulière à la topographie de la glace en avant du navire. Les vieux floes dans un champ composé de différents types de glaces se manifestent souvent par l'important écart de franc-bord entre ces derniers et les autres floes de première année autour d'eux. Très souvent, ils sont entourés de beaucoup de glaces brisées et de crêtes, causées par la pression exercée par les types de glace plus minces contre les vieux floes beaucoup plus épais.

On devrait également connaître la climatologie locale des glaces afin de savoir quels types de glace peuvent être présents dans une région et de déterminer le comportement normal des glaces.

Le Spécialiste des services des glaces devrait également se reporter aux cartes et images des glaces (si elles sont disponibles) recueillies ou produites dans les jours précédant l'arrivée du navire dans le secteur. Cela permet d'assurer la cohérence des observations et facilite la reconnaissance des glaces. Par exemple, si un type de glace a déjà été signalé dans la région, le Spécialiste des services des glaces devrait le rechercher.

2.2.3 Évaluation de la concentration des glaces

Sur un navire, la basse position d'observation ne permet plus de bien distinguer les floes individuels. Cette situation peut entraîner une surestimation de la concentration ou de la taille.

Lorsque la lumière est bonne, le Spécialiste des services des glaces doit noter l'état des glaces à une distance maximale de 5 milles marins (NM) du navire. Bien que l'expérience montre que les observations au-delà de 3 milles marins sont très subjectives, la chose est laissée à la discrétion du Spécialiste des services des glaces. Si possible, on devrait tenter de localiser un iceberg - ou un autre navire - situé à une distance de 3 à 5 milles marins du navire à l'aide du radar de navigation du bord, car cela aide à préciser les distances.

On devrait se souvenir que les conditions glaciales dans le voisinage immédiat du navire ne sont pas toujours représentatives de celles qui prévalent dans la plage acceptée de 3 à 5 milles marins. Cependant, cette évaluation initiale des conditions à proximité constitue un bon point de départ, et peut être modifiée au besoin à mesure que le navire avance dans la glace.

Lorsqu'un aéronef de reconnaissance des glaces se trouve dans le secteur, on devrait s'efforcer de communiquer avec le Spécialiste des services des glaces à son bord. Le Spécialiste des services des glaces du navire devrait transmettre à celui de l'aéronef autant de renseignements que possible, pour accroître la précision des cartes aériennes des glaces à mesure de leur production. On devrait aussi tenter de recevoir toutes les cartes ou images radar disponibles. Celles-ci donneront une meilleure idée d'ensemble des conditions glaciales et aideront à évaluer le type et la concentration des glaces à partir du navire. La figure 2.2 (p. 2-15) montre les différences dans les concentrations de glaces observées à partir d'un navire.

Il faut noter que les cartes aériennes couvrent généralement des superficies beaucoup plus grandes en raison de leur perspective et de l'échelle de la carte. C'est pourquoi le navire peut se trouver dans un secteur de forte concentration de glace, qui est cependant indiqué comme secteur de faible concentration sur la carte aérienne. Il est probable que le navire se trouve alors dans un secteur restreint de concentration élevée, dont les limites ne peuvent être perçues par le Spécialiste des services des glaces à bord à cause de la visibilité ou de l'étendue du secteur en question. Dans ce cas, le Spécialiste des services des glaces doit tenter de trouver des signes au loin pour confirmer les différences de concentration, sans cependant modifier la carte faite à bord du navire pour l'ajuster à la carte aérienne. Néanmoins, il devrait, lorsque c'est possible, en discuter avec les observateurs aériens.

2.2.4 Production de cartes

Une carte des conditions glaciales doit être produite chaque jour pour tout le secteur parcouru par le navire pendant que le Spécialiste des services des glaces était en poste. Seule exception : lorsque le navire est dans des eaux libres de glace qui ne sont normalement pas sujettes à une couverture de glace de mer ni à l'intrusion d'icebergs. Les données recueillies lors des reconnaissances en hélicoptère peuvent être soit intégrées à la carte quotidienne de la route du navire, soit pointées comme des observations séparées. Les cartes établies à bord du navire doivent être numérotées consécutivement à partir du début du voyage.

2.2.5 Observations synoptiques

Les observations individuelles des glaces faites sur les navires constituent une partie importante de l'information requise pour préparer les cartes d'analyse des glaces produites chaque jour au Service canadien des glaces. On les utilise pour confirmer l'interprétation faite des images de télédétection. Elles servent aussi à vérifier les cartes d'observations visuelles produites lors des reconnaissances aériennes des glaces.

Les observations météorologiques synoptiques sont normalement faites toutes les trois heures pendant que le navire se déplace. Le Spécialiste des services des glaces en fait généralement trois ou quatre pendant la durée de son poste. Les observations synoptiques des glaces sont prises et notées en utilisant le code des glaces de l'Organisation météorologique mondiale décrit dans MANMAR (cf. 2). Il est important qu'elles soient transmises à temps au Service canadien des glaces, afin d'être intégrées à l'analyse quotidienne.

Si le Spécialiste des services des glaces est occupé par d'autres tâches, ou n'est pas en poste, on devrait encourager les officiers du navire à prendre, noter et transmettre les observations météorologiques et des glaces en employant les codes spécifiés dans le MANMAR (cf. 2).

2.3 Observations des icebergs

Les observations des icebergs se font de plusieurs façons différentes du haut des airs et en surface. Les rapports sur les observations d'icebergs se font de la même manière dans les deux cas; les méthodes de codage sont décrites en chapitre 4. Les observations aériennes sont effectuées à vue ainsi qu'à l'aide d'un radar aéroporté. Le présent manuel ne décrit brièvement que les observations visuelles. La détection des icebergs par radar est traitée dans les références 4 et 5 (Références, p. R-1).

Les vols à priorité visuelle ne seront entrepris que si l'on prévoit une visibilité minimale de 15 milles marins sur au moins 90 % de la trajectoire du vol. L'altitude optimale pour les observations visuelles est d'environ 1 500 pieds. Tableau 2.2 et tableau 2.3 montrent la taille et la forme des icebergs.

2.4 Observations des glaces aux stations côtières

Les observations des glaces à partir de la côte sont semblables à celles faites à bord des navires. Il faut cependant faire une exception pour les stations à terre situées à une certaine hauteur au-dessus du secteur observé, où la perspective se compare alors davantage à celle que présente un vol à basse altitude.

Le Spécialiste des services des glaces devrait appliquer les directives données les plus hautes pour identifier les types et les lignes de démarcation des glaces, ainsi que pour évaluer les concentrations des glaces. Le Spécialiste des services des glaces déterminera, en fonction de la position de sa station, s'il doit utiliser les méthodes s'appliquant à la perspective au niveau du sol ou à la perspective aérienne.

2.5 Mesure de l'épaisseur de la glace

L'épaisseur de la glace est mesurée de façon régulière à certaines stations côtières, réparties de l'Arctique aux Grands Lacs, ainsi qu'occasionnellement à bord de brise-glaces. Toutes les observations de l'épaisseur de la glace sont précieuses et devraient être effectuées chaque fois que c'est possible.

Ces mesures permettent de vérifier les observations faites à bord des aéronefs et des navires en fournissant la catégorie Organisation météorologique mondiale exacte d'épaisseur de la glace au point de mesure. On peut utiliser ces données pour comparer les estimations faites dans le même secteur au même moment, ou au cours d'observations ultérieures. Elles permettent aussi de prévoir les épaisseurs futures des glaces.

Les méthodes de codage et de communication des observations de l'épaisseur de la glace sont décrites au chapitre 6.

Tableau 2.1: Illustration des concentrations de glace vues des airs

DiagrammeConcentration de glaceDescription
 Diagramme pour 'Libre de glace' - 0/100/10Libre de glace
 Diagramme pour 'Eau libre moins' - 1/10Moins que 1/10Eau libre
 Diagramme pour 'Banquise très lâche' - 1/101/10Banquise très lâche
 Diagramme pour 'Banquise très lâche' - 2/102/10Banquise très lâche
 Diagramme pour 'Banquise très lâche' - 3/103/10Banquise très lâche
 Diagramme pour 'Banquise lâche' - 4/104/10Banquise lâche
 Diagramme pour 'Banquise lâche' - 5/105/10Banquise lâche
 Diagramme pour 'Banquise lâche' - 6/106/10Banquise lâche
 Diagramme pour 'Banquise serrée' - 7/107/10Banquise serrée
 Diagramme pour 'Banquise serrée' - 8/108/10Banquise serrée
 Diagramme pour 'Banquise très serrée' - 9/109/10Banquise très serrée
 Diagramme pour 'Banquise très serrée' - 9+/109+/10Banquise très serrée
 Diagramme pour 'Banquise compact/consolidée' - 10/1010/10Banquise compact/consolidée

 

Tableau 2.2: Illustration des dimensions d'iceberg

Type d'icebergTaille du icebergHauteur au-dessus du niveau de la mer (mètres)Longueur (mètres)Poids (mégatonnes)
Bourguignon Image de la comparaison de la taille d'un bourguignon à une personnemoins de 1 mètremoins de 5 mètres0.001
Fragment d'iceberg Image de la comparaison de la taille d'un fragment d'iceberg à un garagede 1 mètre à moins 5 mètresde 5 mètres à moins de 15 mètres0.01
Petit iceberg Image de la comparaison de la taille d'un petit iceberg à une maisonde 5 mètres à 15 mètresde 15 mètres à 60 mètres0.1
Iceberg moyen Image de la comparaison de la taille d'un iceberg moyen à un yachtde 16 mètres à 45 mètresde 61 mètres à 120 mètres2.0
Gros iceberg Image de la comparaison de la taille d'un gros iceberg à une arenade 46 mètres à 75 mètresde 121 mètres à 200 mètres10.0
Très gros iceberg Image de la comparaison de la taille d'un très gros iceberg à une grande édificePlus de 75 mètresPlus de 200 mètresPlus de 10.0

 

Tableau 2.3: Illustration des formes d'iceberg

Forme d'icebergImageCoefficient moyen de la hauteur et du tirant d'eau 1
TabulairePhoto d'un iceberg tabulaire
Photo: © Masterfile Corporation
1:5
Non-TabulairePhoto d'un iceberg non-tabulaire
Photo: © Masterfile Corporation
1:5
En dômePhoto d'un iceberg en dôme
Photo: © Masterfile Corporation
1:4
PointuPhoto d'un iceberg pointu
Photo: © Masterfile Corporation
1:2
BiseautéPhoto d'un iceberg biseauté
Photo: © Masterfile Corporation
1:5
ÉrodéPhoto d'un iceberg érodé
Photo: © Masterfile Corporation
1:1
BlocPhoto d'un iceberg en bloc
Photo: © Masterfile Corporation
1:5

Note de bas de page

Note de bas de page 1

Tirant d'eau: la distance verticale entre la ligne de flottaison et le point le plus bas sous l’eau du iceberg.

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Chapitre 3: Cartes des glaces observées

Ce chapitre traite des méthodes de base utilisées pour tracer et transmettre les cartes des glaces. Ces cartes sont importantes pour les capitaines de brise-glace, les transporteurs maritimes et les pêcheurs, qu'elles aident à trouver le passage le plus facile dans les glaces ou même, dans la mesure du possible, à éviter ces dernières. Les données portées sur les cartes sont très précieuses pour les prévisionnistes, car elles constituent la base des produits suivants:

  • avertissements à l'intention des usagers maritimes,
  • cartes quotidiennes d'analyse des glaces,
  • prévisions à court et à long terme et aperçus saisonniers,
  • cartes régionales.

3.1 Préparation des cartes des glaces

Il faut prendre son temps et être très soigneux lorsque l'on prépare les cartes de glace. L'attention aux détails et la précision sont de la plus grande importance.

3.1.1 Procédure

Les cartes sont tracées directement sur l'écran d'un ordinateur et utilisant un Système d'information géographique (SIG). Ce dernier a été développé spécifiquement pour la Garde côtière dans le but de permettre à la fois des observations précises et une communication rapide de l'information.

Ce manuel n'a pas pour but de décrire en détail le fonctionnement de ce logiciel. Nous nous bornerons à indiquer ici que la précision des observations est grandement améliorée suite à l'utilisation et l'intégration du système de navigation par satellite Système de localisation mondial . La vérification automatique des codes et la préparation des cartes finales augmentent beaucoup l'utilité des données.

Les données seront généralement transmises sous forme de fichier électronique et distribuées aux différents clients par le Centre canadien des glaces. Des cartes seront aussi préparées par le Centre canadien des glaces et mises à la disposition du public.

3.2 Transmission des cartes aériennes

Les données (quelles soient sous forme de fichiers électroniques ou de cartes) ont une importance particulière pour les prévisionnistes et analystes des glaces et pour les navires qui opèrent dans les zones observées ou à proximité lors des missions de reconnaissance. Le fichier d'observation est mis à jour de façon continue pendant le vol et transmis fréquemment. Au besoin, un fichier temporaire, des ébauches et des versions définitives peuvent être expédiées en cours de vol au Service canadien des glaces, ainsi qu'aux Bureaux des glaces appropriés et des navires du secteur de la Garde côtière canadienne.

Après le vol de reconnaissance, le Spécialiste des services des glaces transmettra les données complètes et corrigées au Service canadien des glaces qui en fera la distribution.

Le Spécialiste des services des glaces en poste sur un brise-glace équipé du matériel de transmission adéquat devrait transmettre les informations (même incomplètes) avant 1800 TUC au Centre canadien des glaces. Une fois les opérations de la journée complétées on recommande d'effectuer une seconde transmission. Les données devraient être envoyées en format électronique par l'entremise d'un téléphone cellulaire, d'une ligne terrestre ou d'un lien par satellite, selon les moyens à votre disposition.

S'il n'est pas possible d'envoyer les données sous forme de fichier électronique, on pourra alors imprimer une carte et la transmettre par télécopieur.

3.4 Le code de l'œuf

Les données fondamentales sur la concentration, la phase de formation (âge) et la forme de glace (dimension des floes) sont présentées dans un ovale simple, dans lequel on inscrit un maximum de trois types de glace. Cet ovale et les codes qu'il contient sont appelés « code de l'œuf ». Pour indiquer les observations des glaces interprétées à partir d'images radar, on omettra alors l'ovale.

Dans les figures et les tableaux suivants où l'on donne des gammes d'épaisseur, de tailles de floes ou autres dimensions, on choisira la valeur de code la plus élevée lorsque la valeur observée coïncide avec la limite entre deux intervalles.

Le diagramme ci-dessous résume le code de l'œuf (voir également les figures 3.2 [p. 3-26] et 3.3 [p.im 3-27]). Ce dernier suit la convention internationale et doit être utilisé pour le codage de toutes les observations visuelles des glaces de mer et d'eau douce sans exception.

Diagramme des constituents du code de l'oeuf: la concentration totale et partielle, stage de formation et la dimension prédominante des floes. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

On trouvera dans les pages suivantes les règles permettant d'indiquer l'information dans chaque niveau de l'œuf.

3.4.1 Concentration (C)

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location de la concentration des glaces. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Concentration totale ( Ct ) des glaces dans le secteur, indiquée en dixièmes, de même que les concentrations partielles des premiers (Ca), deuxième (Cb), troisième (Cc) et quatrième (Cd) types de glace en épaisseur.

Notes

  1. On ne doit pas indiquer de valeur inférieure à un dixième (trace) dans l'ovale, sauf pour décrire l'eau libre (exemple 1, sec. 3.8).
  2. Cd ne doit être indiqué que lorsque Sd etSe le sont aussi (exemple 2, section 3.8).
  3. Lorsque Sd est indiqué et Cd omis Cdest égal à Ct - (Ca + Cb + Cc) (example 3, section 3.8).
  4. Lorsqu'il n'y a qu'un type de glace, on ne doit pas indiquer de concentration partielle (exemples 4 et 5, section 3.8).
  5. Lorsqu'il n'y a qu'un type de glace, mais avec une trace de glace plus mince, seule la concentration totale du type principal doit être indiquée (exemple 5, section 3.8).

3.4.2 Stade de formation (S)

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location du stage de development des glaces. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Stade de formation des glaces des premier (So),deuxième (Sa), troisième (Sb) et quatrième (Sc) rangs en épaisseur et des rangs en épaisseur et des types de glaces plus minces Sd et Se, dont les concentrations sont indiquées comme Ca Cb Cc Cdrespectivement.

  1. La glace plus épaisse désigne la glace plus vieille et, inversement, la glace plus mince les types de glace plus jeune.
  2. La glace est désignée comme glace de mer, de lac ou de rivière, selon son origine. Au Canada, on a pour habitude d'utiliser le code de glace de lac pour signaler la présence de glaces sur les Grands Lacs et dans la voie maritime du Saint-Laurent. Ailleurs, y compris pour le Saint-Laurent à l'est de Montréal, on utilise le code de glace de mer pour les divers stades de formation.
  3. Sa, Sb et Scdoivent représenter des concentrations d'au moins 1/10, sauf quand Ct est égal à zéro (exemple 1, section 3.8).
  4. On devrait limiter l'indication de Sa, Sb et Sc à un maximum de trois catégories significatives. Dans des cas exceptionnels, on peut aussi indiquer des catégories supplémentaires :
    • So- stade de formation de glace plus épaisse que Sa, mais de concentration inférieure à 1/10 (exemple 6, section 3.8.)
    • Sd- stade de formation du plus épais des types restants (s'il en reste plus d'un). C'est le quatrième stade présent après Sa, Sb et Sc.
    • Se- ne doit être indiqué que lorsqu'il reste un type de glace plus mince après Sd. On obtient la concentration partielle de Se en soustrayant les concentrations partielles (Ca Cb Cc Cd) de la concentration totale (Ct) (example 2, section 3.8).
  5. Lorsque Se est absent, Sd peut être une trace de glace (exemple 6, section 3.8).
  6. Les concentrations ne doivent pas être indiquées pour So ni Se (Example 2, section 3.8, et Example 6, section 3.8).
  7. On ne doit pas indiquer de concentration pour Sd lorsque Se est absent (Example 3, section 3.8, et Example 5, section 3.8).

 

Tableau 3.1 : Codes des stades de formation de la glace de mer (SoSaSbScSdSe)

ÉlémentÉpaisseurCode
Nouvelle glace< 10 centimètres1
Nilas, glace vitrée< 10 centimètres2
Jeune glace10 - 30 centimètres3
Glace grise10 - 15 centimètres4
Glace blanchâtre15-30 centimètres5
Glace de première année>= 30 centimètres6
Glace mince de première année30 - 70 centimètres7
Glace mince de première année, premier stade30 - 50 centimètres8
Glace mince de première année, deuxième stade50 - 70 centimètres9
Glace moyenne de première année70-120 centimètres1·
Glace épaisse de première année> 120 centimètres4·
Vieille glace-7·
Glace de deuxième année-8·
Glace de plusieurs années-9·
Glace d'origine terrestre- Symbole pour glace d'origine terrestre
Indéterminée ou inconnue-X·

 

Tableau 3.2 : Codes des stades de formation de la glace de lac ( SoSaSbSc SdSe)

ÉlémentÉpaisseurCode
Nouvelle glace de lac< 5 centimètres1
Glace de lac mince5 - 5 centimètres4
Glace de lac moyenne15 - 30 centimètres5
Glace de lac épaisse30 - 70 centimètres7
Glace de lac très épaisse>70 centimètres1·

 

Notes (tableaux 3.1 et 3.2:)

  1. Sur la ligne horizontale qui indique SoSaSbScSd, un point (·) doit être placé pour distinguer les classes de glaces. Chaque chiffre de code à la gauche du (·) est considéré comme affecté d'un (·) (Examples 2, 3 et 6, section 3.8).
  2. Les codes 3 et 6 ne doivent apparaître sur les cartes canadiennes que si le Spécialiste des services des glaces ne peut déterminer avec certitude le stade de formation de la glace dans le secteur observé.
  3. Les codes 8 et 9 ne doivent apparaître que lorsque des mesures ont été prises.
  4. Les codes 8· et 9· ne doivent apparaître normalement sur les cartes canadiennes que du 1er octobre au 31 décembre; cependant, si le Spécialiste des services des glaces est sûr de son observation, ces codes peuvent être utilisés toute l'année; autrement, on se sert du chiffre 7·.
  5. Le symbole Symbole pour glace d'origine terrestre ne doit être utilisé qu'à l'intérieur de l'œuf et lorsque la concentration de glace d'origine terrestre est de 1/10 ou plus.On ne doit utiliser le code X (lequel signifie « indéterminé ») pour désigner le stade de formation ou la forme de glace que s'il n'est pas possible de faire autrement.

 

3.4.3 Formes de glaces (F)

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location de la formes des glaces. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Taille des floes correspondant respectivement à SaSbScSd et Se (quand Sd et Se sont supérieurs à une trace).

Notes:

  1. L'usage international de l'Organisation météorologique mondiale permet aussi de signaler Fp et Fs, comme formes première et secondaire de toutes les glaces, sans rapport avec les stades de formation.
  2. Au Canada, l'usage est d'utiliser les codes FaFbF pour désigner les tailles prédominantes de floes de Sa Sb Screspectivement. Il devient donc nécessaire, lorsque seuls Sa et Sb sont présents, de faire suivre Fa et Fb d'un tiret (-) à la place où serait normalement (-) Fc (Example 7, section 3.8)

 

Tableau 3.3 : Codage des tailles de floes (Fa FbFcFdFe)

ÉlémentTailleCode
Glace en crêpes-0
Petits glaçons, sarrasins, sarrasins agglomérés< 2 mètres1
Glaçons2 - 20 mètres2
Petits floes20 - 100 mètres3
Floes moyens100 - 500 mètres4
Grands floes500 - 2,000 mètres5
Floes immenses2 - 10 kilomètres6
Floes géants> 10 kilomètres7
Banquise côtière-8
Icebergs, bourguignons ou floebergs-9
Indéterminée, inconnue ou sans forme-X

 

Notes Tableaux 3.3:

  • La taille désigne la plus grande dimension horizontale.
  • On doit utiliser au moins un code 8 pour la banquise côtière ou pour la banquise consolidée. Les autres types de glaces encastrées peuvent être décrits par leur taille en tant que floes (exemple 9, section 3.8).
  • Il est parfois impossible de déterminer le stade de formation de la banquise côtière. On doit alors noircir la zone pour indiquer qu'il s'agit de banquise côtière (tableau 3.9).
  • Comme la nouvelle glace n'a pas de forme définie, lorsque ce stade de formation est présent sous forme de Sa, Sb ou Sc, on doit utiliser le symbole X pour la taille des floes (exemple 4, section 3.8).
  • La taille des floes n'est pas indiquée pour So, Sd ni Se si la concentration de ces types de glace est inférieure à 1/10. Autrement, la taille des floes pour Sd et Se est optionnelle.
  • S'il y a des tailles de floes très diverses dans un secteur ne renfermant qu'un type de glace, le SSG peut indiquer les catégories appropriées de taille de floes dans la partie inférieure de l'ovale réservée à cette fin. On doit indiquer la catégorie de floes les plus grands dans la partie gauche de l'ovale, suivie des autres tailles pertinentes. Dans ce cas, les concentrations partielles indiquées (CaCbCcCd) correspondraient à la concentration partielle des tailles de floes, plutôt qu'aux divers types de glaces.

 

3.4.4 Codage et symboles des cordons et bancs

Le symbol Symbole des cordons et bancsplacé au bas de l'ovale dans la section réservée à la forme de glace, indique la présence de glace en cordons et bancs, dont la concentration totale est donnée par C (exemple 11, section 3.8).

Lorsqu'on observe des cordons et des bancs en eau libre, on doit placer le symbole de façon à en indiquer la position. Si la glace dans les cordons et les bancs a la même composition que celle située à l'intérieur d'une lisière adjacente, aucun ovale n'est requis. Sinon, il faut tracer un ovale avec une ou plusieurs flèches pointant vers le ou les symboles des cordons et bancs. À des fins de clarté, un symbole de cordon doit être inclus avec la concentration totale (exemple 10, section 3.8). Si, dans une zone, la glace est disposée en cordons et bancs et que les floes sont moyens ou plus grands, il faut indiquer la taille des floes à l'aide de deux ovales. La taille des floes est indiquée normalement dans le premier ovale; un symboleSymbole des cordons et bancsde cordons et bancs est placé entre les deux ovales. Le symbole Symbole des cordons et bancsest répété dans le second ovale devant la concentration totale de la glace dans les cordons et bancs (exemple 12a, section 3.8).

Voici une autre façon de rapporter cette même situation :

Si, dans une zone, la glace est disposée en cordons et bancs et que les floes sont moyens ou plus grands, il faut indiquer normalement la taille des floes. La concentration totale et la concentration des cordons doivent être indiquées dans la section réservée pour le symbol Ct les deux valeurs étant séparées par le symbole Symbole des cordons et bancsLorsque cette façon de rapporter est utilisée,CaCbCcet possiblement Cd indiquent la concentration totale, et non la concentration des cordons. Par exemple, Ct peut être indiqué comme étant 2Symbole des cordons et bancs9 , ce qui signifie que la concentration totale est de 2 dixièmes, avec des cordons ayant une concentration de 9 dixièmes et une (des) concentration(s) partielle(s) de 2 dixièmes (exemple 12b, section 3.8).

Si, dans une zone de banquise, un ou plusieurs types de glace plus épaisse sont encastrés sous forme de cordons et bancs, on doit utiliser deux ovales pour décrire ces derniers. Les concentrations partielles de l'ensemble des types de glaces sont indiquées dans le premier ovale et la concentration dans les cordons et bancs dans le second. Le symbole Symbole des cordons et bancsest placé entre les deux ovales et devant la concentration totale dans le second (exemple 13, section 3.8).

 

3.4.5 Codage des sarrasins

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location du codage des sarrasins. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

S'il y a présence de sarrasins de 1 dixième ou plus, ils sont toujours codés Ca .

S'il y a des sarrasins, toujours inscrire (-) pour Sa sinon, utiliser le tableau habituel.

Les sarrasins sont déjà indiqués au tableau comme 1;Fa = 1 confirme donc le tiret (-) pour Sa .

On devra ajouter quatre chiffres (TÉMI ) sous l'ovale pour indiquer la répartition de l'épaisseur des sarrasins présents. Le tableau 3.4 présente les catégories d'épaisseur pour les sarrasins agglomérés. La répartition doit être inscrite de droite (I) à gauche ( T). S'il n'y a pas de sarrasins minces à coder mais qu'il y a des sarrasins moyens, épais ou très épais, il faut inscrire zéro (0) dans la colonne mince ( I). Le même principe s'applique aussi catégories moyen (M) et épais ( É) quelle que soit la combinaison (exemple 14, section 3.8 et exemple 17, section 3.8).

Tableau 3.4 : Catégories d'épaisseur des sarrasins (TÉMI)

ÉlémentÉpaisseur
Très épais (T)> 4 mètres
Épais (É)> 2 - 4 mètres
Moyen (M)1 - 2 mètres
Mince (I)< 1 mètres

3.5 Symboles utilisés sur les cartes des glaces

3.5.1 Symboles relatifs aux processus dynamique

Symboles relatifs aux processus dynamique

ProcessusSymbole

Tassement

  1. Léger tassement (facultatif)
  2. Tassement considérable (facultatif)
  3. Tassement puissant (facultatif)
 Symbole pour le tassement
Divergence Symbole pour la divergence
Cisaillement Symbole pour la cisaillement
Dérive Symbole pour la dérive
(indique la vitesse de la dérive en dixième de noeud)
(par exemple; 15 = 1.5 noeud)
 Symbole pour la dérive

 

3.5.2 Symboles des ouvertures dans la glace

Symboles des ouvertures dans la glace

ProcessusSymboleDescription
Fissure Symbole pour la fissurePrésence de fissure dans la zone.
Fissure Symbole pour la fissure à un endroit précisPrésence de fissure à un endroit précis.
ChenalSymbole pour le chenal
ou
Symbole pour le chenal
On peut préciser la longueur en milles marins.
Chenal gelé Symbole pour le chenal geléOn peut varier l'orientation des traits pour les distinguer d'autres hachures.

 

3.5.3 Codage de la topographie de la glace

Symboles de la topographie de la glace

ProcessusSymboleDescription
Crêtes/hummocks

Symbole pour les crêtes/hummocks

ou

Symbole pour les crêtes/hummocks

Optionelle:

Symbole optionelle pour les crêtes/hummocks

C - Concentration ou surface couverte en dixièmes.

f - Fréquence en nombre par mille marin (f peut remplacer C).

h - Hauteur moyenne exprimée en décimèters et indiquée si elle est connue.

hx - Hauteur maximale exprimée en décimèters et indiquée si elle est connue.

Chevauchement Symbole pour le chevauchementC: concentration en dixièmes
Barrière de sarrasins Symbole pour une barrière de sarrasins 

 

3.5.4 Codage de l'épaisseur des glaces

Symbole pour l'épaisseur des glaces (mesuré en centimètres)

tE= épaisseur mesuré en centimètres

Symbole pour l'épaisseur des glaces (estimée en centimètres)

tE= épaisseur estimée en centimètres

Exemple :

Exemple de l'épaisseur des glaces

Si plusieurs mesures on été effectuées, l'on signalera les épaisseurs moyenne et maximale de la manière suivante :

30/40

 

3.5.5 Codage de la phase de la fonte

Phase de la fonte

Symbole pour la phase de la fonte

Tableau 3.5 : Codage de la phase de fonte (ms)

ÉlémentCouvertureCode
Aucune fonte-0
Quelques mares1-3/101
Nombreuses mares>3/102
Glace inondée-3
Quelques trous de fonte1-3/104
Nombreux trous de fonte> 3/105
Glace asséchée-6
Glace pourrie-7
Quelques mares gelées-8
Toutes les mares gelées-9
Indéterminée ou inconnue-X

 

3.5.6 Codage et symbole de la couverture nivale

Couverture de neige

SymboleDesription
 Symbole pour la couverture de neige

C- concentration (ou couverture en dixièmes)

s- épaisseur de la neige selon le tableau 3.6

 Symbole pour l'épaisseur de neigeL'orientation du symbole peut indiquer la direction des sastrugis

 

Table 3.6: Codage de l'épaisseur de neige(s)

ÉlémentCode
Aucune neige0
1- 5 centimètres1
6- 10 centimètres2
11- 20 centimètres3
21- 30 centimètres4
31 -50 centimètres5
51 -75 centimètres6
76- 100 centimètres7
> 100 centimètres8
Inconnue9

 

3.5.7 Codage et symboles des glaces d'origine terrestre

Triangle ci-contre :

Symbole pour les glaces d'origine terrestre

nn= nombre (voir tableau ci-après)
yy = jour du mois où l'iceberg a été repéré

 

Tableau 3.7 : Nombre de bourguignons, icebergs ou fragments d'icebergs (nn)

NombreCode
Aucun00
101
202
303
404
505
606
707
808
909
1010
1111
1212
1313
1414
1515
1616
1717
1818
1919
1-920
10-1921
20-2922
30-3923
40-4924
50-9925
100-19926
200-49927
500 or more28
Indéterminée99

 

Tableau 3.8 : Symboles des glaces d'origine terrestre

ÉlémentUnPlusieurs
Bourguignon Symbole pour un bourguignon Symbole pour plusieurs bourguignons
Fragment d'iceberg Symbole pour un fragment d'iceberg Symbole pour plusieurs fragment d'icebergs
Iceberg (taille non précisée) Symbole pour un iceberg de taille non précisée Symbole pour plusieurs icebergs de taille non précisée
Iceberg, petit Symbole pour un petit iceberg Symbole pour plusieurs petits icebergs
Iceberg, moyen Symbole pour un iceberg moyen Symbole pour plusieurs icebergs moyens
Iceberg, gros Symbole pour un gros iceberg Symbole pour plusieurs gros icebergs
Iceberg, très gros Symbole pour un très gros iceberg Symbole pour plusieurs très gros icebergs
Île de glace Symbole pour un Île de glace
Glace d'origine marine (floeberg) Glace d'origine marine (floeberg)
Objectif radar (berg soupçonné) Objectif radar (berg soupçonné)

 

Notes

On signale un iceberg tabulaire en coupant d'un trait horizontal le symbole correspondant (exemples ci-après). Ces symboles peuvent s'accompagner du nombre (s'il est connu).

Exemple: Symbole pour un icerberg tabulaire

On trouvera de plus amples renseignements sur la façon de signaler la glace d'origine terrestre au chapitre 4.

 

3.5.8 Symboles des limites d'observation

Symboles des limites d'observation

DescriptionSymbole
Limite de la nébulosité sous l'avion Symbole pour la limite de la nébulosité sous l'avion
Limite des observations radar Symbole pour la limite des observations radar
Limite des observations visuelles Symbole pour la limite des observations visuelles
Lisière ou ligne de démarcation observée Symbole pour la lisière ou ligne de démarcation observée
Lisière ou ligne de démarcation observée par radar Symbole pour la lisière ou ligne de démarcation observée par radar
Lisière ou ligne de démarcation estimée Symbole pour la lisière ou ligne de démarcation estimée

 

3.5.9 Codage supplémentaire pour les observations radar

Rugosité relative

Faiblejusqu'à 1/10L
Moyen2/10 - 3/10M
Forte4/10 - 10/10H

Symbole pour la rugosité relative

Note:

Les zones ne renvoyant pas d’écho radar seront indiquées NIL ECHO.

3.6 Autres méthodes permettant d'indiquer la concentration totale

Pour rendre la carte plus lisible, les zones englacées peuvent être hachurées en fonction de la concentration totale. Les symboles de hachurage (établis par l'Organisation météorologique mondiale) peuvent être appliqués à tous les secteurs de concentration des glaces ou à certains seulement. Chaque fois qu'ils seront utilisés, on devra suivre le tableau 3.9. Les règles internationales ne dictent pas l'épaisseur des traits : elle peut être uniforme sur toutes les zones hachurées ou varier, les traits les plus gras correspondant aux zones des glaces les plus épaisses. Au Canada, on a l'habitude de ne pas hachurer les cartes des glaces, sauf pour les concentrations totales inférieures à 1/10.

Tableau 3.9 : Symboles de l'Organisation météorologique mondiale pour le hachurage des concentrations totales de glace

ÉlémentHachurage
Banquise côtière Symbole pour banquise côtière
10/10 Banquise consolidée, banquise compacte et 9-9+/10 banquise très serrée Symbole pour 10/10 Banquise consolidée, banquise compacte et 9-9+/10 banquise très serrée
7-8/10 Banquise serrée Symbole pour 7-8/10 Banquise serrée
4-6/10 Banquise lâche (les traits sont deux fois plus espacés que pour la banquise serrée) Symbole pour 4-6/10 Banquise lâche (les traits sont deux fois plus espacés que pour la banquise serrée)
1-3/10 Banquise très lâche Symbole pour 1-3/10 Banquise très lâche
Eau libre (moins de 1/10, de la glace de mer, pas de glace d'origine terrestre) Symbole pour eau libre
Eau bergée (moins de 1/10 de la glace de mer peut être présente, concentration totale inférieure à 1/10) Symbole pour l'eau bergée
Eau avec cibles radar (moins de 1/10 de glace de mer et concentration totale inférieure à 1/10) Symbole pour eau avec cibles radar
Eau libre de glace (aucune glace) Symbole pour eau libre de glace

 

Note:

On peut indiquer la présence de nouvelle glace en plaçant quelques symboles ci-dessous dans la zone concernée:

Symbole pour présence de nouvelle glace

3.7 Codage couleur des cartes des glaces

3.7.1 Introduction

Depuis plusieurs années, les spécialistes du service des glaces utilisent un code de couleurs pour mieux illustrer les cartes des glaces destinées à la Garde côtière canadienne, dans la voie maritime du Saint Laurent et dans le golfe du Saint-Laurent. Ce code s'est révélé fort utile pour les personnes qui prennent leurs décisions après avoir consulté ces cartes. Nous avons récemment modifié ce code pour qu'il puisse également s'appliquer à toutes les eaux côtières du Canada, y compris dans l'Arctique.

3.7.2 Le code des couleurs

Le code des couleurs permet aux navigateurs de prendre des décisions lorsque les eaux sont envahies par les glaces. On pourrait comparer ce code aux feux de circulation : le vert indique que l'on peut passer, le jaune qu'il faut se montrer prudent et le rouge que l'on se trouve en danger. Le code de couleurs permet d'évaluer d'un coup d'œil la condition des glaces. Les navigateurs peuvent facilement évaluer la condition générale des glaces et le niveau de difficulté à naviguer : traverser facilement les eaux couvertes de glace, réduire la vitesse du navire ou l'arrêter.

Il faut cependant tenir compte d'autres variables (telles que le vent, les courants marins ou le type de navire) lorsque l'on navigue dans des eaux envahies par la glace. De plus, les codes de l'œuf des glaces contiennent tous les moindres détails sur les glaces.

3.7.3 Comment interpréter le code

Les renseignements qui suivent permettront aux navigateurs d'interpréter les codes de couleurs utilisés dans les cartes des glaces.

Eau libre ou eau bergée

Les régions de eau bergée ou d'eau libre sont de couleur bleue.

Bleu

Eau libre ou eau bergée

Eaux couvertes de glace

Pour des concentrations de 1/10 ou plus, on distingue deux types de glaces : celles de moins de 15 centimètres d'épaisseur et celles de plus de 15 centimètres d'épaisseur.

Glaces de plus de 15 centimètres d'épaisseur

La couleur d'une zone de glace donnée est déterminée par la concentration totale des types de glace d'une épaisseur de plus de 15 centimètres :

Code de couleur pour les glaces de plus de 15 centimètres

CouleurDescription
 Vert1 à 3 dixièmes de glace > 15 centimètres
 Jaune4 à 6 dixièmes de glace > 15 centimètres
 Orange7 à 8 dixièmes de glace > 15 centimètres
 Rouge9 à 10 dixièmes de glace > 15 centimètres

 

Présence de vieille glace

On indique la présence de vieille glace (glace pluri-annuelle) par la couleur mauve :

SymbolesDescription
 Ligne pointilléePrésence de 1/10 à 4/10 de vieille glace
 MauvePrésence d'au moins 5/10 de vieille glace

 

Présence d'une banquise côtière

La présence d'une banquise côtière, quelle que soit son épaisseur, est toujours indiquée en noir.

Noir ou Gris

 

Glace de moins de 15 centimètres d'épaisseur (aucune couleur en arrière plan)

On utilise un code étoilé pour la glace de moins de 15 centimètres d'épaisseur. La couleur des étoiles indique la présence de glace grise (10 à 15 centimètres) ou de glace nouvelle (moins de 10 centimètres) :

SymbolesDescription
 Étoiles bleuesPrédominance de glace de moins de 10 centimètres d'épaisseur
 Étoiles rougesPrédominance de glaces de 10 à 15 centimètres d'épaisseur

 

Glace de moins de 15 centimètres d'épaisseur (couleurs en arrière plan)

Les types de glace secondaire de moins de 15 centimètres d'épaisseur sont représentés par un code étoilé. La couleur des étoiles est déterminée par la quantité de glace grise (10 à 15 centimètres) par rapport à la quantité de nouvelle glace secondaire (moins de 10 centimètres) :

SymbolesDescription
 Étoiles bleues avec un fond de couleurPrédominance de glace de moins de 10 centimètres d'épaisseur
 Étoiles rouges avec un fond de couleurPrédominance de glace de 10 à 15 centimètres d'épaisseur

Le code étoilé est placé sur la couleur en arrière plan. Dans le cas de 9/10 ou de 10/10 de glace (arrière-plan rouge) et de prédominance de glace de 10 à 15 centimètres d'épaisseur (étoiles rouges), les étoiles et l'arrière-plan se confondent pour ne donner qu'un seul arrière plan rouge.

3.8 Exemples d'utilisation du code de l'oeuf

3.8.1 Divers types de glace et diverses combinaisons de concentrations

Exemple 1

Image d'un oeuf avec moins d'un dixième de glace, donc en eau libre; quelques petits floes de glace épaisse de première année. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

Moins d'un dixième de glace, donc en eau libre. Quelques petits floes de glace épaisse de première année. Il y a aussi de la nouvelle glace présente et la forme de ces floes est indéterminée.

Exemple 2

Image d'un oeuf avec 9+/10 de concentration totale de glace; 3/10 de vieille glace en petits floes; 2/10 de glace épaisse de première année en floes moyens; 1/10 de glace mince de première année en petits floes; 2/10 de glace blanchâtre en petits floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9+/10 de concentration totale de glace. 3/10 de vieille glace en petits floes, 2/10 de glace épaisse de première année en floes moyens, 1/10 de glace mince de première année en petits floes, 2/10 de glace blanchâtre en petits floes et les 2/10 restants en nouvelle glace sans forme de floes.

Exemple 3

Image d'un oeuf avec 8/10 de concentration totale de glace; 3/10 de vieille glace en petits floes; 2/10 de glace épaisse de première année en floes moyens; 1/10 de glace mince de première année en petits floes; 2/10 de glace blanchâtre en petits floes.

Description:

8/10 de concentration totale de glace. 3/10 de vieille glace en petits floes, 2/10 de glace épaisse de première année en floes moyens, 1/10 de glace mince de première année en petits floes et 2/10 de glace blanchâtre en petits floes.

Exemple 4

Image d'un oeuf avec 6/10 de nouvelle glace sous une forme indéterminée.

Description:

6/10 de nouvelle glace sous une forme indéterminée.

Exemple 5

Image d'un oeuf avec 4/10 de vieille glace en floes moyens; nouvelle glace également présente, avec une concentration inférieure à 1/10.

Description:

4/10 de vieille glace en floes moyens. Nouvelle glace également présente, avec une concentration inférieure à 1/10.

Exemple 6

Image d'un oeuf avec 5/10 de concentration totale de la glace; 2/10 de glace épaisse de première année; 2/10 de glace moyenne de première année; 1/10 de glace mince de première année, le tout en petits floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

5/10 de concentration totale de la glace. 2/10 de glace épaisse de première année, 2/10 de glace moyenne de première année et 1/10 de glace mince de première année, le tout en petits floes. Également présence de vieille glace et de glace blanchâtre, avec une concentration inférieure à 1/10.

Exemple 7

Image d'un oeuf avec 5/10 de concentration totale de glace; 2/10 de glace mince de première année en petits floes; 3/10 de glace grise en floes moyens.

Description:

5/10 de concentration totale de glace. 2/10 de glace mince de première année en petits floes et 3/10 de glace grise en floes moyens.

Exemple 8

Image d'un oeuf avec 9+/10 de concentration totale de glace; 3/10 de vieille glace en gros floes; 4/10 de glace de la première année en floes moyens; 3/10 de glace jeune en floes de taille indéterminée. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9+/10 de concentration totale de glace. 3/10 de vieille glace en gros floes, 4/10 de glace de la première année en floes moyens et 3/10 de glace jeune en floes de taille indéterminée. Les traits horizontaux sans ovale indiquent que les données ont été obtenues par radar.

Exemple 9

Image d'un oeuf avec banquise côtière grise avec 3/10 de glace de plusieurs années en petits floes encastrés.

Description:

Banquise côtière grise avec 3/10 de glace de plusieurs années en petits floes encastrés.

3.8.2 Cordons et bancs de glace

Exemple 10

Image d'un oeuf avec eau libre avec cordons et bancs de vieille glace et de glace épaisse de première année en petits floes.

Description:

Eau libre avec cordons et bancs de vieille glace et de glace épaisse de première année en petits floes.

Exemple 11

Image d'un oeuf avec 3/10 de concentration totale de glace; 2/10 de vieille glace; 1/10 de glace épaisse de première année. Toute la glace est concentrée en cordons et bancs d'une concentration de 9+/10.

Description:

3/10 de concentration totale de glace. 2/10 de vieille glace et 1/10 de glace épaisse de première année. Toute la glace est concentrée en cordons et bancs d'une concentration de 9+/10.

Exemple 12a

Image de deux oeufs avec 3/10 de concentration totale de glace en cordons et bancs de 9+/10; 6/10 de vieille glace en floes immenses; 4/10 de glace épaisse de première année en grands floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

3/10 de concentration totale de glace en cordons et bancs de 9+/10. 6/10 de vieille glace en floes immenses et 4/10 de glace épaisse de première année en grands floes. Ces tailles de floes sont significatives et requièrent l'utilisation de deux ovales.

Exemple 12b

Image d'un oeuf avec les mêmes conditions: 3/10 de concentration totale de glace en cordons et bancs de 9+/10; 6/10 de vieille glace en floes immenses; 4/10 de glace épaisse de première année en grands floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

Une autre façon de décrire les mêmes conditions : 3/10 de concentration totale de glace en cordons et bancs de 9+/10. 6/10 de vieille glace en floes immenses et 4/10 de glace épaisse de première année en grands floes. Étant donné qu'elles sont significatives, ces tailles de floes sont indiquées.

Exemple 13

Image d'un oeuf avec 9+/10 de concentration totale de glace composée de 1/10 de glace épaisse de première année; 1/10 de glace moyenne de première année; 8/10 de nouvelle glace et de vieille glace à une concentration de moins de 1/10. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9+/10 de concentration totale de glace composée de 1/10 de glace épaisse de première année, 1/10 de glace moyenne de première année, 8/10 de nouvelle glace et de vieille glace à une concentration de moins de 1/10. La vieille glace et la glace épaisse de première année sont réparties dans toute la zone en cordons et bancs composés de 3/10 de vieille glace et de 7/10 de glace épaisse de première année. Tous les types de glace du deuxième ovale doivent être indiqués dans le premier.

3.8.3 Sarrasins

Exemple 14

Image d'un oeuf avec 8/10 de concentration totale de glace; 3/10 de sarrasins; 2/10 de glace blanchâtre en floes moyens; 3/10 de glace grise en petits floes; 1/10 de sarrasins agglomérés moyens et 2/10 minces. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

8/10 de concentration totale de glace. 3/10 de sarrasins, 2/10 de glace blanchâtre en floes moyens, 3/10 de glace grise en petits floes; 1/10 de sarrasins agglomérés moyens et 2/10 minces. Pas de sarrasins agglomérés épais ni très épais.

Exemple 15

Image d'un oeuf avec 9/10 de concentration totale de glace; 2/10 de sarrasins; 4/10 de glace grise en floes moyens; 3/10 de nilas en petits floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9/10 de concentration totale de glace. 2/10 de sarrasins (1/10 très épais et 1/10 épais avec trace de sarrasins agglomérés moyens et minces), 4/10 de glace grise en floes moyens et 3/10 de nilas en petits floes.des a

Exemple 16

Image d'un oeuf avec 5/10 de concentration totale de glace; toute la glace est sous forme de sarrasins composés de 2/10 de sarrasins épais, 1/10 de sarrasins moyens et de 2/10 de sarrasins minces.

Description:

5/10 de concentration totale de glace. Toute la glace est sous forme de sarrasins composés de 2/10 de sarrasins épais, 1/10 de sarrasins moyens et de 2/10 de sarrasins minces.

Exemple 17

Image d'un oeuf avec 6/10 de concentration totale de glace; 4/10 de sarrasins; 2/10 de nilas en petits floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

6/10 de concentration totale de glace. 4/10 de sarrasins (1/10 moyens, 1/10 épais et 2/10 très épais) et 2/10 de nilas en petits floes.

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Chapitre 4 : Messages sur les icebergs au Canada

Ce chapitre explique comment communiquer sous forme de message les conditions des icebergs indiquées sur la carte des glaces, qu'elle soit établie à bord d'un navire ou d'un aéronef.

Comme le Canada se trouve dans le quadrant nord-ouest du globe, it faut noter que toutes les latitudes et les longitudes sont exprimées en degrés nord et ouest respectivement. Toutes les heures sont indiquées en Temps universel coordonné.

4.1 Codage des icebergs et préparation des messages

Un code de reconnaissance d'iceberg a été mis au point par le Service météorologique du Canada (SMC) et par la patrouille américaine (International Ice Patrol) en vue du transfert rapide de renseignements numériques sur les icebergs et pour permettre la manipulation assistée par ordinateur des observations sur les icebergs et leur insertion dans une analyse complète des icebergs. Le code utilise autant que possible les méthodes de codage et la nomenclature des icebergs de l'Organisation météorologique mondiale. Ce code a été mis au point pour compléter les codes existants de l'Organisation météorologique mondiale. Il permet le codage de tous les paramètres des icebergs, de la zone de surveillance, ainsi que des facteurs qui influent sur le repérage visuel et par radar des icebergs.

La structure de base du message de reconnaissance des icebergs est indiquée ci-dessous avec les descripteurs du code. Les notes mentionnées dans la description des codes sont regroupées après la section « Tableaux de codage des icebergs ».

Message d'iceberg

IBXXN CCCC YYGGgg
PPPP PtNrNrNrNr YYMMJJ

00000
QcLaLaLaLaL a LoLoLoLoLo ZGGgg 1CsAAA 2VIVI 3RlRlRlRrRrRr 4DsDsHsHs

11111
(SSSS) (IdIdIdId) CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo 01CiSiSh
(1ClLEN 2ClWID 3ClHEI 4ClDRA 5ClDIR 6ClSPE)

22222
(SSSS) CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo NtNtDrr nnCiSiSh (nnCiSiSh)

33333
CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo nnnnD ( nnnnD)

44444
CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo (1mamamomo) 2NtNtNtD nnCiSiSh (nnCiSiSh)

55555
(SSSS) CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo (1DvDvVvVv) (2NvNvrr)

Note

On peut répéter les groupes 00000 à 55555 aussi souvent que nécessaire.

4.1.1 En-tête du mesage sur les icebergs

Exemple d'en-tête du message sur les iceberg:

IBXXN CCCC YYGGgg
PPPP PtNrNrNrNr YYMMJJ

Cette section est obligatoire pour tous les messages sur les icebergs.

Tableau 4.1 : En-tête du message sur les icebergs

SymboleDescriptionTableau de Codes
IBIndicateur de message sur les icebergs 
XXPays d'où provient le messageNote 1
NChiffre indiquant la source du message sur les icebergsTableau 4.16
Note 2
CCCCIndicatif d'appel international sous lequel le message sur les icebergs a été transmisNote 3
YYJour du mois où le message a été transmis 
GGHeure à laquelle le message a été transmis 
ggMinute à laquelle le message a été transmis 
PPPPIndicatif à 4 chiffres ou à 4 lettres de la plate-formeNote 4
Note 13
Note 26
PtType de plate-formeTableau 4.14
NrNrNrNrNuméro séquentiel du message d'icebergs provenant de cette plate-formeNote 5
YYJour du mois du début du messageNote 6
MMMois du début du messageNote 6
JDernier chiffre de l'année du début du messageNote 6

4.1.2 Renseignements sur la route suivie

Exemple de message de renseignments sur la route suivie:

00000
QcLaLaLaLaLa LoLoLoLoLo ZGGgg 1CsAAA 2VIVI 3RlRlRlRrRrRr 4DsDsHsHs

Cette section est obligatoire pour les brise-glace et les aéronefs (voir la note 7, page 4-26).

Tableau 4.2 : Renseignements sur la route suivie

SymboleDescriptionTableau de Codes
00000Indicateur signalant que des renseignements sur la route vont suivre 
QcQuadrant du globe (habituellement 7)Tableau 4.11
LaLaLaLaLatitude en degrés et en minutes au début de chaque étapeNote 8
Note 9
LoLoLoLoLoLongitude en degrés et en minutes au début de chaque étapeNote 8
Note 9
ZIndicateur de l'heure 
GGHeure exprimée en heures au début de chaque étape 
ggHeure exprimée en minutes au début de chaque étape 
1Indicateur du groupe général de glace de mer et d'altitude 
CsCode de disposition générale de la glace de merTableau 4.12
AAAAltitude de la plate-forme, en centaines de pieds 
2Indicateur du groupe de visibilité 
VIVIVisibilité à gauche de la route, en milles marinsNote 10
VrVrVisibilité à droite de la route, en milles marinsNote 10
3Indicateur du groupe radar 
RlRlRlPortée radar à gauche de la route, en milles marinsNote 10
RrRrRrPortée radar à droite de la route, en milles marinsNote 10
4Indicateur du groupe des vagues ou de la houleNote 11
DsDsDirection (à 10 degrés près) de la provenance des vagues ou de la houle prédominantes 
HsHsHauteur des vagues ou de la houle prédominantes en demi-mètres 

4.1.3 Observations individuelles

Exemple de message d'observations individuelles:

11111
(SSSS) (IdIdIdId) CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo 01CiSiSh
(1ClLEN 2ClWID 3ClHEI 4ClDRA 5ClDIR 6ClSPE
)

Tableau 4.3: Observations individuelles

SymboleDescriptionTableau de Codes
11111Indicateur signalant que des observations d'icebergs selon la position individuelle vont suivreNote 12
SSSSGroupe facultatif utilisé par l'industrie offshore et par les Bureaux des glacesNote 13
Note 26
IdIdIdIdGroupe facultatif utilisé par l'industrie offshore pour signaler le numéro séquentiel de l'icebergNote 14
IGroupe facultatif utilisé par l'industrie offshore pour indiquer la mobilité de l'icebergNote 14
CINiveau de confiance ou méthode d'observation utiliséeTableau 4.13
Note 15
GGHeure exprimée en heures à laquelle les observations ont été faitesNote 16
ggHeure exprimée en minutes à laquelle les observations ont été faites 
LaLaLaLaLaLatitude de l'observation individuelle en degrés, minutes et dixièmes de minute 
LoLoLoLoLoLongitude de l'observation individuelle en degrés, minutes et dixièmes de minute 
01Indicateur signalant qu'une observation individuelle d'icebergs suivra 
CiConcentration de la glace de mer près de l'icebergNote 17
SiTaille de l'icebergTableau 4.8Note 18
ShForme de l'icebergTableau 4.9
Note 18
1ClLEN
2ClWID
3ClHEI
4ClDRA

5ClDIR
6ClSPE

Groupes facultatif pour indiquer la longueur (LEN), la largeur (WID), la hauteur (HEI), et le tirant d'eau (DRA) des icebergs en mètres entiers, la direction (DIR)de la dérive des icebergs en degrés et la vitesse (SPE) de la dérive des icebergs en nœuds et dixièmes. Le niveau de confiance (Cl) indique si ces paramètres sont mesurés ou estimées.Note 19

4.1.4 Observations de groupes

Exemple de message d'orservations de groupes:

22222
(SSSS) CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo NtNtDrr nnCiSiSh (nnCiSiSh
)

Tableau 4.4: Observations de groupes

SymboleDescriptionTableau de Code
22222Indicateur signalant que des observations de groupes d'icebergs vont suivreNote 12
Note 20
SSSSGroupe facultatif utilisé par l'industrie offshore et par les Bureaux des glacesNote 13
Note 26
CINiveau de confiance ou méthode d'observation utiliséeTableau 4.13
Note 15
GGHeure exprimée en heures à laquelle les observations ont été faitesNote 16
ggHeure exprimée en minutes à laquelle les observations ont été faites 
LaLaLaLaLaLatitude au centre du groupe en degrés, minutes et dixièmes de minute 
LoLoLoLoLoLongitude au centre du groupe en degrés, minutes et dixièmes de minute 
NtNtNombre total d'icebergs dans le groupe, à l'exclusion des fragments d'iceberg et des bourguignonsNote 21
DDistribution des icebergs dans le groupeTableau 4.15
rrRayon du groupe en milles marins 
nnNombre d'icebergs de chaque taille et forme dans le groupeNote 21
CiConcentration moyenne de la glace de mer dans le groupeTableau 4.10
SiTaille des icebergs signalés dans le groupeTableau 4.8
ShForme des icebergs signalés dans le groupeTableau 4.9
Note 21
nnCiSiShAutant de groupes de 5 chiffres qu'il en faut pour décrire le nombre d'icebergs de chaque taille et forme dans le groupe d'icebergs.Note 21

4.1.5 Observations par quadrillage

Exemple de message d'observations par grillage:

33333
CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo nnnnD ( nnnnD
)

Tableau 4.5: Observations par quadrillage

SymboleDescriptionTableau de Codes
33333Indicateur signalant que des observations par quadrillage vont suivreNote 22
CINiveau de confiance ou méthode d'observation utiliséeTableau 4.13
Note 12
GGHeure exprimée en heures à laquelle les observations ont été faitesNote 16
ggHeure exprimée en minutes à laquelle les observations ont été faites 
LaLaLaLaLaLatitude en degrés, minutes et dixièmes de minute au point de quadrillage 
LoLoLoLoLoLongitude en degrés, minutes et dixièmes de minute au point d'arrêt du quadrillage 
LaLaLaLaLaLatitude en degrés, minutes et dixièmes de minute au point d'arrêt du quadrillage 
LoLoLoLoLoLongitude en degrés, minutes et dixièmes de minute au point d'arrêt du quadrillage 
nnnnNombre d'icebergs dans le quadrillageNote 23
DPosition du quadrillageTableau 4.15
Note 22
nnnnDGroupe requis si la gauche et la droite du quadrillage sont dénombrées séparément 

4.1.6 Observations zonales

Exemple de message d'observations zonales:

44444
CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo (1mamamomo) 2NtNtNtD nnCiSiSh (nnCiSiSh
)

Tableau 4.6 Observations zonales

SymboleDescriptionTableau de Codes
44444Indicateur signalant que des observations zonales des icebergs vont suivreNote 24
CINiveau de confiance ou méthode d'observation utiliséeTableau 4.13
Note 15
GGHeure exprimée en heures à laquelle les observations ont été faitesNote 16
ggHeure exprimée en minutes à laquelle les observations ont été faites 
LaLaLaLaLaLatitude en degrés, minutes et dixièmes de minute du coin sud-ouest de la zone 
LoLoLoLoLoLongitude en degrés, minutes et dixièmes de minute du coin sud-ouest de la zone 
1Indicateur de groupe facultatif servant à préciser une zone non standard 
mamaMinutes entières de latitude 
momoMinutes entières de longitude 
2Indicateur du nombre total d'icebergs dans le groupe 
NtNtNtNombre total d'icebergs dans le groupe, à l'exclusion des fragments d'iceberg et des bourguignonsNote 21
DDistribution des icebergs dans la zoneTableau 4.15
nnNombre d'icebergs de chaque taille et forme dans la zoneNote 21
CiConcentration moyenne de la glace de mer dans la zoneTableau 4.10
SiTaille des icebergs signalés dans la zoneTableau 4.8
Note 21
ShForme des icebergs signalés dans la zone4.9
Note 21
nnCiSiShAutant de groupes de 5 chiffres qu'il en faut pour décrire le nombre d'icebergs de chaque taille et forme dans la zoneNote 21

4.1.7 Positions des navires

Exemple de message de positions des navires:

55555
(SSSS) CIGGgg LaLaLaLaLa LoLoLoLoLo (1DvDvVvVv) (2NvNvrr
)

Tableau 4.7 Positions des navires

SymboleDescription
55555Indicateur de position du navire
SSSSIndicatif facultatif du navire
CINiveau de confiance ou méthode d'observation utilisée (Tableau de codes 4.13)
GGHeure exprimée en heures à laquelle la position du navire a été signalée
ggHeure exprimée en minutes à laquelle la position du navire a été signalée
LaLaLaLaLaLatitude de la position du navire ou du centre du groupe exprimée en degrés, minutes et dixièmes de minute
LoLoLoLoLoLongitude de la position du navire ou du centre du groupe exprimée en degrés, minutes et dixièmes de minute
1Indicateur du premier groupe facultatif servant à indiquer la vitesse et la direction du navire
DvDvIndication facultative de la direction du navire (01-36) exprimée en dixièmes de degré
VvVvVvIndication facultative de la vitesse du navire exprimée en nœuds
2Indicateur du deuxième groupe facultatif servant à indiquer un groupe de naviress
NvNvNombre total de navires dans le groupe
rrRayon du groupe exprimé en milles marins

4.1.8 Remarques en langage clair

REMARQUES (Note 15, p. 4-15)

FIN ( * Fin obligatoire du message)

4.2 Tableaux de codage des icebergs

Tableau 4.8: Taille de l'iceberg (Si)

DescriptionHauteurLongueurCode
Bourguignon< 1 mètre< 5 mètres1
Fragment d'iceberg1- < 5 mètres5- < 15 mètres2
Petit iceberg5- 15 mètres15-60 mètres3
Iceberg moyen16- 45 mètres61- 120 mètres4
Gros iceberg46- 75 mètres121-200 mètres5
Très gros iceberg> 75 mètres>200 mètres6
Non précisé--7
Écho radar--X

 

Tableau 4.9: Forme de l'iceberg (Sh)

DescriptionCode
Tabulaire1
Non tabulaire2
En dôme3
Pointu4
Biseauté5
Érodé6
En bloc7
Île de glace8
Non précisé0
Indéterminé (radar)X

 

Tableau 4.10: Concentration de la glace de mer (Ci)

DescriptionCode
Pas de glace de mer0
Trace de glace de mer/
1/101
2/102
3/103
4/104
5/105
6/106
7/107
8/108
9/10,9+/10 or 10/109
IndéterminéX

 

Tableau 4.11: Quadrant du globe (Qc)

LatitudeLongitudeCode
NordEst1
SudEst3
SudOuest5
NordOuest7

 

Tableau 4.12: Disposition de la glace de mer (Cs)

DescriptionCode
Pas de glace de mer0
Trace de glace de mer/
Banquise très lâche1
Banquise très lâche en cordons et bancs2
Banquise lâche3
Banquise lâche en cordons et bancs4
Banquise/pack serré5
Banquise/pack très serré6
Consolidée7
IndéterminéX

 

Tableau 4.13: Niveau de confiance/Méthode d'observation (Cl)

DescriptionCodage
Position radar avec confirmation visuelle1
Radar (Radar aéroporté à balayage latéral/Radar aéroporté à balayage avant) seulement2
Observation visuelle seulement3
Mesurée
(pour les dimensions d'iceberg)
4
Estimée
(pour les dimensions d'iceberg)
5
Satellite - confiance élevée6
Satellite - confiance moyenne7
Satellite - confiance faible8

Note:

Un <<Z>> qu'on retrouve dans la section Position des navires d'anciens messages est traité comme un code 3.

 

Tableau 4.14: Type de plate-forme (Pt)

DescriptionCode
Aéronef à voiture fixe1
Hélicoptère2
Brise-glace, y compris l'hélicoptère3
Autre navire4
Tour de forage pétrolier5
Station côtière6
Satellite7

 

Tableau 4.15: Disbribution des icebergs (D)

DescriptionCode
Égale (des deux côtés de la route)1
À gauche de la route2
À droite de la route3

 

Tableau 4.16: Source de message d'iceberg (N)

DescriptionCode
Service météorologique du Canada / International Ice Patrol1
Brise-glace2
Bureau des glaces3
Industrie offshore4
Service canadien des glaces / International Ice Patrol5

4.3 Notes sur les méthodes de codage des icebergs

  1. Pays d'origine du message sur les icebergs désigné par CN pour le Canada et par US pour les États-Unis.
  2. Pour faciliter la circulation des données sur les icebergs, les messages sont désignés par source :
    • Reconnaissance aérienne par le Service météorologique du Canada et par International Ice Patrol
    • Brise-glace de la Garde côtière canadienne
    • Données de navires commerciaux, de stations terrestres et messages divers provenant des Bureaux des glaces
    • Industrie côtière
    • Messages divers sur les icebergs provenant du Service canadien des glaces
  3. Lorsque le message est transmis à partir ou par l'intermédiaire d'une station terrestre, CCCC, est l'indicatif de 4 lettres de la station; mais lorsque le message est transmis directement à partir d'un brise-glace ou d'un aéronef, CCCC devient l'indicatif à 4 lettres ou 4 chiffres du navire ou de l'aéronef.
  4. Normalement, les observations sont effectuées à partir d'une plate-forme unique et PPPP est son indicatif que l'on met entre parenthèses, par exemple le brise-glace Henry Larsen (CGHL), l'avion Dash-7 du SMC (GCFR) et l'avion C130 de la Garde côtière américaine (1504). Cependant, les messages des Bureaux des glaces peuvent regrouper les messages de plusieurs navires commerciaux et dans ce cas, PPPP devient (SHIP), ou encore ils peuvent regrouper des messages de stations côtières et alors PPPP devient (LAND). Les messages de l'industrie offshore incluent normalement des messages de stations de forage et de navires d'approvisionnement et PPPP est alors codé (RIGG).
  5. La numérotation séquentielle des messages sur les icebergs doit commencer le 1er janvier de chaque année.
  6. Puisque les missions de reconnaissance peuvent durer deux jours,YYMMJ désigne la date à laquelle la mission a commencé, ou dans le cas d'un message provenant de l'industrie ou d'un Bureau des glaces, la date de la première observation.
  7. Une route est constituée d'une ou plusieurs étapes, définies selon la position, l'heure et les paramètres. Il y a autant d'étapes (lignes de code) que nécessaire pour décrire tous les points de virage ou toutes les modifications aux paramètres, par exemple, la description générale de la glace de mer, l'altitude de l'aéronef, la visibilité, la portée du radar et l'état de la mer. Même si l'on a besoin de détails précis pour reproduire un tracé tel qu'établi par l'observateur, on doit retracer les routes compliquées de façon à fournir une route plus simple avec la visibilité et les portées radar appropriées pour décrire la zone couverte. Dans le cas des paramètres variables, on devrait utiliser une valeur moyenne pour que la longueur du message demeure raisonnable. La dernière ligne de route ne doit contenir que les paramètres de latitude, longitude et de temps.
  8. Si une mission débute ou se termine à une base côtière, la première et la dernière position deviennent l'indicatif d'appel international de la base. Une mission aérienne peut débuter ou se terminer à n'importe quelle position. Par exemple, une mission partant d'Iqaluit pour observer les icebergs dans le détroit d'Hudson, puis la glace de mer dans la baie d'Hudson, mettrait un terme au message sur les icebergs dans le secteur ouest du détroit d'Hudson. Si, dans cet exemple, la mission est entrée de nouveau dans le détroit d'Hudson pour continuer à observer les icebergs, le dernier point de la première observation des icebergs serait joint au nouveau point de départ par une ligne droite, tous les paramètres étant codés par un X. Pour les étapes de la route qui sont au-dessus des terres, tous les paramètres peuvent être codés par un X.
  9. Chaque position de début d'étape est implicitement la position finale de l'étape antérieure. Par conséquent, la dernière ligne de données sur la route désigne toujours la position finale et l'heure. Pour les brise-glace stationnaires, ces deux positions sont les mêmes.
  10. Pour les icebergs, les limites de visibilité ou d'observation par radar se définissent selon la distance du navire ou de l'aéronef à laquelle l'observateur est certain qu'il peut voir tous les petits icebergs ou en obtenir des échos radar. Cela n'empêche pas d'observer et de signaler les icebergs au-delà de ces limites. La visibilité radar doit avoir un minimum de 2 chiffres et un maximum de 3 chiffres de chaque côté.
  11. Les observateurs expérimentés peuvent évaluer le groupe des vagues ou de la houle à l'œil ou par radar à bord d'un aéronef, ou utiliser XXXX pour désigner une condition «indéterminée». Les brise-glace devraient coder ce groupe.
  12. La méthode de repérage individuel des icebergs et d'indication des cibles devrait être utilisée dans les zones proches de la limite des icebergs, les zones de forage côtier, les abords du détroit de Belle-Isle et dans tous les autres secteurs où les icebergs sont répartis également et où leur nombre le permet. Lorsque le nombre augmente ou lorsque les icebergs sont concentrés dans de petites zones, on peut employer une combinaison des méthodes de groupe et individuelle. Lorsque le nombre d'icebergs devient très grand, on devrait inclure des zones et des quadrillages.
  13. Les messages émanant de l'industrie offshore et des Bureaux des glaces fournissent des données sur les icebergs provenant de sources individuelles telles que les navires commerciaux, les navires d'approvisionnement des tours de forage, les stations terrestres, etc. Si le message sur les icebergs ne mentionne qu'une source individuelle, on indique l'élément PPPP à la deuxième ligne de l'en-tête en le codant comme les 4 premières lettres (ou premiers chiffres) de l'indicatif d'appel de la source unique. Cependant, s'il contient des données provenant de plusieurs sources, on utilise le groupe facultatif SSSS pour désigner les indicatifs d'appel des sources individuelles.
  14. L'industrie offshore repère habituellement les icebergs dans le secteur qui l'intéresse. On attribue un numéro séquentiel aux icebergs qui arrivent dans le secteur, numéro qu'ils conservent jusqu'à ce qu'ils quittent le secteur. Le groupe facultatif IdIdIdIdId est utilisé par l'industrie offshore pour coder le numéro attribué à un iceberg et pour indiquer si celui-ci dérive librement (D), s'il est échoué (G) ou s'il est remorqué (T).
  15. Le degré de confiance dans les positions et les paramètres d'observation d'un iceberg est exprimé par Cl. Le degré de confiance le plus élevé (code 1) est une position radar confirmée par l'observation visuelle. On devrait tenter de regrouper les données visuelles et radar de façon à obtenir des niveaux de confiance élevés. Les cibles repérées uniquement par radar (code 2) n'apparaissent pas dans les zones qui font l'objet d'observations visuelles à moins qu'on ait des doutes sur ces dernières, doutes qui devraient être exprimés dans la section REMARQUES.
  16. L'heure d'observation est l'heure à laquelle un iceberg individuel, le centre d'un groupe, l'angle sud-ouest d'une zone ou le point de départ d'un quadrillage est perpendiculaire à la route. On peut arrondir l'heure au quart d'heure près, mais elle doit correspondre à un moment de l'étape au cours de laquelle l'observation a été effectuée.
  17. La concentration de la glace de mer est un facteur qui influe sur la dérive des icebergs et qui donne à l'usager un certain degré de confiance dans le repérage des icebergs, surtout si cette détection se fait par radar. On devra tenter de décrire la couverture glacielle au dixième près autour de l'iceberg. Cependant, lorsque la concentration varie de part et d'autre, la concentration notée correspond à la moyenne des conditions observées autour de l'iceberg. On ne tient pas compte des étendues d'eau libre ni du sillage des icebergs.
  18. La taille d'un iceberg est sa partie émergée. Si la hauteur et la longueur (en mètres) d'un iceberg correspondent à des catégories différentes, on utilise la dimension la plus importante. Les dimensions (en kilomètres) d'un iceberg tabulaire ou d'une île de glace peuvent être indiquées sous le symbole. Les paramètres de la taille et de la forme des icebergs sont importants pour leur réidentification et comme intrants dans les modèles de détérioration et de dérive des icebergs. Ces paramètres doivent être signalés le long de la limite des icebergs, dans les zones de forage offshore, dans les approches du détroit de Belle-Isle et dans tous les secteurs où le volume de travail le permet. Lorsque les icebergs sont plus nombreux, les paramètres des formes devraient simplement être tabulaires ou non tabulaires. Lorsque les icebergs deviennent trop nombreux, utiliser le code 7 pour les tailles non précisées et le code 0 pour les formes non spécifiées. On n'emploie X que pour les informations obtenues par radar.
  19. Les groupes facultatifs (1ClLEN 2ClWID 3ClHEI 4ClDRA 5ClDIR 6ClSPE) doivent être utilisés lorsque les valeurs de la longueur, de la largeur, de la hauteur, du tirant d'eau, de la direction et de la vitesse des icebergs sont disponibles. Le niveau de confiance dans ce groupe ne peut être que mesuré (Code 4) ou estimé (Code 5).
  20. Il est essentiel de déterminer avec précision les positions et les rayons de groupes pour éviter que les cercles chevauchent d'autres groupes, zones ou quadrillages ou encore des terres, ou se prolongent au-delà du seuil d'observation visuelle ou par radar. Normalement, les observations individuelles ne sont pas incluses dans un groupe. Cependant un iceberg dont l'observation est confirmée visuellement en regardant par une percée dans les nuages peut être inclus dans un groupe observé par radar et, dans ce cas, le nombre total d'icebergs signalés dans le groupe ne comprend pas l'iceberg individuel.
  21. S'il n'y a pas de fragments d'iceberg ni de bourguignons présents, nn est égal à NtNt pour les groupes ou à NtNtNt pour les zones. Si est représenté par 7et Sh par 0 pour les observations indéterminées. Toutefois, lorsque le volume de travail s'y prête, le code permet de préciser le nombres d'icebergs de chaque taille et forme dans le quadrillage ou la zone. Par exemple, pour un groupe d'icebergs exempt de glace de mer et comportant 1 très gros iceberg tabulaire, 3 icebergs moyens, 5 petits icebergs et 2 fragments d'iceberg, tous uniformément répartis dans un rayon de 10 kilomètres, les symboles NtNtDrr nnCiSiShnnCi SiShnnCiSiShnnCiSiS h seraient codés 09110 01061 03040 05030 02020
  22. Le quadrillage est établi selon le niveau de confiance (radar et visuel, radar seulement ou visuel seulement) d'après deux positions sur la route, les limites de visibilité ou radar codées dans la partie du message portant sur la route et la répartition des icebergs (à gauche de la route, à droite de la route ou des deux côtés de la route). Un quadrillage d'observation visuelle ou par radar ou un quadrillage d'observation visuelle seulement s'étend de la route à la limite observation visuelle. Un quadrillage d'observation par radar seulement s'étend de la route jusqu'à la portée du radar; s'il y a une limite d'observation visuelle, il s'étend de cette limite jusqu'à la portée du radar. On a besoin de deux lignes de code pour coder les quadrillages d'observations visuelles et par radar avec les mêmes points finals. On n'indique pas les groupes dans le quadrillage et on exclut normalement les icebergs individuels. Cependant, on peut indiquer dans le quadrillage les icebergs individuels jugés importants en raison de leur taille, de leur forme ou d'autres paramètres qui peuvent faciliter leur réidentification. L'heure attribuée au quadrillage le rattache aux limites d'observation visuelle et (ou) par radar codées lors de l'étape de la route, de sorte qu'il est essentiel que l'heure corresponde à l'étape appropriée. Un même quadrillage ne doit pas chevaucher 2 étapes.
  23. Il est souhaitable de dénombrer avec exactitude les icebergs dans les quadrillages, les groupes et les zones. Cependant, lorsqu'ils sont présents en trop grand nombre, on doit faire une estimation et en donner le motif dans l'espace réservé aux REMARQUES.
  24. Les zones représentent habituellement un secteur couvrant un degré de latitude sur un degré de longitude, défini par la latitude et la longitude de l'angle sud-ouest. Le groupe facultatif 1mamamomo permet d'utiliser des zones non standard. Les zones ne devraient pas empiéter sur d'autres zones, quadrillages ou groupes ni dépasser la limite appropriée d'observation visuelle ou par radar. Comme pour les groupes et les quadrillages, les icebergs individuels ne devraient pas normalement figurer dans les zones.
  25. Il faut tenir compte de facteurs tels que la turbulence, l'angle de dérive, les précipitations et l'état de la mer qui influent sur les observations radar, ainsi que de la visibilité variable et des percées dans les nuages qui influent sur les observations visuelles.
  26. L'indicatif de la plate-forme, PPPP, qu'on retrouve dans l'en-tête du message d'iceberg ainsi que l'indicatif facultatif pour navire (SSSS) codé dans les rapports d'observations peut contenir jusqu'à 7 caractères alphanumériques.

4.4 Exemples de messages codés sur les icebergs

Exemple d'une carte du 6 mars, 2014 produite par la patrouille d'iceberg. La carte identifie la location d'icebergs autour de la côte nord-est de Terre-Neuve.

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Chapitre 5: Cartes d'analyse des glaces

Le présent chapitre traite des méthodes de base utilisées pour tracer et transmettre divers types de cartes d'analyse des glaces du Service canadien des glaces (SCG), section des opérations. Ces cartes sont importantes pour de nombreux utilisateurs et servent à diverses fins, telles que la planification stratégique, les études du climat ou la gestion des navires tactiques. Ces produits utilisent diverses variations du code de l'œuf, tel que décrit au chapitre 3. Dans certains cas, il n'est pas possible d'utiliser la version intégrale du code, en raison de contraintes d'échelle et de région cartographiée.

 

5.1 Cartes quotidiennes d'analyse des glaces

5.1.1 Description

Ces cartes sont importantes pour les capitaines de brise-glaces, les transporteurs maritimes et les pêcheurs, qu'elles aident à trouver le passage le plus facile dans les glaces ou même, dans la mesure du possible, à éviter ces dernières. Elles visent à leur servir d'outil de planification stratégique dans le cadre de leurs activités immédiates (soit devant avoir lieu dans une période de 24 heures).

Il est à noter qu'il existe des différences notables entre les cartes quotidiennes d'analyse des glaces et les cartes d'analyse d'images/de glaces observées :

  • Fréquence

Les cartes quotidiennes d'analyse des glaces sont produites sur une base quotidienne pendant la saison des glaces, alors que les cartes d'analyse d'images le sont au fur et à mesure que sont reçues les images d'une zone opérationnelle donnée. Les cartes des glaces observées sont générées lorsque l'état des glaces est constaté à partir d'un navire, d'un hélicoptère ou d'un aéronef.

  • Niveau de détail

L'autre différence notable se situe au chapitre du niveau de détail sur chacune des cartes. Les cartes d'analyse d'images Radar à ouverture synthétique/de glaces observées peuvent afficher davantage de détails et de renseignements. Quant aux cartes quotidiennes d'analyse des glaces, elles en contiennent moins au chapitre des zones de glace et des définitions d'œuf. Par conséquent, les cartes quotidiennes d'analyse des glaces sont d'apparence plus générale que les cartes d'analyse d'images.

 

5.1.2 Méthodologie

Les cartes quotidiennes d'analyse des glaces sont créées à l'aide d'un progiciel de génération de cartes géographiques et d'analyse d'images. Ce système permet au/à la prévisionniste de tracer des lignes/traits, de placer des œufs, des symboles et des flèches de dérive, et d'indiquer la position des navires.

Le/la prévisionniste utilise une foule de données (p. ex., National Oceanic and Atmospheric Administration Advanced Very High Resolution Radiometer, Geostationary Operational Environmental Satellite, ERS, et plus particulièrement RADARSAT), ainsi que les cartes d'analyse des images obtenues à partir de ces données. Les cartes des glaces observées obtenues à depuis un navire, un hélicoptère ou un aéronef fournissent les données de réalité de terrain. Toutefois, lorsqu'aucune donnée n'est disponible, ou lorsque l'analyse d'image ne correspond pas à l'heure valide de la carte quotidienne d'analyse des glaces (1800 TUC), le modèle des glaces du Service canadien des glacespeut alors être utilisé pour prévoir l'état des glaces au moment de l'heure valide.

Le code de l'œuf

Certaines contraintes existent quant au code de l'œuf utilisé sur les cartes quotidiennes 'd'analyse des glaces. Plus loin dans le présent chapitre, nous nous pencherons sur les différences les plus significatives. Vous trouverez au Chapitre 3 la version intégrale du code de l'œuf.

Diagramme des constituents du code de l'oeuf: la concentration totale et partielle, stage de formation et la dimension prédominante des floes. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Note: Les symboles CaCbCc et FaFbFc correspondent respectivementà SaSbSc

Concentration totale (Ct)

Concentration totale des glaces dans le secteur, indiquée en dixièmes, de même que les concentrations partielles des premier (Ca ),
deuxième (Cb) troisième (Cc ) et quatrième Cd types de glace en épaisseur. À noter que Cd , indiqué sur les cartes d'analyse d'images ROS/de glaces observées, ne paraît pas sur les cartes quotidiennes d'analyse des glaces du Service canadien des glaces.

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location de la concentration des glaces. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Notes:

  1. Lorsqu'il n'y a qu'un type de glace, on ne doit pas indiquer de concentration partielle (exemple 1).
  2. Lorsqu'il n'y a qu'une trace de glace plus mince avec de la glace plus épaisse, seule la concentration totale de la glace plus épaisse doit être indiquée dans l'oeuf, et le type de glace plus mince est indiqué à droite de l'oeuf (Sd) (exemple 2).
  3. Lorsqu'il y a deux ou trois types de glace avec une concentration de 1/10 ou plus, on indiquera une concentration partielle correspondante pour chaque type à l'intérieur de l'oeuf (exemple 3).
Stade de formation et types de glace (S)

Stade de formation des glaces des premiers (So ), deuxième (Sa), troisième (Sb ) et quatrième (Sc ) rangs en épaisseur et du type de glace plus mince Sd , dont les concentrations sont indiquées comme CaCb Cc respectivement.

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location du stage de development des glaces. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Notes:

  1. La glace plus épaisse désigne la glace plus vieille et, inversement, la glace plus mince les types de glace plus jeune.
  2. La glace est désignée comme glace de mer, de lac ou de rivière, selon son origine. Au Canada, on utilise le code de glace de lac pour signaler la glace sur les Grands Lacs et dans la voie maritime du Saint-Laurent. Ailleurs, y compris pour le Saint-Laurent à l'est de Montréal, on utilise le code de glace de mer pour les divers stades de formation.
  3. On limitera l'indication de Sa, Sb et Sc à trois catégories significatives. Dans des cas exceptionnels, on peut aussi indiquer des catégories supplémentaires comme suit :
  • So- stade de formation de glace plus épaisse que Sa, mais de concentration inférieure à 1/10 (exemple 4).
  • Sd- stade de formation du plus épais des types complémentaires. La concentration partielle de Sd doit être d'au moins 1/10, sauf lors de la période de la prise des glaces, pour indiquer une trace de nouvelle glace (exemple 2).
  • Se- ce stade de formation ne doit pas paraître sur les cartes quotidiennes d'analyse des glaces.

 

Tableau 5.1 :Codes des stades de formation de la glace de mer ( So Sa Sb ScSd )

DescriptionÉpaisseurCode
Nouvelle glace< 10 centimètres1
Glace grise10 - 15 centimètres4
Glace blanchâtre15 - 30 centimètres5
Glace de première année> 30 centimètres6
Glace mince de première année30 - 70 centimètres7
Glace moyenne de première année70 - 120 centimètres
Glace épaisse de première année> 120 centimètres
Vieille glace 
Glace de deuxième année 
Glace de plusieurs années 
Glace d'origine terrestre  Symbole pour glace d'origine terrestre
Brash -

 

Tableau 5.2 : Codes des stades de formation de la glace de lac (SoSaSbScSd)

DescriptionÉpaisseurCode
Nouvelle glace de lac< 5 centimètres1
Glace de lac mince5 - 15 centimètres4
Glace de lac moyenne15 - 30 centimètres5
Glace de lac épaisse30 - 70 centimètres7
Glace de lac très épaisse30 - 70 centimètres

 

Notes:

  1. Sur la ligne horizontale qui indique SoSaSbScSd un seul point (·)doit être placé pour distinguer les classes de glaces. Chaque chiffre de code à la gauche du (·) est considéré comme affecté d'un (·)(exemples 4 et 5).
  2. Le code Symbole pour glace d'origine terrestre ne doit être utilisé qu'à l'intérieur de l'oeuf et lorsque la concentration de glace d'origine terrestre est de 1/10 ou plus (exemple 12).
  3. Les codes 8· et 9· ne doivent paraître normalement sur les cartes quotidiennes que du 1er oct. au 31 déc.

 

Formes des glaces (F)

Forme (taille) des floes correspondants à SaSb Sc.

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location de la formes des glaces. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Table 5.3: Codes pour formes des glaces (FaFbFc)

DescriptionTailleCode
Petits glaçons, sarrasinse< 2 mètres1
Glaçons2 - 20 mètres2
Petits floes20 - 100 mètres3
Floes moyens100 - 500 mètres4
Grands floes500 - 2,000 mètres5
Floes immenses2 - 10 kilomètres6
Floes géants> 10 kilomètres7
Banquise côtière 8
Icebergs 9
Sans forme X

 

Notes (tableau 5.3):

  1. La taille désigne la plus grande dimension horizontale.
  2. On doit utiliser au moins un code 8 pour la banquise côtière ou pour la banquise consolidée. Les autres types de glaces encastrées peuvent être décrits par leur taille en tant que floes. Lorsqu'il y a présence significative d'autres types de glace et qu'il importe d'en indiquer la taille des floes, le type de glace plus jeune prend alors le code 8 (banquise côtière) (exemple 5).
  3. Il est parfois impossible de déterminer le stade de formation de la banquise côtière. On doit alors noircir la zone pour indiquer qu'il s'agit de banquise côtière. On peut également noircir une zone si elle est très petite ou s'il est difficile d'y placer une étiquette. Dans le cas de vieille glace, de glace de deuxième année ou de plusieurs années encastrée dans la banquise côtière, cette zone sera alors ombragée en gris et l'on y joindra une étiquette ou un œuf.
  4. Comme la nouvelle glace de mer n'a pas de forme définie, lorsque ce stade de formation est présent, on doit utiliser le symbole X pour en identifier la taille des floes (exemple 1).
  5. Lorsqu'une zone comprend un type de glace mais diverses tailles de floes, on utilisera la taille des floes les plus nombreux pour représenter tous les floes de ce type de glace dans cette zone (exemple 6). Une exception : lorsqu'il a de quelques floes géants de vieille glace dans une zone de floes moyens ou plus petits (exemple 7).
  6. Le code 0 (glace en crêpes) ne paraît pas sur les cartes du Service canadien des glaces. Étant donné que la glace en crêpes est constituée de nouvelle glace, la taille des floes en sera toujours X.
Codage et symboles des cordons et bancs

Le symbole Symbole pour cordons et bancs, placé au bas de l'ovale dans la section réservée à la forme de glace, indique la présence de glace en cordons et bancs, dont la concentration totale est donnée par C (exemple 8).

Si, dans une zone, la glace est disposée en cordons et bancs et que les floes sont moyens (code 4) ou plus grands, il faut indiquer la taille des floes à l'aide de deux ovales. La taille des floes est indiquée normalement dans le premier ovale; le symbole Symbole pour cordons et bancs est placé entre les deux ovales. Le symbole Symbole pour cordons et bancs est répété dans le second ovale devant la concentration totale de la glace dans les cordons et bancs (exemple 9).

Si, dans une zone de banquise, un ou plus d'un type de glace plus épaisse est encastré sous forme de cordons et bancs, on doit utiliser deux ovales pour décrire ces derniers. Les concentrations partielles de l'ensemble des types de glaces sont indiquées dans le premier ovale et la concentration dans les cordons et bancs dans le second. Le symbole Symbole pour cordons et bancs est placé entre les deux ovales et devant la concentration totale dans le second (exemple 10).

S'il y a présence de cordons et bancs de glace de moins de 1/10 à l'extérieur de la lisière des glaces, le symbole (Symbole pour cordons et bancs) est alors placé dans la zone où sont situés ces cordons et bancs. En règle générale, ces symboles servent à indiquer de la glace à son dernier stade de fonte. On ne doit pas utiliser les symbole Symbole pour cordons et bancs de cordons et bancs sur la carte des Grands Lacs.

 

5.1.2.1 Définition des polygones

L'analyse des zones de glace s'effectue de l'une des deux façons suivantes :

  1. selon les divers types de glace;
  2. selon la concentration.

Il est à noter que les étendues présentant des types de glace/concentrations différentes sont séparées par un trait continu (pas de trait hachuré).

Type de glace

Une démarcation est obligatoire entre les glaces nouvelles, grises, blanchâtres, de première année et vieilles.

Les codes 2 (nilas, glace vitrée) et X (indéterminée ou inconnue) ne sont pas utilisés sur les cartes quotidiennes d'analyse des glaces du Service canadien des glaces.

S'il y a de la vieille glace (7·, 8· ou 9·), des démarcations sont obligatoires entre les zones ayant les concentrations suivantes :

  • Aucune vieille glace
  • Trace de vieille glace
  • 1 - 3/10
  • 4 - 6/10
  • 7 - 8/10
  • 9 - 9+/10

La vieille glace (7·, 8· ou 9·) en concentration de 4 dixièmes ou plus sera considérée prédominante.

En présence de deux types de glace de concentration égale, le type de la glace plus vieille/plus épaisse est alors considéré comme étant prédominant.

En présence de trois types ou plus de concentrations égales, le deuxième type le plus vieux est alors considéré prédominant.

Concentration totale

En ce qui a trait à la concentration totale, des lignes de démarcation obligatoires, sous forme de traits continus, sont exigées entre les zones suivantes :

  • Eau libre/eau bergée: <1 dixième
  • Banquise très lâche: de 1 à 3 dixièmes
  • Banquise lâche: de 4 à 6 dixièmes
  • Banquise serrée: de 7 à 8 dixièmes
  • Banquise très serrée: de 9 à 9+ dixièmes
  • Compacte ou consolidée: 10 dixièmes

La concentration totale est le principal facteur déterminant lors de la détermination des lignes de démarcation des glaces; toutefois, s'il y a présence de glace de première année (ou autre glace plus épaisse), toute nouvelle glace présente est ignorée.

 

5.1.2.2 Dimension des floes

Des lignes de démarcation obligatoires seront également placées entre les zones ayant une prédominance de floes moyens ou plus grands (code 4 et plus) et celles ayant une prédominance de plus petits floes (code 3 et moins), lorsqu'il a de 6 dixièmes et plus de glace mince de première année ou plus vieille/plus épaisse.

 

5.1.2.3 Lignes de démarcation facultatives

En plus des lignes directrices relatives aux démarcations obligatoires, il est également possible d'utiliser des lignes de démarcation facultatives, mais seulement si des données ou des renseignements suffisants sur le régime de glaces ont été vérifiés à l'aide de données à jour provenant de vols de reconnaissance, de rapports et de satellites. Ces lignes de démarcation doivent être maintenues sur les cartes subséquentes, mais seulement si l'on dispose de connaissances suffisantes sur l'emplacement visé, telles que fournies par les sources de données susmentionnées.

Les lignes de démarcation facultatives ne devraient être utilisées que pour les zones opérationnellement critiques :

  • Grands Lacs: routes maritimes
  • Golfe du Saint-Laurent: routes maritimes
  • Terre-Neuve: voie de navigation côtière menant à Botwood
  • Arctique: routes maritimes
Types de glace à prendre en considération :

Lorsqu'on utilise une ligne de démarcation facultative, il faut alors uniquement tenir compte de la glace de première année et de la vieille glace, à condition de disposer de données suffisantes pouvant permettre de fournir ce détail additionnel. Il existe toutefois une exception : dans les Grands Lacs, on devrait tracer des lignes de démarcation facultatives lorsqu'il a de glace de lac épaisse ou très épaisse et là où il y a des crêtes de glace.

Concentrations de glace à prendre en considération :

La concentration totale des glaces doit correspondre au moins à une " banquise serrée " (7-8 dixièmes de glace). Comme d'habitude, il faut ignorer la nouvelle glace, lorsqu'on évalue la concentration totale, en présence de glace de première année ou plus épaisse.

Variation des concentrations à prendre en considération :

On peut utiliser une ligne de démarcation facultative si la concentration partielle de la glace de première année (ou plus épaisse) varie d'au moins 3 dixièmes dans un secteur définissable à l'intérieur d'un polygone obligatoire (exemples 13 et 14).

 

5.1.2.4 Heure valide

Toutes les cartes quotidiennes générées par le Service canadien des glaces sont valides à 1800 TUC. Par conséquent, ces cartes représentent l'état des glaces à 1800 TUC.

 

5.1.2.5 Corrections et modifications

Dans le cas d'une correction ou d'une modification apportée à une carte, l'abréviation CCA ou AAA paraîtra à côté du titre " ICE ANALYSIS/ANALYSE DE GLACES ", dans la partie supérieure de la légende.

  • Une correction est nécessaire si la carte comporte une erreur (par exemple : Ct indique 5/10, mais il aurait fallu lire 8/10; la dérive des glaces n'est pas indiquée; la date de l'image paraissant dans la légende est erronée).
  • Une modification est indiquée s'il survient un changement notable de l'état des glaces dans une région donnée (exemples : Ct indique 5/10, mais un rapport subséquent indique que la concentration est de 9+/10; ou de la glace est rapportée dans une région identifiée " eau libre ").

 

5.1.2.6 Légende

Exemple de légende des cartes quotidiennes d'analyse des glaces pour les eaux de Terre-Neuve Nord-Est
Exemple de légende

La légende des cartes quotidiennes d'analyse des glaces sert à afficher des renseignements sur la région, l'heure et la date valides, ainsi que sur les données utilisées pour produire la carte.

Ces renseignements auxiliaires permettent à l'utilisateur d'établir le degré de confiance qu'il aura dans cette carte. Seulement les sources ayant contribué de façon significative seront indiquées. Lorsque faisable on décrira la région couverte ainsi que l'heure des données.

Dans la partie inférieure de la légende, on peut indiquer d'autres renseignements, tel que la carte la plus récente reçue d'un navire de la Garde côtière.

Quand un avertissement des glaces est en vigueur, celui-ci sera noté dans la légende afin d'amener l'utilisateur à consulter le bulletin des glaces pour plus de détails. Même si la carte est valide à 1800 TUC le jour même, les avertissements en vigueur jusqu'à 0000 TUC le lendemain seront indiqués dans la légende.

 

5.1.2.7 Heure limite

L'heure limite de transmission varie d'une carte à une autre, et selon les saisons.

  • Transmission

On doit transmettre au moins une carte depuis le Service canadien des glaces à 16 h, (heure normale ou avancée de l'Est). Il faudra toutefois consulter quotidiennement le(s) Bureau(x) des glaces de la Garde côtière canadienne, pour établir la priorité de transmission des cartes, afin de s'assurer que les cartes les plus importantes sur le plan opérationnel soient transmises en premier.

  • Réception et intégration des données

Pour les renseignements reçus de sources externes (cartes CFR, rapports de navire de la Garde côtière canadienne, etc.), il faut prévoir un délai d'au moins 2,5 heures avant l'heure limite pour l'intégration de ces données à la carte quotidienne d'analyse des glaces. Le/la prévisionniste s'efforcera d'intégrer à la carte les données arrivées plus tard que 2,5 heures avant la transmission, surtout s'il s'agit d'un secteur important au plan opérationnel. Toutefois cela pourrait engendrer un retard de livraison de la carte. Le/la prévisoniste devra décider d'intégrer ou non ces renseignements tardifs.

 

5.1.3 Distribution des cartes

Les cartes quotidiennes d'analyse des glaces sont distribuées par voie électronique, par un Système de livraison des produits. Chaque client reçoit les produits qu'il a demandés, par le moyen de transmission qu'il a choisi. Ces produits et modes de transmission ont servi à élaborer une liste de commandes permanentes pour chaque client.

 

5.1.4 Symboles utilisés sur les cartes quotidiennes d'analyse des glaces

Symboles relatifs aux processus dynamiques

Symbole pour la direction de la dérive
La flèche indique la direction de la dérive. Le nombre indique le déplacement pour les 24 prochaines heures en milles marins.

Notes: Le flèche de dérive indique la direction et le nombre indique le déplacement de la glace en milles marins, pour le secteur avoisinant les 10 milles marins du centre de la flèche, au cours des 24 prochaines heures. À cause de l'influence des courants et du vent, la dérive réelle de la glace peut différer largement de l'indication, même à proximité du centre indiqué. La dérive ne tient pas compte de l'influence topographique. Quand la flèche pointe vers la terre, il peut en fait y avoir resserrement de la glace et de la glace sous pression le long de du littoral.

Symboles des limites d'observation

DescriptionSymbole
Ligne de démarcation des zones analysées Symbole pour ligne de démarcation
Ligne de démarcation des eaux bergées Symbole pour les eaux bergées

 

Autres symboles utilisés

ConditionsSymboleDescription
Position du navireCGTF I5ZSert à indique la dernière position et heure d'un navire de la Garde côtière.
Eau bergée Symbole pour l'eau bergéeSymbole indiquant des eaux bergées.
Libre de glace Symbole pour l'eau libre de glaceSymbole indiquant des eaux libres de glace.
Île de glace ou fragment d'île de glace Symbole pour une Île de glaceSymbole indiquant une île de glace ou un fragment d'île.
Eau libre Symbole pour des zones d'eau libreLe pointillé de fond indique des zones d'eau libre.
Banquise côtière Symbole pour banquise côtièreLes zones noircies représentent la banquise côtière.
Cordons et bancs Symbole pour cordons et bancsSymbole indiquant des cordons et des bancs de glace à l'extérieurde la limite des glaces.

Note: Dans certains cas on ne peut placer le symbole directement sur l'emplacement concerné. On le placera à un endroit approprié sur la carte et le reliera à l'emplacement au moyen d'un trait.

5.2 Cartes régionales d'analyse des glaces

5.2.1 Description

Le Service canadien des glaces s'occupe de tenir à jour le dossier historique de la glace de mer du Canada. Les analyses et cartes régionales des glaces étayent ce dossier et font partie des archives nationales. Elles sont utilisées à des fins diverses : outil de planification stratégique pour la navigation et le transport maritimes, recherche climatologique, modèles météorologiques et données pour la banque de données numériques mondiale sur la glace de mer (Global Digital Sea Ice Data Bank). Les cartes des glaces sont créées au moyen de l'analyse manuelle de données obtenues sur place, par satellite et par reconnaissance aérienne, tout en incorporant des paramètres météorologiques et climatologiques des glaces au besoin.

Des cartes régionales des glaces sont produites pour les cinq régions suivantes :

  • Arctique de l'Est
  • Arctique de l'Ouest
  • Baie d'Hudson
  • Grands Lacs
  • Côte est du Canada

Un niveau d'excellence très élevé dans la production d'analyses régionales doit être maintenu. Afin d'assurer la qualité et l'uniformité des analyses, les directives énoncées ci-après doivent être suivies.

Fréquence

Les analyses et cartes régionales représentent l'état des glaces à une date précise. Elles sont habituellement préparées sur une base hebdomadaire, mais parfois quinzomadaire ou mensuelle, selon les saisons et les régions.

Les cartes régionales sont établies de sorte qu'elles cadrent avec les dates historiques relatives au climat (plus ou moins trois jours). Les dates historiques sont hebdomadaires, à compter du 1er janvier chaque année.

Afin de tenir un dossier uniforme quant à la date de début et de fin de la saison des glaces, les analyses régionales pour la côte est du Canada et les Grands Lacs comportent une date fixe de début et de fin. Les dates sont choisies en fonction de la climatologie, soit la semaine avant la première glace et la semaine après la dernière glace. Les analyses régionales sont réalisées à ces dates, même si la région est en eau libre ou libre de glace. Les cartes de la région de l'Arctique sont produites tout au long de l'année.

Côte est

Des cartes sont établies à compter du lundi compris entre le 9 et le 15 novembre pour correspondre à la date historique du 12 novembre.

La date de fin de production des cartes est le lundi compris entre le 24 et le 30 août pour correspondre à la date historique du 27 août.

Grands Lacs

Des cartes sont établies à compter du lundi compris entre le 2 et le 8 novembre pour correspondre à la date historique du 5 novembre.

La date de fin de production des cartes est le lundi compris entre le 1er et le 7 juin pour correspondre à la date historique du 4 juin.

 

5.2.2 Méthodologie

Ces cartes représentant l'état général des glaces se basent sur les données disponibles dans les trois jours qui précèdent la date valide de la carte. Les principales sources de données sont les images satellitaires. Les analyses quotidiennes des glaces peuvent servir de référence. Cependant, un trop grand nombre de détails peuvent encombrer la carte inutilement. Des zones de glace peuvent être unies en fonction du type de glace prédominant.

5.2.2.1 Code de l'œuf

Le code de l'œuf est un code international permettant de décrire la concentration, le stade de formation et la forme des glaces (ou taille des floes). Certaines normes précises sont utilisées dans la production des cartes régionales en comparaison des cartes 'analyse d'images et les cartes quotidiennes des glaces.


Diagramme des constituents du code de l'oeuf: la concentration totale et partielle, stage de formation et la dimension prédominante des floes. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Concentration (C)

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location de la concentration des glaces.

La concentration totale (Ct) des glaces dans la zone ainsi que les concentrations partielles du premier (Ca), du deuxième (Cb) et du troisième (Cc) type de glace en épaisseur sont indiquées en dixièmes.

Notes:

  1. Lorsqu'il n'y a qu'un type de glace, il ne faut pas indiquer de concentrations partielles (Ca,Cb,Cc).
  2. Il est interdit d'utiliser 0 (zéro) pour la concentration totale (Ct).
  3. Seules des valeurs uniques sont permises pour la concentration totale (Ct), aucune fourchette de valeurs.
  4. La concentration partielle Cd n'est pas utilisée.
  5. L'utilisation de deux œufs est interdite.
Stade de formation (S)

Diagramme du code de l'oeuf indiquant la location de la stade de formation des glaces

Tableau 5.4: Codes des stades de formation de la glace de mer (So Sa Sb ScSd)

DescriptionÉpaisseurCode
Nouvelle glace< 10 centimètres1
Glace grise10 - 15 centimètres4
Glace blanchâtre15 - 30 centimètres5
Glace de première année< 30 centimètres6
Glace mince de première année30 - 70 centimètres7
Glace moyenne de première année70 - 120 centimètres1•
Glace épaisse de première année> 120 centimètres4•
Vieille glace 7•
Glace de deuxième année 8•
Glace de plusieurs années 9•

 

Tableau 5.5 :Codes des stades de formation de la glace de lac (So Sa Sb ScSd)

DescriptionÉpaisseurCode
Nouvelle glace de lac< 5 centimètres1
Glace de lac mince5 - 15 centimètres4
Glace de lac moyenne15 - 30 centimètres5
Glace de lac épaisse30 - 70 centimètres7
Glace de lac très épaisse> 70 centimètres1•

 

En général, les stades de formation indiqués se limitent à trois catégories significatives (Sa,Sb, Sc) et chaque type de glace ou stade de formation n'est utilisé qu'une seule fois pour chaque œuf.

Notes:

  1. Dans des cas exceptionnels, il est possible d'indiquer des catégories supplémentaires comme suit :
    • So – stade utilisé uniquement lorsque la trace de glace est de première année ou plus épaisse.
    • Sd – stade utilisé lorsque la concentration du type de glace complémentaire est d'un dixième ou plus.
  2. Se – ce stade de formation n'est pas utilisé.
  3. Le code ICE/GLACE n'est pas utilisé.
  4. Le code AUCUNE DONNÉE (NO DATA) n'est pas utilisé.
  5. Le code 2 (nilas) n'est pas utilisé.
  6. Le code 3 (jeune glace) n'est pas utilisé.
  7. Le code 6 (glace de première année standard) n'est pas utilisé.
  8. Les sarrasins ou brash (code -) ne figurent pas dans les stades de formation.
  9. Les codes 8• et 9• (glace de deuxième année et glace de plusieurs années) peuvent être utilisés du 1er octobre au 31 décembre.
  10. Le symbole Symbole pour glace d'origine terrestre (glace d'origine terrestre) n'est pas utilisé.
  11. Les îles de glace ( < ) seront uniquement représentées par un signe symbolique non topologique (voir la section des symboles), c.-à-d. qu'il ne faut pas représenter une île de glace par un polygone.
Forme des glaces (F)

Diagramme du code de l'œuf indiquant la location de la forme des glaces

Tableau 5.6: Codes de la forme des glaces (FaFb Fc)

DescriptionTailleCode
Petits glaçons, sarrasins<2 mètres1
Petits floes20 - 100 mètres3
Floes moyens100 - 500 mètres4
Grands floes500 - 2,000 mètres5
Floes immenses2 - 10 kilomètres6
Floes géants> 10 kilomètres7
Banquise côtière 8
Sans forme X

 

La forme des glaces ou taille des floes indiquée se limite à trois catégories au maximum (Fa,Fb,Fc), qui correspondent aux catégories de stades de formation (Sa,Sb, Sc).

Les tailles des floes ne sont pas utilisées dans les statistiques climatiques, alors il n'y a pas lieu d'analyser les zones uniquement en fonction de la taille des floes. La seule information relative à la taille des floes utilisée dans le cadre des analyses et des produits climatiques est celle de la banquise côtière (code 8).

Notes:

  1. Le code de la taille des floes utilisé pour la nouvelle glace est X (sans forme).
  2. Le code 0 (glace en crêpes) et le code 2 (glaçons) ne sont pas utilisés.
  3. Le code 1 (sarrasins ou brash) ne devrait être utilisé que lorsqu'une confirmation aux moyens d'observations visuelles ou d'imagerie à haute résolution peut être donnée.
  4. Le code 9 (glace d'origine terrestre) n'est pas utilisé.

5.2.2.2 Symbologie sur les cartes régionales des glaces

*Les hachures sur les cartes de couleurs peuvent varier.

Symboles des limites d'observation

DescriptionSymbole
Ligne de démarcation des glaces analysées Symbole pour une ligne de démarcation des glaces analysées
Ligne de démarcation des eaux bergées Symbole pour une ligne de démarcation des eaux bergées

 

Symboles des zones

DescriptionSymbole
Eau bergée Symbole pour eau bergée
Libre de glace Symbole pour libre de glace
Îles de glace Symbole pour Îles de glace
Eau librefds
Motif  tacheté pour indiquer les zones d'eau libre.
Banquise côtière Symbole pour Banquise côtière
Plateformes de glace flottante Symbole pour Plateformes de glace flottante

Notes:

  1. Le symbole des bancs et cordons (Symbole des bancs et cordons) n'est pas utilisé à l'extérieur des œufs.
  2. Les îles de glace seront uniquement représentées par le symbole de l'île de glace et seulement là où leur position est connue en raison du positionnement des balises ou là où elles sont visibles sur les imageries et dont la longueur est d'au moins 5 kilomètres.

 

5.2.2.3 Définition des polygones

Les zones de glace sont analysées à l'aide de normes fondées sur la concentration de la glace et le type de glace, tout en déterminant s'il s'agit d'une zone de banquise côtière ou de glaces mobiles.

Concentration

Des lignes de démarcation obligatoires sont tracées là où la concentration totale varie et passe à la catégorie voisine :

  • Libre de glace
  • Eau libre ou eau bergée
  • de 1 à 3 dixièmes - banquise très lâche
  • de 4 à 6 dixièmes - banquise lâche
  • de 7 à 8 dixièmes - banquise serrée
  • de 9 à 9+ dixièmes - banquise très serrée
  • 10 dixièmes - compacte/consolidée/banquise côtière

Autres règles:

Exemple de code d'oeufs analogues.  Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Les zones semblables dont la concentration de glace de première année ou plus épaisse est d'au moins un dixième peuvent être combinées si seule la nouvelle glace est différente.

  • Les zones d'eau libre ne requièrent pas de valeur liée au stade de formation.
  • La limite des icebergs permet de séparer les zones d'eau bergée des zones d'eau libre ou libres de glace. La limite des icebergs ne croisera pas les polygones (zones) de glace de mer.

Les lignes de démarcation sont facultatives si la concentration partielle des types de glace de première année ou plus épaisse varie d'au moins 3 dixièmes. Pour les Grands Lacs, cela s’applique à la glace de lac épaisse ou très épaisse.

Exemples : Les Grands Lacs, cela s’applique à la glace de lac épaisse ou très épaisse

Exemple de deux code d'œufs où la concentration partielle des types de glace de première année ou plus épaisse varie d'au moins 3 dixièmes.

Exemple de deux code d'œufs où la concentration partielle des types de glace de première année ou plus épaisse varie d'au moins 3 dixièmes.

Exemple de deux code d'œufs où la concentration partielle des types de glace de première année ou plus épaisse varie d'au moins 3 dixièmes.

Exemple de deux code d'œufs où la concentration partielle des types de glace de première année ou plus épaisse varie d'au moins 3 dixièmes.
(glace de lac)

Les lignes de démarcation sont facultatives si les nouvelles glaces de concentrations variées sont adjacentes.

Exemple de deux code d'oeufs qui pourraient être réunis dans un polygone.

Ces deux œufs pourraient être réunis dans un polygone.

Stade de formation

Des lignes de démarcation obligatoires sont tracées entre les zones de vieille glace selon les catégories suivantes :

  • aucune vieille glace
  • trace de vieille glace
  • de 1 à 3 dixièmes
  • de 4 à 6 dixièmes
  • de 7 à 8 dixièmes
  • de 9 à 9+ dixièmes
  • 10 dixièmes ou glace consolidée

Des lignes de démarcation obligatoires sont tracées là où le stade de formation du type de glace prédominant varie entre nouvelle glace, glace grise, glace blanchâtre, glace mince de première année, glace moyenne de première année, glace épaisse de première année et vieille glace. Dans le cas de la glace de lac, elles sont tracées lorsque le stade de formation varie entre nouvelle glace, glace mince, glace moyenne, glace épaisse et glace très épaisse. Il y a 4 types significatifs de stade de formation (Sa, Sb, c, Sd) dont la concentration est d'un dixième ou plus.(c.-à-d. que les concentrations en traces sont interdites à la position Sd)

  • Lorsqu'il y a deux types de glace de même concentration, le type plus vieux ou plus épais est considéré comme prédominant.
  • Si au moins trois types de glace sont de mêmes concentrations, le deuxième type le plus vieux ou le plus épais est considéré prédominant.

Autres règles

  • Les zones d'eau libre ne requièrent pas de valeur liée au stade de formation.
  • La vieille glace doit être examinée attentivement. Une trace de vieille glace dont la taille des floes est de 3 ou moins ne peut être détectée à l'aide de l'imagerie satellitaire. Il faut donc être très prudent lorsqu'il y a des traces de dérive de vieille glace afin de veiller à ce que les concentrations en traces ne se répandent pas de façon irréaliste pour couvrir de grandes zones géographiques. Une trace de vieille glace sera indiquée lorsqu'une confirmation sera obtenue grâce à une observation visuelle.
Forme des glaces

Des lignes de démarcation obligatoires sont tracées entre les zones de glaces mobiles et de banquise côtière.

Autres règles

  • Banquise côtière –
    • Si la zone est petite au point de ne pas être visible sur une carte papier de 8 ½ x 11, il n'est pas nécessaire d'en faire l'analyse.
    • Les petites zones (< 800 - 1,000 kilomètres2) seront ombrées en noir. Le type de glace prédominant devrait être représenté par un signe symbolique (p. ex.,# 7). Quand l'étendue de la glace s'accroît, la zone ombragée est remplacée par un œuf.
    • Seul un type de glace de première année, soit épaisse de première année (4), moyenne de première année (1) ou mince de première année (7), est utilisé pour une zone de banquise côtière. D'autres types de glace peuvent être inclus dans l'œuf.
  • Le symbole des bancs et cordons (~) peut être utilisé à l'intérieur de l'œuf lorsque la concentration totale de la glace est moins de 7 dixièmes.

 

5.2.2.4 Tailles des polygones

La taille d'un polygone peut devenir problématique si elle est trop petite. L'échelle d'une carte régionale est environ la moitié de celle d'une carte quotidienne. Une zone doit être suffisamment grande pour être clairement visible sur un papier format lettre (8 ½ x 11) et pour pouvoir inscrire, à l'intérieur du polygone, la lettre d'un œuf déplacé. Une règle générale à suivre est que, si le polygone est &lt; 1,000 kilomètres2 (taille d'une lettre étiquette), il devrait être combiné à une autre région.

Pour savoir si une zone est suffisamment grande, dans un visualiseur IMAGINE, il est possible de sélectionner l'option VIEW/SCALE(aperçu/échelle) et de choisir l'échelle 1 : 4 000 000. Si le polygone n'est pas visible, alors il est trop petit et doit être combiné à la zone adjacente.

Exemples à utiliser comme guide pour les tailles minimales des polygones

Exemple de carte avec des tailles minimales de polygones.  Voir ci-dessus pour la description.

Exemple de carte avec des tailles minimales de polygones.  Voir ci-dessus pour la description.

Exemple de carte avec des tailles minimales de polygones.  Voir ci-dessus pour la description.

 

5.2.3 Contrôle de la qualité

Les cartes et analyses régionales sont soumises à un contrôle de qualité pour assurer l'uniformité des données et pour veiller à ce qu'elles respectent les pratiques normalisées de transmission de données à l'échelle internationale.

Les cartes et analyses régionales seront modifiées ou des corrections y seront apportées après la date de publication si des renseignements supplémentaires importants sont communiqués ou si des erreurs sont repérées dans les analyses.

La version modifiée ou corrigée sera transmise au moyen des canaux de distribution habituels du Service canadien des glaces, et ce, si les modifications ou corrections sont apportées avant la publication de la carte et de l’analyse régionales suivantes. Si les modifications ou corrections sont effectuées après la publication de la carte et de l’analyse régionales suivantes, la version modifiée ou corrigée des analyses et des cartes ne sera offerte que par l'intermédiaire des archives du Service canadien des glaces et non par les canaux de distribution habituels.

5.3 Cartes d'analyse des images

5.3.1 Description

Les cartes d'analyse d'images sont des produits spécifiques. Elles sont une interprétation visuelle de l'état des glaces conçues à partir d'images satellitaires telles ERS, RADARSAT ou ENVISAT. Tous les ans, le Service canadien des glaces reçoit approximativement 3 600 images RADARSAT et 12 000 images de radiomètres perfectionnés à très haut pouvoir de résolution de la National Oceanic and Atmospheric Administration. Les images ayant une importance sur le plan opérationnel sont analysées et les cartes d'analyse d'images sont diffusées en temps quasi réel (dans les quatre heures) suivant la réception des données au Service canadien des glaces. Le code de l'oeuf (c'est-à-dire la norme internationale de codification des données relatives aux glaces) est utilisé sur ce produit, avec quelques modifications mineures. Ces dernières sont traitées dans la section Méthodologie ci-dessous; pour une description complète et détaillée du code de l'oeuf, prière de consulter la section 3.4 de la présente publication (chapitre 3).

Ce produit s'adresse principalement aux Bureaux des glaces et aux brise-glace de la Garde côtière canadienne, comme aide dans la prise de décision pour leurs activités d'organisation du trafic maritime et d'escorte. Ce produit est également utilisé par les prévisionnistes des glaces comme analyse de base pour les cartes quotidiennes et régionales d'analyse des glaces. Des données à des points de grille pré-établis sont extraites de ces cartes et utilisées pour la préparation des modèles météorologiques au Centre météorologique canadien, ainsi que des modèles des glaces au Service canadien des glaces et à l'Institut Maurice-Lamontagne.

La précision d'une analyse est fonction de la résolution spatiale des données source et de la qualité de traitement de ces dernières. Voici quelques exemples :

  • ERS2 - la résolution est de 25 mètres;
  • RADARSAT ScanSAR Wide - la résolution est de 100 mètres;
  • ScanSAR Narrow - la résolution est de 50 mètres;
  • National Oceanic and Atmospheric Administration Advanced Very High Resolution Radiometer la résolution est d'environ 1 kilomètre au nadir.

En plus de permettre de distinguer diverses caractéristiques des glaces, la précision positionnelle absolue des données (géocodage) sera affectée par la précision des données de l'orbite de satellite. L'Agence spatiale canadienne estime que la précision géométrique d'un élément tel que la lisière des glaces sera de 630 mètres pour les images dont la résolution est de 100 mètres.

 

5.3.2 Méthodologie

Cette carte est une interprétation visuelle de l'imagerie effectuée par un analyste chevronné au moyen d'un système d'affichage numérique et d'outils de dessin vectoriel. L'analyse du régime de glaces vu sur les images représente, un composite rassemblant des données de reconnaissance de signature et des données complémentaires sur les glaces. Parmi les sources de données complémentaires, on retrouve les conditions environnementales prédominantes, les données climatologiques sur les glaces et les cartes coïncidentes de reconnaissance des glaces provenant des navires, des avions et des hélicoptères. Les cartes d'analyse d'images sont créées sur mesure afin de répondre aux besoins précis des utilisateurs. Leur échelle n'est pas fixe, puisqu'elles sont préparées sur mesure selon la zone géographique d'intérêt du client, et compte tenu des contraintes en matière d'empreinte, résolution du capteur et de la nécessité d'assurer une information claire et lisible des oeufs. La diffusion de ces cartes doit se faire de façon rapide, autant que possible dans les quatre heures suivant la réception des données au Service canadien des glaces.

Définition des polygons

Les analystes extraient les données relatives à la concentration, au type et à la topographie de glace à partir des images en analysant le ton, la texture et le contexte spatial des caractéristiques glacielles (résolution). Un tel processus d'extraction de données exactes et justes exige une profonde compréhension des diverses formes des glaces et des signatures liées à la télédétection, ainsi qu'un accès aux données relatives aux conditions météorologiques et aux données historiques sur les glaces d'une région donnée. La précision des analyses peut être affectée négativement par des images mal traitées, par des artefacts à même les images ou par l'effet de l'humidité de la glace.

Les zones présentant des variations de l'état des glaces sont décrites au moyen d'une version modifiée du code de l'oeuf sur une carte à échelle variable. Ce code décrit principalement les caractéristiques suivantes de la glace :

  • Ct représente la concentration totale de glace exprimée au dixième près.
  • Ca, Cb, Cc représentent les concentrations partielles des types de glace plus épais présents, au dixième près (plus une trace). Cd n'est pas inscrit; toutefois sa valeur est déduite à partir des valeurs de concentration totale.
  • So, Sa, Sb, Sc, Sd représentent le stade de formation de la glace de mer et de la glace de lac. Voir les tableaux 3.1 et 3.2.

Note: Se n'est pas utilisé. X peut être indiqué lorsque le type de glace ne peut être déterminé.

  • Fa, Fb, Fc représentent la forme des trois principaux types de glace présents (glace en crêpes, sarrasins, petits floes, floes moyens, grands floes, floes immenses, floes géants, bancs et cordons ou indéterminé [X]), selon la résolution d'image. Voir le tableau 3.3.

Note: Fd et Fe ne sont pas utilisés.

  • Les sarrasins ne sont pas codés au moyen de la norme TÉMI habituelle. Ils ne sont codés que lorsque l'analyse de la signature peut être vérifiée au moyen de rapports visuels coïncidents. S'il y a des sarrasins, on l'indiquera toujours en Ca. Dans ce cas, on indiquera toujours un trait (-) à la position Saet 1 en Fa.

Diagramme des constituents du code de l'oeuf: la concentration totale et partielle, stage de formation et la dimension prédominante des floes. Voir description ci-dessous pour plus de détails.

Des lignes de démarcation obligatoires

  • La concentration :(traits continus) sont tracées lorsque :
    la concentration totale passe d'une catégorie à une autre :
    • Eau libre/eau bergée
    • de 1 à 3 dixièmes
    • de 4 à 6 dixièmes
    • de 7 à 8 dixièmes
    • de 9 à 9+ dixièmes
    • 10/10 our consolidée
  • Stade de formation:
    • le stade de formation du type de glace prédominant varie de quelque degré que ce soit
    • des lignes de démarcation sont obligatoires entre 6 dixièmes et 7 dixièmes et entre 8 dixièmes et 9 dixièmes de vieille glace.
  • Dimension des floes:
    • la forme du type de glace prédominant varie de quelque façon que ce soit.

Des lignes de démarcation facultatives sont tracées pour toute variation d'oeuf susceptible d'avoir une incidence sur les opérations tactiques dans les glaces. Par exemple, une zone de grande rugosité peut être séparée d'une zone de glace uniforme.

Des lignes de démarcation de la lisière estimée des glaces sont indiquées lorsque l'analyste ne peut déterminer avec précision la position de la lisière, en raison d'une image de piètre qualité ou d'une signature ambiguë. Consulter la section Symbologie (ci-dessous).

 

5.3.3 Mode de distribution

Les cartes d'analyse d'images sont accessibles aux utilisateurs inscrits, en temps quasi réel ou depuis les archives, en format. GIF ou point de grille. La livraison s'effectue soit par Internet, depuis le site Web du Service canadien des glaces, soit par l'entremise du service d'abonnement par FTP, courriel ou télécopieur.

 

5.3.4 Symbologie

Caractéristiques topographiques

La résolution et le mode d'imagerie du capteur ont une incidence directe sur la capacité de l'analyste à détecter les caractéristiques de la surface. Certaines caractéristiques topographiques ne font pas l'objet d'une analyse. Vous trouverez ci-dessous les symboles topographiques actuellement utilisés.

Rugosité relative

Faiblejusqu'à 1/10L
Moyenne2/10 - 3/10M
Forte4/10 - 10/10H

Symbole pour la Rugosité relative

Dans les régions opérationnelles, la rugosité relative est indiquée lorsque des rapports visuels simultanés sont disponibles.

Symbologie sur les cartes d'analyse d'images

DescriptionSymbole
Banquise côtière Symbole pour Banquise côtière
Eau libre
(moins de 1/10 de glace de mer, aucune glace
d'origine terrestre)
 Symbole pour Eau libre
Eau bergée
(présence possible de moins de 1/10 de glace de mer avec concentration totale de glace de moins de 1/10)
 Symbole pour Bergy water
Fissure
(symbole indiquant la présence d'une fissure à un endroit précis)
 Symbole pour une Fissure
Bandes et cordons Symbole pour cordons et bancs
Île de glace Symbole pour une Île de glace
Libre de glace (sans aucune glace) Symbole pour Libre de glace

 

Symboles des limites d'observation

DescriptionSymbole
Limite des observations radar Symbole pour la limite des observations radar
Limite de la nébulosité Symbole pour la limite de la nébulosité
Limite des icebergs connues Symbole pour la limite des icebergs connues
Lisière des glaces estimée Symbole pour la lisière des glaces estimée
Ligne de démarcation de la lisière des glaces Symbole pour la ligne de démarcation de la lisière des glaces

5.4 Carte quotidienne d'analyse des icebergs

5.4.1 Description

Ces cartes sont importantes pour les industries de la pêche, la navigation maritime et du tourisme. Elles ont pour but d'aider ces industries à déterminer les limites de tous les icebergs connus le long de la côte est du Canada.

 

5.4.2 Mode de production

Les cartes d'analyse d'icebergs sont crées à l'aide de logiciels de cartographie SIG ou Système d'Information Géographique. Ces logiciels permettent au prévisionniste d'inclure dans un modèle mathématique jusqu'à 40 jours de données sur la position des icebergs. Ceci inclut les icebergs observés visuellement tout comme ceux détectés à distance. Le prévisionniste utilisera les rapports de navires, de stations terrestres et des satellites radars mais la plus grande partie de son information proviendra d'observation prises à bord d'aéronefs dédiés à ce travail. Les informations sur les icebergs individuels sont entrées dans la base de données du modèle où les courants, le vent, la température de l'eau et d'autre facteurs sont pris en compte pour estimer la position et la taille de l'iceberg au moment de validité de la carte.

 

5.4.2.1 Heure de validité

La carte d'analyse des icebergs est valide à 1200 TUC. Ceci signifie que la carte représente les conditions d'iceberg à 1200 TUC le jour de son émission.

 

5.4.2.2 Amendements et corrections

Si une correction devenait nécessaire, la carte serait alors émise à nouveau mais avec la même heure de validité que l'originale. Rien sur la carte n'indiquerait qu'il s'agit d'une correction.

Aucun amendement ne sera émis. Si un iceberg est observé en dehors de la limite des icebergs, un bulletin sera alors émis pour aviser la communauté maritime. La carte elle-même ne sera pas rééditée.

 

5.4.2.3 Légende

Une légende apparaît sur la carte d'analyse quotidienne pour indiquer l'heure et la date de validité de celle-ci. Quand la Patrouille internationale de glace (IIP) est en opération une note apparaît alors indiquant que la limite des icebergs et la répartition de ceux-ci aux environs de la limite au sud de 52º Nord est estimée par la Patrouille internationale de glace. Les initiales du prévisionniste responsable de la carte apparaîtront dans le coin inférieur droit de la légende.

 

5.4.2.4 Heure limite

L'heure limite de transmission est 1700 TUC.

 

5.4.3 Distribution des cartes

Les cartes d'analyse quotidienne des icebergs sont distribuées électroniquement à l'aide du système de livraison de produits. Les clients recevront les cartes par courriel, télécopieur ou internet.

 

5.4.4 Symboles utilisés sur la carte quotidienne d'analyse des icebergs

Symboles utilisés sur la carte quotidienne d'analyse des icebergs

DescriptionSymbole
Limite des icebergs:
Les icebergs connus de l'Atlantique sont localisés en direction du continent soit au nord et à l'ouest de cette limite
 Symbole pour la limite des icebergs
Limite des icebergs dans le Golfe du Saint-Laurent:
Les icebergs connus dans le Golfe du Saint-Laurent sont à l'est de cette ligne.
 Symbole pour la limite des icebergs dans le Golfe du Saint-Laurent
Limite de la glace de mer:
La glace de mer se situe en direction des terres à partir de cette ligne. Exception: La glace de mer dans le Golfe du Saint-Laurent n'est pas habituellement décrite sur la carte d'icebergs.
 Symbole pour la limite de la glace de mer.
Limite des données connues:
Cette ligne décrit la couverture du plus récent vol aérien dédié aux icebergs. Cette limite se déplace vers le sud avec la dérive des icebergs. La confiance dans la position et le nombre des icebergs est plus élevée au sud qu'au nord de cette ligne.
 Symbole pour la limite de la glace de mer.
Ce chiffre représente le nombre d'icebergs dans un degré carré, c'est-à-dire un degré de longitude et un degré de latitude. Les bourguignons et les fragments d'icebergs ne sont pas inclus dans ce nombre mais peuvent être présents n'importe où à l'intérieur de la limite. Symbole pour la limite de la glace de mer.

 

5.4.5 Zone de couverture

La carte d'analyse des icebergs couvre les icebergs localisés dans les eaux de l'est et du sud-est de Terre-Neuve et du Labrador de même que dans le Golfe du Saint-Laurent. Il y a deux étendues de cette carte. L'étendue nord est utilisée presque toute l'année et décrit les icebergs entre 45º Nord et 61º Nord. L'étendue sud est utilisée quand la Patrouille internationale de glace (IIP) est en opération. Elle illustre les icebergs entre 40º Nord et 57º Nord. Dans les rares occasions où la limite des icebergs est au sud de 40º Nord un texte apparaîtra sur la carte décrivant la latitude et la longitude des points n'apparaissant pas sur celle-ci.

 

5.4.6 Note sur le rôle de la Patrouille internationale de glace (IIP)

Après le naufrage du Titanic, la Patrouille internationale de glace (IIP) fut établie pour suivre et rapporter les icebergs afin d'améliorer la sécurité de la navigation dans l'Atlantique. Alors que le Service canadien des glaces (SGC) suit les icebergs toute l'année, la Patrouille internationale de glace ne commence ses opérations que lorsque les icebergs dérivent au sud de 48º Nord. Ceci se produit habituellement à la fin du printemps. Durant sa période d'opération la Patrouille internationale de glace a la responsabilité de déterminer la limite des icebergs au sud de 52º Nord. Le Service canadien des glaces utilise alors cette même limite d'iceberg pour la carte quotidienne des iceberg au sud de 52º Nord et porte son attention sur la limite au nord de 52º Nord.

5.5 Codage couleur des cartes de glace

Les couleurs sont utilisées pour améliorer l'apparence et la compréhension des cartes de glace. Ces codes permettent aux utilisateurs de juger rapidement des conditions globales et de suivre facilement l'évolution de celles-ci. Il est important de souligner que pour prendre des décisions relatives à la navigation l'utilisation d'un tel code de couleur est tout à fait insuffisant et que des informations beaucoup plus détaillées sont convoyées à l'aide du code de l'oeuf.

Au Service canadien des glaces quatre différents codes de couleur sont en vigueur, chacun d'eux permettant d'afficher les informations d'une manière distincte.

 

5.5.1 Le code de couleur standard du Service canadien des glaces/Spécialiste des services des glaces

Le code de couleur standard du Service canadien des glaces se veut une aide à la navigation dans les eaux infestées de glace. Il s'inspire d'un feu de circulation pour afficher la sévérité des conditions de glace. Les couleurs servent à afficher les concentrations de glace significative.

  • Le bleu et le vert décrivent des conditions relativement faciles
  • Le jaune et l'orange indiquent que des précautions doivent être prises
  • Le rouge et le pourpre dénoncent des conditions dangereuses

 

5.5.1.1 Couleurs utilisées dans le code standard du Service canadien des glaces

Quantité totale de glace de plus de 15 centimètres (blanchâtre ou plus épaisse)

Couleurs utilisées dans le code standard du Service canadien des glaces pour la quantité totale de glace de plus de 15 centimètres

CouleurDescription
 Blancmoins de 1/10 de glace > de 15 centimètres mais au moins 1 dixième de glace plus mince
 Vert1 à 3 dixièmes de glace > 15 centimètres
 Jaune4 à 6 dixièmes de glace > 15 centimètres
 Orange7 à 8 dixièmes de glace > 15 centimètres
 Rouge9 à 10 dixièmes de glace > 15 centimètres
 Mauve5 à 10 dixièmes de vieille glace (cette couleur a préséance sur les autres)

 

S'il y a d'autres types de glace présents, les symboles suivants s'ajouteront sur les couleurs de base:

Symboles utilisées dans le code standard du Service canadien des glaces pour la quantité totale de glace de plus de 15 centimètres

SymbolesDescription
 Étoile bleue1/10 ou plus de nouvelle glace (moins de 10 centimètres). Ce symbole ne sera pas affiché en présence d'une quantité égale ou supérieure de glace grise
 Étoile rouge1/10 ou plus de glace grise (10 à 15 centimètres). Ce symbole ne sera pas affiché en présence de 9 dixièmes ou plus de glace blanchâtre ou plus épaisse.
 Lines diagonales1 à 4 dixièmes de vieille glace. Ceci s'affichera en plus des étoiles bleues ou rouges.

 

De plus les couleurs suivantes sont utilisées :

Couleurs utilisées dans le code standard du Service canadien des glaces pour la quantité totale de glace de plus de 15 centimètres

CouleurDescription
 Bleu claireau libre ou eau bergée (moins de 1/10 de glace sans égard à l'épaisseur)
 Griszone de banquise côtière peu importe l'épaisseur

 

5.5.2 Code de couleur interne pour le contrôle de qualité

Un code de couleur dit de contrôle de qualité est utilisé à l'intérieur du Service canadien des glaces pour aider à l'identification des concentrations totales et des glaces les plus épaisses. Les couleurs servent à identifier les différents stades de formation alors que les hachures décrivent les concentrations.

 

5.5.2.1 Couleurs utilisées dans le code de couleur interne pour le contrôle de qualité

Les patrons de la couleur de la glace prédominante sont déterminés par la concentration totale de glace.

Patrons utilisées dans le code de couleur interne pour le contrôle de qualité

PatronConcentration totale de glace
 Lignes horizontales1 à 3 dixièmes de la concentration totale
 Lignes verticales4 à 6 dixièmes de la concentration totale
 Lignes diagonales7 à 8 dixièmes de la concentration totale
 Noir9 à 9+ dixièmes
 Hachures sur fond blanc10/10 de glace compacte
 Hachures sur fond gris10/10 de banquise côtière décrite par un oeuf

La couleur dépend de la glace prédominante. Cependant, la nouvelle glace sera ignorée si la glace de première année ou plus vieille est présente. L'autre exception concerne la vieille glace qui sera considérée prédominante dès que sa concentration atteint 4 dixièmes.

 

Couleurs utilisées dans le code de couleur interne pour le contrôle de qualité

CouleurDescription
 JauneNouvelle glace
 OrangeGlace grise
 BleuGlace blanchâtre
 RoseGlace mince de première année
 RougeGlace moyenne de première année ou combinaison de tous les stades de glace de première année
 MauveGlace épaisse de première année
 BrunVieille glace

Le deuxième patron et sa couleur seront déterminés par la concentration partielle du deuxième type de glace le plus commun. Les règles pour établir ce type de glace sont :

  • La glace nouvelle sera ignorée en présence de glace de première année ou plus vieille
  • En présence de vieille glace, celle-ci sera considérée comme le deuxième type de glace
  • Quand 2 types de glace ont la même concentration, la plus vieille sera utilisée
  • Quand 3 types de glace ont la même concentration, la médiane sera utilisée

Les patrons et les couleurs utilisés pour le deuxième type de glace sont :

 

Couleurs et patrons utilisées dans le code de couleur interne pour le contrôle de qualité

Couleur/
Patron
Description
 Étoilemoins de 1 dixième de concentration
 Lignes horizontales1 à 3 dixièmes de concentration
 Lignes verticales4 ou 5 ou 6 dixièmes de concentration
 JauneNouvelle glace
 OrangeGlace grise
 BleuGlace blanchâtre
 RoseGlace mince de première année
 RougeGlace moyenne de première année ou combinaison de tous les stades de glace de première année
 MauveGlace épaisse de première année
 VertVieille glace (la couleur est différente de la couleur prédominante pour la rendre plus visible)

 

De plus, d'autres couleurs peuvent apparaître sur les cartes, soit :

Couleurs utilisées dans le code de couleur interne pour le contrôle de qualité

CouleurDescription
 Bleu clairEau libre (moins de 1/10 de glace de mer, aucune glace d'origine terrestre)
 BleuEau bergée (moins de 1/10 de glace de mer et concentration d'iceberg inférieure à 1/10)
 BlancLibre de glace (aucune glace que ce soit). Aucune donnée ou zone non décrite
 NoirPetite zones de banquise côtière égard à l'épaisseur.

 

5.5.3 Code de couleur de l'Organisation météorologique mondiale pour la concentration

Le code de couleur de l'Organisation météorologique mondiale pour la concentration totale est un code international utile lorsque le développement de la glace est relativement uniforme mais que les concentrations varient grandement tel dans les eaux arctiques durant l'été. La légende de ce code est incluse sur la carte. Les couleurs ne sont pas utilisées pour décrire des différences dans le stade de formation.

Tableau 5.7 : Code de couleurs de l'Organisation météorologique mondiale pour la concentration

Couleur/
patron
Concentration totale
 BleuLibre de glace
 BlancLibre de glace (Utilisée au Service canadien des glaces)
 Bleu clairMoins de un dixième (eau libre)
 ert clair1/10 - 3/10 (glace très libre)
 Jaune4/10 - 6/10 (glace libre)
 Orange7/10 - 8/10 (glace serrée)
 Rouge9/10 - 10/10 (glace très serrée)
 GrisBanquise côtière
? ? ? ?
Glace non définie

Tableau 5.7.1 : Code de couleurs optionelle de l'Organisation météorologique mondiale pour la concentration

CouleurConcentration totale
 Rose clair7/10 -10/10 de nouvelle glace
 Rose9/10-10/10 de nilas ou de glace grise (surtout dans les chenaux)

*Annotation servant à identifier les régions pour lesquelles aucune information n'est connue.

 

Tableau 5.8 : Code de couleurs de l'Organisation météorologique mondiale pour la Concentration d'eau douce

Couleur/
patron
Description
 BlancLibre de glace
 Bleu clair< 1/10 de glace (eau libre)
 Vert clair1/10-3/10 de glace
 Jaune4/10-6/10 de glace
 Orange7/10-8/10 de glace
 Rouge9/10-10/10 de glace
 GrisBanquise côtière, stade de formation non spécifié
? ? ? ?
Glace non définie

*Annotation servant à identifier les regions pour lesquelles aucune information n'est connue.

 

5.5.4 Code de couleur de l'Organisation météorologique mondiale pour le stade de formation

Le code de couleur de l'Organisation météorologique mondiale pour le stade de formation est une code international utile lorsque la concentration est relativement uniforme mais que le stade de formation est très variable tel dans les eaux atlantiques en hiver. La légende de ce code est incluse sur la carte. Les couleurs ne sont pas utilisées pour décrire des différences de concentration de la glace.

Tableau 5.9 : Code de couleurs de l'Organisation météorologique mondiale pour le stade de formation

Couleur/
patron
Concentration totaleÉpaisseur de la glace
 BleuLibre de glace 
 BlancLibre de glace (Utilisée au Service canadien des glaces) 
 Bleu clair<1/10 de glace, Stade de formation non spécifié (eau libre) 
 Mauve clairNouvelle glace< 10 centimètres
 MauveGlace grise10 - 15 centimètres
 RoseGlace blanchâtre15 - 30 centimètres
 JauneGlace de première année>= 30 centimètres
 Vert clairGlace mince de première année30 - 70 centimètres
 VertGlace moyenne de première année70 - 120 centimètres
 Vert foncéGlace épaisse de première année> 120 centimètres
 Orange foncéVieille glace 
 OrangeGlace de deuxième année 
 RougeGlace de plusieurs années 
 GrisBanquise côtière, Stade de formation non spécifié 
? ? ? ?
Glace, Stade de formation non spécifié 
Triangles rouges avec un fond blanc

 

Glace d’origine terrestre à la dérive (icebergs) 

 

Tableau 5.10 : Code de couleurs de l'Organisation météorologique mondiale du Stade de formation pour la glace d'eau douce

Couleur/
patron
DescriptionÉpaisseur
 BlancLibre de glace 
 Bleu clairGlace, stade de formation non spécifié (eau libre) 
 Mauve clairNouvelle glace de lac< 5 centimètres
 MauveGlace de lac mince5 - 15 centimètres
 RoseGlace de lac moyenne15 - 30 centimètres
 Vert clairGlace de lac épaisse30 - 70 centimètres
 VertGlace de lac très épaisse> 70 centimètres
 GrisBanquise côtière, stade de formation non spécifié 
? ? ? ?
Glace non définie 

5.6 Exemples d'utilisation du code de l'oeuf

Exemple 1

Image d'un oeuf avec 6/10 de nouvelle glace avec aucune forme. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

6/10 de nouvelle glace. À noter qu'il n'y a pas de concentration partielle lorsqu'un seul type de glace est représenté dans l'oeuf.

Exemple 2

Image d'un oeuf avec 4/10 de vieille glace en floes moyens. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

4/10 de vieille glace en floes moyens. Il y a de la nouvelle glace avec une concentration de moins de 1/10.

Exemple 3

Image d'un oeuf avec 6/10 de concentration totale de glace; 2/10 de glace mince de première année; 4/10 glace blanchâtre en floes moyens. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

6/10 de concentration totale de glace. 2/10 de glace mince de première année et 4/10 glace blanchâtre en floes moyens. Si plus d'un type de glace est présent, la concentration partielle de chaque type doit être indiquée.

Exemple 4

Image d'un oeuf avec 7/10 de concentration totale de glace; 3/10 de glace épaisse de première année, 2/10 de glace moyenne de première année; 1/10 de glace mince de première année, toutes en petits floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

7/10 de concentration totale de glace. 3/10 de glace épaisse de première année, 2/10 de glace moyenne de première année et 1/10 de glace mince de première année, toutes en petits floes. On dénote également la présence de vieille glace avec une concentration de moins de 1/10 et de 1/10 de glace blanchâtre.

Exemple 5

Image d'un oeuf avec de la banquise côtière grise avec 3/10 de glace de plusieurs années en petits floes encastrés. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

Banquise côtière grise avec 3/10 de glace de plusieurs années en petits floes encastrés.

Exemple 6

Image d'un oeuf avec 9+/10 de concentration totale de glace; 2/10 de glace épaisse de première année en floes vastes; 2/10 de glace épaisse de première année en grands floes; 6/10 de glace épaisse de première année en floes moyens. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9+/10 de concentration totale de glace. 2/10 de glace épaisse de première année en floes vastes, 2/10 de glace épaisse de première année en grands floes et 6/10 de glace épaisse de première année en floes moyens. Puisque 6/10 de la glace épaisse de première année est en floes moyens, cette dernière représente la taille des floes.

Exemple 7

Image d'un oeuf avec 9+/10 de concentration totale de glace; 3/10 de vieille glace en floes géants; 7/10 de vieille glace en floes moyens. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9+/10 de concentration totale de glace. 3/10 de vieille glace en floes géants et 7/10 de vieille glace en floes moyens.

5.6.1 Bancs et cordons

Exemple 8

Image d'un oeuf avec 3/10 de concentration totale de glace; 2/10 de vieille glace; 1/10 de glace épaisse de première année. Toutes les glaces sont concentrées en bancs et cordons de 9+/10. (floes de taille 3 et moins). Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

3/10 de concentration totale de glace. 2/10 de vieille glace et 1/10 de glace épaisse de première année. Toutes les glaces sont concentrées en bancs et cordons de 9+/10. (floes de taille 3 et moins).

Exemple 9

Image d'un oeuf avec 3/10 de concentration totale de glace en bancs et cordons de 9+/10; 6/10 de vieille glace en floes immenses; 4/10 de glace épaisse de première année en grands floes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

3/10 de concentration totale de glace en bancs et cordons de 9+/10. 6/10 de vieille glace en floes immenses et 4/10 de glace épaisse de première année en grands floes. La taille des floes étant significative, l'utilisation de deux oeufs est indiquée.

Exemple 10

Image d'un oeuf avec 9+/10 de concentration totale de glace comprenant 1/10 de glace épaisse de première année; 1/10 de glace moyenne de première année; 8/10 de nouvelle glace; vieille glace de moins de 1/10 de concentration. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9+/10 de concentration totale de glace comprenant 1/10 de glace épaisse de première année, 1/10 de glace moyenne de première année, 8/10 de nouvelle glace et de la vieille glace de moins de 1/10 de concentration. La vieille glace et la glace épaisse de première année sont distribuées à la grandeur de la zone en bancs et cordons de 3/10 de vieille glace et 7/10 de glace épaisse de première année. Tous les types de glace du deuxième oeuf doivent être inclus dans le premier oeuf.

Exemple 11

Image d'un oeuf avec 6/10 de concentration totale de glace; 4/10 de sarrasins; 2/10 de nouvelle glace. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

6/10 de concentration totale de glace. 4/10 de sarrasins et 2/10 de nouvelle glace.

Exemple 12

Image d'un oeuf avec 9+/10 de concentration totale de glace; 1/10 de glace d'origine terestre avec floes de taille 9 (icebergs); 5/10 de glace mince de première année en grands floes; 4/10 de glace blanchâtre en floes moyens. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

9+/10 de concentration totale de glace. 1/10 de glace d'origine terestre (so) avec floes de taille 9 (icebergs). 5/10 de glace mince de première année en grands floes et 4/10 de glace blanchâtre en floes moyens.

Exemple 13

Image de deux oeufs avec une ligne de démarcation entre ces deux œufs puisque la concentration de glace mince de première année diffère d'au moins 3 dixièmes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

Une ligne de démarcation facultative pourrait être placée entre les oeufs ci-contres puisque leurs concentrations de glace mince de première année diffère d'au moins 3 dixièmes.

Exemple 14

Image de deux oeufs avec une ligne de démarcation entre ces deux oeufs puisque leurs concentrations partielles de glace de première année moyenne ou épaisse diffère d'au moins 3 dixièmes. Voir la description ci-dessous pour plus de détails.

Description:

Une ligne de démarcation facultative pourrait être placée entre les oeufs ci-contres puisque leurs concentrations partielles de glace de première année moyenne ou épaisse diffère d'au moins 3 dixièmes.

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Chapitre 6: Mesures et messages d'épais

Ce chapitre traite des mesures de l'épaisseur de la glace et de l'épaisseur de la neige, et des messages sur ces données. Il est important de connaître l'épaisseur de la neige, car elle influe directement sur l'épaisseur de la glace en raison de ses propriétés isolantes. La valeur opérationnelle de ces mesures tient à ce qu'elles permettent d'évaluer l'épaisseur générale de la neige autour de la zone concernée. Ce sont aussi d'importants enregistrements climatologiques dont les usagers ont besoin pour la modélisation des glaces, la construction d'infrastructures et, plus récemment, les études sur le changement climatique. Elles constituent la base de sommaires annuels de données.

L'observateur doit s'assurer qu'au site choisi, la profondeur de l'eau est supérieure à l'épaisseur maximale de glace attendue pour l'année. On devra autant que possible mesurer l'épaisseur de la glace et la profondeur de la neige au même endroit pendant toute la saison et une saison après l'autre. L'endroit devrait être situé sur de la glace non déformée (de niveau) et non perturbée. Lorsqu'on utilise la tarière, on doit percer un nouveau trou à chaque mesure, de manière à obtenir l'épaisseur de la couche totale de glace. S'il existe en permanence une fissure de marée à la station, on devrait choisir l'emplacement légèrement au large de celle-ci.

Lorsque les conditions météorologiques le permettent, on doit prendre une mesure de l'épaisseur de la glace tous les vendredis, sinon le premier jour suivant qui s'y prête. Les observations peuvent être faites au moment de la journée qui convient le mieux, en fonction des autres tâches. Les messages doivent être rédigés et expédiés dès que possible.

 

6.1 Messages hebdomadaires d'épaisseur de la glace

Ces messages hebdomadaires sont utilisés en temps quasi réel pour valider la croissance de la banquise côtière et estimer la vitesse de croissance de la glace de mer dérivante. Ils doivent être transmis à une station collectrice désignée du réseau de communications météorologique qui les introduira sur le circuit sous la forme de bulletins sous l'en-tête "ITCN01" avec l'indicatif de la station collectrice. La publication MANTRANS (cf. 3) donne la liste des en-têtes ITCN, y compris les stations mentionnées dans les bulletins, et indique les relais qui permettent la diffusion voulue.

Les mesures hebdomadaires de l'épaisseur de la glace et de la neige sont codées comme suit :

ITCN01 CXXX YYGGgg
(CXXX) YYItI tIt StS tWtd

Tableau 6.1 : En-tête du message hebdomadaire de l'épaisseur de la glace

SymboleDescription
ITCN01Indicatif du message
CXXXIndicatif de la station émettrice
YYJour (quantième) de la transmission du message
GGHeure de la transmission du message
ggMinutes de la transmission du message

 

Tableau 6.2 : Corps du message hebdomadaire de l'épaisseur de la glace

SymboleDescriptionTableau de codage
CXXXIndicatif de la station d'observation (si différente de la station émettrice) 
YYJour (quantième) de la mesure 
ItI tItÉpaisseur de la glace, en centimètres entiers 
StS tÉpaisseur moyenne de la neige au site de mesure, en centimètres entiers 
TTopographie de la surface6.3
WtFissures et chenaux6.4
dMéthode de mesure utilisée6.5

 

Tableau 6.3 : Topographie de la surface (T)

SymboleConcentrationCode
Lisse 0
Chevauchements0 - 1/101
2/10 - 3/102
4/10 - 10/103
Crêtes0 - 1/104
2/10 - 3/105
4/10 - 10/106
Hummocks0 - 1/107
2/10 - 3/108
4/10 - 10/109

 

Tableau 6.4 : Fissures et chenaux (Wt)

DescriptionCode
Ni fissures ni chenaux0
Quelques fissures1
Nombreuses fissures2
Quelques chenaux3
Nombreux chenaux4

 

Tableau 6.5 : Méthode de mesure utilisée (d)

DescriptionCode
Visuelle0
Trousee de tarière1
Fil chauffant2
Autre méthode3

Spécialiste des services des glaces qui mesure l'épaisseur de la glace.
Spécialiste des services des glaces qui mesure
l'épaisseur de la glace.
Photo: Jan-Andrej Skopalik © Environnement Canada, 2013

6.2 Messages mensuels d'épaisseur de la glace

Les mesures hebdomadaires de l'épaisseur de la glace sont consignées sur le formulaire 0063-2317, conformément à la figure 6.1 (p. 6-7). Ces formulaires constituent l'enregistrement officiel des messages sur l'épaisseur de la glace et l'épaisseur de la neige des stations du réseau. Le chef de station a la responsabilité de s'assurer que les formulaires aient été soigneusement vérifiés et signés par lui-même ou son adjoint. Cette signature atteste de la précision et de l'intégralité du message.

Le formulaire doit être envoyé par la poste au Service canadien des glaces à la fin de chaque mois. On en laissera une copie aux dossiers de la station. On utilisera un formulaire par mois d'observation.

Le nom au complet de la station, le mois et l'année doivent figurer nettement sur chaque feuille dans l'espace prévu à cet effet en haut du formulaire.

Il y a quatre (4) catégories de renseignements à indiquer sur le formulaire, à savoir :

  • site de mesure
  • mesure
  • chenaux
  • remarques

Tableau 6.6 : Message mensuel d'épaisseur de la glace

No de rubriqueRubriqueDescription
1Site de la mesureDirection et distance par rapport à un repère terrestre important; indiquer tout changement de site, si la chose devient nécessaire
2aDate de la mesureDate (en 2 chiffres) à laquelle a été faite la mesure
2bÉpaisseur de la glaceÉpaisseur mesurée au centimètre le plus proche
2cÉpaisseur de la neigeÉpaisseur moyenne de la neige au centimètre le plus proche
2dTopographie de la surfaceCaractéristiques de la surface au site de mesure et plus au large (Tableau 6.3)
2eFissures/chenauxPrésence et orientation des fissures et chenaux (Tableau 6.4)
2fMéthode/utiliséeMéthode utilisée pour mesurer ou évaluer l'épaisseur de la glace (Tableau 6.5)
2gTransmission du messageO (oui) ou N (non) selon que le message hebdomadaire a été transmis ou non
3ChenauxPrésence et, si possible, position, orientation, longueur et largeur (en mètres ou kilomètres) de chenaux
4RemarquesRenseignements supplémentaires (dont la date de la première apparition de la glace et la date à laquelle il est devenu dangereux de faire la mesure)

6.3 Exemples de messages sur l'épaisseur de la glace

Exemple 1

ITCN01 CYFB 072200
07112 15611

En-tête
ITCN01 CYFB 072200
ITCN01 indicatif du message
CYFB indicatif de la station (Iqaluit)
072200 le message a été déposé pour transmission
le 7e jour du mois à 2200UTC
CYFB indicatif de la station (Iqaluit)
072200 le message a été déposé pour transmission
le 7e jour du mois à 2200UTC

Corps
07112 15611
07 la date de la mesure est le 7 e jour du mois
112 l'épaisseur de la glace est de 112 centimètres
15 l'épaisseur moyenne de la neige est de 15 centimètre
au site de mesure
6 topographie de la surface = 4/10 - 10/10 de crêtes
1 quelques fissures
1 mesures prises avec la trousse de tarière

Exemple 2

ITCN01 CYVN 072100\
07095 08401

En-tête
ITCN01 CYVN 072100
ITCN01 indicatif du message
CYVN indifcatif de la station (Cape Dyer)
072100 le message a étée déposé pour transmission le 7e jour du mois à 2100UTC

Corps
07095 08401
07 la date de la mesure était le 7e jour du mois
095 l'épaisseur de la glace est 95 centimètres
08 l'épaisseur de la neige est de 8 centimètres
4 topographie de la surface = 0 - 1/10 de crêtes
0 ni fissures ni chenaux
1 mesures prises avec la trousse de tarière

Les exemples ci-dessus seraient assemblés en un bulletin par YFB, la station collectrice désignée, sous la forme suivante:

ITCN01 CYFB 072230
YFB 07112 15611
YVN 07095 08401

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