Annexes de l'évaluation préalable finale
Approche pour le secteur pétrolier

Carburants aviation
[Carburants]

Numéros de registre du Chemical Abstracts Service
64741-86-2
64741-87-3
68527-27-5

Environnement Canada
Santé Canada
Avril 2014

Table des matières

Annexe A : Groupes de substances pétrolières

Tableauau A-1. : Description des neuf groupes de substances pétrolières
GroupeNote de bas de page Annexe A Tableau A1[a]DescriptionExemple
Pétroles brutsMélanges complexes d'hydrocarbures aliphatiques et aromatiques et de petites quantités de composés inorganiques, présentes naturellement sous la surface terrestre ou le plancher océaniquePétrole brut
Pétrole et
gaz de raffinerie
Mélanges complexes d'hydrocarbures légers comportant principalement de 1 à 5 atomes de carbonePropane
Naphtes à faible point d'ébullitionMélanges complexes d'hydrocarbures comportant principalement de 4 à 12 atomes de carboneEssence
GazolesMélanges complexes d'hydrocarbures comportant principalement de 9 à 25 atomes de carboneCarburant diesel
Mazouts lourdsMélanges complexes d'hydrocarbures lourds comportant principalement de 11 à 50 atomes de carboneMazout n° 6
Huiles de baseMélanges complexes d'hydrocarbures comportant principalement de 15 à 50 atomes de carboneHuiles lubrifiantes
Extraits aromatiquesMélanges complexes d'hydrocarbures principalement aromatiques comportant de 15 à 50 atomes de carboneMatières de base pour la production de benzène
Paraffines, gatsh
et pétrolatum
Combinaisons complexes d'hydrocarbures principalement aliphatiques comportant de 12 à 85 atomes de carbonePétrolatum
Bitume ou résidus sous videCombinaisons complexes d'hydrocarbures lourds comportant plus de 25 atomes de carbonesAsphalte
Note de bas de page Annexe A Tableau A1 a

Groupes fondés sur les classifications élaborées par le CONCAWE et sur un rapport demandé par l'Institut canadien des produits pétroliers (Simpson, 2005).

Retour à la note de page Annexe A Tableau A1 a

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Annexe B : Propriétés chimiques et physiques des structures représentatives pour les carburants aviation

Tableauau B-1. Propriétés physiques et chimiques des substances représentatives pour les carburants aviation (EPI Suite, 2008)Note de bas de page Annexe B Tableau B1[a]

Alcanes
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C9
n-nonane 
(111-84-2)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
150,8 (expt.)-53,5 (expt.)593 (expt.)3,5 × 105 
(expt.)
C12
n-dodécane
(112-40-3)
64741-87-3
64741-86-2
216,3
(expt.)
-9,6
(expt.)
18,0
(expt.)
8,3 × 105
(expt.)
C15
n-pentadécane
(629-62-9)
64741-86-2271
(expt.)
9,9
(expt.)
0,5
(expt.)
1,3 × 106
(expt.)
Isoalcanes
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C6
2-méthylpentane
(43133-95-5)
64741-87-360,2 (expt.)-153,7 (expt.)2,8 × 104 (expt.)1,7 × 105
(expt.)
C9
2,2-diméthylheptane
(1071-26-7)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
133 (expt.)-113 (expt.)1,4 × 1035,8 × 105
C12
2,3-diméthyldécane
(17312-44-6)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
181,4-431652 × 106
C15
2-méthyltétradécane
(1560-95-8)
64741-86-22501,55,84,6 × 106
Cycloalcanes monocycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C9
1,2,3-triméthylcyclohexane
(1678-97-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
151,2 (expt.)-85,7 (expt.)6499,6 × 104
C12
n-hexylcyclohexane (4292-75-5)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
224
(expt.)
-43
(expt.)
15,2 (expt.)2 × 105
C15
nonylcyclohexane
(2883-02-05)
64741-86-2282
(expt.)
-10
(expt.)
0.3
(expt.)
5,3 × 105
Cycloalcanes bicycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C9
cis-bicyclononane (4551-51-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
167 (expt.)-53
(expt.)
3209 210
C15
2-isopentadécyline
64741-86-2244232.44,8 × 104
(expt.)
C20
2,4-diméthyloctyl-2-décaline
64741-86-2324410,17,2 × 105
Polycycloalcanes
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C14
Hydrophénanthrène
64741-86-2255214,58 590
Substances aromatiques monocycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C6
benzène
(71-43-2)
64741-87-3
68527-27-5
80
(expt.)
5,5 (expt.)1,3 × 104 (expt.)562
(expt.)
C9
1-méthyl-2-éthylbenzène
(611-14-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
165,2 (expt.)-80,8 (expt.)348 (expt.)560
(expt.)
C15
n-nonylbenzène
(1081-77-2)
64741-86-2281 (expt.)-24
(expt.)
0,8
(expt.)
1 × 104 
Cycloalcanes monoaromatiques*
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C10
tétraline
(119-64-2)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
102-104 (expt.)-35,7 (expt.)49,1 (expt.)138
(expt.)
C15
méthyloctahydrophénanthrène
64741-87-3
64741-86-2
267,127,92.31,5 × 104 
Substances aromatiques bicycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C10
naphtalène
(91-20-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
217,9 (expt.)80,2 (expt.)13,1 (expt.)45
(expt.)
C15
4-isopropylbiphényle
(7116-95-2)
64741-86-230943,70,198,7
Cycloalcanes diaromatiques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C12
acénaphtène
(83-32-9)
64741-86-2279
(expt.)
93,4 (expt.)0.3
(expt.)
18,6
(expt.)
C15
éthylfluorène
(65319-49-5)
64741-86-2337,694,60,0075,6
Substances aromatiques tricycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéPoint d'ébullition (°C)Point de fusion
(°C)
Pression de vapeur
(Pa)
Constante de la loi d'Henry (Pa·m3/mol)
C15
2-méthylphénanthrène
(2531-84-2)
64741-86-2155–160 (expt.)57–59 (expt.)0,0092,8

Tableauau B-1 (suite) Propriétés physiques et chimiques des substances représentatives pour les carburants aviation (EPI Suite, 2008)[a]

Alcanes
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)Note de bas de page Annexe B Tableau B1 [b]
C9
n-nonane 
(111-84-2)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
5,65
(expt.)
4,90,22
(expt.)
C12
n-dodécane
(112-40-3)
64741-87-3
64741-86-2
6,1
(expt.)
5.30,004
(expt.)
C15
n-pentadécane
(629-62-9)
64741-86-27.76.78 × 10−5
(expt.)
Isoalcanes
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C6
2-méthylpentane
(43133-95-5)
64741-87-33,22,713
(expt.)
C9
2,2-diméthylheptane
(1071-26-7)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
4,74,02,9
C12
2,3-diméthyldécane
(17312-44-6)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
6,15,30,1
C15
2-méthyltétradécane
(1560-95-8)
64741-86-27,66,60,003
Cycloalcanes monocycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C9
1,2,3-triméthylcyclohexane
(1678-97-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
4,43,85,1
C12
n-hexylcyclohexane (4292-75-5)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
6,15,30,1
C15
nonylcyclohexane
(2883-02-05)
64741-86-27,56,50,005
Cycloalcanes bicycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C9
cis-bicyclononane (4551-51-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
3,73,225.1
C15
2-isopentadécyline
64741-86-24,23,7
(expt.)
0,9
(expt.)
C20
2,4-diméthyloctyl-2-décaline
64741-86-28,97.71,2 x 10-4
Polycycloalcanes
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C14
Hydrophénanthrène
64741-86-25.24,50,5
Substances aromatiques monocycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C6
benzène
(71-43-2)
64741-87-3
68527-27-5
2,1
(expt.)
1,8
(expt.)
2,1
(expt.)
C9
1-méthyl-2-éthylbenzène
(611-14-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
3,5
(expt.)
3,13,5
(expt.)
C15
n-nonylbenzène
(1081-77-2)
64741-86-27,1
(expt.)
6,27.1
(expt.)
Cycloalcanes monoaromatiques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C10
tétraline
(119-64-2)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
3.5
(expt.)
3.047
(expt.)
C15
méthyloctahydrophénanthrène
64741-87-3
64741-86-2
5,64,90,2
Substances aromatiques bicycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C10
Naphtalène
(91-20-3)
64741-87-3
68527-27-5
64741-86-2
3,3
(expt.)
3.0
(expt.)
31
(expt.)
C15
4-isopropylbiphényle
(7116-95-2)
64741-86-25,5
(expt.)
4,80,9
Cycloalcanes diaromatiques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C12
acénaphtène
(83-32-9)
64741-86-23,9
(expt.)
3,6
(expt.)
3,9
(expt.)
C15
éthylfluorène
(65319-49-5)
64741-86-25,14,40,2
Substances aromatiques tricycliques
Classe chimique, nom et no CASCarburant aviation représentéLog KoeLog KcoSolubilité aqueuse
(mg/L)[b]
C15
2-méthylphénanthrène
(2531-84-2)
64741-86-25,2 (expt.) 4,9 (expt.)4.20,3
(expt.)

Abréviations :
Kco = coefficient de partage carbone organique-eau;
Koe = coefficient de partage octanol-eau;
expt. = valeurs expérimentales.

Note de bas de page Annexe B Tableau B1 a

Toutes les valeurs sont modélisées, sauf celles comportant la mention (expt.), indiquant une valeur expérimentale.Les modèles utilisés étaient les suivants : HENRYWIN (2011) pour les constantes de la loi d'Henry, KOWWIN (2010) pour le log Koe, KOCWIN (2010) pour le log Kcc, WSKOWWIN (2010) pour la solubilité de l'eau.

Retour à la note de page Annexe B Tableau B1 a

Note de bas de page Annexe B Tableau B1 b

L'hydrosolubilité maximale a été estimée pour chaque substance représentative d'après ses propriétés physiques et chimiques intrinsèques. L'hydrosolubilité réelle d'un constituant d'un mélange est inférieure étant donné que l'hydrosolubilité totale du mélange idéal est proportionnelle à la somme des valeurs de l'hydrosolubilité des fractions molaires de chaque composant pris individuellement (Banerjee, 1984).

Retour à la note de page Annexe B Tableau B1 b

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Annexe C : Renseignements sur la production et le transport

Tableauau C-1. Production, importations et exportations canadiennes d'essence aviation et de carburéacteur en 2011, en millions de litres (Statistique Canada, 2012)
ProduitProduction des raffineriesProduction netteNote de bas de page Annexe C Tableau C1[a]ImportationsExportations
Essence aviationNote de bas de page Annexe C Tableau C1[b]49,949,50,08,4
Carburéacteur, type kérosèneNote de bas de page Annexe C Tableau C1 [c]4056,83868,82217,9307,9
Total4106,73918,32217,9316,3
Note de bas de page Annexe C Tableau C1 a

Production nette suivant les transferts d'un produit à l'autre.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C1 a

Note de bas de page Annexe C Tableau C1 b

Tous les types d'essences utilisées pour les avions à moteurs à pistons.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C1 b

Note de bas de page Annexe C Tableau C1 c

Tous les carburants de type kérosène pour les turboréacteurs et les moteurs de type à réaction simple.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C1 c

Tableauau C-2. Utilisation des essences aviation et des carburéacteurs au Canada en 2008, en millions de litres (Statistique Canada, 2009)
Volume (en millions de litres)
DistributionsEssence aviationCarburéacteurNote de bas de page Annexe C Tableau C2[a]
Transporteurs aériens canadiens34,35042,9
Transporteurs aériens étrangers0,0638,0
Administration publique1,7200,2
Organismes commerciaux et autres institutions53,5849,6
Note de bas de page Annexe C Tableau C2 a

Comprend le carburateur de type naphte et kérosène

Retour à la note de page Annexe C Tableau C2 a

Tableauau C-3. Déversements de carburants aviation (essences et carburéacteurs) à l'échelle nationale de 2000 à 2009 (Base de données NEMISIS d'Environnement Canada, 2011)Note de bas de page Annexe C Tableau C3 [a]
AnnéeVolume moyen des déversements (en litres)Volume maximal d'un déversement unique
(en litres)
Volume médian des déversements (en litres)Nombre de déversements signalés% de déversements à volume inconnuVolume total des déversements déclarés
(en litres)
Volume total extrapolé des déversementsNote de bas de page Annexe C Tableau C3 [b] (en litres)
20095763 3882782810,714 40420 573
200870418 00020762,652 12156 234
20076 873200 00038805522 385530 610
20061 15122 00050833,790 93997 108
20053 555179 280681085,6362 566374 903
200459716 95750979,352 49871 004
20031 11726 7681009911,198 319120 938
20021 06318 000133649,461 66274 000
20012 274150 0001001207,5252 408270 914
200097726 145607012,959 56678 073
Volume total des déversements     1 566 8681 694 355
Note de bas de page Annexe C Tableau C3 a

Ne comprend pas les déversements dus à l'écrasement d'un aéronef, à une collision, à la glace ou au givre, aux conditions routières, à l'affaissement du sol ou à des actes de vandalisme.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C3 a

Note de bas de page Annexe C Tableau C3 b

Le volume total extrapolé a été calculé à l'aide d'une estimation proportionnelle des déversements connus afin de déterminer la fréquence et le volume des déversements inconnus, en supposant que la distribution des rejets déclarés était représentative de tous les rejets.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C3 b

Tableauau C-4a. Volume approximatif (en litres) des déversements de carburants aviation (essences aviation et carburéacteur) par province et territoire de 2000 à 2009 (Environnement Canada, 2011)Note de bas de page Annexe C Tableau C4a [a]
Province200020012002200320042005
Colombie-Britannique9 95327 00021 24412 9622 9085 500
Alberta26 145s.o.s.o.3 05841138 662
Saskatchewans.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.
Manitobas.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.
Ontario10 81612 500s.o.s.o.s.o.1 000
Québec5 79714 04212 2596 0301 462197 780
Nouveau­Brunswick3 391305 2009 004355985
Nouvelle-Écosse83611 2175 22712 0018 15314 934
Île-du-Prince-Édouards.o.15s.o.s.o.s.o.s.o.
Terre-Neuve-et-Labrador2 628185 63017 73255 26439 5793 555
Nunavuts.o.s.o.s.o.s.o.s.o.100
Territoires du Nord-Ouests.o.s.o.s.o.s.o.s.o.50
Yukons.o.461s.o.s.o.s.o.s.o.
Totaux annuels59 566252 40861 66298 31952 498362 566

Abbréviation :
s.o. = Sans objet (volumes des déversements non déclarés)

Note de bas de page Annexe C Tableau C4a a

Ne comprend pas les déversements dus à l'écrasement d'un aéronef, à une collision, à la glace ou au givre, aux conditions routières, à l'affaissement du sol ou à des actes de vandalisme.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C4a a

Tableauau C-4b (suite). Volume approximatif (en litres) des déversements de carburants aviation (essences aviation et carburéacteur) par province et territoire de 2000 à 2009 (Environnement Canada, 2011)Note de bas de page Annexe C Tableau C4b [a]
Province2006200720082009Total
Colombie-Britanniques.o.400s.o.s.o.79 967
Alberta5 16520s.o.9 288182 379
Saskatchewans.o.s.o.s.o.500500
Manitobas.o.6 6504 00050511 155
Ontario23 030200 000904247 440
Québec12 413127 2048 3781 367386 733
Nouveau­Brunswick175s.o.6 359125 501
Nouvelle-Écosse5 8832 07613 5711 61675 512
Île-du-Prince-Édouards.o.s.o.s.o.s.o.15
Terre-Neuve-et-Labrador17 65635 40119 2691 073377 787
Nunavut26 617150 583s.o.50177 350
Territoires du Nord-Ouests.o.36s.o.s.o.86
Yukons.o.15454s.o.931
Totaux annuels90 939522 28552 12114 4041 566 868Note de bas de page Annexe C Tableau C4b[b]

Abbréviation :
s.o. = Sans objet (volumes des déversements non déclarés)

Note de bas de page Annexe C Tableau C4b a

Ne comprend pas les déversements dus à l'écrasement d'un aéronef, à une collision, à la glace ou au givre, aux conditions routières, à l'affaissement du sol ou à des actes de vandalisme.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C4b a

Note de bas de page Annexe C Tableau C4b b

Les déversements non attribués à une province ou à un territoire ne sont pas inclus dans le total.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C4b b

Tableauau C-5. Nombre de déversements de carburants aviation dans l'air, le sol, l'eau douce et l'eau salée de 2000 à 2009 (Environnement Canada, 2011)Note de bas de page Annexe C Tableau C5 [a]
AnnéeAirSolEau douceEau salée
200084542
2001126439
200244643
2003165649
20041345213
2005215587
2006134838
200773819
200843831
200951225
TotalNote de bas de page Annexe C Tableau C5[b]1034473466
Moyenne114837
% des rejets totauxNote de bas de page Annexe C Tableau C5 [c]15,8 %68,8 %5,2 %10,2 %
Note de bas de page Annexe C Tableau C5 a

Ne comprend pas les déversements dus à l'écrasement d'un aéronef, à une collision, à la glace ou au givre, aux conditions routières, à l'affaissement du sol ou à des actes de vandalisme.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C5 a

Note de bas de page Annexe C Tableau C5 b

Les rejets qui ont touché plusieurs milieux ne sont pas considérés distinctement de ceux qui ont touché un seul milieu. Les rejets associés à un milieu touché (eaux souterraines uniquement [3], inconnu [21]) ou qui ne sont pas associés à un milieu (216) ne sont pas inclus.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C5 b

Note de bas de page Annexe C Tableau C5 c

Pourcentage des rejets totaux dans l'air, le sol, l'eau douce et l'eau salée (650 rejets).

Retour à la note de page Annexe C Tableau C5 c

Tableauau C-6a. Sources des déversements de carburant aviation au Canada de 2000 à 2009 (Environnement Canada, 2011)Note de bas de page Annexe C Tableau C6a [a]
SourceNombre total de rejetsVolume total des déversements
(en litres)
Proportion du volumeVolume moyen des déversements (en litres)
Autre installation de stockage46507 4750,3211 534
Aéronef472406 8070,26906
Train3286 4800,1895 493
Autre77173 4200,112 477
Camion-citerne8567 6180,04856
Dépôt1342 3100,034 701
Oléoduc1031 3820,023 487
Autre installation industrielle712 4540,011 779
Autre embarcation612 1850,012 437
Autres véhicules automobiles397 2660,00196
Raffinerie26 3740,003 187
Inconnue313 9240,00178
Migration73 5600,00593
Barge52 0450,00511
Vraquier61 7500,00350
Station-service58000,00800
Champ de production14100,00410
Camion de transport43300,0083
Navire-citerne52670,0067
Équipement électrique1110,0011
Égouts municipaux000,000
Usine municipale de traitement des eaux d'égout000,000
Usine chimique000,000
Terminal maritime0 00,000
     
Total8251 566 8681,002056
Note de bas de page Annexe C Tableau C6a a

Ne comprend pas les déversements dus à l'écrasement d'un aéronef, à une collision, à la glace ou au givre, aux conditions routières, à l'affaissement du sol et à des actes de vandalisme.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C6a a

Tableauau C-6b. Causes des déversements de carburant aviation au Canada de 2000 à 2009 (Environnement Canada, 2011)Note de bas de page Annexe C Tableau C6b [a]
CauseNombre total de rejetsVolume total des déversements (en litres)Proportion du volumeVolume moyen des déversements (en litres)
Rejets122359 9150,233 130
Déraillement2286 0800,18143 040
Fuites d'un réservoir hors sol40208 9250,136 145
Autre103199 0250,132 140
Fuites des contenants34176 3540,115 511
Trop-plein216157 4270,10764
Inconnue8860 8040,04833
Fuite d'une conduite7356 0120,04849
Renversement821 5000,014 300
Perturbation d'un procédé5820 9600,01361
Fuite d'une soupape ou d'un raccord6919 5010,01287
Naufrage21900,00190
Explosion d'un puits71470,0021
Fuite du système de refroidissement1250,0025
Pompage de cale120,002
Échouement100,000
Défaillance d'une digue000,000
Fuite de réservoirs souterrains000,000
Total8251 566 8681,002 056
Note de bas de page Annexe C Tableau C6b a

Ne comprend pas les déversements dus à l'écrasement d'un aéronef, à une collision, à la glace ou au givre, aux conditions routières, à l'affaissement du sol et à des actes de vandalisme.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C6b a

Tableauau C-6c. Raisons des déversements de carburant aviation de 2000 à 2009 (Environnement Canada, 2011)Note de bas de page Annexe C Tableau C6c [a]
RaisonNombre total de rejetsVolume total des déversements (en litres)Proportion du volumeVolume moyen des déversements (en litres)
Inconnue120440 0750,284 445
Défaillance de l'équipement150282 2920,182 002
Erreur humaine162251 5620,161 688
Défaillance des matériaux187184 4490,121 019
Autre100166 3210,111 769
Dommages causés par l'équipement10112 8380,0712 538
Rejet volontaire5398 5200,061 932
Négligence2015 6060,01867
Corrosion27 7000,007 700
Migration75 4890,00915
Surcharge51 7910,00358
Joint d'étanchéité82210,0032
Incendie, explosion130,003
Panne de courant000,000
Défaut de soudure, joint000,000
Total8251 566 8681,002 056
Note de bas de page Annexe C Tableau C6c a

Ne comprend pas les déversements dus à l'écrasement d'un aéronef, à une collision, à la glace ou au givre, aux conditions routières, à l'affaissement du sol et à des actes de vandalisme.

Retour à la note de page Annexe C Tableau C6c a


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Annexe D : Persistance et bioaccumulation

Tableauau D-1. Valeurs expérimentales concernant les demi-vies des hydrocarbures d'une essence formulée dans l'eau (Prince et al., 2007b)

Aromatiques
Produit chimiqueDemi-vie
médiane
(jours)
Demi-vie
moyenne
(jours)
benzène3,24,6
1-(méthyléthyl)benzène3,25,2
2-éthyl-1,3-diméthylbenzène3,24,9
Substances aromatiques bicycliques
Produit chimiqueDemi-vie
médiane
(jours)
Demi-vie
moyenne
(jours)
Naphtalène3.24,4
n-Alcanes
Produit chimiqueDemi-vie
médiane
(jours)
Demi-vie
moyenne
(jours)
Butane1531,8
Hexane6,510,2
Nonane3,24,4
Dodécane2,83,8
Isoalcanes
Produit chimiqueDemi-vie
médiane
(jours)
Demi-vie
moyenne
(jours)
2-méthylpropane (isobutane)17,141,7
2-méthylpropène10,416,7
3-méthylpropène10,121,3
2-méthylbutane4,86,0
4-méthylnonane3,24,8
Cycloalcanes
Produit chimiqueDemi-vie
médiane
(jours)
Demi-vie
moyenne
(jours)
1,1,3-triméthylcyclohexane8,514,2
Alcènes
Produit chimiqueDemi-vie
médiane
(jours)
Demi-vie
moyenne
(jours)
cis-3-hexène6,58,4
Cycloalkènes
Produit chimiqueDemi-vie
médiane
(jours)
Demi-vie
moyenne
(jours)
Cyclopentène8,111,5
4-méthylcyclopentène8,112,5
Tableauau D-2. Valeurs expérimentales concernant la biodégradation des composants du carburant diesel dans l'eau (Penet et al., 2004)
Type de carburant dieselType de cultureParamètres/unités de dégradationValeur de dégradation (%)
value (%)
Valeur de minéralisation (%)
RuisseletSol,
boue
Biodégradation, % (après 28 jours)91 ± 1
45 ± 15
70 ± 4,
66 ± 13
HydrocraquageSol,
boue
Biodégradation, % (après 28 jours)93 ± 3
61 ± 6
67 ±4,
50 ± 11
Hydrocraquage en supplémentSol,
boue
Biodégradation, % (après 28 jours)90 ± 2
82 ± 4
85 ± 12,
58 ± 6
Gazole légerSol,
boue
Biodégradation, % (après 28 jours)88 ± 1
75 ± 7
70 ± 5,
53 ± 6
Fischer-TropschSol,
boue
Biodégradation, % (après 28 jours)95 ± 4
79 ± 4
55 ± 8,
66 ± 4
CommercialSol,
boue
Biodégradation, % (après 28 jours)93 ± 2
61
54 ± 4,
54
Tableauau D-3. Une analyse des données de persistance des hydrocarbures pétroliers représentative des essences aviation d'après Environnement Canada (2013)
Nombre d'atomes de carboneC4C5C6C8C9C10C11C12C13C14C15C18C20
n-alcanesAAAs.o.s.o.s.o.s.o.
i-alcanes AAAs.o.s.o.s.o.
n-alcènesSds.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.
Alcanes monocycliquess.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.
Alcanes dicycliquess.o.s.o.s.o.s.o.Sds.o.s.o.Sds.o.s.o.S, W, Sds.o.S, W, Sd
Alcanes polycycliquess.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.Sds.o.S, W, Sds.o.
Substances monoaromatiquess.o.s.o.AASd SdS, W, Sds.o.s.o.Sds.o.
Cycloalcanes monoaromatiquess.o.s.o.s.o.s.o.S, W, SdS, W, Sds.o.S, W, Sds.o.s.o.S, W, Sds.o.S, W, Sd
Substances diaromatiquess.o.s.o.s.o.s.o.s.o.S, W, Sds.o.S, W, Sds.o.s.o.S, W, Sds.o.S, W, Sd
Cycloalcanes diaromatiquess.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.s.o.S, W, SdAs.o.s.o.
Substances aromatiques tricycliquess.o.s.os.o.s.o.s.os.o.s.o.As.o.A ,S ,W, Sds.o.

Abbréviations :
A = Demi-vie prévue dans l'air de deux jours ou plus
S = Demi-vie prévue dans le sol de six mois ou plus
W = Demi-vie prévue dans l'eau de six mois ou plus
Sd = Demi-vie prévue dans les sédiments de six mois ou plus
– = Indique que ces structures ne sont pas considérées comme pouvant persister longtemps dans l'air, le sol, l'eau ou les sédiments.
s.o. = sans objet Indique qu'aucun de ces nombres d'atomes de carbone n'existe au sein du groupe ou n'a été modélisé

Tableauau D-4. Une analyse des données de bioaccumulation modélisées et expérimentales des hydrocarbures pétroliers représentative des essences aviation d'après Environnement Canada (2013)
Nombre d'atomes de carboneC12C13C14C15C18C20
n-alcanes
i-alcanes Bs.o.Bs.o.s.o.
alcènesBs.o.s.o.s.o.s.o.s.o.
cycloalcanes monocycliquesBs.o.s.o.Bs.o.s.o.
cycloalcanes bicycliquesBs.o.Bs.o.s.o.
polycycloalcaness.o.s.o.Bs.o.s.o.
monoaromatiquess.o.s.o.Bs.o.s.o.
cycloalcanes monoaromatiquess.o.s.o.BB
Substances diaromatiquesBBs.o.s.o.
cycloalcanes diaromatiquess.o.B
Substances polyaromatiques tricycliquess.o.Bs.o.B

Abbréviations :
B = Caractère bioaccumulable très élevé prévu avec un FBC/FBA supérieur à 5 000
s.o. = sans objet Indique qu'aucun de ces nombres d'atomes de carbone n'existe au sein du groupe ou n'a été modélisé
– = Indique que ces structures ne sont pas considérées comme étant très bioaccumulables

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Annexe E : Effets écologiques

Tableauau E-1a. Valeursempiriques de la toxicité aquatique de divers carburants aviation
OrganismeNom communEssaiDose (mg/L)RemarqueRéférence
Daphnia magnaCladocèreCL50 après 48 h28FSE – Essence aviation 110 Note de bas de page Annexe E Tableau E1a [a]Harris, 1994
Daphnia magnaCladocèreCL50 après 48 h15FSE – Essence aviation 80Harris, 1994
Note de bas de page Annexe E Tableau E1a a

Fraction hydrosoluble.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E1a a

Tableauau E-1b : Valeurs empiriques de la toxicité aquatique aiguë de divers carburéacteurs
OrganismeNom communEssaiDose (mg/L)RemarqueRéférence
Daphnia magnaCladocèreCL50 après 48 h6FSE – Jet AHarris, 1994
Daphnia magnaCladocèreCL50 après 48 h26FSE – Jet BHarris, 1994
Pimpephales promelasTête-de-bouleCL50 après 96 h18FSE – Carburéacteur JP-4Fisher et al., 1983
Pimpephales promelasTête-de-bouleCL50 après 96 h18,7FSE – Carburéacteur JP-4Fisher et al., 1985
Pimpephales promelasTête-de-bouleCL50 après 96 h18,8FSE – Carburéacteur JP-4Fisher et al., 1985
Pimpephales promelasTête-de-bouleCL50 après 96 h5,5FSE – Carburéacteur JP-8Fisher et al., 1985
Oncorhynchus mykissTruite arc-en-cielCSEO 128 jours (mortalité)supérieur(e) à 1,4FSE – Carburéacteur JP-8Klein et Jenkins, 1983
Notemigonus chysolencasChatte de l'EstCL50 après 96 h8FSE – Carburéacteur JP-8Klein et Jenkins, 1983
Jordanella floridaeJordanelle de FlorideCSEO 128 jourssupérieur(e) à 1,5FSE – Carburéacteur JP-8Klein et Jenkins, 1983

Tableauau E-2a. Valeurs expérimentales de la toxicité aquatique de l'essence

Poisson : Cyprinodon variegatus (mené tête-de-mouton)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
API PS-6CL50 après 96 h8,3CONCAWE, 1992
Essence synthétiqueCL50 après 96 h5,3CONCAWE, 1992
Poisson : Lepomis macrochirus (crapet arlequin)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
API PS-6CL50 après 96 h6,3CONCAWE (1992)
Essence synthétiqueCL50 après 96 h6,4CONCAWE (1992)
Poisson : Oncorhynchus mykiss (truite arc-en-ciel)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
API PS-6CL50 après 96 h2,7CONCAWE (1992)
Essence synthétiqueCL50 après 96 h5,1CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h5,4 à 6,8CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 96 h125 à 182CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 168 h96 à 182CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombLL50 après 96 h10 à 18CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombDSEO après 96 h4,5 à 10CONCAWE (1992)
Poisson : Oncorhynchus mykiss (larve de truite arc-en-ciel)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h7Lockhart et al., 1987
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h5Lockhart et al., 1987
Poissons : Alburnus alburnus (ablette commune)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 24 h47CONCAWE (1992)
Poissons : Alosa sapidissima (alose savoureuse)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence (type non précisé)TLm après 24 heures90 à 91CONCAWE (1992)
Essence (type non précisé)TLm après 48 h91CONCAWE (1992)
Invertébrés d'eau douce : Daphnia magna (cladocère)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
API PS-6CE50 après 48 h (immobilisation)3CONCAWE (1992)
Essence synthétiqueCE50 après 48 h (immobilisation)1,2CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCE50 après 24 h (immobilisation)260CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCE50 après 24 h (immobilisation)345CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCE50 après 48 h (immobilisation)6,3MacLean et Doe (1989)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCE50 après 48 h (immobilisation)4,9MacLean et Doe (1989)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h6,8Lockhart et al., 1987
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h5,4Lockhart et al., 1987
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h50MacLean et Doe (1989)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h18MacLean et Doe (1989)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCE50 après 48 h (immobilisation)4,5 à 13CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombDSEO après 48 h (immobilisation)4,5CONCAWE (1992)
Invertébrés marins : Artemia sp.(crevette des salines)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCE50 après 48 h25.1CONCAWE (1992)
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 48 h51MacLean et Doe (1989)
Invertébrés marins : Mysidopsis bahia(mysis effilée)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
API PS-6CL50 après 96 h1,8CONCAWE (1992)
Essence synthétiqueCL50 après 96 h0,3CONCAWE (1992)
Invertébrés marins : Metamysidopsis insularis (mysis effilée)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence sans plombCL50 après 96 h0,1Mohammed, 2005
Invertébrés marins : œufs de Strongylocentrotus droebachiensis (oursin vert)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence (type non précisé)Cytolysesupérieur(e) à 38CONCAWE (1992)
Invertébrés marins : œufs de Strongylocentrotus pallidus (oursin pâle)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence (type non précisé)Clivage irrégulier28CONCAWE (1992)
Invertébrés marins : Nitocra spinipes(copépode)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence sans plomb ou à faible teneur en plombCL50 après 96 h171CONCAWE (1992)
Invertébrés marins : Crangon crangon(crevette grise)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence (type non précisé)CL50 après 96 h15CONCAWE (1992)
Invertébrés marins : Tigriopus californicus (copépode)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Essence (type non précisé)85 % de mortalité après 24 heures1CONCAWE (1992)
Invertébrés marins : Tretraselmis chuii (microalgue)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
14 formules d'essenceCI50 après 96 h4,93 à 96,52Paixão et al., 2007
Invertébrés marins : Crassostrea rhizophorae (embryons d'huîtres)
Type d'essenceEssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
14 formules d'essenceCE50 après 24 heures8,25 à 41,37Paixão et al., 2007

Tableauau E-2b. Valeurs expérimentales de la toxicité aquatique du carburant diesel

Algues : Raphidocelis subcapitata (algue verte)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Taux de charge effectif50 après 72 h2,6 à 25CONCAWE (1996)
Algues : Phaeodactylum tricornutum(diatomée marine)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
20 % de réduction de la croissance après 24 h3Hing et al., 2011
CSEO après 24 h2.5Hing et al., 2011
Algues : Isochrysis galbana (microalgue)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CMEO après 24 heures (14 % de réduction de la croissance)26Hing et al., 2011
Algues : Chlorella salina (algue verte)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CMEO après 24 h170Hing et al., 2011
Algues : Diatomus forbesi(diatomée)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CL50 après 96 h86Lockhart et al., 1987
Invertébrés : Artemia sp. (crevette des salines)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 48 h22CONCAWE (1996)
CE50 après 48 h36MacLean et Doe, 1989
CL50 après 48 h39MacLean et Doe, 1989
Invertébrés : Crangon crangon(crevette brune)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CL50 après 96 h
(carburant diesel)
21Franklin et Lloyd, 1982
CL50 après 96 h
(carburant diesel)
12Franklin et Lloyd, 1982
Invertébrés : Mysidopsis bahia (mysis effilée)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 96 h8 400Neff et al., 2 000
Invertébrés : Metamysidopsis insularis(mysidacé tropical)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CL50 après 96 h
Lumière UV
0,17Mohammed, 2005
CL50 après 96 h
Lumière fluorescente
0,22Mohammed, 2005
Invertébrés : Penaeus vannamei(crevette pattes blanches)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 96 h8 680Neff et al., 2 000
Invertébrés : larve de Arbacia punctulata larvae (oursin)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 96 hsupérieur(e) à 28 000Neff et al., 2 000
Invertébrés : Daphnia magna(cladocère)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
48 h
CE50 (immobilisation)
0,29MacLean et Doe, 1989
48 h
CE50 (immobilisation)
4,07MacLean et Doe, 1989
48 h
Taux de charge effectif50 (reproduction)
4,1CONCAWE (1996)
48 h
CE50 (reproduction)
10Environnement Canada, 2010
22 h
CE50 (reproduction)
11,1Wernersson, 2003
22 h
CE50 (reproduction)
17,6Wernersson, 2003
22 h
CE50 (reproduction)
24,9Wernersson, 2003
CL50 après 24 h1,78Khan et al., 2007
CL50 après 48 h18Environnement Canada, 2010
Invertébrés : Trigriopus californicus(harpacticoïde)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 48 h87,5CONCAWE (1996)
Invertébrés : Mytilus edulis (moule bleue)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CE50 après 30 jours
frai
0,8Strømgren et al., 1991Note de bas de page Annexe E Tableau E2b [a]
CE50 après 10 jours
métamorphose larvaire
0,03Strømgren et al., 1991[a]
CL50 après 30 jours
Adulte
5Strømgren et al., 1991[a]
CL50 après 10 jours
larves
0,04Strømgren et al., 1991[a]
Invertébrés : Abra alba (scrobiculaire blanc)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CE50 après 96 h
production de boulettes fécales
44Strømgren et al., 1993
Poissons : Oncorhynchus mykiss (truite arc-en-ciel)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 48 h2,4CONCAWE (1996)
CL50 après 96 h100Poirier et al., 1986
CE50 après 14 jours44,8Mos et al., 2008Note de bas de page Annexe E Tableau E2b[b]
Poissons : Oreochromis niloticus(tilapia du Nil)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CL50 après 96 h8,08Dede et Kaglo, 2001
Poissons : Micropogonius undulatus(tambour brésilien)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
Maturité sexuelle après huit semaines70 % de la FAEThomas et Budiantara, 1995
Poissons : Amphirion clarkia (clown orange à queue jaune)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 96 hsupérieur(e) à 28 000Neff et al., 2 000
Poissons : Menidia beryllina (capucette béryl)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
LL50 après 96 h15 120Neff et al., 2 000
Poissons : Salmo sp. (espèce de saumon)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
CL50 après 48 h2,52Lockhart et al., 1987
Poissons : Alosa sapidissima (alose savoureuse)
EssaiValeur pour la toxicité (mg/L)Référence
TLm après 48 h167Lockhart et al., 1987

Abbréviations :
LL50 = charge létale 50, quantité de pétrole ajouté au conteneur d'essai qui a provoqué la toxicité pour 50 % des organismes.
TLM = tolérance limite médiane, concentration du produit provoquant la létalité chez 50 % des organismes d'essai.
FHS = fraction hydrosoluble, soit la masse du produit qui se dissout dans l'eau et qui produit la létalité chez 50 % des organismes d'essai. Il n'est pas acceptable d'utiliser une dilution de la FHS.

Note de bas de page Annexe E Tableau E2b a

Étude fondée sur le carburant diesel microencapsulé ingéré par des bivalves.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E2b a

Note de bas de page Annexe E Tableau E2b b

Carburant diesel à faible teneur en soufre.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E2b b

Tableauau E-3. Valeurs modélisées de la toxicité aiguë des carburants aviation (PetroToc 2009)Note de bas de page Annexe E Tableau E3 [a],Note de bas de page Annexe E Tableau E3 [b]
Organisme d'essaiNom communNo CAS 64741-87-3
LL50Note de bas de page Annexe E Tableau E3[c] (mg/L)
HS 10 % Note de bas de page Annexe E Tableau E3[d]
Ar:AlNote de bas de page Annexe E Tableau E3 [e] = 26:52
No CAS 68527-27-5
LL50[c] (mg/L)
HS 10 % [d]
Ar:Al[e] = 26:52
No CAS
64741-86-2
LL50[c] (mg/L)
HS 10 % [d]
Ar:Al[e] = 52:48
Daphnia magnaCladocère1,93,20,9
Oncorhynchus mykissTruite arc-en-ciel0,91,80,3
Pseudokirchneriella capricornutumAlgue verte1,21,7Note de bas de page Annexe E Tableau E3 [f]0,5
Rhepoxynius abroniusAmphipode marin0,4 [f]0,9[f]0,07
Palaemonetes pugioBouquet Mississippi0,8 [f]1,6[f]0,2
Menidia beryllinaCapucette béryl19,11245
Neanthes arenaceodentataVer marin5,45,1[f]3,5
Note de bas de page Annexe E Tableau E3 a

Le modèle PetroTox a été exécuté dans le mode à faible résolution qui nécessite uniquement un ratio aromatique par rapport à aliphatique et dans les limites d'ébullition pour chaque bloc d'hydrocarbures.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E3 a

Note de bas de page Annexe E Tableau E3 b

Pour la modélisation, PETROTOX utilise des propriétés physiques et chimiques pour les composants trouvés dans la base de données du modèle qui peuvent être différentes de celles figurant dans le tableau B-1.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E3 b

Note de bas de page Annexe E Tableau E3 c

LL50 renvoie à la charge létale, soit la quantité de produit qu'il faut ajouter pour tuer 50 % des organismes d'essai.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E3 c

Note de bas de page Annexe E Tableau E3 d

HS = Espace vide.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E3 d

Note de bas de page Annexe E Tableau E3 e

Ar:Al, ratio aromatique : aliphatique.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E3 e

Note de bas de page Annexe E Tableau E3 f

Aucun produit libre n'est présent à cette charge.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E3 f

Tableauau E-4. Fractions 1 à 4 du standard pancanadien relatif aux hydrocarbures pétroliers dans les terres agricoles à gros grains (CCME, 2008)
Voies d'expositionF1Note de bas de page Annexe E Tableau E4 [a]
(C6 à C10) 
F2 (
supérieur(e) à C10 à C16) 
F3
(supérieur(e) à C16 à C34) 
F4
(supérieur(e) à C34)
Protection de l'eau souterraine pour la vie aquatique 970380N.DNote de bas de page Annexe E Tableau E4 [b]N.D.
Protection de l'eau souterraine pour l'abreuvement du bétail5 30014 000N.D.N.D.
Cycle nutritifN.C.Note de bas de page Annexe E Tableau E4[c]N.C.N.C.N.C.
Contact écologique avec le sol2101503002 800
Ingestion de solN.C .N.C.N.C.N.C.
Note de bas de page Annexe E Tableau E4 a

F : Fraction.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E4 a

Note de bas de page Annexe E Tableau E4 b

N.D. : Non disponible.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E4 b

Note de bas de page Annexe E Tableau E4 c

N.C. : Non calculé.

Retour à la note de page Annexe E Tableau E4 c

Tableauau E-5. Volume estimé d'eau en contact avec du pétrole à persistance moyenne (m3 x 106) dans le cadre des processus de chargement, de déchargement et de transport de pétrole brut par navire pour des déversements de différentes ampleurs (RMRI, 2007)
Taille des déversements (barils)Chargement/déchargementTransport
1–49405 300
50–999605 500
1000–99991508 100
10 000–99 99950014 000
100 000–199 9993 50037 000
supérieur(e) à 200 00033 00062 000

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Annexe F : Données modélisées sur l'estimation de l'exposition

Tableauau F-1. Variables d'entrée dans le modèle SCREEN3 pour les émissions de 90 à 180 kg/jour à l'un des principaux aéroports canadiens
VariablesParamètres d'entrée
Type de sourceZone
Zones de transformation4 890 × 3 665 m2Note de bas de page Annexe F Tableau F1 [a]
Rejet de vapeur lors du ravitaillement2,91 × 10−7 et 5,81 × 10−7g/s·m2
Zone réelle de ravitaillement0,2 (4 890 × 3 665 m2)Note de bas de page Annexe F Tableau F1 [b]
Hauteur du récepteur1,74 mNote de bas de page Annexe F Tableau F1[c]
Hauteur de la source de rejet3 mNote de bas de page Annexe F Tableau F1[d]
Facteur d'ajustement en fonction de la concentration annuelle0,2Note de bas de page Annexe F Tableau F1 [e]
Facteur d'ajustement en fonction de la concentration quotidienne0,4[e]
Option urbaine/ruraleUrbaine
Météorologie1 (Météorologie complète)Note de bas de page Annexe F Tableau F1 [f]
Distance minimale et maximale à utiliserde 1 à 10 000 m
Note de bas de page Annexe F Tableau F1 a

Analyse d'une photo aérienne et jugement professionnel.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F1 a

Note de bas de page Annexe F Tableau F1 b

Jugement professionnel, partie de l'aéroport qui agit à titre de source d'émission.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F1 b

Note de bas de page Annexe F Tableau F1 c

Curry et al., 1993.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F1 c

Note de bas de page Annexe F Tableau F1 d

Émissions à 3 m, pour tenir compte des points de rejet courants des réservoirs de stockage et de vapeurs des réservoirs de carburant des aéronefs.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F1 d

Note de bas de page Annexe F Tableau F1 e

USEPA (1992) et jugement professionnel.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F1 e

Note de bas de page Annexe F Tableau F1 f

Valeur par défaut du modèle SCREEN3.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F1 f

Tableauau F-2. Concentration de composés organiques volatils des carburants aviation à l'un des principaux aéroports canadiens, en supposant un niveau d'émissions de 90 kg/jour.
Distance (m)Concentration (μg/m3)
Maximum pour 1 h
Concentration (pg/m3)
Maximum pour 24 heures
Concentration (pg/m3)
Moyenne annuelle
118,07,23,6
10018,27,33,6
20018,47,43,7
30018,67,43,7
40018,87,53,8
50019,07,63,8
60019,27,73,8
70019,47,73,9
80019,67,83,9
90019,77,93,9
100019,98,04,0
110020,18,04,0
120020,28,14,0
130020,48,24,1
140020,68,24,1
150020,88,34,2
160020,98,44,2
170021,18,44,2
180021,58,64,3
190021,78,74,3
200021,98,74,4
210022,08,84,4
220022,28,94,4
230022,38,94,5
240022,59,04,5
250022,69,14,5
260022,89,14,6
270023,09,24,6
280023,19,24,6
290023,39,34,7
300023,49,44,7

Hypothèses émises lors de la modélisation :

Tableauau F-3. Variables d'entrée dans le modèle SCREEN3 pour les émissions des parcs de réservoirs de stockage
VariablesParamètres d'entrée
Type de sourceZone
Surface utile d'émissionNote de bas de page Annexe F Tableau F3[a]50 × 100 m2
Taux d'émission de benzène (kg/h)2 × 0,02
Hauteur du récepteurNote de bas de page Annexe F Tableau F3[b]1,74 m (taille moyenne d'un adulte)
Hauteur de la source de rejet[a]10 m
Facteur d'ajustementNote de bas de page Annexe F Tableau F3[c]0,4 (direction variable du vent pendant 24 h)
0,2 (direction moyenne du vent pendant un an)
Option urbaine/ruraleUrbaine
MétéorologieNote de bas de page Annexe F Tableau F3[d]1 (météorologie complète)
Distance minimum et maximum0 à 3 000 m
Note de bas de page Annexe F Tableau F3 a

Jugement professionnel.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F3 a

Note de bas de page Annexe F Tableau F3 b

Curry et al. (1993).

Retour à la note de page Annexe F Tableau F3 b

Note de bas de page Annexe F Tableau F3 c

USEPA (1992).

Retour à la note de page Annexe F Tableau F3 c

Note de bas de page Annexe F Tableau F3 d

Valeur par défaut du modèle SCREEN3.

Retour à la note de page Annexe F Tableau F3 d

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Annexe G : Résumé des effets des carburants aviation sur la santé

Le kérosène et autres substances connexes des carburéacteurs ont été pris en compte aux fins de l'établissement du profil des effets sur la santé des carburants aviation.
ParamètreNo CAS /
substance / type d'étude
Doses ou concentrations avec effetNote de bas de page Annexe G Tableau G1 [a]/Résultats
Effets aigus sur la santé64741-87-3CL50 (inhalation; rat) = supérieur(e) à 5 000 mg/m3 pour une exposition de 4 heures (ATDAEI, 1990; CONCAWE, 1992).
Effets aigus sur la santé8008-20-6 (kérosène de distillation directe)CL50 (inhalation; rat) = supérieur(e) à 5 000 mg/m3. Aucun décès chez des rats exposés pendant 4 heures aux vapeurs de la substance d'essai (Vernot et al., 1990).
Effets aigus sur la santé64742-80-1 (kérosène hydrodésulfuré)CL50 (inhalation; rat) supérieur(e) à 5 200 mg/l (5,2 mg/L). Rats exposés à l'échantillon 81-07 (kérosène hydrodésulfuré) pendant 4 heures (API, 1983).
Effets aigus sur la santéJP-8

CMENO (inhalation; souris) = 50 mg/m3. Souris mâles (C57BL/6 et B6.A.D.; 12 par souche et par groupe de concentration) exposées par inhalation nasale seulement à 0, 5, 12, 28, 50 et 113 mg/m3 d'aérosols et de vapeurs de JP-8 (générés par nébuliseur) pendant une heure. De 24 à 30 h après l'exposition, on a mesuré la fonction et la perméabilité respiratoires, ainsi que les lésions cellulaires. Une augmentation importante de la perméabilité respiratoire, une hyperplasie des macrophages alvéolaires et des infiltrats proportionnels à la concentration, ainsi que des lésions microscopiques et ultrastructurales significatives aux bronchioles terminales, allant de légères à moyennes, ont été rattachées à la dose de 50 mg/m3. Les auteurs émettent l'hypothèse que ces effets sont réversibles (Robledo et Whitten, 1998).

Autres études
Des souris femelles C57Bl/6 ont été exposées par inhalation nasale seulement à 1000 mg/m3 d'aérosols de JP-8 pendant 1 h. Une réaction immédiate d'immunosuppression, la perte marquée de cellules immunitaires viables, en plus d'une réduction significative du poids des organes du système immunitaire ont été observées (Harris et al., 2002).

Effets aigus sur la santé64741-87-3DL50 (cutanée; lapin) = supérieur(e) à 2 000 mg/kg p.c. (API, 1986a; ATDAEI, 1990).
Effets aigus sur la santé8008-20-6 (kérosène de distillation directe)DL50 (cutanée; lapin) = supérieur(e) à 2 000 mg/kg p.c.. La substance d'essai non diluée (API 83-09) a été appliquée sur la peau abrasée (un lapin de chaque sexe) et non abrasée recouverte, pendant 24 h. Aucun décès n'est survenu, mais des signes d'hypoactivité et de diarrhée ont été observés. L'irritation cutanée allait de légère à marquée (API, 1985b).
Effets aigus sur la santéJet-ADL50 (cutanée; espèce non précisée) = supérieur(e) à 4 000 mg/kg p.c.(API, 1980a).
Effets aigus sur la santé64741-87-3DL50 (orale; rat) = supérieur(e) à 5 000 mg/kg p.c. Les effets toxiques observés comprennent l'hypermotilité du tractus gastro-intestinal et la diarrhée (API, 1986a; ATDAEI, 1990).
Effets aigus sur la santéKérosène de distillation directeDL50 (orale; rat) = supérieur(e) à 5 000 mg/kg p.c. Un échantillon d'API 83-09 a été administré par gavage à 10 rats SD (5 mâles et 5 femelles) en une dose unique de 5 g/kg p.c. Aucun décès n'est survenu, mais de l'hypoactivité, de l'ataxie, de la prostration, du larmoiement et de la perte des poils ont été observées (API, 1985b).
Effets aigus sur la santéJet-ADL50 (orale; rat) = supérieur(e) à 20 000 mg/kg p.c. (API, 1980a).
Effets aigus sur la santéJP-5DL50 (orale; rat) = supérieur(e) à 60 mL/kg p.c. (45 g/kg p.c.)Note de bas de page Annexe G Tableau G1[b]. Chez des rats SD mâles ayant reçu 24 mL/kg p.c. (18 g/kg p.c.), on a observé une fonction rénale et hépatique modérément altérée et des modifications graisseuses; la dose de 1 mL/kg p.c. (0,75 g/kg p.c.) a entraîné de légères perturbations comportementales (Parker et al., 1981).
Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétée64741-87-3DSEO (cutanée; rat) : 678 mg/kg p.c.. Des doses de 0, 50, 250 ou 1 000 µL/kg (0, 34, 170 ou 678 mg/kg p.c.) de la substance d'essai non diluée ont été appliquées sur la peau rasée du dos de rats SD mâles et femelles (10 par sexe par groupe) et recouverte pendant 6 h, 5 jours par semaine pendant 4 semaines. Une irritation cutanée légère à modérée, avec confirmation histologique et proportionnelle à la dose, a été observée. Aucune altération observée du poids corporel et des organes, ni des paramètres chimiques cliniques ou hématologiques (UBTL, 1994).
Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétée8008-20-6 (kérosène de distillation directe)DMENO (cutanée; lapin) : 200 mg/kg p.c. par jour d'après une augmentation absolue et relative importante du poids de la rate chez la femelle, la baisse des taux d'hémoglobine et d'hématocrite, et la baisse marquée des globules rouges chez les mâles, ainsi que la maigreur, la léthargie, la respiration sifflante, les écoulements nasaux et anaux chez les deux sexes. La substance d'essai non diluée (API 83-09) a été appliquée sur la peau rasée du dos à raison de 200, 1 000 et 2 000 mg/kg p.c., 3 fois par semaine pendant 28 jours. Dans les groupes ayant reçu les doses élevées, chez les deux sexes, on note une augmentation relative du poids du cœur, et 1 mâle ainsi que 1 femelle à qui ont a administré les plus fortes doses sont morts. De plus, on a constaté chez les sujets des deux sexes ayant reçu les plus fortes doses des changements inflammatoires proliférants au site d'application cutanée, ainsi qu'une granulopoïèse de la moelle osseuse L'augmentation du poids des glandes surrénales et l'hypoplasie tubulaire testiculaire chez les mâles ayant reçu de fortes doses ont été attribuées au stress, ainsi que les changements cutanés ou du poids corporel (API, 1985a).
Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétéeJet-A

Une étude de 28 jours chez des rates SD auxquelles on a appliqué la substance sur la peau non recouverte (10 par dose). Les groupes ont été exposés à 0, 165, 330 ou 495 mg/kg p.c. par jour de Jet A dans l'huile minérale (les groupes témoins positifs ont reçu des doses de cyclophosphamide et d'anti-asialo GM1). Aucun signe d'immunotoxicité n'a été relevé chez les groupes exposés à la substance d'essai, dont on a étudié le poids de la rate et du thymus; la réponse des cellules à plaques formatrices d'immunoglobuline M (IgM) aux antigènes thymodépendants; les sous-populations des lymphocytes spléniques et la réponse proliférative des cellules aux anticorps anti-CD3; l'activité des cellules tueuses naturelles et la réponse immunitaire contre les hématies du mouton (Mann et al., 2008).

Une étude de 14 jours de l'exposition cutanée a été menée chez des lapins. La substance d'essai a été appliquée 5 fois par semaine, à raison de 6 400 mg/kg p.c. par jour. On a observé des symptômes de dépression, la perte de poids et de graves lésions cutanées au site d'application. Des nécroses du foie et des reins, ainsi que l'hyperplasie de la vessie ont été considérées comme étant secondaires aux lésions cutanées (API, 1985a, 1985c).

Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétéeJP-8DMENO (cutanée; souris) = 1 140 mg/kg p.c.Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [e],Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [h]. Des souris C3H/HeNCr femelles (3 à 5 par groupe) ont été exposées par la peau du dos à 50 µL (40 mg) de JP-8 1 fois par jour pendant 1 à 5 jours (dans une étude en parallèle, d'autres groupes ont été exposés à 25, 100, 200 et 300 µL pendant 5 jours). On a observé des signes d'immunosuppression proportionnelle à la dose, soit l'induction altérée de l'hypersensibilité de contact (p inférieur(e) à 0,05 à 4 et 5 jours d'exposition) et la suppression de l'hypersensibilité retardée (p inférieur(e) à 0,05), au jour 5, à un antigène bactérien) (Ullrich, 1999).
Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétéeJP-8

CMENO (inhalation; souris) : 45 mg/m3.Des sourisC57BL/6 mâles (12 par niveau d'exposition; 6 par groupe témoin) ont été exposées par inhalation nasale seulement à des aérosols (5 à 15 % du total) et à des vapeurs (85 à 95 % du total) de JP-8, de concentration moyenne de 45, 267 et 406 mg/mm3, 1 h par jour pendant 7 jours (expositions quotidiennes à 10 % des moyennes inscrites). Toutes les concentrations ont causé un encombrement généralisé de l'épithélium bronchiolaire et diverses altérations des cellules de type II de l'épithélium alvéolaire, dont une augmentation du nombre et de la taille des corps lamellaires producteurs de surfactants; à faibles concentrations, la substance n'a pas perturbé la fonction pulmonaire. À la concentration la plus élevée, on remarque une baisse statistiquement significative de 20 % de la compliance pulmonaire dynamique à l'inspiration (Herrin et al., 2006).

Des groupes de souris B6.A.D. mâles (12 par niveau de concentration) ont été exposés par inhalation nasale seulement à des aérosols (5 à 15 % du total) et à des vapeurs (85 à 95 % du total) de JP-8 (générés avec un nébuliseur) à des concentrations moyennes de 0, 7, 12, 26, 48 et 118 mg/m3, une heure par jour pendant sept jours. Au nombre des effets constatés chez les souris exposées à 48 mg/m3 se trouvent l'augmentation de la perméabilité alvéolaire (mesurée par la vitesse de clairance pulmonaire de l'acide 2,2',2'',2'''-(carboxyméthyl)iminobis(éthylènenitrilo)tétraacétique marqué au technétium99m) l'augmentation de la quantité totale de protéines dans le liquide de lavage bronchioloalvéolaire, ainsi que des lésions pulmonaires et alvéolaires proportionnelles à la concentration au niveau morphologique (Robledo et al., 2000).

Des souris mâles et femelles (C57BL/6 et B6.A.D.; 3 à 21 par groupe) ont été exposées par inhalation nasale seulement à 0, 100, 250, 500, 1 000 et 2 500 mg/m3 de vapeurs et d'aérosols de JP-8 (générés par nébuliseur), 1 h par jour pendant 7 jours. On a remarqué une perte proportionnelle à la concentration du nombre total des lymphocytes T chez les groupes exposés à 100 mg/m3. Un effet inhibiteur statistiquement significatif (p inférieur(e) à 0,05) a aussi été observé sur la prolifération des cellules immunitaires spléniques à cette même concentration. Aux trois concentrations supérieures, on a noté une baisse statistiquement significative et proportionnelle à la concentration du poids de la rate et du thymus. Les auteurs ont signalé que les souris mâles et femelles étaient également affectées par l'exposition au JP-8, sans toutefois fournir de données propres à un sexe ou à une souche (Harris et al., 1997).

Des souris C57Bl/6 femelles ont été exposées par inhalation nasale seulement à 0 et 1 000 mg/m3 d'aérosols de JP-8, 1 h par jour pendant 7 jours. Des changements importants dans les sous-populations des lymphocytes T ont été signalés chez les souris exposées, ainsi que l'inhibition des fonctions immunitaires des cellules spléniques (Harris et al., 2000).

Des souris C57Bl/6 ont montré des signes marqués d'immunosuppression après avoir été exposées à 1 000 mg/m3 de JP-8, 1 h par jour pendant 1 (Harris et al., 2002) à 7 jours (Harris et al., 2008), et pendant la gestation (Harris et al., 2007a). L'exposition au JP-8 a entraîné des effets comme la réduction de la réaction immunitaire à une infection grippale, y compris la viabilité moindre des cellules immunitaires, et une baisse de plus de 4 fois des réponses prolifératives des cellules immunitaires en présence de mitogènes, ainsi qu'une baisse de lymphocytes T ganglionnaires (Harris et al., 2008). L'immunotoxicité du JP-8 a été reconnue comme l'un des mécanismes susceptibles d'augmenter l'incidence et les métastases des tumeurs pulmonaires, et de réduire le taux de survie, d'après un modèle de mélanome de la souris B16 (Harris et al., 2007b).

On a observé une augmentation des niveaux ce cytokines chez des souris C57BL/6 femelles exposées par inhalation à 1 000 mg/m3 de JP-8 en aérosol, 1 h par jour pendant 7 jours (augmentation significative des IL-10 et augmentation des niveaux de PGE2). La fonction immunitaire a été recouvrée en partie après l'administration de l'inhibiteur COX-2. les auteurs ont cependant signalé que l'augmentation des niveaux de PGE2 n'était pas la seule responsable de l'immunosuppression (Harris et al., 2007c).

Il y a eu une augmentation significative de la résistance pulmonaire à l'inspiration et à l'expiration comparativement aux groupes témoins chez des souris C57BL/6 mâles exposées par inhalation nasale à des vapeurs et des aérosols de JP-8 en concentrations de 0 à 53 mg/m3, 1 h par jour pendant 7 jours. Des lésions ont également été observées aux cellules de Clara des bronchioles terminales, ainsi que des changements aux cellules épithéliales de type II (Wong et al., 2008).

Il y avait des différences significatives de la réponse inflammatoire chez des souris C57BL/6 mâles jeunes (3,5 mois) et adultes (12 mois) exposées par inhalation à des aérosols de JP-8 en concentrations de 0 ou 1 000 mg/m3, 1 h par jour pendant 7 jours. On a noté des différences dans le niveau des cellules du liquide de lavage bronchioloalvéolaire, du facteur de nécrose tumorale alpha ainsi que des concentrations de 8-iso-PGF2 entre les souris jeunes et adultes; par contre, les jeunes et les adultes présentent des bilans similaires pour ce qui est de l'augmentation de la compliance pulmonaire, de la perméabilité respiratoire, des niveaux de MIP-2, et de la diminution des niveaux de PGE2 (Wang et al., 2001).

Il y avait une augmentation significative par rapport aux témoins de la perméabilité vasculaire pulmonaire et des niveaux de protéines surfactantes du liquide de lavage bronchioloalvéolaire chez des souris C57BL/6 femelles exposées par inhalation à des aérosols de JP-8 en concentrations de 0 à 1 023 mg/m3, 1 h par jour pendant 7 jours. On a également noté une dilatation des alvéoles et des bronchioles respiratoires (Wong et al., 2004).

Des rats Long-Evans mâles ont été exposés par inhalation nasale seulement à 0, 500, 1 000 ou 2 000 mg/m3d'aérosols de JP-8, pendant 4 h sur une durée de 1 ou 5 jours. L'exposition au JP-8 a été suivie d'une exposition au bruit ou au silence. Aucune otoxicité n'a été observée chez les rats exposés au JP-8 sans exposition subséquente au bruit (Fechter et al., 2010).

Des rats Long-Evans ont été exposés par inhalation nasale seulement à 1000 mg/m3 d'aérosols de JP-8, pendant 4 h par jour pendant 1 ou 5 jours. De plus, les rats ont été exposés au bruit ou au silence après le traitement au JP-8. Aucune toxicité n'a été observée après une seule exposition au JP-8. L'exposition répétée a eu des effets sur les fonctions des cellules auditives externes (amplitude réduite des émissions oto-acoustiques évoquées par produit de distorsion, partiellement recouvrée toutefois 4 semaines après l'exposition). Une diminution importante des niveaux de glutathione dans le foie a été rapportée immédiatement après l'exposition, de même qu'une heure après (Fechter et al., 2007).

Des rats F344 mâles ont été exposés par inhalation nasale seulement à une substance témoin ou à des concentrations moyennes d'aérosols de JP-8 de 1 236,8 mg/m3, 1 h par jour, 5 jours par semaine pendant 28 jours. Les sujets exposés ont montré des différences notables au chapitre de l'activité spontanée et de l'excitabilité du système nerveux central par rapport aux témoins, et d'autres changements relatifs aux fonctions locomotrices et aux vitesses à la nage, testés par une batterie d'observations fonctionnelles (Baldwin et al., 2001).

Des rats SD mâles ont été exposés par inhalation par l'ensemble du corps à des vapeurs de JP-8 en concentrations de 0, 500 et 1 000 mg/m3 à raison de 6 h par jour, 5 jours par semaine pendant 6 semaines. Les rats exposés à une faible concentration ont dépassé les animaux témoins pour ce qui est de l'apprentissage et de l'exécution de tâches complexes. Au niveau de concentration élevé, on a observé des déficits d'apprentissage et d'exécution de tâches moyennement difficiles et difficiles. On a également observé chez les rats exposés des niveaux significativement plus élevés de neurotransmetteurs comparativement aux témoins (Ritchie et al., 2001b).

Dans une autre étude, des rats SD ont été exposés à 1 100 mg/m3 de vapeurs de la substance d'essai pendant 30 jours. Des signes importants de polydipsie ont été notés chez le groupe exposé par rapport au groupe témoin
(Bogo et al., 1984).

Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétéeJP-5 / JP-8Des rats SD ont été exposés à des vapeurs de JP-8 en concentrations de 0 ou 1 000 mg/m3, ou à des vapeurs de JP-5 en concentration de 1 200 mg/m3 6 h par jour, 5 jours par semaine pendant 6 semaines. On a observé des changements significatifs de la capacité neurocomportementale, notamment dans les niveaux de neurotransmetteurs et dans les résultats à une batterie de tests sur la toxicité neurocomportementale (Appetitive Reinforcer Approach Sensitization [ARAS], préhension des pattes antérieures) (Rossi et al., 2001).
Effets subchroniques sur la santé causés par une exposition répétéeKérosèneCMENO (inhalation; rat) : 58 mg/m3 déterminée en raison de la baisse de la glycémie chez des rats Wistar exposés à des vapeurs de kérosène, 6 h par jour, 6 jours par semaine pendant 14 semaines. À des concentrations plus élevées (231 mg/m3), on note une hausse des concentrations sanguines de lactate et de pyruvate, et une métabolisation ralentie de la phénacétine (Starek et Vojtisek, 1986).
Effets subchroniques sur la santé causés par une exposition répétéeJP-5Une augmentation notable des gouttelettes d'hyaline dans les cellules du tube proximal rénal et la dilatation du tubule corticomédullaire (obstrué par des débris nécrotiques) ont été observés chez la grande majorité des 344 rats Fischer mâles exposés à des concentrations de 150 ou 750 mg/m3 de vapeurs de pétrole et de JP-5 dérivés de schistes (par chauffage des combustibles de 50 à 57 oC), 24 heures par jour pendant 90 jours. D'autres effets ont été observés, dont une baisse de la croissance des mâles, ainsi qu'une augmentation statistiquement significative des taux sériques de créatine et d'azote uréique du sang chez les rats mâles et femelles exposés à de fortes concentrations. D'après les données d'observation des animaux pendant 19 mois après l'exposition, les effets relevés sont une minéralisation intratubulaire dans la zone médullaire; l'hyperplasie focale du bassinet du rein proportionnelle à la concentration, ainsi que la néphropatie rénale à aggravement progressif (dégénération tubulaire). Les effets sur le rein peuvent être induits par une protéine du rat mâle, l'alpha-2-microglobuline, ce qui remet en question la probabilité de voir de tels effets chez l'humain (Bruner, 1984; Gaworski et al., 1984; MacNaughton et Uddin, 1984).
Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétéeJP-8

Des rats SD mâles ont été exposés par inhalation de l'ensemble du corps à des vapeurs chauffées de JP-8 en concentrations de 0, 250, 500 et 1 000 mg/m3 à raison de 6 h par jour, pendant 91 jours. À la concentration la plus faible, les effets proportionnels à la concentration comprennent des dommages légers des tubules contournés proximaux des reins; une réduction de 10 % des cellules et des globules adipeux de la moelle osseuse, et la lenteur de la prolifération des cellules dans la moelle osseuse. Aux deux concentrations les plus élevées, ces effets sont exacerbés et se conjuguent à des changements histologiques au foie, des dommages à la moelle osseuse et au cœur, ainsi qu'à une hypertrophie des capillaires pulmonaires (Hanas et al., 2010).

344 RATS Fischer mâles et femelles (7 à 15 par sexe et par groupe), ainsi que des souris C57BL/6 (100 par sexe et par groupe) ont été exposés en continu à des vapeurs de JP-8 en concentrations de 0, 500 ou 1 000 mg/m3 pendant 90 jours. Chez les souris, le seul effet observé consiste en une dermatite nécrosante attribuable aux combats, qui ont fait augmenter la mortalité, particulièrement chez les mâles. Chez les rats mâles, on a noté une baisse significative du poids corporel, une augmentation, relative et absolue, du poids des reins, ainsi que des foyers basophiles dans le foie, tous niveaux de concentration confondus. De plus, des symptômes révélateurs d'une néphropatie chronique progressive attribuable à l'alpha-2-microglobuline ont été observés chez les rats mâles. Ce mécanisme n'est toutefois pas forcément présent chez les humains.

CMENO : 500 mg/m3, telle qu'établie par la Envrionmental Protection Agency des États-Unis (2011) d'après la baisse du poids corporel et l'augmentation du poids relatif et absolu des reins chez les rats mâles (Mattie et al., 1991).

Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétéeJP-8DSENO (orale; rat) : 3 000 mg/kg p.c. par jour. Les rats ont ingéré la substance d'essai quotidiennement par gavage oral, pendant 90 jours. Aucune létalité ni aucun changement histopathologique n'ont été observés (Mattie et al., 1995).
Effets sur la santé à court terme causés par une exposition répétéeKérosène hydrodésulfuré (64742-80-1)Des irritations cutanées proportionnelles à la dose ont été observées chez des rats SD mâles et femelles (12 par sexe et par dose) exposés par voie cutanée à la substance d'essai en concentrations de 165, 330 ou 495 mg/kg p.c. par jour, 5 jours par semaine, pendant 13 semaines. Chez les femelles exposées à la dose la plus élevée, le poids absolu et relatif de la rate a augmenté (USEPA, 2011).
Effets sur la santé de la reproduction et du développementJP-8Des effets maternels, sur la reproduction et le développement, y compris l'immunotoxicité et la baisse du taux de survie des nouveau-nés ont été observés chez des souris exposées au JP-8 par inhalation à des concentrations de 1 000 mg/m3. Des souris C57Bl/6 gravides ont été exposées par inhalation nasale seulement à des aérosols de JP-8 en concentration de 1 000 mg/m3, 1 h par jour depuis le jour de gestation (JG) 7 jusqu'à la naissance, ou du JG 15 jusqu'à la naissance. Les effets maternels observés comprennent une baisse du poids du thymus et des cellules immunitaires viables, et des signes d'immunodépression jusqu'à 8 semaines après l'exposition. Parmi les effets sur la reproduction se trouvent une diminution de la naissance et de la viabilité des rejetons mâles. Tous les nouveau-nés présentaient des organes immunitaires de moindre poids, moins de cellules immunitaires viables et des signes d'immunodépression, les effets étant plus marqués chez les mâles (Harris et al., 2007a).
Effets sur la santé de la reproduction et du développementKérosèneCSENO (inhalation; rat) : 400 ppm (2 780 mg/m3)Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [c]. Des groupes de 20 ratesSD ont été exposées à des vapeurs de la substance d'essai en concentrations de 100 ou 400 ppm (695 et 2 780 mg/m3), 6 h par jour depuis le JG 6 au JG 15. Aucune toxicité pour la reproduction ou le développement n'a été observée (API, 1979a).
Effets sur la santé de la reproduction et du développementJet-A

CSENO (inhalation; rat) : 400 ppm (2 945 mg/m3)Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [d]. Des rates Charles River CD ont été exposées au Jet-A en concentrations de 100 et 400 ppm (736 et 2 945 mg/m3), 6 h par jour, du JG 6 au JG 15. Aucune embryotoxicité, foetoxicité ou tératogénicité n'a été observée (Beliles et Mecler, 1982).

CSENO (inhalation; rat) : 400 ppm (2 945 mg/m3)[d]. Des groupes de 20 rates SD ont étéexposées à des vapeurs de la substance d'essai en concentrations de 100 ou 400 ppm (736 et 2 945 mg/m3), six heures par jour depuis le JG 6 au JG 15. Malgré une légère augmentation du nombre de fœtus présentant une ossification tardive dans le groupe ayant reçu une concentration élevée, les auteurs n'ont pas considéré cet effet comme étant nocif. Aucun autre effet n'a été observé (API, 1979b).

Dans une étude d'une autre nature (essai de la létalité dominante), une exposition de souris femelles à des vapeurs de Jet-A en concentrations de 100 ou 400 ppm (736 et 2 945 mg/m3)[d], 6 h par jour, 5 jours par semaine pendant 8 semaines, les paramètres de la reproduction n'avaient pas été touchés (indice de fertilité, nombre de nidations et proportion des implants morts) après l'accouplement (API, 1980b).

Effets chroniques sur la santé (études ne portant pas sur la cancérogénicité)64741-87-3DSEO (cutanée; souris) : 970 mg/kg p.c.. Des souris C3H mâles (groupe de 47) ont été exposées à 50 μL (970 mg/kg p.c.) [e],Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [f],Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [g] de la substance d'essai non diluée (échantillon d'API 81-08) 2 fois par semaine à vie. Les poids corporels et les signes cliniques sont restés normaux. Au site d'application, on a noté une desquamation légère à modérée, une légère irritation et du croûtage (API, 1989a).
Effets chroniques sur la santé (études ne portant pas sur la cancérogénicité)Carburant navigation JP-5* / kérosèneDMENO (cutanée; souris) : 250 mg/kg p.c. par jour. Des souris B6C3F1 mâles et femelles (50 par groupe) ont été exposées à du carburant navigation JP-5* en concentrations de 0, 250 ou 500 mg/kg p.c. par jour, dans 0,1 mL d'acétone, 5 jours par semaine pendant 103 semaines (90 semaines dans le cas des femelles exposées à de fortes doses). On a remarqué une augmentation notable des cas d'inflammations et d'ulcérations cutanées, ainsi que d'hyperplasies épithéliales. Chez les mâles et les femelles exposés à de fortes doses, on note des cas d'amyloses dans plusieurs organes et, chez les femelles exposées à de fortes doses, une diminution de la moitié environ des taux de survie à 90 semaines comparativement au taux de survie après 105 semaines chez celles exposées à de faibles doses, soit 17/50 contre 33/50, respectivement (NTP, 1986). * Dans l'étude, également assimilée au no CAS 8008-20-6 (kérosène).
Effets chroniques sur la santé (études ne portant pas sur la cancérogénicité)kérosène de distillation directe (échantillon API 83-09)Une quantité de 50 µL (1 170 mg/kg p.c.)[e],Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [i],Note de bas de page Annexe G Tableau G1 [j] de la substance d'essai non diluée (kérosène de distillation directe, échantillon API 83-09) a été appliquée 2 fois par semaine à des souris, pendant 3 à 24 mois. Certains sujets présentaient des ulcérations cutanées, et 1 carcinome squameux a été détecté après 12 mois. On a également signalé des irritations cutanées chroniques, et des augmentations du poids absolu et relatif des reins, du foie et des poumons (API, 1986c).
Effets chroniques sur la santé (études ne portant pas sur la cancérogénicité)JP-5 et JP-8DMENO (cutanée; souris) : 50 µL(1 070 mg/kg p.c.)[b],[e]. Des souris C3Hf/Bdf présentaient des lésions rénales après une exposition aux substances d'essai par application sur la peau rasée du dos, 3 fois par semaine pendant 60 semaines. On a aussi observé une atrophie et une dégénérescence du néphron, et une nécrose papillaire (Easley et al., 1982).
Cancérogénicité64741-87-3

Étude de badigeonnage sur la peau
Des souris C3H/HeJ mâles (groupe de 50) ont été exposées par application sur la peau rasée de la région intrascapulaire de 50 µL (970 mg/kg p.c.)[e],[f],[g]de la substance d'essai (API 81-08) non diluée, 2 fois par semaine à vie. On a noté une augmentation non statistiquement significative des papillomes spinocellulaires (4 %) et de carcinomes squameux (2 %), et 3 souris sur 50 dans le groupe exposé à la substance d'essai ont développé des tumeurs. Dans le groupe exposé uniquement au toluène, quatre souris ont développé des tumeurs, et l'incidence des carcinomes squameux était de 6 % et celle des fibrosarcomes de 2 %; toutes les souris (49 sur 49) du groupe témoin positif (exposé à du toluène contenant 0,05 % de p/v de benzo[a]pyrène) ont développé des tumeurs. La latence moyenne pour la formation de tumeurs est de 113 semaines pour ce qui est du groupe expérimental, de 111 semaines chez le groupe exposé au toluène, et 49 semaines chez le groupe témoin positif (Skisak et al., 1994).

Étude de badigeonnage sur la peau
Des souris C3H/HeJ mâles (50 par groupe) ont été exposées par application sur une plaque de 1 cm2 au moins de peau rasée de la région intrascapulaire de 50 µL (970 mg/kg p.c.)[e],[f],[g]de la substance d'essai (API 81-08) non diluée, 2 fois par semaine à vie. Après 31 mois, 4 souris du groupe expérimental avaient une tumeur bénigne; dans le groupe témoin négatif, aucun des sujets n'avait de tumeurs, mais 33 souris du groupe témoin positif en avaient (14 bénignes, 19 malignes). La latence moyenne pour la formation de tumeurs a été de 112 semaines dans le
groupe expérimental, par rapport à 84,5 semaines dans le groupe témoin positif (API, 1986b, d).

Étude de badigeonnage sur la peau
Des souris C3H mâles (47) ont été exposées 2 fois par semaine pendant 139 semaines à 50 µL (970 mg/kg p.c.)[e],[f],[g]de la substance d'essai API 81-08. Des tumeurs cutanées bénignes se sont formées chez 4 % des souris du groupe expérimental, mais l'incidence est nulle chez le groupe témoin négatif et le groupe témoin exposé au solvant). Des tumeurs cutanées malignes sont apparues chez 2 % des sujets du groupe expérimental (par rapport à 0 et à 8 % respectivement chez les mêmes groupes témoins que ci-dessus). Des tumeurs bénignes et malignes sont également apparues ailleurs : 2 % des souris du groupe exposé à la substance d'essai ont développé des tumeurs bénignes (contre 0 et 2 % respectivement dans les groupes témoins), et 4 % ont développé des tumeurs malignes (contre 2 et 0 % respectivement des groupes témoins). Un essai du chi2 a confirmé que la substance d'essai ne provoque pas une augmentation statistiquement significative de l'incidence de tumeurs si on compare avec celle qui est observée dans les groupes témoins négatifs et exposés au solvant (API, 1989a).

Étude d'initiation
Des souris CD-1 mâles (30 par groupe) ont été exposées à 50 µL (970 mg/kg p.c. par jour)[e],[f],[g]de la substance d'essai non diluée pendant 5 jours consécutifs. Après 2 semaines de repos, 50 µL du promoteur phorbol 12-myristate-13-acétate (PMA) ont été administrés à raison de 2 fois par semaine pendant 25 semaines. Les deux substances ont été appliquées sur la peau rasée de la région intrascapulaire. Aucune hausse de l'incidence de tumeurs n'a été relevée dans le groupe expérimental (3 souris sur 29 ont développé des tumeurs, soit des papillomes spinocellulaires, comparativement à 3 souris sur 30 dans le groupe témoin négatif et à 30 sur 30 dans le groupe témoin positif). La latence moyenne pour la formation de tumeurs est de 20 semaines (Skisak et al., 1994).

Étude de promotion
Des souris CD-1 mâles (30 par groupe) ont été exposées 1 fois à 50 µL à l'initiateur 7,12-diméthylbenzanthracène (DMBA). Après 2 semaines, on a appliqué 50 µL (970 mg/kg p.c. par jour)[e],[f],[g]de la substance d'essai non diluée à raison de 2 fois par semaine pendant 25 semaines. Le DMBA et la substance d'essai ont été appliqués sur la peau rasée de la région intrascapulaire. Aucune tumeur ne s'est formée dans le groupe expérimental et le groupe témoin négatif; par contre, les 30 souris du groupe témoin positif ont développé des tumeurs (Skisak et al., 1994).

CancérogénicitéKérosène de distillation directe (8008-20-6)

Étude de badigeonnage sur la peau
Des souris C3H/HeJ mâles (50 par groupe) ont été exposées à 50 mg de la substance d'essai (1 430 mg/kg p.c.)[e],[h]2 fois par semaine pendant 80 semaines, ou jusqu'à la formation d'un papillome de 1 mm3 au moins. La substance d'essai a été appliquée sur la peau rasée de la région intrascapulaire. Dans 2 des groupes d'essai de la substance, 9 souris sur 30 et 4 souris sur 27 respectivement ont développé des tumeurs, avec une période de latence moyenne de 70 et de 62 semaines respectivement. Les groupes témoins négatifs, constitués de sujets rasés seulement (4 groupes) et exposés au toluène (7 groupes); au total, 0 et 3 souris ont développé des tumeurs dans ces groupes respectifs (Blackburn et al., 1986).

Étude de badigeonnage sur la peau
Des souris C3H/HeJ mâles (50 par groupe) ont été exposées à la substance d'essai MD-3 non diluée (1 170 mg/kg p.c.)[e],[i],[j]2 fois par semaine, ou à une dilution à 50 % (580 mg/kg p.c.) 4 fois par semaine, ou à une dilution à 28,5 % (330 mg/kg p.c.) 7 fois par semaine (dans 50 mL) pendant 104 semaines. Un groupe témoin négatif a reçu 35 mL d'huile minérale 7 fois par semaine Les substances ont été appliquées sur la peau dorsale rasée. Aucune tumeur cutanée n'est apparue dans les groupes auxquels on a administré des concentrations de 0, 28,5 ou 50 % de la substance d'essai. Toutefois, 12 des 50 souris exposées à la substance d'essai à 100 % ont développé des tumeurs cutanées (carcinomes squameux, papillomes spinocellulaires, fibrosarcomes). L'irritation cutanée était plus grave dans ce groupe et on lui attribue un rôle possible dans la formation de tumeurs (CONCAWE, 1991).

Étude de badigeonnage sur la peau
L'exposition de 50 souris à raison de 2 fois par semaine à vie (supérieur(e) à 2 ans) à 50 mL (1 170 mg/kg p.c.)[e],[i],[j]de la substance d'essai API 83-09 a entraîné 1 tumeur cutanée bénigne et 19 tumeurs cutanées malignes chez les sujets. La latence moyenne pour la formation des tumeurs est de 76 semaines (API, 1989b).

CancérogénicitéJP-5Étude de badigeonnage sur la peau
Des souris B6C3F1 mâles et femelles (50 par groupe) ont été exposées à du carburant navigation JP-5 en concentrations de 0, 250 ou 500 mg/kg p.c. par jour, dans 0,1 mL d'acétone, 5 jours par semaine pendant 103 semaines (90 semaines dans le cas des femelles exposées à de fortes doses). On n'a observé aucune tumeur cutanée au site d'application, mais des carcinomes inguinaux sont apparus chez un mâle et une femelle exposés à de fortes doses, de même que chez un mâle exposé à faible dose. On a aussi constaté une incidence accrue des lymphomes malins chez les femelles exposées à de faibles doses (témoin : 7 sur 48; faible dose : 19 sur 49; forte dose : 5/47). Les femelles exposées à de fortes doses ont subi une diminution de la moitié environ du taux de survie (à 90 semaines) comparativement aux femelles exposées à de faibles doses observées à 105 semaines (17 sur 50 par rapport à 33 sur 50, respectivement); les premières montraient également de graves ulcérations cutanées qui ont nécessité le sacrifice des 17 femelles qui restaient dans le groupe exposé à de fortes doses 15 semaines avant celles des autres groupes. La baisse significative du taux de survie et le sacrifice précipité ont certainement contribué à l'impossibilité de dénombrer les femelles exposées à de fortes doses souffrant de lymphomes malins. Toutefois, le nombre plus élevé constaté dans le groupe exposé à de faibles doses (19 sur 49) se situe dans les plages historiques des souris témoins non traitées du même laboratoire (NTP, 1986).
CancérogénicitéJet-A

Étude de badigeonnage sur la peau
Des souris C3H/HeN mâles et femelles (25 par sexe et par groupe) ont été exposées à 25 mg (710 mg/kg p.c.)[e],[h]de la substance d'essai à raison de 3 fois par semaine pendant 105 semaines. Des tumeurs cutanées (carcinomes squameux et fibrosarcomes) ont été observées chez 11 souris sur 43 après une exposition à la substance Jet-A dérivée du pétrole, avec une latence moyenne pour la formation de tumeurs de 79 semaines (Clark et al., 1988).

Une autre étude a examiné le rôle de l'irritation dans la formation de tumeurs cutanées. Un groupe de souris a reçu la substance d'essai trois fois par semaine, tandis qu'un autre groupe a reçu des doses intermittente, seulement quand les signes d'irritation cutanée s'estompaient. Dans le premier groupe, 44 % des souris ont développé des tumeurs cutanées, contre 2 % seulement dans le dernier groupe. Les auteurs ont conclu que l'irritation cutanée

chronique pourrait influer sur la tumorigénicité cutanée de cette substance (Freeman et al., 1993).

Génotoxicité in vivo64741-87-3Aberrations chromosomiques
Des rats SD mâles et femelles (10 par sexe et par groupe) ont été exposés par le corps entier à des concentrations de 0, 65, 300 ou 2 050 ppm (173, 796 ou 5 442 mg/m3) de la substance d'essai API 81-08, 6 h par jour pendant 5 jours. Un groupe témoin positif a reçu des injections intrapéritonéales de 0,8 mg/kg de triéthylènemélamine. Des prélèvements de moelle osseuse du tibia ont été faits 6 h après la dernière exposition chez le groupe expérimental et le groupe témoin négatif. Aucune induction d'aberrations chromosomiques n'a été relevée chez les groupes expérimental et témoin négatif, ni aucune toxicité systémique. (API, 1986e).
Génotoxicité in vivoKérosène de distillation directe

Aberrations chromosomiques
Les essais cytogénétiques sur la moelle osseuse de rats SD ont été négatifs pour 4 échantillons de kérosène (API, 1977, 1979, 1984, 1985c). Dans une étude, la substance d'essai API 83-09 a été administrée par injection intrapéritonéale (IP) en concentrations de 300, 1 000 et 3 000 mg/kg p.c.

Échange de chromatides sœurs
Le résultat a été positif chez des souris mâles, et négatif chez des souris femelles soumises à un essai par échange de chromatides (API, 1988).

Génotoxicité in vivoKérosène hydrodésulfuré

Aberrations chromosomiques
On a appliqué du kérosène hydrodésulfuré dans de l'huile de maïs par voie intrapéritonéale à des souris B6C3F1(5 par sexe et par dose) en concentrations de 0, 400, 2 000 ou 4 000 mg/kg p.c. (USEPA, 2011). Une augmentation significative des aberrations chromosomiques a été induite chez des souris B6C3F1 mâles exposées à toutes les doses.

Aucune aberration structurelle ou chromosomique n'a été observée après l'administration IP de 0, 0,3, 1 ou 3 g/kg de kérosène hydrodésulfuré à des rats SD mâles et femelles (15 par sexe par dose) [USEPA, 2011; API, 1984].

Génotoxicité in vivoJP-8

Induction de micronoyaux
On a observé une différence significative entre le nombre de micronoyaux dans le sang périphérique de souris femelles 72 h après une exposition par voie cutanée à du JP-8 (240 mg/souris, ou 300 µL) et le groupe témoin négatif (Vijayalaxmi et al., 2004).

Des souris C3H/H3NCR femelles, exposées par voie cutanée soit à 50, 100 ou 300 µL de JP-8 non dilué pendant 3 jours consécutifs; ; soit à 300 µL par semaine pendant 3 semaines, ou soit à 1 dose unique de 300 µL n'ont montré aucune augmentation du nombre de micronoyaux dans la moelle osseuse et le sang périphérique (Vijayalaxmi et al., 2006).

Génotoxicité in vivoJet-A

Aberrations chromosomiques
La substance d'essai a induit des aberrations chromosomiques dans la moelle osseuse de rats SD mâles et femelles exposés par inhalation pendant 20 jours à des concentrations de 100 ppm (736 mg/m3)[d], ou pendant 5 jours à des concentrations de 400 ppm (2 945 mg/m3)d (API 1979c; Conaway et al., 1984). On a noté de l'irritation nasale, des éternuements et une détresse respiratoire chez les sujets.

Mutagénicité
Un essai de létalité dominante a donné des résultats négatifs : des souris CD-1 mâles ont été exposées par inhalation à des concentrations de 100 et 400 ppm, à raison de 6 h par jour, 5 jours par semaine pendant 8 semaines (API, 1973, 1980b).

Induction de micronoyaux
On a observé une différence significative entre le nombre de micronoyaux dans le sang périphérique de souris femelles 72 h après une exposition par voie cutanée à la substance Jet-A (240 mg/souris, ou 300 µL) et le groupe témoin négatif (Vijayalaxmi et al., 2004).

Des souris femelles, exposées par voie cutanée soit à 50, 100 ou 300 µL de Jet-A non dilué pendant 3 jours consécutifs; ; soit à 300 µL par semaine pendant 3 semaines, ou soit à 1 dose unique de 300 µL n'ont montré aucune augmentation du nombre de micronoyaux dans la moelle osseuse et le sang périphérique (Vijayalaxmi et al., 2006).

Génotoxicité in vitro64741-87-3Mutagénicité
Des cellules L5178Y TK+/- du lymphome de la souris ont été exposées à la substance d'essai API 81-08 pendant 4 heures, en concentrations de 0,005 à 0,08 μL/mL, sans l'activation S9, et de 0,00004 à 0,8 μL/mL avec l'activateur S9 sur base de foie de rat traité avec de l'Aroclor. Il a fallu cinq essais pour confirmer l'absence de génotoxicité, en raison de la variation des taux de toxicité et des augmentations sporadiques de la fréquence des mutations (API, 1985c).
Génotoxicité in vitroKérosène de distillation directeMutagénicité
La substance d'essai a donné des résultats négatifs et positifs par suite d'une exposition à 50 mL par plaque sur Salmonella typhimurium de la souche TA98, en utilisant le test d'Ames avec l'activateur S9 sur base de foie de rat traité avec de l'Aroclor. D'autres essais ont mesuré des indices de mutagénicité de 0 et 2,9; aucun HAP de 3 à 7 cycles n'a été mesuré dans l'échantillon (API, 1977, 1978, 1979; Blackburn et al., 1986; CONCAWE, 1991).
Dans le cadre d'un essai sur le lymphome de la souris mené conformément aux bonnes pratiques de laboratoire, le kérosène a donné des résultats positifs sans activation métabolique, mais des résultats équivoques avec activation (API, 1985d, cité dans API, 2003a). Dans une autre étude, le kérosène a donné des résultats négatifs (API, 1977).
Génotoxicité in vitroKérosène hydrodésulfuré

Lymphome de la souris
Aucune augmentation de la fréquence des mutations n'a été observée, avec ou sans activation des cellules L5178Y du lymphome de la souris. Les cellules ont été exposées à des concentrations de 0, 6,25, 12,5, 25, 37,5 nL/mL de kérosène hydrodésulfuré (API, échantillon 81-07) dans l'éthanol pendant 4 h, avec ou sans activation métabolique (USEPA, 2011, API, 1984).

Échange de chromatides sœurs
Aucune augmentation de l'incidence des ECS dans les cellules ovariennes de hamsters chinois, avec ou sans activation. Les cellules ont été exposées à des concentrations de 0,007 à 0,05 µL/mL de kérosène hydrodésulfuré (API, échantillon 81-07) dans l'acétone, avec ou sans activation métabolique (USEPA, 2011; API, 1988).

Génotoxicité in vitroJP-8

Dommages à l'ADN
Augmentation globale des ruptures de brins et des lésions de l'ADN proportionnelle à l'augmentation de la concentration de JP-8 (3 à 20 µg/mL) dans les cellules d'hépatome (H4IIE) du rat comparativement aux groupes témoins exposés à l'éthanol, pour laquelle on note une action métabolique de la souche de la cellule (Grant et al., 2001).

Différence significative des dilutions de JP-8 (1:300 à 1:75) comparativement au groupe témoin pour ce qui concerne la moyenne sur la queue et le pourcentage moyen d'ADN lorsque le JP-8 [dilutions de 1:500 à 1:75] est exposé aux monocytes et aux lymphocytes périphériques de sang périphérique total de volontaires humains (Jackman et al., 2002).

Génotoxicité in vitroJP-8+100Dommages à l'ADN
Différence significative des dilutions de JP-8+100 (1:500 à 1:75) comparativement au groupe témoin pour ce qui concerne la moyenne sur la queue et le pourcentage moyen d'ADN lorsque le JP-8+100 (dilutions de 1:500 à 1:75) est exposé aux monocytes et aux lymphocytes périphériques de sang périphérique total de volontaires humains (Jackman et al., 2002).
Génotoxicité in vitroJP-5

Mutagénicité
La substance d'essai ne s'est pas révélée mutagène à l'essai d'Ames (en concentrations de 0,1 à 10 mg par plaque), avec ou sans activateur S9 (foie de rat ou de hamster traité à l'Aroclor 1254). Des souches TA97, TA98, TA100 et TA1535 de Salmonella typhimurium ont été utilisées (NTP, 1986).

La substance d'essai a donné un résultat négatif à l'essai sur le lymphome de la souris (concentration de 10 mg par plaque), avec ou sans activation. Des cellules L5178 TK+/- ont été utilisées (NTP 1986).

Dommages à l'ADN
Différence significative des dilutions de JP-8 (1:300 à 1:75) comparativement au groupe témoin pour ce qui concerne la moyenne sur la queue et le pourcentage moyen d'ADN lorsque le JP-8 (dilutions de 1:500 à 1:75) est exposé aux monocytes et aux lymphocytes périphériques de sang périphérique total de volontaires humains (Jackman et al., 2002).

Génotoxicité in vitroJet-AMutagénicité
La substance d'essai s'est révélée mutogène à l'essai sur le lymphome de la souris, avec activateur S9 (foie de souris ou de rat). Des cellules L5178 TK+/- ont été utilisées (Conaway et al., 1984). La substance donne un résultat négatif sans activation.
Études sur les humainsÉtude cas-témoinUne étude concernant 20 sièges de cancer différents a été menée auprès de 3 726 hommes atteints afin de déterminer le risque en excès de contracter un cancer donné en raison d'une exposition professionnelle à des liquides dérivés du pétrole. Les hommes exposés de façon importante aux essences aviation ou aux carburéacteurs (de type kérosène et large coupe) ont un risque en excès de contracter un cancer du rein (ratio d'incidence approchée rajusté = 3,9 et 3,4; intervalles de confiance de 90 % = 1,7 à 8,8 et 1,5 à 7,6 respectivement). Les groupes témoins étaient formés d'hommes atteints d'un cancer autre que celui du rein (Siemiatycki et al., 1987).
Études sur les humainsÉtude transversaleUne étude auprès de 63 employées de la United States Air Force a établi que celles qui respiraient des concentrations élevées d'hydrocarbures aliphatiques du JP-8 (moyenne = 280 ppb d'hexane à un décane) avaient un taux d'hormones lutéinisantes dans l'urine considérablement réduit (p = 0,007). De plus, on a noté une tendance à la baisse des hormones lutéinisantes dans l'urine (p = 0,1) et de prégnanediol-3-glucuronide (p = 0,08) à la phase moyenne lutéale dans le groupe exposé aux plus fortes concentrations dans l'air respirable (moyenne = 74 ppb) de BTEX (Reutman et al., 2002).
Études sur les humainsÉtude transversaleUn taux de prévalence supérieur des symptômes psychiatriques, un rendement moindre à certains tests psychologiques, et un ralentissement sensorimoteur sont signalés chez 30 travailleurs exposés à des vapeurs de carburéacteur (moyenne de 300 mg/m3, durée d'emploi moyenne de 17 ans) comparativement à un groupe témoin de 30 ou 60 personnes non exposées
(Knave et al., 1978, 1979).
Études sur les humainsÉtude de cohorteUne cohorte de 2 182 militaires suédois exposés au kérosène aviation, au carburéacteur, au nitrate d'isopropyle (combustible de démarrage) et à l'essence aviation (pour moteurs à pistons) a été suivie pendant 9 à 10 ans. Dans certains lieux de travail, les niveaux d'exposition dépassaient 350 mg/m3. Le taux de mortalité s'est avéré significativement inférieur parmi le personnel de la force aérienne (moins de décès dus à des maladies cardiovasculaires) comparativement aux taux nationaux, et on a recensé 25 tumeurs malignes comparativement aux 29 attendues (Selden et Ahlborg, 1987).
Études sur les humainsÉtude cas-témoinAu cours d'un vol, 2 pilotes militaires ont été exposés à des vapeurs de JP-5 dans l'habitacle. Les pilotes ont éprouvé des nausées, de la fatigue, des brûlures aux yeux, une coordination oculo-manuelle altérée, de l'euphorie et des troubles de mémoire (Porter, 1990).
Études sur les humainsÉtude transversaleDu personnel de l'armée américaine a été évalué eu égard aux effets médicaux et neurocomportementaux de l'exposition professionnelle au JP-8 à des niveaux élevés pendant 4 mois au moins (entretien et nettoyage des réservoirs de carburant), et les résultats ont été comparés à ceux de témoins non exposés. Des troubles de l'audition notables ont été associés à l'exposition professionnelle (Ritchie et al., 2001a).
Études sur les humainsÉtude transversaleHuit mécaniciens d'avion à réaction exposés en continu (moyenne = 25 ans) à des carburéacteurs ont été examinés eu égard aux effets sur leurs fonctions audiologiques et vestibulo-oculomotrices. Selon les résultats, l'exposition chronique au carburéacteur pourrait entraîner des déficits subtils des fonctions de haut niveau régies par le tronc cérébral (inhibition cérébelleuse, corticale, etc.) (Odkvist et al., 1987).
Études sur les humainsÉtude transversaleUne étude à l'aveugle sur l'inhalation de JP-8 dans un cadre professionnel a été menée auprès du personnel de la Garde nationale. Des niveaux d'exposition inférieurs à 50 mg/m3 ont entraîné des effets sur le système immunitaire, y compris une augmentation des taux plasmatiques de prostaglandine E2, y compris l'augmentation instantanée des neutrophiles et des éosinophiles, ainsi que la baisse du nombre total de leucocytes dans le sang périphérique (Harris, 2011).
Note de bas de page Annexe G Tableau G1 a

DL50, dose létale médiane; CL50, concentration létale médiane; DMENO, dose minimale avec effet nocif observé; CMENO, concentration minimale avec effet nocif observé; DSENO, dose sans effet nocif observé; CSENO, concentration sans effet nocif observé.

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 b

Densité, ρ = 0,747 g/mL (BP, 2000) a été utilisée pour la conversion du volume en mg/kg p.c. : (x mL/kg p.c. × ρ).

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 c

Masse moléculaire de 170 g/mol utilisée pour la conversion des ppm en mg/m3 : (ppm × MM/24,45).

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 d

Masse moléculaire de 180 g/mol utilisée pour la conversion des ppm en mg/m3 : (ppm × MW/24,45).

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 e

À défaut du poids corporel (p.c.), la valeur de 35 g est utilisée pour les souris C3H (normes de laboratoire de Salem et Katz (2006) utilisées).

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 f

Densité ρ = 0,678 g/mL d'après API, 2003b.

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 g

La formule (x mL/kg p.c. × ρ) a été utilisée pour la conversion des valeurs en mg/kg p.c.

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 h

La formule (x mg/p.c.) a été utilisée pour la conversion des valeurs en mg/kg p.c.

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 i

Densité ρ = 0,817 g/mL utilisée.

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Note de bas de page Annexe G Tableau G1 j

La formule (% fraction de dilution × x mL × ρ/p.c.) a été utilisée pour la conversion du volume en mg/kg p.c.

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