Annexes de rapport d'évaluation préalable finale

2,2',6,6'-Tétrabromo-4,4'-isopropylidènediphénol
Numéro de registre du Chemical Abstracts Service
79-94-7

4,4'-Isopropylidenebis[2-(2,6-dibromophénoxy) éthanol]
Numéro de registre du Chemical Abstracts Service
4162-45-2

1,1'-Isopropylidènebis[4-(allyloxy)-3,5- dibromobenzène]
Numéro de registre du Chemical Abstracts Service
25327-89-3

Environnement Canada
Santé Canada
Novembre 2013

Table des matières

Annexe 1a : Tableau sommaire des intrants des modèles de la persistance, de la bioaccumulation et de la toxicité pour le TBBPA

Tableau sommaire des intrants des modèles de la persistance, de la bioaccumulation et de la toxicité pour le TBBPA
Paramètres d'entrée des modèlesPropriétés physico-chimiques et devenir
EPISuite (tous les modèles, notamment AOPWIN, KOCWIN, BCFBAF, BIOWIN et ECOSAR)
Devenir
STP (1) ASTreat (2) Simple-Treat (3) (différents intrants requis selon le modèle)
Devenir
EQC (différents intrants requis selon le type de substances - type I ou II)
Devenir
TaPL3 (différents intrants requis selon le type de substances - type I ou II)
Devenir
Outil de l'OCDE pour les POP
Devenir
Modèle BCFBAF Arnot-Gobas
Devenir
Modèle BASL4
Profils de persistance, bioaccu-mulation et toxicité
Modèle canadien de POP (y comrpis le modèle Catabol, le modèle de facteurs d'atténuation du FBC et le modèle de toxicité OASIS)
Éco-toxicité
Artificial Intelli-gence Expert System (AIES)/ TOPKAT/ ASTER)
Code SMILESOc(c(cc(c1)
C(c(cc(c(O)
c2Br)Br)c2)
(C)C)Br)c1Br
      Oc(c(cc(c1)
C(c(cc(c(O)
c2Br)Br)c2)
(C)C)Br)
c1Br
Oc(c(cc(c1)
C(c(cc(c(O)
c2Br)Br)c2)
(C)C)Br)c1
Br
Masse moléculaire (g/mol) x (1, 2, 3)543,88 (I, II)x (I, II)x 543,88  
Point de fusion (°C)  181 (I)x (I)     
Point d'ébullition (°C)         
Température (°C)  20 (I, II)x (I, II)     
Masse volumique (kg/m3) x (2)    1 4873  
Pression de vapeur (Pa) x (1, 3)1,19 × 10-5 (I)x (I)  1,19 x 10-5  
Constante de la loi de Henry (Pa·m3/mol) x (3)       
Log Kae
(coefficient de partage air-eau; sans dimension)
 x (2)x (II)x (II)x    
Log Koe
(coefficient de partage octanol-eau, sans dimension)
5.9x (1)5,9 (I)x (I)x5,95,95,95.9
Koe
(coefficient de partage octanol-eau, sans dimension)
 x (2, 3)       
Log Kco
(coefficient de partage carbone organique/eau - L/kg)
      5,43  
Solubilité dans l'eau (mg/L) x (1, 3)0,063a (I)x     
Log Koa
(coefficient de partage octanol-air, sans dimension)
      x  
Coefficient de partage sol-eau (L/kg)Note de bas de page Annexe 1a Tableau 11  x (II)x (II)     
Coefficient de partage sédiments-eau (L/kg)1  x (II)x (II)     
Coefficient de partage particules en suspension-eau (L/kg)1 x (2)x (II)x (II)     
Coefficient de partage poisson-eau (L/kg)Note de bas de page Annexe 1a Tableau 1 2  x (II)x (II)     
Coefficient de partage aérosol-eau (sans dimension)Note de bas de page Annexe 1a Tableau 1 3  x (II)x (II)     
Coefficient de partage végétation-eau (sans dimension)1   x (II)     
Enthalpie (Koe)   -20 (3)     
Enthalpie (Kae)   55 (3)     
Demi-vie dans l'air (jours)  3,615 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans l'eau (jours)  4 166 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans les sédiments (jours)  4 166 (I, II)x (I, II)     
Demi-vie dans le sol (jours)  4 166 (I, II)x (I, II)x 182  
Demi-vie dans la végétation (jours)Note de bas de page Annexe 1a Tableau 1 4   x (I, II)     
Constante cinétique de métabolisme (1/jour)     1.12*  
Constante cinétique de biodégra-dation (1/jour) ou (1/heure)-préciser x
(3, 1/heure)
(2, 1/jour)
       
Demi-vie de biodégra-dation en clarificateur primaire
(t1/2-p; h)
 x (1)       
Demi-vie de biodégra-dation en bassin d'aération
(t1/2-s; h)
 x (1)       
Demi-vie de biodégra-dation en bassin de décantation (t1/2-s; h) x (1)       

Note de bas de pages

Note de bas de page 1

D'après le log Kco

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1a 1

Note de bas de page 2

D'après les données sur le FBC

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1a 2

Note de bas de page 3

Valeur par défaut

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1a 3

Note de bas de page 4

D'après la demi-vie dans l'eau

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1a 4

Haut de la page

Annexe 1b : Tableau sommaire des intrants des modèles de la persistance, de la bioaccumulation et de la toxicité pour le O,O bis(2 hydroxyéthyl)TBBPA

Paramètres d'entrée des modèlesPropriétés physico-chimiques et devenir
EPISuite (tous les modèles, notamment AOPWIN, KOCWIN, BCFBAF, BIOWIN et ECOSAR)
Devenir
STP (1) ASTreat (2) Simple-Treat (3) (différents intrants requis selon le modèle)
Devenir
EQC (différents intrants requis selon le type de substances - type I ou II)
Devenir
TaPL3 (différents intrants requis selon le type de substances - type I ou II)
Devenir
Outil de l'OCDE pour les POP
Devenir
Modèle BCFBAF Arnot-Gobas
Devenir
Modèle de FBA Gobas et Wolf
Profils de persistance, bioaccu-mulation et toxicité
Modèle canadien de POP (y comrpis le modèle Catabol, le modèle de facteurs d'atténuation du FBC et le modèle de toxicité OASIS)
Éco-toxicité
Artificial Intelli-gence Expert System (AIES)/ TOPKAT/ ASTER)
Code SMILESOCCOc1c
(Br)cc(cc1Br)
C(C)(C)c2cc
(Br)c(OCCO)
c(Br)c2
      OCCOc1c
(Br)cc(cc1Br)
C(C)(C)c2cc
(Br)c(OCCO)
c(Br)c2
OCCOc1c
(Br)cc(cc1Br)
C(C)(C)c2cc
(Br)c(OCCO)
c(Br)c2
Masse moléculaire (g/mol) x (1, 2, 3)631,98 (I, II)x (I, II)x    
Point de fusion (°C)  247,21 (I)x (I)     
Point d'ébullition (°C)         
Température (°C)  25 (I,II)x (I, II)     
Masse volumique (kg/m3) x (2)       
Pression de vapeur (Pa) x (1, 3)1,29 x10-13 (I)x (I)     
Constante de la loi de Henry (Pa·m3/mol) x (3)       
Log Kae
(coefficient de partage air-eau; sans dimension)
 x (2)x (II)x (II)x    
Log Koe
(coefficient de partage octanol-eau, sans dimension)
5,48x (1)5,48 (I)x (I)x5,48x5,485,48
Koe
(coefficient de partage octanol-eau, sans dimension)
 x (2, 3)       
Log Kco
(coefficient de partage carbone organique/eau - L/kg)
         
Solubilité dans l'eau (mg/L) x (1, 3)0,031 (I)x     
Log Koa
(coefficient de partage octanol-air, sans dimension)
      x  
Coefficient de partage sol-eau (L/kg)Note de bas de page Annexe 1b Tableau 1 1  x (II)x (II)     
Coefficient de partage sédiments-eau (L/kg)1  x (II)x (II)     
Coefficient de partage particules en suspension-eau (L/kg)1 x (2) x (II)x (II)     
Coefficient de partage poisson-eau (L/kg)Note de bas de page Annexe 1b Tableau 1 2  x (II)x (II)     
Coefficient de partage aérosol-eau (sans dimension)Note de bas de page Annexe 1b Tableau 1 3  x (II)x (II)     
Coefficient de partage végétation-eau (sans dimension)1   x (II)     
Enthalpie (Koe)   -20 (3)     
Enthalpie (Kae)   55 (3)     
Demi-vie dans l'air (jours)  0,418 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans l'eau (jours)  180 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans les sédiments (jours)  720 (I, II)x (I, II)     
Demi-vie dans le sol (jours)  180 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans la végétation (jours)Note de bas de page Annexe 1b Tableau 1 4   x (I, II)     
Constante cinétique de métabolisme (1/jour)     13,8*  
Constante cinétique de biodégra-dation (1/jour) ou (1/heure)-préciser x (3, 1/h) (2, 1/jour)       
Demi-vie de biodégra-dation en clarificateur primaire
(t1/2-p; h)
 x (1)       
Demi-vie de biodégra-dation en bassin d'aération
(t1/2-s; h)
 x (1)       
Demi-vie de biodégra-dation en bassin de décantation (t1/2-s; h) x (1)       

Note de bas de pages

Note de bas de page 1

D'après le log Kco

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1b 1

Note de bas de page 2

D'après les données sur le FBC

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1b 2

Note de bas de page 3

Valeur par défaut

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1b 3

Note de bas de page 4

D'après la demi-vie dans l'eau

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1b 4

Haut de la page

Annexe 1c : Tableau sommaire des intrants des modèles de la persistance, de la bioaccumulation et de la toxicité pour le O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA

Paramètres d'entrée des modèlesPropriétés physico-chimiques et devenir
EPISuite (tous les modèles, notamment AOPWIN, KOCWIN, BCFBAF, BIOWIN et ECOSAR)
Devenir
STP (1) ASTreat (2) SimpleTreat (3) (différents intrants requis selon le modèle)
Devenir
EQC (différents intrants requis selon le type de substances - type I ou II)
Devenir
TaPL3 (différents intrants requis selon le type de substances - type I ou II)
Devenir
Outil de l'OCDE pour les POP
Devenir
Modèle BCFBAF Arnot-Gobas
Devenir
Modèle de FBA Gobas et Wolf
Profils de persistance, bioaccu-mulation et toxicité
Modèle canadien de POP (y comrpis le modèle Catabol, le modèle de facteurs d'atténuation du FBC et le modèle de toxicité OASIS)
Éco-toxicité
Artificial Intelli-gence Expert System (AIES)/ TOPKAT/ ASTER)
Code SMILESC=CCOc1c
(Br)cc(cc1Br)
C(C)(C)c2cc
(Br)c(OCC=C)
c(Br)c2
      C=CCOc1c
(Br)cc(cc1Br)
C(C)(C)c2cc
(Br)c(OCC=C)
c(Br)c2
C=CCOc1c
(Br)cc(cc1Br)
C(C)(C)c2cc
(Br)c(OCC=C)
c(Br)c2
Masse moléculaire (g/mol) x (1, 2, 3)624,01 (I, II)x (I, II)x    
Point de fusion (°C)  216,64 (I)x (I)     
Point d'ébullition (°C)         
Température (°C)  25 (I,II)x (I, II)     
Masse volumique (kg/m3) x (2)       
Pression de vapeur (Pa) x (1, 3)2,9 x10-9 (I)x (I)     
Constante de la loi de Henry (Pa·m3/mol) x (3)       
Log Kae
(coefficient de partage air-eau; sans dimension)
 x (2)x (II)x (II)x    
Log Koe
(coefficient de partage octanol-eau, sans dimension)
 x (1)8,71 (I)x (I)x8,71x8,718,71
Koe
(coefficient de partage octanol-eau, sans dimension)
 x (2, 3)       
Log Kco
(coefficient de partage carbone organique/eau - L/kg)
         
Solubilité dans l'eau (mg/L) x (1, 3)0,000020 (I)x     
Log Koa
(coefficient de partage octanol-air, sans dimension)
      x  
Coefficient de partage sol-eau (L/kg)Note de bas de page Annexe 1c Tableau 11  X (II)x (II)     
Coefficient de partage sédiments-eau (L/kg)1  x (II)x (II)     
Coefficient de partage particules en suspension-eau (L/kg)1 x (2)x (II)x (II)     
Coefficient de partage poisson-eau (L/kg)Note de bas de page Annexe 1c Tableau 1 2  x (II)x (II)     
Coefficient de partage aérosol-eau (sans dimension)Note de bas de page Annexe 1c Tableau 1 3  x (II)x (II)     
Coefficient de partage végétation-eau (sans dimension)1   x (II)     
Enthalpie (Koe)   -20 (3)     
Enthalpie (Kae)   55 (3)     
Demi-vie dans l'air (jours)  0,159 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans l'eau (jours)  180 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans les sédiments (jours)  360 (I, II)x (I, II)     
Demi-vie dans le sol (jours)  180 (I, II)x (I, II)x    
Demi-vie dans la végétation (jours)Note de bas de page Annexe 1c Tableau 1 4   x (I, II)     
Constante cinétique de métabolisme (1/jour)     0,0018*  
Constante cinétique de biodégra-dation (1/jour) ou (1/heure)-préciser x (3, 1/h) (2, 1/jour)       
Demi-vie de biodégra-dation en clarificateur primaire
(t1/2-p; h)
 x (1)       
Demi-vie de biodégra-dation en bassin d'aération
(t1/2-s; h)
 x (1)       
Demi-vie de biodégra-dation en bassin de décantation (t1/2-s; h) x (1)       

Note de bas de pages

Note de bas de page 1

D'après le log Kco

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1c 1

Note de bas de page 2

D'après les données sur le FBC

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1c 2

Note de bas de page 3

Valeur par défaut

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1c 3

Note de bas de page 4

D'après la demi-vie dans l'eau

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 1c 4

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Annexe 2 : Sommaire de rigueur d'étude

Description de la fiabilité de l'évaluation

Pour évaluer la fiabilité des études portant sur les principaux paramètres écologiques (p. ex. la toxicité intrinsèque pour les organismes aquatiques, le potentiel de bioaccumulation, la persistance), une approche analogue à celle de Klimisch et al., (1997) a été élaborée. Elle implique l'utilisation d'un formulaire normalisé de Sommaire de rigueur d'études, y compris un système de notation visant à évaluer les études sur le plan quantitatif. Le Sommaire de rigueur d'étude (SRE) est une adaptation des modèles de Sommaire de rigueur d'étude de l'OCDE (OCDE, 2009). Il consiste en une liste de vérification de points ou de critères (colonne 2 du SRE) relatifs à l'identité de la substance, au protocole expérimental ou à la méthode expérimentale, à l'organisme d'essai, à la conception et aux conditions, à la pertinence sur le plan écologique et aux résultats. La plupart des points sont pondérés en fonction de leur importance pour la qualité et la fiabilité de l'étude (colonne 3). Les points les plus importants ou essentiels (qui décrivent des paramètres ou des facteurs qui ont l'influence la plus directe sur la qualité de l'étude) ont reçu une pondération plus élevée (3 points), tandis que les points moins importants ont reçu une cote inférieure (1 ou 2 points). L'évaluateur doit indiquer, pour chaque point, si ce dernier a été traité de façon appropriée dans l'étude en répondant par « oui », « non » ou « sans objet (s.o.) » (colonne 4). Des renseignements précis concernant les points sont fournies dans la colonne 5 du SRE.

Une fois que toutes les réponses à tous les points ont été fournies dans la colonne 4, on calcule la note globale du Sommaire de rigueur d'étude pour l'étude comme suit :

Note globale de l'étude (%) =  [ΣPOui / ΣPOui+Non] × 100 %

où :

POui 
pondération des réponses « oui » applicables;
POui+Non 
pondération des réponses « oui » et « non » applicables.

Le code et la catégorie de fiabilité de la note totale sont déterminés à l'aide des quatre catégories adaptées de l'approche Klimisch et selon la répartition des notes, tel que décrit dans le tableau A.

Tableau A. Grille de notation de la fiabilité globale de l'étude
Code de fiabilitéCatégorie de fiabilitéRépartition globale des cotes de l'étude
1Confiance élevéesupérieur(e) ou égal(e) à  80 %
2Confiance satisfaisante60 à 79 %
3Confiance faible40 à 59 %
4Inacceptableinférieur(e) à 40 %

Références

Klimisch HJ, Andreae M, Tillmann U. 1997. A systematic approach for evaluating the quality of experimental toxicological and ecotoxicological data. Regulatory Toxicology and Pharmacology 25:1-5

[OCDE] Organisation de coopération et de développement économiques. 2009. Manual for the Assessment of Chemicals. Annex 1: Guidance for Completing a SIDS Dossier [en ligne]. Paris (France) : OCDE, Direction de l'environnement. [consultée en juillet 2011]. Accès : http://www.oecd.org/dataoecd/13/17/36045066.pdf

Formulaire pour sommaires de rigueur d'études : principales études écotoxicologiques

Référence : Springborn Laboratories Inc. 1989. Determination of the Biodegradability of Tetrabromobisphenol A in a Soil Under Aerobic Conditions. SLS Report: 88-11-2848; Study No.: 1199-1287-6103-760 p. 40. (Référence : Brominated Flame Retardants Industry Panel, 1989d).

Substance d'essai (no CAS et nom) : 79-94-7 (2,2',6,6'-tétrabromo-4,4'-isopropylidènediphénol ou TBBPA)
PointOuiNon
Composition chimique de la substance (y compris la pureté et les sous-produits)X 


Méthode
PointOuiNon
Références X
Méthode normalisée (OCDE, UE, nationale, ou autre)? X
Justification de la méthode ou du protocole si non standard  
*BPL (bonnes pratiques de laboratoire)X 

Conception et conditions des essais

Type d'étude (photodégradation, hydrolyse, biodégradation, autre - préciser, mais ne pas évaluer) : biodégradation

Type d'essai (aérobie ou anaérobie - préciser, mais ne pas évaluer) : aérobie

Milieu d'essai (air, eau, sol ou sédiments - préciser, mais ne pas évaluer) : sol
PointOuiNon
Des renseignements sont-ils fournis sur la stabilité de la substance dans le milieu préoccupant? X
Témoins (positifs ou négatifs) : non mentionné X
Nombre de répétitions (y compris les témoins)X 
TempératureX 
Durée de l'expérienceX 


Pour la photodégradation seulement
PointOuiNon
Sources lumineuses (préciser) :  
Spectre de lumière et intensité relative selon l'intensité de la lumière du soleil :  


Pour l'hydrolyse seulement
PointOuiNon
Des concentrations mesurées sont-elles indiquées?  
Propriétés fondamentales de l'eau (pH, dureté, etc.)  


Pour la biodégradation seulement
PointOuiNon
Biodégradation immédiate ou intrinsèque (préciser) : intrinsèqueX 
Inoculum (concentration et source) : non mentionné X

Résultats

Paramètres : demi-vie (à privilégier); dégradation (%); etc. (ne pas évaluer ce point) : 78,1 % restants (k @ 0,0039; t1/2 @ 179 jours) (64 jours - MASDLM); 42,2 % restants (k @ 0,013; t1/2 @ 51,3 jours) (64 jours - limon argileux); 38 % restants (k @ 0,015; t1/2 @ 45,8 jours) (64 jours - loam limoneux). Moyenne pour la t1/2 @ 92 jours.

Information sur les produits de répartition (ne pas évaluer ce point) : non

Cote totale : 6/11 = 55 %

Code de fiabilité d'Envisonnement Canada : 1

Catégorie de fiabilité (élevée, satisfaisante, faible) : Faible

Commentaires : Cote = 55 %; pureté chimique - 99 % ». Méthode conforme au protocole interne pour la détermination de la biodégradabilité intrinsèque dans le sol dans des conditions aérobies. Température de 20 à 25 °C. Étude de 64 jours; substance chimique mesurée par comptage par scintillation en milieu liquide. Maintenue dans l'obscurité. Solvant : acétone. Trois différents types de sol : loam sablonneux du Massachusetts (MASDLM), loam argileux, loam limoneux. « Seule une quantité limitée ( inférieur(e) à  6 %) de la radioactivité appliquée a été récupérée dans les capteurs de CO2, ce qui laisse supposer une simple biodégradation partielle en produits non identifiés. » L'absence de mention de témoins est une source de préoccupation. De plus, comme le protocole interne ne fait pas mention de témoins, la confiance accordée aux données selon lesquelles les pourcentages signalés découlaient d'une biodégradation seulement est faible. Il est difficile de distinguer les facteurs qui sont à l'origine des différences observées entre les taux de biodégradation (p. ex. teneur en CO, pH), car aucun renseignement n'est fourni sur l'inoculum. Confiance faible; code de fiabilité = 3.

Tableau récapitulatif
Type de solCarbone organique (%)pHCapacité au champ (%)Sable (%)Limon (%)Argile (%)TBBPA restant dans le sol (%)Demi-vie (jours) (estimée par l'évaluateur)
MASDLM4,47,074,88313474,3 à 81,9179
Loam argileux0,86,243,916582641,1 à 43,251,3
Loam limoneux1,87,675,943243335,9 à 40,145,8


Sommaire de rigueur d'études - Persistance

Référence : Springborn Laboratories Inc. 1989. (Tetrabromobisphenol A) - Determination of the Biodegradability in a Sediment/Soil Microbial System. SLS Report: 9-8-3070; Study No.: 1199-1287-6102-785 p. 69. (Référence : Brominated Flame Retardants Industry Panel, 1989f).

Substance d'essai (no CAS et nom) : 79-94-7 (2,2',6,6'-tétrabromo-4,4'-isopropylidènediphénol ou TBBPA)
PointOuiNon
Composition chimique de la substance (y compris la pureté et les sous-produits)X 


Méthode
PointOuiNon
RéférencesX 
Méthode normalisée (OCDE, UE, nationale, ou autre)? X
Justification de la méthode ou du protocole si non standard  
*BPL (bonnes pratiques de laboratoire)X 

Conception et conditions des essais

Type d'étude (photodégradation, hydrolyse, biodégradation, autre - préciser, mais ne pas évaluer) : biodégradation

Type d'essai (aérobie ou anaérobie - préciser, mais ne pas évaluer) : aérobie

Milieu d'essai (air, eau, sol ou sédiments - préciser, mais ne pas évaluer) : eau et sédiments
PointOuiNon
Des renseignements sont-ils fournis sur la stabilité de la substance dans le milieu préoccupant?X 
Témoins (positifs ou négatifs) : témoin négatifX 
Nombre de répétitions (y compris les témoins)X 
TempératureX 
Durée de l'expérienceX 


Pour la photodégradation seulement
PointOuiNon
Sources lumineuses (préciser) :  
Spectre de lumière et intensité relative selon l'intensité de la lumière du soleil :  


Pour l'hydrolyse seulement
PointOuiNon
Des concentrations mesurées sont-elles indiquées?  
Propriétés fondamentales de l'eau (pH, dureté, etc.)  


Pour la biodégradation seulement
PointOuiNon
Biodégradation immédiate ou intrinsèque (préciser) : non précisée X
Inoculum (concentration et source) : Assemblages naturels de microorganismes vivant dans les sédiments. 103 - 105 unités formant des colonies par mL (final)X 

Résultats

Paramètres : demi-vie (à privilégier); dégradation (%); etc. (ne pas évaluer ce point) : (10 ug/L) t1/2 = 48 jours (k = 0,0145 jour-1), r2 = 0,67; (100 ug/L) t1/2 = 69 jours (k = 0,0101 jour-1), r2 = 0,87; (1 000 ug/L) t1/2 = 84 jours (k = 0,00829 jour-1), r2 = 0,79.

Information sur les produits de répartition (ne pas évaluer ce point) : non

Cote totale : 9/11 = 82 %

Code de fiabilité d'Envisonnement Canada : 2

Catégorie de fiabilité (élevée, satisfaisante, faible) : satisfaisante

Commentaires : Cote = 82 %; pureté chimique - 96 % ». La méthode est conforme au protocole interne de détermination de la biodégradation d'un produit à l'essai dans un système d'essai microbien dans l'eau et les sédiments conformément aux lignes directrices proposées dans la TSCA, mais la référence réelle n'est pas fournie. Température de 25 °C. Stabilité de la substance surveillée sur une période de 56 jours par chromatographie en phase liquide à haute résolution. Maintenue dans l'obscurité. Solvant : acétone. Plage de pH de 5,2 à 6,6. Caractéristiques des sédiments : carbone total = 6,8 %, sable = 92 %, limon = 6 %, argile = 2 %, capacité au champ = 15,9 %. Trois concentrations de la substance à l'essai : élevée (1 000 ug/L); moyenne (100 ug/L); faible (10 ug/L). Trois réplicats par période d'échantillonnage. « Seule une quantité limitée ( inférieur(e) à  8 %) de la radioactivité appliquée a été récupérée dans les capteurs de CO2, ce qui laisse supposer une simple biodégradation partielle en produits non identifiés. » Bien que l'expérience ait été menée dans l'eau et les sédiments, la demi-vie et les taux devraient être appliqués aux sédiments, car il s'agit du milieu où la majeure partie de la substance chimique a été détectée. Une augmentation de la concentration de la substance d'essai semble inhiber le taux de biodégradation, ce qui pourrait peut-être s'expliquer par des effets sur les populations microbiennes. Ce point a été étudié de façon plus approfondie, mais aucun résultat concluant n'a pu être tiré (conformément aux méthodes de l'OCDE 209). Confiance satisfaisante; code de fiabilité = 2. La valeur pourrait être sélectionnée en fonction de la concentration de la substance afin de la faire concorder avec ces taux ou avec la valeur en gras proposée.

Sommaire de rigueur d'études - Persistance

Référence : Ronen, Z. et A. Abeliovich. 2000. Anaerobic-Aerobic Process for Microbial Degradation of Tetrabromobisphenol A. Applied and Environmental Microbiology 66:2372-2377.

Substance d'essai (no CAS et nom) : 79-94-7 (2,2',6,6'-tétrabromo-4,4'-isopropylidènediphénol ou TBBPA)
PointOuiNon
Composition chimique de la substance (y compris la pureté et les sous-produits) X


Méthode
PointOuiNon
RéférencesX 
Méthode normalisée (OCDE, UE, nationale, ou autre)? X
Justification de la méthode ou du protocole si non standard  
*BPL (bonnes pratiques de laboratoire)s.o.s.o.

Conception et conditions des essais

Type d'étude (photodégradation, hydrolyse, biodégradation, autre - préciser, mais ne pas évaluer) : biodégradation

Type d'essai (aérobie ou anaérobie - préciser, mais ne pas évaluer) : anaérobie et aérobie

Milieu d'essai (air, eau, sol ou sédiments - préciser, mais ne pas évaluer) : sédiments
PointOuiNon
Des renseignements sont-ils fournis sur la stabilité de la substance dans le milieu préoccupant? X
Témoins (positifs ou négatifs) : témoin négatifX 
Nombre de répétitions (y compris les témoins) X
TempératureX 
Durée de l'expérienceX 


Pour la photodégradation seulement
PointOuiNon
Sources lumineuses (préciser) :  
Spectre de lumière et intensité relative selon l'intensité de la lumière du soleil :  


Pour l'hydrolyse seulement
PointOuiNon
Des concentrations mesurées sont-elles indiquées?  
Propriétés fondamentales de l'eau (pH, dureté, etc.)  


Pour la biodégradation seulement
PointOuiNon
Biodégradation immédiate ou intrinsèque (préciser) : non précisée (~ intrinsèque) X
Inoculum (concentration et source) : Assemblages naturels de microorganismes vivant dans les sédimentsX 

Résultats

Paramètres : demi-vie (à privilégier); dégradation (%); etc. (ne pas évaluer ce point) : Anaérobie Estimée : t1/2 = 11,5 jours (d'après la constante cinétique de 0,06/jour estimée par l'examinateur à partir d'un graphique). Aucun graphique ni taux n'a été présenté pour la dégradation aérobie du bisphénol A (il ne s'agit pas de la substance chimique principale non plus).

Information sur les produits de répartition (ne pas évaluer ce point) : non

Cote totale : 5/10 = 50 %

Code de fiabilité d'Envisonnement Canada : 1

Catégorie de fiabilité (élevée, satisfaisante, faible) : Faible

Commentaires : Cote = 50 %; pureté chimique - non déterminée. Aucune méthode standard mentionnée. Température de 30 °C. Deux expériences menées sur des sédiments provenant de sites contaminés. i) Dégradation anaérobie du TBBPA; ii) dégradation aérobie du bisphénol A. Les milieux en anaérobie suivant ont été utilisés : le glucose, la peptone, la peptone trypsique et des extraits de levure. Le TBBPA est biodégradable dans des conditions anaérobies; toutefois, le bisphénol A (dégradation primaire produit - 88 %) n'est pas biodégradable dans des conditions anaérobies. Le bisphénol A se dégrade seulement dans des conditions aérobies. Plage de pH ajustée à 7,7. Taux et demi-vie estimés par l'examinateur à partir d'un graphique. Ce taux s'applique à la biodégradation anaérobie du TBBPA et du bisphénol A seulement. Confiance faible; code de fiabilité = 3.

Sommaire de rigueur d'études - Toxicité intrinsèque

Référence : The toxicity of tetrabromobisphenol A (TBBPA) to Fathead Minnow (Pimphales promelas) embryos and larvae. Springborn Life Sciences, Inc. Report No: 89-2-2937. Study No: 1199-1287-6108-120. 52 pp (Référence :Brominated Flame Retardants Industry Panel, 1989i).

Substance d'essai (nº de registre CAS et nom) : 79-94-7 (tétrabromobisphénol A [TBBPA])
PointOuiNon
*Composition chimique de la substance (y compris la pureté et les sous-produits) X
Persistance/stabilité de la substance d'essai dans le système d'essaiX 


Méthode
PointOuiNon
RéférencesX 
*Méthode normalisée (OCDE, UE, nationale, ou autre)?X 

Justification de la méthode ou du protocole si non standard

Méthode
PointOuiNon
*BPL (bonnes pratiques de laboratoire)X 


Organismes d'essai (préciser les noms communs et latins) : tête-de-boule (Pimphales promelas)
PointOuiNon
Indication du nom latin ou des deux noms (latin et commun)?X 
Âge ou stade biologique de l'organisme d'essaiX 
Sexe X
Longueur et poids des organismes d'essaiX 
Nombre d'organismes d'essai par réplicatX 
Type et périodes d'alimentation (acclimatation/pendant l'essai)X 

Conception et conditions des essais

Type d'essai – toxicité aiguë ou chronique (préciser, mais ne pas évaluer ce point) : 35 jours, cycle de vie partiel, paramètres chroniques
PointOuiNon
Type d'expérience (en laboratoire ou sur le terrain) précisé?X 
Type de système (statique, semi-statique, renouvellement continu)?X 
Témoins négatifs ou positifs (préciser)? Témoins positifs et négatifsX 
Nombre de réplicats (y compris les témoins) et concentrationsX 
Voies d'exposition (nourriture, eau, les deux)X 
Durée de l'expositionX 
*Des concentrations mesurées sont-elles indiquées?X 
Conditions du milieu d'exposition (température, pH, conductivité électrique, COT, COD, O.D., cations et anions principaux, autre)X 
Le pH se situait-il entre 6 et 9? (ne pas évaluer ce point)X 
La température se situait-elle entre 5 et 28 °C? (ne pas évaluer ce point)X 
Photopériode et intensité de l'éclairageX 
Préparation de solutions mères et de solutions d'essaiX 
Utilisation d'agents émulsionnants/solubilisants (surtout pour les substances peu solubles ou instables)X 
Intervalles des contrôles analytiquesX 
Méthodes statistiques utiliséesX 

Résultats

Valeurs de toxicité (CL50, CE50 ou CI50 – préciser, ne pas évaluer ce point) : 35 jours, CMEO = 0,31 mg/L; 35 jours, CSEO = 0,16 mg/L

Autres paramètres indiqués – FBC/FBA, CMEO/CSEO (préciser, ne pas évaluer ce point) : Non
PointOuiNon
*La valeur de la toxicité était-elle inférieure à celle de la solubilité de la substance dans l'eau?X 
Autres effets nocifs (p. ex. carcinogénicité, mutagénicité). Ne pas évaluer ce point) X

Cote : points principaux – 5/5; cote totale – (97 %)

Code de fiabilité d'Envisonnement Canada : 1

Catégorie de fiabilité (élevée, satisfaisante, faible) : élevée

Commentaires : L'essai était rigoureux et conforme à un protocole établi fondé sur les méthodes de l'Environmental Protection Agency. Des observations sur les processus biotiques et abiotiques ont été notées quotidiennement et toutes les mesures de la qualité de l'eau se situaient dans les limites acceptables. Des mesures radiométriques des concentrations ont été prises pendant toute la durée de l'essai et la technique de chromatographie liquide à haute performance a été employée pour vérifier l'exactitude de la technique radiométrique. L'analyse des concentrations d'essai indique qu'elles ont été plutôt bien maintenues. Le rendement des témoins était bon et la relation dose-réponse était claire.

Sommaire de rigueur d'études - Toxicité intrinsèque

Référence : Krueger, H.O., Kendall, T.Z. et M. Jaber. 2002. Tetrabromobisphenol A - A Prolonged Sediment Toxicity Test with Lumbriculus variegatus Using Spiked Sediment with 2% Total Organic Carbon. Wildlife International, Ltd, Easton Maryland Project No.: 439A-115, p. 103. (Référence : ACCBFRIP, 2002c).

Substance d'essai (nº de registre CAS et nom) : 79-94-7 (tétrabromobisphénol A [TBBPA])
PointOuiNon
*Composition chimique de la substance (y compris la pureté et les sous-produits)X 
Persistance/stabilité de la substance d'essai dans le système d'essaiX 


Méthode
PointOuiNon
RéférencesX 
*Méthode normalisée (OCDE, UE, nationale, ou autre)?X 


Justification de la méthode ou du protocole si non standard
PointOuiNon
*BPL (bonnes pratiques de laboratoire)X 

Justification de la méthode ou du protocole si non standard

Organismes d'essai (préciser les noms communs et latins) : oligochète (Lumbriculus variegatus)
PointOuiNon
Indication du nom latin ou des deux noms (latin et commun)?X 
Âge ou stade biologique de l'organisme d'essaiX 
Sexe X
Longueur et poids des organismes d'essaiX 
Nombre d'organismes d'essai par réplicatX 
Type et périodes d'alimentation (acclimatation/pendant l'essai)X 

Conception et conditions des essais

Type d'essai - toxicité aiguë ou chronique (préciser, mais ne pas évaluer ce point) : chronique
PointOuiNon
Type d'expérience (en laboratoire ou sur le terrain) précisé?X 
Type de système (statique, semi-statique, renouvellement continu)?X 
Témoins négatifs ou positifs (préciser)? Témoin négatifX 
Nombre de réplicats (y compris les témoins) et concentrationsX 
Voies d'exposition (nourriture, eau, les deux)X 
Durée de l'expositionX 
*Des concentrations mesurées sont-elles indiquées? X
Conditions du milieu d'exposition (température, pH, conductivité électrique, COT, COD, O.D., cations et anions principaux, autre)X 
Le pH se situait-il entre 6 et 9? (ne pas évaluer ce point)X 
La température se situait-elle entre 5 et 28 °C? (ne pas évaluer ce point)X 
Photopériode et intensité de l'éclairageX 
Préparation de solutions mères et de solutions d'essaiX 
Utilisation d'agents émulsionnants/solubilisants (surtout pour les substances peu solubles ou instables) X
Intervalles des contrôles analytiquesX 
Méthodes statistiques utiliséesX 

Résultats

Valeurs de toxicité (CL50, CE50, ou CI50 - préciser, ne pas évaluer ce point) : CE50 = 294 mg/kg poids sec dans les sédiments (28 jours)

Autres paramètres indiqués - FBC/FBA, CMEO/CSEO (préciser, ne pas évaluer ce point) : Oui, CMEO = 151 mg/kg poids sec dans les sédiments (statistiquement différent que celle chez les témoins [p  inférieur(e) à  0,05]); CSEO = 90 mg/kg poids sec dans les sédiments
PointOuiNon
*La valeur de la toxicité était-elle inférieure à celle de la solubilité de la substance dans l'eau?X 
Autres effets nocifs (p. ex. carcinogénicité, mutagénicité). Ne pas évaluer ce point) X

Cote : points principaux - 4/5; cote totale - 22/25 (88 %)

Code de fiabilité d'Envisonnement Canada : 1

Catégorie de fiabilité (élevée, satisfaisante, faible) : élevée

Remarques : La réponse à quatre des points principaux était « oui »; cote totale de 88 %. Les méthodes étaient conformes au protocole interne sur l'essai de toxicité portant sur une exposition prolongée du Lumbriculus variegatus dans des sédiments enrichis d'une teneur en carbone organique totale de 5 %, fondé sur ASTM E (1706-95b [1995]) et la ligne directrice de l'OPPTS 850.1735 (USEPA, 1996a). Conception de l'essai : renouvellement continu. Pureté chimique - « 98,91 % ». Température : 23 °C. IC de 95 % = 140 à 391 mg/kg poids sec dans les sédiments. Effet : « survie et reproduction ». Substance chimique hydrophobe (log Koe ~ 4,5 à 7,0). Les conditions et les organismes d'essai sont bien consignés. Des échantillons de l'eau, des sédiments et de l'eau interstitielle ont été prélevés pendant l'essai pour vérifier les concentrations d'essai, mais ce sont les concentrations nominales qui ont été utilisées pour déterminer les paramètres. Confiance élevée; code de fiabilité = 1.

Tableau récapitulatif
Type de solMatière organique (%)Carbone organique (%)pHCapacité de rétention d'eau (%)Sable (%)Limon (%)Argile (%)
Sédiments artificiels4,42,58,110,78389


Sommaire de rigueur d'études - Toxicité intrinsèque

Référence : Krueger, H.O., Kendall, T.Z. et M. Jaber. 2002. Tetrabromobisphenol A - A Prolonged Sediment Toxicity Test with Lumbriculus variegates Using Spiked Sediment with 5% Total Organic Carbon. Wildlife International, Ltd, Easton Maryland Project No. 439A-116, p. 104. (Référence : ACCBFRIP, 2002d).

Substance d'essai (nº de registre CAS et nom) : 79-94-7 (tétrabromobisphénol A [TBBPA])
PointOuiNon
*Composition chimique de la substance (y compris la pureté et les sous-produits)X 
Persistance/stabilité de la substance d'essai dans le système d'essaiX 


Méthode
PointOuiNon
RéférencesX 
*Méthode normalisée (OCDE, UE, nationale, ou autre)?X 


Méthode
PointOuiNon
Justification de la méthode ou du protocole si non standard  
*BPL (bonnes pratiques de laboratoire)X 


Organismes d'essai (préciser les noms communs et latins) : oligochète (Lumbriculus variegatus)
PointOuiNon
Indication du nom latin ou des deux noms (latin et commun)?X 
Âge ou stade biologique de l'organisme d'essaiX 
Sexe X
Longueur et poids des organismes d'essaiX 
Nombre d'organismes d'essai par réplicatX 
Type et périodes d'alimentation (acclimatation/pendant l'essai)X 

Conception et conditions des essais

Type d'essai - toxicité aiguë ou chronique (préciser, mais ne pas évaluer ce point) : chronique
PointOuiNon
Type d'expérience (en laboratoire ou sur le terrain) précisé?X 
Type de système (statique, semi-statique, renouvellement continu)?X 
Témoins négatifs ou positifs (préciser)? Témoin négatifX 
Nombre de réplicats (y compris les témoins) et concentrationsX 
Voies d'exposition (nourriture, eau, les deux)X 
Durée de l'expositionX 
*Des concentrations mesurées sont-elles indiquées? X
Conditions du milieu d'exposition (température, pH, conductivité électrique, COT, COD, O.D., cations et anions principaux, autre)X 
Le pH se situait-il entre 6 et 9? (ne pas évaluer ce point)X 
La température se situait-elle entre 5 et 28 °C? (ne pas évaluer ce point)X 
Photopériode et intensité de l'éclairageX 
Préparation de solutions mères et de solutions d'essaiX 
Utilisation d'agents émulsionnants/solubilisants (surtout pour les substances peu solubles ou instables) X
Intervalles des contrôles analytiquesX 
Méthodes statistiques utiliséesX 

Résultats

Valeurs de toxicité (CL50, CE50, ou CI50 - préciser, ne pas évaluer ce point) : CE50 = 405 mg/kg poids sec dans les sédiments (28 jours)

Type d'essai – toxicité aiguë ou chronique (préciser, mais ne pas évaluer ce point) : 35 jours, cycle de vie partiel, paramètres chroniques

Autres paramètres indiqués - FBC/FBA, CMEO/CSEO (préciser, ne pas évaluer ce point) : Oui, CMEO = 426 mg/kg poids sec dans les sédiments (statistiquement différent que celle chez les témoins [p  inférieur(e) à  0,05]); CSEO = 254 mg/kg poids sec dans les sédiments
PointOuiNon
*La valeur de la toxicité était-elle inférieure à celle de la solubilité de la substance dans l'eau?X 
Autres effets nocifs (p. ex. carcinogénicité, mutagénicité). Ne pas évaluer ce point) X

Cote : points principaux - 4/5; cote totale - 22/25 (88 %)

Code de fiabilité d'Envisonnement Canada : 1

Catégorie de fiabilité (élevée, satisfaisante, faible) : élevée

Remarques : La réponse à quatre des points principaux était « oui »; cote totale de 88 %. Les méthodes étaient conformes au protocole interne sur l'essai de toxicité portant sur une exposition prolongée du Lumbriculus variegatus dans des sédiments enrichis d'une teneur en carbone organique totale de 5 %, fondé sur ASTM E (1706-95b [1995]) et la ligne directrice de l'OPPTS 850.1735 (USEPA, 1996a).. Conception de l'essai : renouvellement continu. Pureté chimique - « 99 % ». Température : 23 °C.. IC de 95 % = 314 à 869 mg/kg poids sec dans les sédiments. Effet : « survie et reproduction ». Substance chimique hydrophobe (log Koe ~ 4,5 à 7,0). Les conditions et les organismes d'essai sont bien consignés. Des échantillons de l'eau, des sédiments et de l'eau interstitielle ont été prélevés pendant l'essai pour vérifier les concentrations d'essai, mais ce sont les concentrations nominales qui ont été utilisées pour déterminer les paramètres. Confiance élevée; code de fiabilité = 1.

Tableau récapitulatif
Type de solMatière organique (%)Carbone organique (%)pHCapacité de rétention d'eau (%)Sable (%)Limon (%)Argile (%)
Sédiments artificiels10,15,98,013,980146

Référence : Aufderheide, J., Kendall, T. Z. et W.B. Nixon. 2003. Effect of Tetrabromobisphenol A on the Survival and Reproduction of the Earthworm, Eisenia fetida. ABC Study No. 47014 and Wildlife International, Ltd Project No. 439C-131, p. 109. (Référence : ACCBFRIP, 2003).

Substance d'essai (nº de registre CAS et nom) : 79-94-7 (tétrabromobisphénol A [TBBPA])
PointOuiNon
*Composition chimique de la substance (y compris la pureté et les sous-produits)X 
Persistance/stabilité de la substance d'essai dans le système d'essaiX 


Méthode
PointOuiNon
RéférencesX 
*Méthode normalisée (OCDE, UE, nationale, ou autre)?X 
Justification de la méthode ou du protocole si non standard  
*BPL (bonnes pratiques de laboratoire)X 


Organismes d'essai (préciser les noms communs et latins) : lombric (Eisenia fetida)
PointOuiNon
Indication du nom latin ou des deux noms (latin et commun)?X 
Âge ou stade biologique de l'organisme d'essaiX 
Sexe X
Longueur et poids des organismes d'essaiX 
Nombre d'organismes d'essai par réplicatX 
Type et périodes d'alimentation (acclimatation/pendant l'essai)X 

Conception et conditions des essais

Type d'essai - toxicité aiguë ou chronique (préciser, mais ne pas évaluer ce point) : chronique
PointOuiNon
Type d'expérience (en laboratoire ou sur le terrain) précisé?X 
Type de système (statique, semi-statique, renouvellement continu)?X 
Témoins négatifs ou positifs (préciser)? Témoin négatifX 
Nombre de réplicats (y compris les témoins) et concentrationsX 
Voies d'exposition (nourriture, eau, les deux)X 
Durée de l'expositionX 
*Des concentrations mesurées sont-elles indiquées?X 
Conditions du milieu d'exposition (température, pH, conductivité électrique, COT, COD, O.D., cations et anions principaux, autre)X 
Le pH se situait-il entre 6 et 9? (ne pas évaluer ce point)X 
La température se situait-elle entre 5 et 28 °C? (ne pas évaluer ce point)X 
Photopériode et intensité de l'éclairageX 
Préparation de solutions mères et de solutions d'essaiX 
Utilisation d'agents émulsionnants/solubilisants (surtout pour les substances peu solubles ou instables)s.o.s.o.
Intervalles des contrôles analytiquesX 
Méthodes statistiques utiliséesX 

Résultats

Valeurs de toxicité (CL50, CE50, ou CI50 - préciser, ne pas évaluer ce point) : reproduction - CE50 = 1,7 mg/kg poids sec dans le sol (56 jours); CE10 = 0,12 mg/kg poids sec dans le sol (56 jours). Survie - CE50 = supérieur(e) à  4 840 mg/kg poids sec dans le sol (28 jours); CE10 = 0,12 mg/kg poids sec dans le sol (28 jours)

Autres paramètres indiqués - FBC/FBA, CMEO/CSEO (préciser, ne pas évaluer ce point) : Oui, CSEO = 2,11 mg/kg poids sec dans le sol (reproduction); CSEO = 4 840 mg/kg poids sec dans le sol (survie)
PointOuiNon
*La valeur de la toxicité était-elle inférieure à celle de la solubilité de la substance dans l'eau?X 
Autres effets nocifs (p. ex. carcinogénicité, mutagénicité). Ne pas évaluer ce point) X

Cote : points principaux - 5/5; cote totale - 23/24 (96 %)

Code de fiabilité d'Envisonnement Canada : 1

Catégorie de fiabilité (élevée, satisfaisante, faible) : élevée

Remarques : La réponse à cinq des points principaux était « oui »; cote totale de 96 %. Méthodes conformes à la ligne directrice 850.6200 de l'OPPTS de l'USEPA, à la ligne directrice no 207 de l'OCDE et à la ligne directrice proposée par l'OCDE « Earthworm Reproduction Test (Eisenia fetida) ». Deux études menées : i) survie, 28 jours; ii) reproduction, 56 jours. Poids moyen initial des vers de terre : 450 à 520 mg/ver de terre. Pureté chimique - « 99 % ». Température de 19,4 à 21,3 °C. IC de 95 % = 0,46 à 3,7 mg/kg poids sec dans le sol (CE50 après 56 jours pour la reproduction). Effet - « reproduction ». Les conditions et les organismes d'essai sont bien consignés. Confiance élevée; code de fiabilité = 1.

Tableau récapitulatif (étude initiale - survie)
Type de solMatière organique (%)Carbone organique (%)pHHumidité à 60 % de la capacité de rétention d'eau (%)Sable (%)Limon (%)Argile (%)
Loam artificiel sablonneux8,14,76,0 à 6,92679813


Tableau récapitulatif (étude finale - reproduction)
Type de solMatière organique (%)Carbone organique (%)pHHumidité à 60 % de la capacité de rétention d'eau (%)Sable (%)Limon (%)Argile (%)
Loam artificiel sablonneux7,74,55,8 à 7,522,3781012

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Annexe 3 : Estimations de la limite supérieure d'absorption quotidienne de TBBPA, du O,O bis(2 hydroxyéthyl)TBBPA et du O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA pour la population canadienne

Absorption estimée ( - x 10-3 mg/kg- p.c. par jour) de par divers groupes d'âge
Voie d'expositionDe 0 à 6 moisNote de bas de page Annexe 3 1, Note de bas de page Annexe 3 2, Note de bas de page Annexe 3 3
Allaités
De 0 à 6 mois1, 2, 3
Lait maternisé
De 0 à 6 mois1, 2, 3
Sans lait maternisé
De 0,5 à 4 ansNote de bas de page Annexe 3 4De 5 à 11 ansNote de bas de page Annexe 3 5De 12 à 19 ansNote de bas de page Annexe 3 6De 20 à 59 ansNote de bas de page Annexe 3 7De 60 ans et plusNote de bas de page Annexe 3 8
Air ambiantNote de bas de page Annexe 39inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001
Air intérieurNote de bas de page Annexe 3100,0020,0020,0020,0050,0040,0020,0020,002
Eau potableNote de bas de page Annexe 3110,1870,0020,0010,0010,001inférieur(e) à  0,00001inférieur(e) à  0,0001inférieur(e) à  0,0001
AlimentationNote de bas de page Annexe 3120,1870,0020,0810,0500,0300,0170,0110,009
Sol/poussièreNote de bas de page Annexe 3 130,0060,0060,0060,0090,0020,0010,0010,001
Absorption totale0,1950,0100,0900,0650,0380,0200,0140,012

Note de bas de pages

Remarque : Comme on n'a répertorié aucune donnée quantitative (au Canada et ailleurs) sur les dérivés du TBBPA, soit le O,O bis(2 hydroxyéthyl)TBBPA et le O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA, la surestimation des valeurs du TBBPA utilisées dans l'évaluation de l'exposition devrait compenser toute quantité supplémentaire qui contribue à l'exposition à ces dérivés. Il convient de noter que les évaluations quantitatives sur l'exposition au TBBPA relevées dans la documentation portent souvent sur un ensemble d'ignifuges bromés, qui ne comprennent pas nécessairement TOUS les dérivés du TBBPA, dont le O,O bis(2 hydroxyéthyl)TBBPA et le O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA.

Note de bas de page 1

0,187 µg/kg p.c. par jour (1,87 x 10-4 mg/kg p.c. par jour) d'après la concentration la plus élevée de TBBPA détectée dans le lait maternel humain de 37 µg/kg de lipides, n = 34/77 (Cariou et al., 2008). Les nourrissons allaités consomment en moyenne 742 mL de lait par jour, et la teneur en matières grasses du lait était de 5,08 g par 100 mL de lait. L'absorption de TBBPA a été estimée pour les nourrissons allaités (Santé Canada, 2008).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 1

Note de bas de page 2

On présume que le nourrisson pèse 7,5 kg, respire 2,1 m3 d'air par jour, boit 0,8 L d'eau par jour (lait maternisé) ou 0,3 L d'eau par jour (nourriture solide) et ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 2

Note de bas de page 3

Pour les nourrissons exclusivement nourris au lait maternisé, l'absorption d'eau est synonyme d'absorption de nourriture. La concentration de TBBPA dans l'eau utilisée pour reconstituer le lait maternisé est fondée sur les données de Kuch et al. (2001). Aucune donnée n'a été répertoriée sur les concentrations de TBBPA dans le lait maternisé, au Canada ou ailleurs. Environ 50 % des enfants qui ne sont pas nourris au lait maternisé essaient des aliments solides aux alentours de 4 mois. La proportion atteint 90 % aux alentours de 6 mois (SBSC, 1990, dans Santé Canada, 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 3

Note de bas de page 4

En supposant que l'enfant pèse 15,5 kg, respire 9,3 m3 d'air par jour, qu'il boit 0,7 L d'eau par jouret qu'il ingère 100 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 4

Note de bas de page 5

En supposant que l'enfant pèse 31 kg, respire 14,5 m3 d'air par jour, qu'il boit 1,1 L d'eau par jouret qu'il ingère 65 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 5

Note de bas de page 6

En supposant que le jeune pèse 59,4 kg, respire 15,8 m3 d'air par jour, qu'il boit 1,2 L d'eau par jouret qu'il ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 6

Note de bas de page 7

En supposant que la personne pèse 70,9 kg, respire 16,2 m3 d'air par jour, qu'elle boit 1,5 L d'eau par jouret qu'elle ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 7

Note de bas de page 8

En supposant que la personne pèse 72 kg, respire 14,3 m3 d'air par jour, qu'elle boit 1,6 L d'eau par jouret qu'elle ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 8

Note de bas de page 9

Aucune donnée canadienne n'a été répertoriée. Le TBBPA a été décelé dans l'air ambiant à des concentrations de 70 pg/m3 (7 x 10-8 mg/m3) à Dunai, dans l'Arctique russe (Alaee et al., 2003). Cette valeur a été sélectionnée. L'hypothèse selon laquelle les Canadiens passent 3 heures par jour à l'extérieur est utilisée (Santé Canada 1998).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 9

Note de bas de page 10

Vu l'absence de données canadiennes, une concentration de 9,8 x 10-6 mg/m3 mesurée dans l'air ambiant au Michigan (États-Unis) a été utilisée (calculée comme la somme des concentrations de TBBPA dans la vapeur et les matières particulaires) [Batterman et al., 2010]. Par hypothèse, la population canadienne passe 21 heures par jour à l'intérieur (Santé Canada, 1998). Les données critiques ont été choisies à partir d'un ensemble de données tirées d'études sur l'air intérieur, en tenant compte d'un scénario de la pire éventualité raisonnable (voir la remarque ci-après).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 10

Note de bas de page 11

Aucune donnée n'a été répertoriée sur les concentrations de TBBPA dans l'eau potable. Une valeur de 0,02 µg/L (2 x 10-5 mg/L) mesurée dans l'eau de surface en Allemagne a été utilisée comme donnée de substitution (Kuch et al., 2001).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 11

Note de bas de page 12

Aucune donnée n'a été recueillie sur les concentrations de TBBPA dans les aliments au Canada.  Les concentrations de TBBPA dans les aliments choisies comprennent celles tirées d'une étude de marché réalisée en Chine (Shi et al., 2009b). Les valeurs les plus élevées étaient de 1,3 µg/kg (1,3 x 10-3 mg/kg) pour la viande, de 0,7 µg/kg (7 x 10-4 mg/kg) pour les œufs, de 2,0 µg/kg (2 x 10-3 mg/kg) pour les aliments d'origine marine et de 0,8 µg/kg (8 x 10-4 mg/kg) pour le lait. Ces données ont été choisies, car la Chine est un grand consommateur d'aliments d'origine marine et l'Asie est un fabricant important de TBBPA et de produits ignifuges à base de TBBPA (p. ex. cartes de circuits électriques avec stratifiés d'époxyde). Une valeur de 0,1 µg/kg (1 x 10-4 mg/kg) a été ajoutée à la valeur des produits laitiers pour le TBBPA décelé dans le fromage à pâte dure (de Winter-Sorkina et al., 2003).

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 12

Note de bas de page 13

La concentration la plus élevée dans la poussière a été mesurée derrière des meubles-télévision dans le cadre d'une étude japonaise (Takigami et al., 2008). La deuxième valeur la plus élevée a été mesurée dans la poussière recueillie sur le plancher de garderies et de salles de classe d'écoles primaires au Royaume-Uni, soit 1,4 mg/kg (1 400 ng/g mesurée par Harrad et al. 2010). Cette valeur est utilisée comme donnée de substitution pour estimer un scénario de la pire éventualité raisonnable visant la population canadienne, dans lequel les enfants seraient exposés constamment à ces concentrations à l'intérieur. Ces concentrations peuvent également servir à estimer celles auxquelles les adultes pourraient être exposés dans un milieu de travail. Les autres valeurs considérées étaient les suivantes : une valeur de 511 ug/kg (0,511 mg/kg) tirée d'une étude de 2008 qui comporte, de façon prudente, un écart type élevé pour la valeur moyenne (146 +/- 365 ug/kg ou 0,146 +/- mg/kg) de18 résidences et de 2 bureaux situés en Flandre, en Belgique (Geens et al., 2009); des concentrations dans la poussière de 20 à 938 ng/g (de 2 x 10-4 mg/kg à 0,938 mg/kg) mesurées dans des bureaux situés au Michigan, aux États-Unis (Batterman et al., 2010); des concentrations de 141 ng/g (0,141 mg/kg) dans la poussière de maisons et de 212 ng/g (0,212 mg/kg) dans la poussière de bureaux situés en Belgique (D'Hollander et al., 2010). Une approche prudente est adoptée, car il est reconnu que le TBBPA et ses dérivés sont de plus en plus employés dans des polymères qui se retrouvent dans les maisons et que les gens passent de plus en plus de temps à l'intérieur, surtout l'hiver.

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 3 13

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Annexe 4 : Concentrations du TBBPA dans l'air intérieur

Concentrations du TBBPA dans l'air intérieur
LieuPériode d'échantillonnageNombre d'échantillonsLimite de détection (mg/m3)Concentration moyenneNote de bas de page Annexe 4 Tableau 11 (mg/m3)Références
Royaume­Uni20075Limite de dosage non précisée1,6 x 10-8
(16 pg/m3)
Abdallah et al., 2008
Maisons et appartements, Tokyo (Japon)Mars à mai 2003481,0 x 10-7
(0,1 ng/m3)
[3 x 10-7
à 8 x 10-7]
(0,3 à 0,8 ng/m3)
Inoue et al., 2003


Concentrations du TBBPA dans l'air intérieur
Bureaux et salles de classe
LieuPériode d'échantillonnageNombre d'échantillonsLimite de détection (mg/m3)Concentration moyenne1 (mg/m3)Références
États-Unis2006-200710 bâtiments
18 échantillons
s.o.Plage de valeurs - Vapeur = [1,2 à 8,6 x 10-8 ]
(12 à 86 pg/m3)
Plage de valeurs - Matières particulaires : 1,1 à 1,2 x 10-8
(11 à 12 pg/m3)
Batterman et al., 2010
Royaume­Uni20075Limite de dosage non précisée1,6 x 10-8
(16 pg/m3)
Abdallah et al., 2008
Royaume-Uni, microenvironnements publics20074Limite de dosage non précisée2,6 x 10-8
(26 pg/m3)
Abdallah et al., 2008
Bureaux, SuèdeUne journée de travail dans des bureaux ayant 2 ou 3 ordinateurs4s.o.3,6 x 10-8 (0,036 ng/m3)
[1,0 x 10-8 à 7,0 x 10-8]
(0,01 à 0,07 ng/m3)
Sjödin et al., 2001
Salle de cours d'informatique, SuèdeUne journée de travail dans la salle de cours comptant 20 ordinateurs2s.o.3,5 x 10-8 et 1,5 x 10-7
(0,035 et
0,15 ng/m3)
Sjödin et al., 2001
Salle d'ordinateurs, Allemagne3 semaines1s.o.8,0 x 10-9
(8,0 pg/m3)
Kemmlein, 2000
Salle d'ordinateurs dans une école
Allemagne
3 semaines
8 ordinateurs et plusieurs imprimantes
1s.o.2,9 x 10-8
(29 pg/m3)
Kemmlein, 2000
Usines de recyclage d'appareils électroniques (sources ponctuelles)---[3 à 15 x 10-5]Tollback et al., 2006
Sjödin et al., 2001
Morf et al., 2005, cité dans Xie et al., 2007

Note de bas de pages

s.o. = non précisé
n.d. = non détecté

Note de bas de page 1

Les valeurs entre crochets indiquent une plage de concentrations lorsqu'elles sont disponibles.

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 4 footnote Tableau 1 1

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Annexe 5 : Concentrations de TBBPA dans la poussière

Concentrations de TBBPA dans la poussière
LieuPériode d'échantillonnageNombre d'échantillonsLimite de détection (mg/kg)Concentration moyenne (mg/kg)Références
Belgique200843 maisons
10 bureaux
3 x 10-4 à 5 x 10-4[ inférieur(e) à  0,003 à 0,419]Note de bas de page Annexe 5 Tableau 1 1D’Hollander et al., 2010
États-Unis2006-200710 bâtimentss.o.[0,020 à 0,938]Batterman et al., 2010
Royaume-Uni2007-200845 maisons
28 bureaux
20 voitures
s.o.[0,017 à 1,4]Harrad et al., 2010
Japons.o.
Téléviseurs utilisés jusqu'en 2005 –
Fabriqués entre 1989 et 1998
Poussière 5/5
Carte de circuit imprimé 5/5
Meuble (devant) 5/5
Meuble (arrière) 5/5
s.o.Poussière = 240
[5,5 à 680]
Carte de circuit imprimé =
280
[7,9 à 1 300]
Meuble (avant) =
20
[0,24 à 67]
Meuble (arrière) =
1,9 x 104
[0,12 à 9,7 x 104]
Takigami et al., 2008
Royaume-Uni, poussière, microenvironnements publics,
3 pubs et 1 restaurant
2006-20074Limite de dosage non précisée0,220Abdallah et al., 2008
Royaume-Uni, poussière domestique2006-200734/35Limite de dosage non précisée0,087Abdallah et al., 2008
Royaume-Uni, poussière de bureaux2006-200724/28Limite de dosage non précisée0,049Abdallah et al., 2008
Royaume-Uni, poussière de voiture2006-200710/20Limite de dosage non précisée0,006Abdallah et al., 2008
Belgique, Flandre,
poussière de maisons et de bureaux
Printemps 200820 (18 maisons,
2 bureaux)
Limite de dosage non précisée0,146 +/- 0,365
0,073 +/- 0,039
Geens et al., 2009
Poussière domestique
10 régions du Royaume-Uni continental
Octobre à novembre 200270 (combinés en 10 échantillons finaux); détecté dans 4 des 10 échantillons combinés0,5 à 3 x 10-30,116
[ inférieur(e) à  0,010 à 0,340]
Santillo et al., 2003
Finlande200210,5 à 3 x 10-30,025Santillo et al., 2003
Danemark200210,5 à 3 x 10-30,400Santillo et al., 2003
Le Parlement
La Haye (Pays-Bas)
Juin 200010,5 à 3 x 10-30,005Santillo et al., 2001
Salle d'ordinateurs et bureaux, Pays-BasJuin 200030,5 à 3 x 10-3inférieur(e) à  0,0005 à inférieur(e) à  0,001Santillo et al., 2001
Parlement, Helsinki (Finlande)Mai 200010,5 à 3 x 10-3inférieur(e) à  0,003Santillo et al., 2001
Parlement, Stockholm (Suède)Mai 200010,5 à 3 x 10-3inférieur(e) à  0,002Santillo et al., 2001
Senato et Palazzo Marini, ItalieJuillet 200020,5 à 3 x 10-3inférieur(e) à  0,001Santillo et al., 2001
Eigtved Pakhus et Parlement, Copenhague (Danemark)Juillet 200020,5 à 3 x 10-3inférieur(e) à  0,001Santillo et al., 2001
Parlement, Vienne (Autriche)4 octobre 200020,5 à 3 x 10-30,015 et 0,033Santillo et al., 2001
Reichstag, Berlin (Allemagne)Septembre et octobre 200020,5 à 3 x 10-30,046 et 0,20Santillo et al., 2001
Parlement, Londres (Angleterre)Janvier 200120,5 à 3 x 10-30,012 et 0,047Santillo et al., 2001

Note de bas de pages

s.o. = non précisé

Note de bas de page 1

Les valeurs entre crochets indiquent une plage de concentrations lorsqu'elles sont disponibles.

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 5 footnote Tableau 1 1

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Annexe 6 : Concentrations de TBBPA dans les aliments

Concentrations de TBBPA dans les aliments
Produit échantillonnéPériode d'échantillonnageNombre d'échantillonsLimite de détection (μg/kg de lipides)Concentration moyenne
(μg/kg de lipides)
Références
Poisson, AngleterreÉté 2008300,29( inférieur(e) à  0,29 à 1,7)Note de bas de page Annexe 6 Tableau 1 1
[ inférieur(e) à  0,29 à 1,7 ng/g]
Harrad et al., 2009
Poisson, Écosse2006s.o.0,3 poids humideinférieur(e) à Limite de dosageRussell et al., 2008
Muscle de requin bouledogue, côte est de la Floride (États-Unis)1993-1994
2002-2004
6
7
s.o.5,17 [4,17 à 8,07]
13,2 [0,035 à 35,6]
Johnson-Restrepo et al., 2008
Muscle de requin à nez pointu de l'Atlantique, Floride (États-Unis)20043s.o.0,9 [0,5 à 1,4]Johnson-Restrepo et al., 2008
Graisse de marsouin commun,
Royaume­Uni
1994-200318/68s.o.6 à 35 (poids humide)Law et al., 2006
Graisse de marsouin commun,
Royaume­Uni
2003-20060/138s.o.n.d.Law et al., 2008
Poisson, Japon-29/45-[0,01 à 0,11 poids humide]
(0,01 à 0,11 ng/g poids humide)
Ashizuka et al., 2008
Poisson, Japon, produits d'origine marine obtenus dans trois épiceries situées dans trois régions (Nagoya, mer intérieure de Seto, Kyushu)2004-200545n.d.0,02
[n.d. à 0,11]
Nakagawa et al., 2006
Données de l'enquête sur l'alimentation totale; mollusques, huîtres, moules, pétoncles; Écosse, Royaume-Uni, 200420040/350,05n.d.Driffield et al., 2008
Nourriture; quatrième enquête sur l'alimentation totale; Chine, n = 12 provinces200748s.o.[ inférieur(e) à  LD à 2,0]
( inférieur(e) à  LD à 2 044 pg/g de lipides)
Shi et al., 2009b
Lait de vache, Irlande20060/5 des échantillons composites de chacun des 3 échantillons de lait individuels0,2n.d.Grümping et al., 2007
Poisson entier, muscle du poisson, Norvège200316s.o.[n.d. à 9,0]
(n.d. à 9,0 ng/g lipides)
Fjeld et al., 2004
Foie de morue, Norvège20036s.o.n.d. à 3,0
(n.d. à 3,0 ng/g de lipides)
Fjeld et al., 2004
121 catégories d'aliments, Royaume-Uni20010/s.o., mais vraisemblablement des centaines1,4 à 30n.d.Food Standards Agency, 2004
Anguille, éclos et importés200230,1 ng/g poids humide0,2 à 3,4 ng/g poids humidede Winter-Sorkina et al., 2003
Hareng200120,12 ng/g poids humiden.d. et 0,6 ng/g poids humidede Winter-Sorkina et al., 2003
Sillago,
Mer du Nord
199930,5136
[ inférieur(e) à  0,97 à 245]
Morris et al., 2004
Anguille, rivières aux Pays-Bas1999110,50,3
[ inférieur(e) à  0,1 à 1,3]
Morris et al., 2004
Anguille, bassin de l'Escaut (Belgique)2000190,51,6
[ inférieur(e) à  0,1 à 13]
Morris et al., 2004
Graisse de marsouin commun, mer du Nords.o.40,5inférieur(e) à  11Morris et al., 2004
Graisse de marsouin commun, Royaume-Uni199850,583
[0,1 à 418]
Morris et al., 2004
Moule bleue,
Norvège
20026s.o.0,021 ng/g poids humide
0,01à 0,03 ng/g poids humide
Schlabach et al., 2002
Foie de morue, Norvège20026s.o.0,11 ng/g poids humide
0,08 à 0,16 ng/g poids humide
Schlabach et al., 2002
Poisson, 24 régions du Japon1987 - 20000/2371 et 20 000
(0,001 et 20 μg/g)
n.d.Ministère de l'Environnement du Japon, 2003
Fromage à pâte dure200220,1 ng/g de fromage0,06 et 0,09 ng/g de fromagede Winter-Sorkina et al., 2003
Lait de vache, Oslo (Norvège)200115 x 10-4
(0,5 pg/g de lait)
0,013
(13 pg/g)
Thomsen et al., 2002a
Marsouin, plusieurs endroits,
Royaume-Uni
1999-20014/81,1 μg/kg poids humide(n.d. à 376 μg/kg poids humide)Law et al., 2003
Poisson d'eau douce, Allemagne1998-199928,5 pg/μL pour le diacétyle de TBBPA0,91 et 1,12
(0,91 et 1,12 ng/g)
Kemmlein, 2000
Anguille, Allemagne1998-19992/88,5 pg/μL pour le diacétyle de TBBPA0,47
et 0,78
(0,47 et 0,78 ng/g)
Kemmlein, 2000

Note de bas de pages

s.o. = non précisé
n.d. = non détecté

Note de bas de page 1

Les valeurs entre crochets indiquent une plage de concentrations lorsqu'elles sont disponibles.

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 6 footnote Tableau 1 1

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Annexe 7 : Concentrations de TBBPA dans le lait maternel

Concentrations de TBBPA dans le lait maternel
LieuPériode d'échantillonnageNombre d'échantillonsSeuil de détectionConcentration moyenne
(ng/g de lipides)
Références
Boston, MA (États-Unis)2004-200543Limite de dosage : 30 pg/g poids lipidiqueNon déclaré en raison de la fréquence de détection insuffisanteCarginan et al., 2012
Chine200724 échantillons combinéss.o.[ inférieur(e) à  LD à 5,1]
Concentrations inférieur(e) à  1 ng/g poids lipidiques dans 75 % des échantillons
Shi et al., 2009b
France2004-200634/77Limite de dosage inférieur(e) à  0,054,1
[0,06 à 37,3]
Cariou et al., 2008
France, dyades, mères et nouveau-nés200523s.o.0,17 (médiane)
0,03 à 9,4
Antignac et al., 2006
Échantillons combinés, Norvège200115 x 10-40,067
(67 pg/g de lipides)
Thomsen et al., 2002a
Échantillons combinés et uniques, Allemagne1998-19992/108,5 pg/μL pour le diacétyle de TBBPA[0,29 à 0,94]Kemmlein, 2000
Échantillons combinés, AllemagneArchivés en 19900/58,5 pg/μL pour le diacétyle de TBBPAn.d.Kemmlein, 2000
Échantillon unique, îles Féroé (Danemark)Archivés en 199018,5 pg/μL pour le diacétyle de TBBPA11,0 ng/g de lipidesKemmlein, 2000

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Annexe 8 : Concentrations de TBBPA dans le sérum et les tissus adipeux humains

TBBPA dans le sang humain
LieuPériode d'échantillonnageNombre d'échantillonsSeuil de détectionConcentration moyenne (ng/g de lipides)Note de bas de page Annexe 8 Tableau 1 1Références
Belgique11/02/20085150,015 ng/mlMoyenne : inférieur(e) à limite de dosage
P95 : 0,022 ng/ml
Max : 0,186 ng/ml
Kicinski et al., 2012
Programme de biosurveillance de l'AlbertaJanvier à décembre 20050/50 5990,03 ng/g de sérumn.d.Alberta Health and Wellness, 2008
Arctique canadien, Nunavik (Nord du Québec)Août à octobre 20047710,01 ng/mLinférieur(e) à  0,01 à 0,48 ng/mLDallaire et al., 2009Note de bas de page Annexe 8 Tableau 1 2
Belgique

7 en 2007,

14 échantillons combinés en 1999

7

14

 

0,05 ng/mL

0,08 +/- 0,02 ng/mL

0,09 +/- 0,03 ng/mL

Dirtu et al., 20082
France, mères2004-200629/91inférieur(e) à  0,0519,9 +/- 24,15
(0,23 à 93,22)
Cariou et al., 2008
France, nouveau-nés2004-200627/90inférieur(e) à  0,05103,5 +/- 149,73
(2,1 à 649,45)
Cariou et al., 2008
France, n = 26, mères et nouveau-nés, dyades200526s.o.(sérum de la mère
moyenne = 0,054)
30,4 ng/g de lipides
(sérum du cordon ombilical
moyenne = 0,152)
Antignac et al., 2006
Membres du Parlement européen200327/40 échantillonss.o.0,33 ng/g de sang entier
(n.d. à 330 pg/g de sang entier)
WWF, 2004
Techniciens en informatique,
Suède
19998/10s.o.[ inférieur(e) à  0,54 à 1,8]
( inférieur(e) à  1 à 3,4 pmol/g de lipides)
Jakobsson et al., 2002
Échantillons combinés,
hommes norvégiens, âgés de 40 à 50 ans
1977-19996

 

Limite de dosage : 0,0004 ng/g de plasma

[n.d. à 0,65]Thomsen et al., 2002b
Échantillons combinés, Norvégiens, de la naissance à plus de 60 ans19988Limite de dosage : 0,0004 ng/g de plasma[0,31 à 0,71]Thomsen et al., 2002b
Démonteurs d'appareils électroniques, Norvèges.o.390,0004 ng/g de plasma1,3
[0,64 à 1,8]
Thomsen et al., 2001
Fabricants de cartes de circuits imprimés, Norvèges.o.50Limite de dosage : 0,0004 ng/g de sérum0,54
[n.d. à 0,80]
Thomsen et al., 2001
Personnel de laboratoires.o.460,08 ng/g de lipides
(limite de dosage : 0,0004 ng/g de sérum)
0,34
[n.d. à 0,52]1
Thomsen et al., 2001
Démonteurs d'appareils électroniques, Suède19984s.o.[0,41 à 1,3]
(2,2 à 7 pmol/g de lipides)
Hagmar et al., 2000
Hommes et femmes du Japon, âgés de 37 à 49 ans19988/14s.o.médiane : 0,92
(920 pg/g de lipides)
[n.d. à 3,7]
(n.d. à 3 700 pg/g de lipides)
Nagayama et al., 2000


Tissu adipeux
LieuPériode d'échantillonnageNombre d'échantillonsSeuil de détectionConcentration moyenne (ng/g de lipides)Références
France, n = 26, mères et nouveau-nés, dyades20050/26s.o.n.d.Antignac et al., 2006
France2004-20060/44inférieur(e) à  0,05n.d.Cariou et al., 2008
New York (États-Unis)2003-200414/200,00330,048 +/- 0,102
ng/g poids lipidique
[ inférieur(e) à  0,0033 à 0,464]
Johnson-Restrepo et al., 2008

Note de bas de pages

s.o. = non précisé
n.d. = non détecté

Note de bas de page 1

Les valeurs entre crochets indiquent une plage de concentrations lorsqu'elles sont disponibles.

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 6 footnote Tableau 1 1

Note de bas de page 2

Ces résultats ne sont pas convertis à la base lipidique.

Retour à la référence de la note de bas de page Annexe 6 footnote Tableau 1 2

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Annexe 9 : Résumé des renseignements relatifs aux effets du TBBPA et de ses dérivés sur la santé

Doses minimales avec effet
Structure
ParamètreTBBPA
(no CAS 79-94-7)
Éther allylique du TBBPA /
O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA
(no CAS 25327-89-3)
TBBPA éthoxylé / O,O bis(2 hydroxyéthyl)TBBPA
(no CAS 4162-45-2)
Similarité (%) [ChemID]100 %75 %80 %
Structure Structure chimique 79-94-7 Structure chimique 25327-89-3 Structure chimique 4162-45-2
Toxicité aiguë

DL50par voie orale (rat) supérieur(e) à  50 000 mg/kg p.c. (International Bio-Research Inc., 1967).
DL50 par voie orale (souris) = 3 200 mg/kg (Gustafsson et Wallen, 1988).

CL50 par inhalation (rat) supérieur(e) à  10 920 mg/m3 après 4 heures (Velsicol Chemical Corporation, 1978e) [réduction de l'activité motrice, strabisme, légère dyspnée et érythèmes].
CL50 par inhalation (souris) supérieur(e) à  50 mg/L (50 000 mg/m3) après 8 heures, aucun signe de toxicité (Great Lakes Chemical Corp, 1967a).

DL50 par voie cutanée (lapin) supérieur(e) à  10 000 mg/kg p.c. (Hill Top Research Inc., 1966).

DL50 par voie orale (rat) supérieur(e) à  5 000 mg/kg p.c. (Abbott et al., 1981).

DL50 par voie cutanée (lapin) supérieur(e) à  2 000 mg/kg (Abbott et al., 1981). Érythème et œdèmes légers à modérés. Avec le temps, la gravité de la réaction cutanée s'atténuait et la région touchée diminuait. Aucun signe pathologique macroscopique n'a été observé.

DL50par voie orale (rat) supérieur(e) à  5 000 mg/kg p.c. (Goldenthal and Dean, 1974a).

CL50 par inhalation (rat) supérieur(e) à  12,5 mg/L (12 500 mg/m3) [Goldenthal et Dean, 1974a].

DL50 par voie cutanée (lapin) supérieur(e) à  2 000 mg/kg (Goldenthal et Dean, 1974a).

Toxicité à court terme

DMENO la plus faible, par voie orale = 700 mg/kg p.c. par jour d'après une légère hypertrophie des hépatocytes, une infiltration cellulaire inflammatoire et une nécrose focale des hépatocytes à cette dose et à des doses plus fortes (Tada et al., 2007).  Des souris ICR mâles ont été exposées par gavage à des doses de TBBPA de 0, 350, 700 et 1 400 mg/kg p.c. par jour pendant 14 jours. Une augmentation importante du poids absolu et relatif du foie a été observée à la dose la plus élevée.

Autre DSENO par voie orale (rats, 28 jours) = 250 mg/kg p.c. par jour. Une étude sur des rats Wistar exposés par gavage n'a montré aucun effet sur le foie (Szymanska et al., 2000).

Le RER de l'UE (2006) indique que la plupart des quelques études de toxicité à doses répétées administrées par voie orale avaient une portée limitée ou étaient peu détaillées (IRDC, 1972; Sato et al., 1996; Szymanska, 1995; Frydrych et Szymanska, 2001). Selon des études plus récentes menées par Germer et al. (2006), aucun effet sur les microsomes ou l'ARNm hépatique des rats Wister exposés à des concentrations alimentaires équivalant à 0, 30, 100 et 300 mg/kg p.c. par jour pendant 28 jours.

CMENO la plus faible par inhalation (rats, 14 jours) = 18 000 mg/m3 d'après l'observation d'une irritation locale dans les voies respiratoires supérieures (IRDC, 1975). Aucun effet toxicologique important n'a été observé (IRDC, 1975).

DSENO la plus faible par voie cutanée (lapins, 3 semaines) = 2 500 mg/kg p.c. par jour. Aucun effet nocif n'a été observé (IRDC, 1979).

Aucune étude recensée.DMENO la plus faible par voie orale = 1 000 mg/kg par jour d'après une augmentation de la teneur en brome du foie. Des rats CD (10/sexe/groupe) ont été nourris avec des aliments contenant 0, 100 ou 1 000 mg du O,O bis(2 hydroxyéthyl)TBBPA/kg pendant 28 jours.  Aucune variation du poids des organes, aucune lésion pathologique ni aucun changement histopathologique n'ont été observés dans le foie, les reins ou la thyroïde des animaux (Goldenthal et Geil, 1974b).
Toxicité subchronique

DSENO la plus faible par voie orale (rats, 90 jours) = 100 mg/kg p.c. par jour (The Dow Chemical Company, 1975). Aucune lésion macroscopique ou histopathologique n’a été observée chez les rats exposés à 0, 0,3, 3, 30 ou 100 mg/kg p.c. par jour dans leur alimentation pendant 90 jours.

Autre DSENO par voie orale (rats, 90 jours) = 1 000 mg/kg p.c. par jour (MPI Research, 2002a). Dans le cadre d'une étude de toxicité par gavage de 13 semaines, des rats ont été exposés à 0, 100, 300 ou 1 000 mg/kg p.c. par jour. Aucun effet n'a été observé dans la batterie d'observations fonctionnelles ni pendant les tests de l'activité motrice, et aucun changement histopathologique indésirable n'a été constaté dans le foie, la thyroïde, la parathyroïde ou l'hypophyse. De plus, aucune modification du taux sérique de T3 ou de TSH n'a été notée. Même si on a observé une diminution importante des taux de T4 chez les deux sexes, on n'a observé aucun autre effet lié à la thyroïde, de sorte que cette diminution n'a pas été jugée comme un effet indésirable.

Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
Toxicité chronique et cancérogénicitéAucune étude recensée.Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
Génotoxicité et paramètres connexes : in vitro

Résultats négatifs : Chez S.typhimurium (souches TA1535, TA1537, TA1538, TA92, TA98 et TA100) à des concentrations de 0 à 10 000 μg/plaque avec ou sans activation métabolique (Litton Bionetics Inc., 1976; Velsicol Chemical Corporation, 1978a; Israel Institute for Biological Research, 1978; Ethyl Corporation, 1981; The Dow Chemical Company, 1985; Mortelmans et al., 1986; Great Lakes Chemical Corporation, 1986).

Résultats négatifs : Dans les souches D3 et D4 de levure (Saccharomyces cerevisiae) à des concentrations de TBBPA allant de 0 à 500 μg/plaque avec ou sans activation métabolique (Velsicol Chemical Corporation, 1978a; The Dow Chemical Company, 1985).

Résultats négatifs : Salmonella et
Saccharomyces à des concentrations de 0,1 à 500 μg de BE-51 appliqué par plaque avec et sans activation métabolique (Brusick, 1977).
Résultats négatifs : Chez S.typhimurium (souches TA1535, TA 1537, TA1538, TA98 et TA100) à des concentrations de 0 à 1 000 μg/plaque avec et sans activation métabolique (Jagannath et Brusick, 1979).
Génotoxicité in vivoAucune étude recensée.Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
Toxicité pour le développement et la reproduction
(après 2006)

DME(N)O la plus faible par voie orale (souris) = 140,5 à 379,9 mg/kg p.c. par jour, d'après une hypertrophie des hépatocytes, une très légère nécrose focale des hépatocytes et une diminution des concentrations de triglycéride sérique (données quantitatives non présentées) chez la progéniture femelle à cette dose (Tada et al., 2006). Il y a eu également une augmentation du taux de cholestérol sérique total (données quantitatives non présentées) chez la progéniture mâle à cette dose. Des souris ICR gravides ont été nourries avec des aliments contenant 0 %, 0,01 %, 0,1 % ou 1,0 % de TBBPA (0, 15,7 à 42,1, 140,5 à 379,9 ou 1 639,7 à 4 155,9 mg/kg p.c.) à partir du début de la gestation jusqu'au sevrage, soit au 27e jour après la naissance. On a observé une modification des concentrations sériques de cholestérol total et de triglycérides chez les mères et la progéniture. Aucun effet n'a été constaté sur la taille des portées, le poids des portées, le nombre total de descendants mâles et femelles ou le poids de la progéniture.

Doses repères minimales = 0,5 mg/kg p.c. par jour pour l'augmentation du poids des testicules des rats de la génération F1 (dose avec effet critique de 1,4 mg/kg p.c. par jour) et l'augmentation du poids de l'hypophyse des rats mâles de la génération F1 (dose avec effet critique de 2,2 mg/kg p.c. par jour; dose repère de 0,6 mg/kg p.c. par jour). Des rats Wistar ont reçu du TBBPA dans leur alimentation équivalant à 0, 3, 10, 30, 100, 300, 1 000 et 3 000 mg/kg p.c. par jour pendant 70 jours (mâles) ou 14 jours (femelles) avant l'accouplement, de même que pendant les périodes d'accouplement, de gestation et de lactation (van der Ven et al., 2008; Lilienthal et al., 2008). Aucun effet sur les paramètres de la reproduction n'a été constaté.  Des effets sur les potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral ainsi qu'un retard du développement sexuel chez les femelles ont été observés.  Aucun changement histopathologique lié à l'exposition n'a été observé dans les organes des animaux de la génération F1.   Aucun changement histopathologique lié à l'exposition n'a été observé dans les organes des animaux de la génération F1. Aucun effet n'a été noté sur la morphologie des spermatozoïdes et le nombre de spermatozoïdes. On n’a constaté aucun effet sur la réponse immunitaire contre les hématies du mouton chez les mâles F1. Un autre « effet majeur » était l'augmentation de la latence auditive à de basses fréquences induite pendant le développement, les doses repères étant de 7,8 mg/kg p.c. et de 8,4 mg/kg p.c. par jour pour les mâles et les femelles, respectivement. Il convient de noter que des préoccupations ont été publiées concernant la métodologie employée dans le cadre de cette étude (Banasik et al., 2009; Strain et al., 2009; Lilienthal et al., 2009; van der Ven et al., 2009). Une étude avait été menée antérieurement sur des rats Wistar auxquels on a administré du TBBPA dans l'alimentation à des doses de 0, 30, 100 et 300 mg/kg p.c. par jour pendant 28 jours. Les seuls effets observés étaient une diminution des taux de T4 circulant et une augmentation des taux de T3 chez les rats mâles.

DMENO la plus faible par voie orale (rats) = 200 mg/kg p.c. par jour, d'après des lésions polykystiques associées à la dilatation des tubules des reins chez 2 des 6 mâles observées à cette dose (Fukuda et al., 2004). On a exposé des rats nouveau-nés par gavage à des doses de 0, 40, 200 et 600 mg/kg p.c. par jour à partir du 4e jour après leur naissance jusqu'à leur 21e jour de vie. Des effets sur les reins ont été observés aux deux doses les plus élevées. Quelques mâles et femelles exposés à des doses de 200 et 600 mg/kg p.c. ont souffert de diarrhée. Dans le cadre de la même étude, des rats de cinq semaines ont été exposés à des doses de 0, 2 000 et 6 000 mg/kg p.c. par jour pendant 18 jours. Aucun effet histopathologique rénal semblable n'a été observé. Le RER de l'UE (2006) a choisi la DSENO de 40 mg/kg p.c. par jour pour les besoins de la caractérisation des risques. Toutefois, on considère que l’effet sur les reins est le résultat « d'une administration directe inhabituelle par gavage de doses très élevées de TBBPA à des animaux d'un si jeune âge et d'un métabolisme ou des reins immatures. Par conséquent, la pertinence de cette constatation isolée pour la santé humaine est considérée comme douteuse. »

Autre DMEO par voie orale = 100 mg/kg p.c. par jour d'après une diminution des taux sériques de T4 chez la progéniture F0 et F1 à cette dose et à des doses plus élevées (MPI Research, 2002b et 2003). Des rats Sprague Dawley ont été exposés par gavage à des doses de 0, 100, 200 ou 1 000 mg/kg p.c. par jour pendant 10 semaines avant l'accouplement ainsi que pendant les périodes d'accouplement de 2 semaines chez les femelles, de gestation et de lactation. Les taux sériques de T3 étaient largement plus faibles chez les mâles du groupe recevant une dose de 1 000 mg/kg p.c. Aucun effet n'a été observé chez les ratons F1 et F2 en ce qui concerne le poids corporel, les résultats cliniques, le rapport des sexes, la survie pendant le sevrage, les observations macroscopiques et le poids des organes. Il a été conclu que les effets notés sur les concentrations de T3 et de T4 n'étaient pas importants sur le plan toxicologique, car les effets sur les autres paramètres étaient peu importants (MPI Research, 2002b et 2003).

Autre DMEO par voie orale = 818,9 à 2 129,2 mg/kg p.c. par jour, d'après une diminution de poids relatif de l'utérus chez la progéniture femme à la 11e semaine après la naissance à cette dose (Saegusa et al., 2009). Aucun autre changement histopathologique n'a été observé dans l'utérus et les autres organes examinés. Des rates Sprague-Dawley gravides ont été exposées du 10e jour de gestation au 20e jour suivant la mise bas (sevrage) à des concentrations alimentaires de 0, 100 ppm (9,5 à 22,9 mg/kg p.c. par jour), 1 000 ppm (86,8 à 202,1 mg/kg p.c. par jour) ou 10 000 ppm (818,9 à 2 129,2 mg/kg p.c. par jour). Le TBBPA n'a pas modifié le développement normal du cerveau. Le poids relatif des reins a diminué de façon importante à des doses de 1 000 ppm, mais pas à des doses plus élevées chez la progéniture femelle. On n'a observé aucun effet important lié à la dose sur les taux de T3, de T4 ou de TSH. Aucun effet n'a été constaté sur le nombre de sites d'implantation, le nombre de ratons vivants ou le rapport des sexes (Saegusa et al., 2009).

Une étude d'exposition pendant la période prépubère examinait les effets du TBBPA sur la sensibilité aux tumeurs de la glande thyroïde provoquées par une exposition accrue au DHPN ou au DMBA chez 344 rats Fisher. Bien que les résultats d'un scénario d'exposition complexe ne soient pas pris en compte dans l'évaluation du TBBPA seul, l'administration initiale de TBBPA 1 % (1 249 mg/kg p.c.) à des mères suivant la mise bas jusqu'au sevrage (3 semaines) entraînait une augmentation statistiquement significative du poids de la thyroïde et une diminution du poids relatifs du foie (Imai et al., 2009). Toutefois, aucun changement histopathologique n'a été observé dans le foie, et seulement une mère sur les six présentait une hyperplasie diffuse des cellules folliculaires de la glande thyroïde.

Aucun effet sur le développement ou le développement neurologique n'a été observé dans différentes études à des doses atteignant 10 000 mg/kg p.c. par jour et 1 000 mg/kg p.c. par jour, respectivement (Velsicol Chemical Corporation, 1978c; Noda et al., 1985; Eriksson et al., 1998 et 2001; MPI Research, 2001, 2002b et 2003; Hass et al., 2003).

Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
Neurotoxicité in vivo

DMEO aiguë par voie orale = 11,5 mg/kg p.c. en se fondant sur une baisse des sites de fixation de la cytisine du ligand nicotinique dans le cortex frontal, mais pas dans le cortex pariétal ni dans l'hippocampe des souris mâles néonates.

Les souris NMRI mâles (n = 6 à 8) ont reçu 11,5 mg de TBBPA/kg p.c. (21 µmol) ou une teneur de 20 % dans un excipient d'émulsion gras/kg p.c. au 10e jour après la naissance par l'intermédiaire d'un tube gastrique métallique, en une seule dose administrée par voie orale. Les animaux ont été tués 7 jours après le traitement et les niveaux de protéines de CaMKII, de GAP-43, de synaptophysine et de tau dans l'hippocampe et dans le cortex ont été mesurés à l'aide d'une analyse slot-blot. La fixation du [3H]-QNB (tous les sous-types de récepteurs muscariniques), la fixation du [3H]-AFDX 384 (récepteurs muscariniques M2/M4) et la fixation du [3H]-cytisine (récepteurs nicotiniques α4β2) ont été évaluées dans l'hippocampe, ainsi que dans le cortex pariétal et frontal. Une évaluation statistique a été effectuée par l'intermédiaire d'une analyse de la variance unidirectionnelle et d'essais par paires à l'aide du test post hoc de Newman–Keul. Apparemment, le TBBPA n'avait aucune répercussion sur les niveaux de protéines impliqués dans la maturation du cerveau, dans la croissance des neurones ou dans la synaptogénèse chez les souris néonates. On a néanmoins constaté une baisse des sites de fixation de la cytisine du ligand nicotinique dans le cortex frontal (35,9 ± 10,4 pmol/g de protéines contre 47,2 ± 7,7 pmol/g de protéines dans les témoins), mais pas dans le cortex pariétal, ni dans l'hippocampe (Viberg et Eriksson, 2011).

DMEO par voie orale = 86,8 à 202,1 mg/kg p.c. par jour sur la base d'une augmentation transitoire des interneurones d'expression de la reelin dans le hilus dentelé à cette dose et au-dessus chez les rejetons 20 jours après la naissance, mais pas 77 jours après.

Des rats Sprague–Dawley gravides (n = 8/groupe) ont été exposés à 0, 100, 1 000 ou 10 000 ppm (0, 9,5 à 22,9, 86,8 à 202,1, 818,9 à 2129,2 mg/kg p.c. par jour) de TBBPA dans le régime alimentaire du 10e jour de gestation au 20e jour après la naissance (77e jour après la naissance). Aucun changement important lié au traitement n'a été observé chez les mères pendant la gestation et la lactation. On n'a constaté aucun changement lié à la dose dans les taux sériques thyroïdiens (voir ci-dessus la section portant sur la reproduction et le développement; Saegusa et al., 2009), ni aucun effet sur l'évolution du rapport entre le poids de l'organe et le poids corporel dans le cerveau ou la thyroïde des rejetons. Une légère augmentation des corps apoptotiques chez les rejetons (n ~ 20/sexe/groupe) a été observée à une dose comprise entre 818,9 et 2 129,2 mg/kg p.c. par jour 20 jours après la naissance, mais cet effet semblait réversible, car les corps apoptotiques étaient très peu nombreux 77 jours après la naissance. Une augmentation des interneurones d'expression de la reeling dans le hilus dentelé a été observée à des doses moyennes à élevées de TBBPA, mais, encore une fois, ces effets sont repassés en dessous des niveaux témoins 77 jours après la naissance. Le nombre de neurones matures était excessif dans le hilus un peu plus tard, mais ces effets étaient réversibles. Aucune modification n'a été observée en ce qui concerne le nombre de cellules GAD67- immunoréactives dans les groupes des doses les plus élevées par rapport aux témoins non traités 20 jours et 77 jours après la naissance; de même les cellules immunoréactives EphA5 et Tacr3 dans la région CA1 de l'hippocampe n'ont pas subi de modification (Saegusa et al., 2012).

Des changements comportementaux ont été observés chez les deux groupes de souris mâles exposés par gavage aux plus faibles doses, soit 0, 0,1, 5 et 250 mg/kg p.c., mais ils n'ont pas été considérés comme liés au traitement. Il convient de noter que les auteurs ont proposé qu'un mécanisme de compensation pouvait expliquer l'absence de relation dose-réponse (Nakajima et al., 2009).

Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
Neurotoxicité in vitro

Cytotoxicité : Le TBBPA semblait cytotoxique à faible concentration micromolaire (CL50 = 15 ± 4 µM) sur les cellules de neuroblastome humain SH-SY5Y, en revanche, les auteurs ont indiqué que cette étude restait floue concernant l'éventuelle neurotoxicité du TBBPA (Al-Mousa et Michelangeli, 2012). Le TBBPA entraînait l'activation des caspases (3/7) après l'exposition des cellules au TBBPA pendant 12 heures dans une gamme de concentration comprise entre 1 et 5 µM. On a également observé une augmentation temporaire des niveaux intracellulaires [Ca2+] et des espèces réactives de l'oxygène au sein de ces cellules neuronales. En outre, le TBBPA a également entraîné une dépolarisation des mitochondries et une libération de cytochrome c dans ces cellules neuronales (à 10 µM). L'application de 3 et de 10 µM de TBBPA pendant 12 heures a entraîné une augmentation du traitement du peptide b-amyloïde (Ab-42) et sa libération par ces cellules après quelques heures d'exposition (Al-Mousa et Michelangeli, 2012).

On a également découvert que le TBBPA était extrêmement cytotoxique dans les cultures primaires de cellules granulaires cérébelleuses après une exposition de 30 minutes à des concentrations de TBBPA comprises entre 10 et 50 µM (résultats significatifs à 25 uM). D'après les auteurs, le TBBPA a également entraîné une augmentation des concentrations intracellulaires de Ca2+, une dépolarisation des mitochondries et une activation de la production d'espèces réactives de l'oxygène (Zieminska et al., 2012).

Cytotoxicité : Des fractions d'O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA dans l'environnement ont entraîné une cytotoxicité élevée dans les cellules neuronales des cellules granulaires cérébelleuses issues de la première culture de ratons Sprague-Dawley. La neurotoxicité a été mesurée comme la viabilité des cellules comparée aux témoins positifs du paraquat. La chromatographie en phase liquide et spectrométrie de masse quadrupôle et à temps de vol, ainsi que la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en mode d'ionisation négative par capture d'électrons ont été optimisées de façon à confirmer que l'O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA est la substance neurotoxique fondamentale. Les lignées cellulaires de carcinome hépatocellulaire Hep G2 humain, de cancer du sein MCF-7 humain et de macrophages RAW 264.7 de leucémine monocytaire chez la souris ont également été étudiées pour faire des recherches sur la capacité non neurotoxique. Les résultats montrent qu'aucune des fractions de sédiments ou des normes d'O,O-bis(prop-2-èn-1-yl)TBBPA pur n'ont eu de conséquences importantes sur l'activité de ces lignées cellulaires (pour plus de renseignements, voir Qu et al., 2011).Aucune étude recensée.
Perturbation endocrinienne
in vivo
(après 2006)

Kitamura et al. (2005b) ont exposé des souris B6C3F1 ovariectomisées par injection intrapéritonéale de TBBPA à des doses de 0, 20, 100, 300 et 500 mg/kg p.c. pendant 3 jours. Bien que le rapport entre le poids de l'utérus et le poids corporel ait augmenté de façon importante chez tous les groupes exposés, la relation dose-réponse était faible.

Autre DMEO par voie orale : 150 mg/kg p.c. par jour sur la base d'une diminution de l'activation transcriptionnelle indépendante du T3 des gènes promoteurs Trh et Mc4r dans l'hypothalamus des rejetons le 2e jour après la naissance (n  supérieur(e) à 10/groupe). Des souris sauvages gravides venant de Suisse (n  supérieur(e) à 10/groupe) ont reçu 150 mg/kg p.c. de TBBPA quotidiennement par gavage oral pendant 7 jours à partir du 13e jour après la conception. L'activité des promoteurs Trh et Mc4r a été mesurée dans l'hypothalamus des ratons dans le cadre d'une étude à l'aide d'un gène rapporteur et le TBBPA a réduit de façon significative (P  inférieur(e) à 0,001) la transcription indépendante du T3 à partir des constructions rapporteurs Mc4r et Trh chez les ratons. Lorsque les ratons ont reçu du TBBPA en doses aiguës avec une ou deux injections de 2,1 g/kg de TBBPA, l'effet inverse a été observé sur l'activité transcriptionnelle indépendante du T3 des deux gènes promoteurs. Dans le cadre du premier protocole, une injection unique 48 heures avant l'euthanasie a fait baisser la transcription de Mc4r et de Trh en l'absence de T3 de 32,4 % et 33,6 %, respectivement. À l'inverse, l'administration des injections de TBBPA 48 et 24 heures avant l'euthanasie a augmenté de façon significative la transcription des deux gènes promoteurs : 28,7 % et 37,5 % pour les constructions Mc4r et Trh, respectivement (Decherf et al., 2010).

Autre DSEO par voie orale : 1 000 mg/kg p.c. par jour en se fondant sur l'absence d'évolution du poids utérin des souris femelles adultes. Du TBBPA a été administré quotidiennement par gavage oral et injection sous-cutanée pendant 7 jours à des souris femelles C57BL/6J adultes et ovariectomisées (n = 6) conformément à la ligne directrice 440 de l'OCDE. Afin de détecter une activité agoniste, des témoins, quatre doses avec un rapport de demi-log et l'EE en tant que témoin positif, ont été testés. Pour une activité antagoniste, un témoin et les 4 mêmes doses ont été administrés avec une dose de référence d'EE. La DMEO a été définie comme la dose la plus faible ayant entraîné des modifications importantes du poids de l'utérus. Cette étude a donné des résultats négatifs pour le TBBPA concernant les réponses œstrogéniques agonistes et antagonistes par les deux voies d'exposition en utilisant des concentrations pouvant atteindre 1 000 mg/kg p.c. par jour (Ohta et al., 2012).

Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
Perturbation endocrinienne
in vitro
(après 2006)

Fort antagoniste du RP et faible agoniste du REα : Li et al. (2010) ont mesuré la transcription de la β-galactosidase médiée par le récepteur d’œstrogènes (RE) et le récepteur de progestérone (RP) in vitro dans des levures à gènes rapporteurs. Le TBBPA pouvait également renverser l'inhibition des récepteurs orphelins associés aux récepteurs des estrogènes induite par la 4-hydrooxytamoxifen. Des souches de levure ont été exposées à des concentrations de plus en plus fortes de TBBPA (1 x 10-9 à 1 x 10-4 mol/L) pendant 2 heures.
L'activité œstrogénique du TBBPA était manifeste dans le cadre d'un essai sur un gène rapporteur de la luciférase dans des cellules de cancer du sein MCF-7 à des concentrations allant de 1 x 10-6 à 1 x 10-4 M. L'effet antiandrogène a également été mesuré dans le cadre d'un système d'étude E2 dans des cellules MCF-7 à une concentration de 1 x 10-5 M (Kitamura et al., 2005b).

Résultats négatifs – Antagoniste du RP et agoniste du RE : Aucune activité antiprogestagène ou agoniste du RE détectable n'a été mesurée à l'aide d'essais ER et PR-CALUX menés sur des cellules humaines de cancer du sein (RE) et des ostéoblastes humaines à des concentrations de 10 et 12,5 µM, respectivement (Hamers et al., 2006). Aucune activité agoniste/antagoniste du RE n'a été détectée par Riu et al. (2011) à l'aide des lignées cellulaires de gènes rapporteurs HGELN, HGELN­ERα, HGELN-ERβ (10-9 à 10-5 M).
Aucun effet n'a été observé sur la croissance des cellules dans un test de E-SCREEN portant sur des cellules MCF-7 du cancer du sein, même à la concentration maximale de 20 µM; le TBBPA n'a pas entraîné l'expression du gène TFFl entraînée par les récepteurs œstrogéniques in vitro (Dorosh et al., 2010).
Le TBBPA n'a montré aucune activité œstrogénique au niveau du ligand du récepteur œstrogénique alpha (ERα) à des concentrations comprises entre 10-10 et 10-5 M dans le cadre d'une étude d'activation transcriptionnelle par transfection stable conforme aux lignes directrices de l'OCDE (Lee et al., 2012).

Résultats positifs – Inhibiteur de la sulfatation du 17 ß-estradiol : Hamers et al. (2006) ont signalé que le TBBPA était un inhibiteur puissant de la sulfatation du 17 ß-estradiol (CI = 0,016 µM) dans un essai E2SULT.

Résultats positifs – Concurrence au T4 aux fins de fixation à la transthyrétine : Le TBBPA faisait une forte concurrence au T4 aux fins de liaison avec la transthyrétine dans le cadre d'un essai sur la fixation à la transthyrétine (CI50  inférieur(e) à  0,1 µM), présentant une puissance de liaison avec la transthyrétine 1,6 fois supérieur au ligand naturel T4 (Hamers et al., 2006).

Conflit agoniste/antagoniste au niveau de l'hormone thyroïdienne :
Une augmentation de l'activité de libération de l'hormone de croissance a été observée depuis les cellules GH3 après ajout de TBBPA à des concentrations allant de 1 x 10-6 à 1 x 10-4 M (Kitamura et al., 2005b). Aucune activité antagoniste n'a été mesurée. D'autres travaux portant sur des cellules GH3 (GH3.TRE-Luc) montrent que le TBBPA agit comme un très faible agoniste (5 % de T3-max) à des concentrations allant jusqu'à 1 µM, mais comme un antagoniste à des concentrations supérieures à 5 µM en présence de 0,25 nM de T3 après une exposition de 24 heures seulement (Freitas et al., 2010).

L'administration de 25 µM de TBBPA a supprimé de façon significative l'activité du TRβ (CI50 de 2,95 x 10-5 M). Les auteurs ont élaboré une étude sur le gène rapporteur médiée par le TRβ-1 en utilisant une transfection provisoire des récepteurs des hormones thyroïdiennes (TR) fusionnées au Gal4 exprimant le vecteur et la structure de réponse pUAS-tk-luc du Gal4 dans les cellules HepG2 (1, 10, 25, 50 et 100 µM). Traité de façon isolée, le TBBPA n'a pas été en mesure d'entraîner l'expression de la luciférase, ce qui indique qu'il n'est pas en mesure d'activer le TR (Sun et al., 2009).

Une autre étude portant sur le gène rapporteur fondée sur la luciférase sensible aux hormones thyroïdiennes utilisant la lignée cellulaire humaine de l'hépatocarcinome HepG2 a montré que le TBBPA montrait des effets agonistes à 10 µM, mais était antagoniste en cas de coïncubation avec du T3 à 1 µM (concentrations allant de 10-4 à 10 µM pendant 24 h; Hofman et al. 2009).

Le TBBPA associé au TRα-LBD humain, activait la transcription lorsqu'il était appliqué seul (sans T3) à 3 et 10 µM. En outre, le TBBPA a déplacé les concentrations physiologiques de T3 provenant de la fixation du TRα aux cellules HeLA à l'aide d'un système de rapporteur fondé sur la fusion du domaine de fixation du ligand à partir du TRα à un domaine de fixation à l'ADN GAL4, à une concentration de 10 µM (Fini et al., 2012).

Le TBBPA empêchait la fixation (ou entraînait la dissociation) du NcoRp, mais ne favorisait pas la fixation du SRC2p, voire inhibait la fixation du SRC2p entraînée par le T3 dans un essai de fixation de peptides coactivateur/corépresseur. Des concentrations croissantes (de 2 à 50 µM) de TBBPA étaient incubées avec du GST-LBD et un peptide corépresseur intitulé FITC (NcoRp) ou un peptide coactivateur (SRC2p) en présence et en l'absence de T3 (sans cellules) (Lévy-Bimbot et al., 2012).

À des concentrations pouvant atteindre 10 µM, le TBBPA n'a eu de répercussions sur les activités transcriptionnelles du TRα et du TRβ dans aucune des espèces étudiées (trois espèces de grenouille : Xenopus laevis, Silurana tropicalis et Rana rugosa; un poisson : Oryzias latipes; un alligator : Alligatormississippiensis; et l'espèce humaine : Homo sapiens). Afin d'examiner si l'activité stimulée par le T3 était inhibée par le TBBPA, du T3 a été ajoutée à une concentration générant une valeur de CE50 pour chaque type de récepteur (TRα : 4 x 10–10 M et TRb : 2 x 10–9 M). Les résultats ont indiqué que le TBBPA inhibe l'activation du TRα et du TRβ stimulée par le T3 dans les cellules S. tropicalis etles cellules humaines à des concentrations supérieures à 10 µM (néanmoins, la viabilité des cellules après le traitement au TBBPA était compromise à des doses supérieures à 10 µM). Par conséquent, le TBBPA peut être évaluée à cette concentration ou à une concentration inférieure dans cette étude, qui n'a montré aucun effet sur l'activité des cellules humaines in vitro. En utilisant cette approche, les auteurs se sont aperçus que la transactivité du TRα O. latipes entraînée par le T3 était inhibée par le TBBPA à une concentration de 10 µM, mais que ce composé à cette concentration n'entraînait pas d'antagonisation de l'activité du TRβ (Oka et al., 2012).

Inhibition de l'activité déiodinase : Une inhibition quasi complète de l'activité de déiodinase a été observée à la dose la plus élevée testée (2,1 µM) pour le TBBPA. Une relation dose-réponse a été détectée pour le TBBPA concernant l'inhibition de la formation de rT3 à partir de T4. L'inhibition de la formation de 3,3’-T2 a également été observée à 1,9 µM. Le processus de déiodination de la thyroxine (T4) et de la triiodothyronine inverse (rT3) a été mesuré en procédant à l'incubation de microsomes hépathiques humains rassemblés avec des T4 ou rT3 et en surveillant la production de T3, rT3, 3,3’-diiodothyronine et 3-monoiodothyronine par la chromatographie en phase liquide et la spectrométrie de masse en tandem (Butt et al., 2011).

Résultats équivoques – Antagoniste RA : Faible agent antiandrogène dans les cellules MDA-kb2 in vitro exposées à 10 et à 50 µM de la substance pendant 24 heures, suivi d'un essai sur le gène rapporteur de la luciférase (Christen et al., 2010). Li et al. (2010) et Hamers et al. (2006) n'ont observé aucun effet antiandrogène dans des cellules de levure (concentration non mentionnées) ni dans des ostéoblastes humaines à des concentrations de 10 µM à l'aide d'un essai AR-CALUX, respectivement, après l'administration de TBBPA. Aucun effet antiandrogène n'a été observé dans un gène rapporteur luciférase sous le contrôle d'un RA dans des cellules NIH3T3 à des concentrations allant de 1 x 10-11 à 1 x 10-9 M (Kitamura et al., 2005).

Résultats négatifs – Activité de l'aromatase : Le TBBPA n'a ni inhibé ni induit l'activité de l'aromatase (CYP19) et n'était pas cytotoxique à des concentrations de 2,5 µM et de 7,5 µM dans les cellules humaines de carcinomes corticosurrénaux H295R après une incubation de 24 heures (Cantón et al., 2005).

  
SensibilisationIl a été conclu dans le RER de l'UE (2006) que le TBBPA n'était ni un sensibilisant cutané ni un sensibilisant des voies respiratoires.Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
IrritationNon irritant : Pour la peau (Hill Top Research, 1966; Pharmakon Laboratories, 1981a; Israel Institute for Biological Research, 1978; IRDC, 1979; RER UE, 2006) ni les yeux (Pharmakon Laboratories, 1981b; Israel Institute for Biological Research, 1978; Hill Top Research, 1966; RER UE, 2006).Légèrement irritant : Pour les yeux et la peau chez des lapins albinos néo-zélandais après l'application de 100 mg et de 500 mg de BE-51, respectivement (Abbott et al., 1981).Non irritant : Pour les yeux et la peau chez des lapins albinos néo-zélandais après l'application de 100 mg et de 500 mg du O,O bis(2 hydroxyéthyl)TBBPA, respectivement (Goldenthal et Dean, 1974a).
Études spéciales

Immunotoxicité in vitro : Des cellules tueuses naturelles humaines ont été exposées à des concentrations de TBBPA allant jusqu'à 10 µM; la fonction lytique diminue à une concentration aussi faible que 0,5 µM après une exposition de 24 heures et à une concentration de 1,0 µM après une exposition d'une heure (Kibakaya et al., 2009).  Une étude de suivi a montré que l'expression des protéines de surface CD2, CD11a, CD16, CD18 nécessaires à l'attachement des cellules NK aux cellules cibles diminuait après l'exposition à 5 µM de TBBPA pendant 24 heures (Hurd et Whalen, 2011). Les cellules NK ont été exposées au TBBPA (0, 1, 2,5, 5 et 10 µM) pendant 24 h, 48 h et 6 jours, ou pendant 1 h, suivie de 24 h, 48 h et 6 jours sans TBBPA. Chaque expérience a eu lieu quatre fois à l'aide de cellules préparées à partir de donneurs de sang différents. L'expression des CD16 était diminuée de supérieur(e) à  35 %, celle des CD11a de 16 % et celle des CD18 et CD56 d'environ 20 %. L'expression des CD18 était également en baisse (14 %) à 2,5 µM. La viabilité des cellules était compromise à 10 µM de TBBPA (en permanence) et à 5 µM après 48 heures et sans évaluation. L'expression des protéines CD16 et CD56 était comparable au bout de 24 et de 48 heures à 2,5 µM (Hurd et Whalen, 2011).
Han et al. (2009)  ont indiqué que l'exposition au TBBPA (0 à 50 µM) induisait la transcription de la cyclo-oxygénase-2 et l'expression des cytokines pro-inflammatoires par la voie de signalisation P13-K/Akt/MAPK médiée par une augmentation de l'activation de NF-κB et de AP-1 dans les macrophages du murin in vitro.

L'exposition de granulocytes neutrophiles humains à des concentrations de TBBPA d'au moins 2 µM a entraîné une augmentation de la production d'espèces réactives de l'oxygène qui était fonction de la concentration (Reistad et al., 2005).
L'incubation de splénocytes de souris avec du TBBPA (3 µmol/L) a entraîné une diminution importante de l'expression de la chaîne α du récepteur de l'interleukine-2 (CD25), qui est un antigène nécessaire à la production des lymphocytes T pendant une réponse immunitaire (Pullen et al., 2003).

Le TBBPA n'a montré aucun effet cytotoxique sur les splénocytes ou sur les cellules dendritiques dérivées de la moelle osseuse (BMDC) chez les souris Nc/Nga à tendance atopique. Après une exposition au TBBPA, l'expression moléculaire de la surface des cellules et la production de cytokine a été mesurée à l'aide de l'étude WST-1, du système FACS et du test ELISA (trois cultures individuelles obtenues auprès de trois animaux, et deux ou trois expériences indépendantes ont été répétées). Les splénocytes ont été exposés à des concentrations de TBBPA comprises entre 0,01 et 10 µg/ml pendant 24 heures et les cellules de moelle osseuse ont été exposées à des concentrations de TBBPA comprises entre 0,001 et 1 µM pendant 6 jours; en outre, des cellules dentritiques dérivées de la moelle osseuse (BMDC) ont été collectées. Le TBBPA a accru l'expression des molécules HLA classe II et CD86, ainsi que du récepteur de l'antigène des lymphocytes T (TCR) dans les splénocytes (1 et 10 µg/ml) et a augmenté la production d'interleukine (IL)-4 (mais une tendance a été observée pour les répercussions). Il n'y a pas eu d'effet sur l'expression des molécules HLA classe II, CD80, CD86, CD11c et DEC205 et sur la production de chimiokine après 24 heures d'exposition au TBBPA dans les BMDC (Koike et al., 2012).

Immunotoxicité in vivo : L'exposition de souris à du TBBPA 1 % dans l'alimentation sur une période de 28 jours (1 887 mg/kg p.c. par jour) a permis de constater une diminution de l'immunité de l'hôte contre le virus respiratoire syncytial dans les poumons et le liquide de lavage bronchoalvéolaire, mais aucun effet sur l'immunité systémique à l'examen des échantillons de rate (Watanabe et al., 2010).

Hépatoxicité in vitro : Le TBBPA a complètement inhibé la fixation de la [3H]-rosiglitazone au PPARγ avec une concentration inhibitrice 50 % (CI50) de 0,7 µM. Des cellules HeLa soumises à une transfection provisoire avec des plasmides (GALRE)5-βglobine-luciférase et pSG5-GAL4-PPARγ (chez l'humain et chez le dard-perche), ou (PPRE)3-TK-luciférase et pSG5-PPARγ (Xenopus laevis) ont été incubées avec 10 μM de TBBPA ou 1 μM de rosiglitazone (Rosi) afin d'évaluer leur potentiel agoniste PPARγ. Les affinités de fixation au PPARγ au cours d'essais de fixation avec la [3H]­rosiglitazone ont été mesurées (0,001 à 30 μM) et les conséquences du TBBPA sur la différenciation des adipocytes à l'aide des cellules NIH3T3-L1 ont été étudiées. À 10 μM, le TBBPA produisait également l'adipogénèse, alors que le cotraitement avec le CD5477 inhibait l'action adipogénique du TBBPA, ce qui indique que le TBBPA catalyse l'adipogénèse via le PPARγ (Riu et al., 2011).

Sinon, lorsqu'on a testé la capacité du TBBPA à activer le récepteur PXR de l'humain et de la souris à l'aide d'une étude de transfection, les résultats ont été négatifs (Siu et al., 2012). Les cellules HepG2 ont été soumises à une transfection avec le gène hPXR de pleine longueur, ainsi qu'avec le rapporteur CYP3A4-luc ou le gène mPXR de pleine longueur, en association avec le rapporteur (CYP3A2)3-luc et le plasmide témoin CMX-ß-galactosidase. Les cellules ont été traitées avec du DMSO (témoin) ou du TBBPA pendant 24 h à des concentrations de 0 à 20 µM.

Immunotoxicité in vitro : L'incubation de splénocytes de souris avec du TBBPA (3 µmol/L) a entraîné une diminution importante de l'expression de la chaîne α du récepteur de l'interleukine-2 (CD25), qui est un antigène nécessaire à la production des lymphocytes T pendant une réponse immunitaire (Pullen et al., 2003). 


Études sur les humains
Sensibilisation et irritationEffet non sensibilisant : Dans un essai à agressions multiples chez les humains, le TBBPA n'a pas provoqué de sensibilisation de la peau après l'application d'environ 3 à 5 mg de TBBPA (concentration de 50 à 70 %) à 54 volontaires (IRDC, 1978).Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.
Toxicocinétique

Les concentrations dans le sérum sanguin variaient entre plus de 0,5 et 3,8 µg/kg de lipides chez différents groupes d'exposition professionnelle examinés dans le cadre de plusieurs études menées en Suède et en Norvège (RER UE, 2006). Les concentrations dans le lait maternel variaient entre 0,01 et 11 µg/kg de lipides dans un cas des îles Féroé (RER UE, 2006).

On a administré à cinq sujets humains une dose unique par voie orale de 0,1 mg/kg de TBBPA. Deux des principaux métabolites du TBBPA, soit le glucuronide (5 des 5 sujets) et le sulfate du TBBPA (2 des 5 sujets), ont été détectés dans les échantillons d'urine et de sang, alors que le TBBPA d'origine ne se trouvait dans aucun des échantillons de plasma humain à des concentrations détectables. Les pics de concentrations de glucuronide du TBBPA dans le plasma ont été atteints entre deux et six heures après l'administration de la substance, puis les métabolites ont été éliminés lentement dans l'urine, et la LD a été atteinte 124 heures après l'administration. Le sulfate du TBBPA (décelé chez 2 des 5 sujets humains) a été décelé entre quatre et six heures après l'administration, et sa concentration était inférieure à la LD dans l'urine. D'après les auteurs, le TBBPA présenterait une faible biodisponibilité systémique chez les humains en raison du métabolisme hépatique efficace ainsi que du rôle important de la circulation entérohépatique montré par l'élimination lente du glucorinide du TBBPA dans l'urine des humains et des rats (Schauer et al., 2006).

Aucune étude recensée.Aucune étude recensée.

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Annexe 10 : Données supplémentaires tirées de l'étude de van der Ven et al. (2008)

A. Données sur le poids des organes chez les rats mâles F1
Groupe
(mg/kg p.c. par jour)
Poids corporel (g)Poids des testicules (g)Rapport entre le poids de l'organe et le poids corporel (présenté par Santé Canada)
Témoin4143,010,0073
34333,250,0075
104533,480,0077
304613,500,0076
1004783,550,0074
3004543,560,0078
1 0004613,410,0074
3 0004723,320,0070

Note de bas de pages

Dose avec effet critique : 1,4 mg/kg p.c. par jour (dose repère : 0,5 mg/kg p.c. par jour)

 A. Données sur le poids des organes chez les rats mâles F1
Groupe
(mg/kg p.c. par jour)
Poids corporel (g)Poids de l'hypophyse (g)Rapport entre le poids de l'organe et le poids corporel (présenté par Santé Canada)
Témoin4140,0110,000027
34330,0120,000028
104530,0140,000031
304610,0160,000035
1004780,0140,000029
3004540,0170,000037
1 0004610,0130,000028
3 0004720,0160,000034

Note de bas de pages

Dose avec effet critique : 2,2 mg/kg p.c. par jour (dose repère : 0,6 mg/kg p.c. par jour)

B. Paramètres relatifs au système endocrinien
Groupe (mg/kg p.c. par jour)Thyroxine (T4) totale (nmol/L) (femelles)Thyroxine (T4) totale (nmol/L) (mâles)
Témoin34,353,4
333,540,7
1038,045,7
3041,247,6
10027,143,0
30023,231,5
1 00022,226,5
3 00018,427,9

Note de bas de pages

Dose avec effet critique chez les femelles : 35,6 mg/kg p.c. par jour (dose repère : 16,1 mg/kg p.c. par jour)
Dose avec effet critique chez les mâles : 99,5 mg/kg p.c. par jour (dose repère : 30,8 mg/kg p.c. par jour)

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