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Certes, l'effet de serre est un phénomène naturel, mais...La Terre jouit d'un certain système naturel de piégeage de la chaleur. Il s'agit de l'effet de serre. La majeure partie du rayonnement solaire traverse l'atmosphère jusqu'à la surface de la Terre qui, alors, se réchauffe, puis réfléchit ce rayonnement. Certains gaz de l'atmosphère absorbent le rayonnement ascendant et en renvoient la majeure partie vers le sol, y maintenant la chaleur, comme dans une serre. C'est ainsi que la température moyenne au sol est d'environ 15°C, alors que, sans les gaz à effet de serre, elle serait d'environ -18°C. Toutefois, à l'heure actuelle, l'activité humaine a modifié la composition de l'atmosphère en y injectant davantage de gaz à effet de serre, notamment du dioxyde de carbone. C'est au cours des années 1890 qu'on a d'abord observé l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, et on a commencé à effectuer régulièrement des mesures exactes à Hawaii, en 1957-1958, l'Année géophysique internationale. D'après les études de carottes de glace prélevées dans l'Antarctique, la teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère est demeurée relativement constante pendant 10 000 ans, à environ 280 parties par million (ppm), jusqu'au milieu du XIXe siècle. Aujourd'hui, cette valeur est d'environ 360 ppm et continue d'augmenter. Parmi les autres gaz à effet de serre produits par les activités humaines, mentionnons l'ozone troposphérique, le méthane, l'oxyde nitreux et les chlorofluorocarbures (CFC). Ces gaz sont présents dans l'atmosphère à des concentrations inférieures à celles du dioxyde de carbone, mais ils y persistent relativement plus longtemps et ont une meilleure capacité de piégeage de la chaleur. Les CFC sont parmi les gaz à effet de serre qui absorbent le plus de chaleur : une molécule de CFC peut avoir un effet de 10 000 à 13 000 fois supérieur à celui d'une molécule de CO2. Cependant, ces effets sont au moins partiellement atténués par le refroidissement superficiel occasionné par l'appauvrissement de l'ozone troposphérique, également causé par ces gaz. Contribution des actuels gaz à effet de serre au réchauffement planétaire En général, les scientifiques estiment que, lorsque les concentrations de CO2 dans l'atmosphère atteindront le double de celles de l'ère préindustrielle, vers 2080, il se produira un réchauffement planétaire moyen de deux à trois degrés Celsius. Si on ajoute à cela les effets des autres gaz à effet de serre, ils s'attendent que, au rythme d'accroissement actuel, le doublement surviendra vers le milieu du siècle prochain. La vapeur d'eau, un gaz à effet de serre naturel et le plus abondant, augmentera aussi parallèlement au réchauffement planétaire, car des températures plus élevées favoriseront davantage l'évaporation et la hausse de l'humidité atmosphérique. |
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