Les commentaires au sujet des sections portant sur l'environnement de
l'ébauche du Rapport d'évaluation de l'acétaldéhyde, une substance d'intérêt
prioritaire, rédigé en vertu de la LPCE ont été fournis par :
Association canadienne des fabricants de produits chimiques; présenté au
nom de l'Association canadienne des fabricants de produits chimiques et du
Groupe de coordination de l'industrie pour la LCPE.
Association canadienne des fabricants de spécialités chimiques.
Vehicle Environmental and Energy Programs, Daimler-Chrysler Canada
Inc.
Environnement, santé et sécurité, Association canadienne des constructeurs
d'automobiles.
Les commentaires et les réponses sont résumés ci-dessous par Environnement
Canada (et fondés sur la version anglaise du rapport).
Commentaire
Réponse
Le Rapport d'évaluation et le résumé qui en a été fait sur
le site Web ne disent pas clairement si l'acétaldéhyde a été jugé toxique
au sens de l'article 64 de la LCPE uniquement parce qu'il constitue un
danger pour la vie ou la santé humaine (LCPE 64c)) ou aussi parce qu'il
constitue un danger pour l'environnement essentiel pour la vie humaine
(LCPE 64b)).(1)(2)
Le texte du Rapport d'évaluation a été modifié de façon à
indiquer explicitement que l'acétaldéhyde a été jugé toxique au sens de
l'article 64 de la LCPE parce qu'il constitue un danger pour la vie ou la
santé humaine (LCPE 64c)) ainsi que pour l'environnement essentiel pour la
vie humaine (LCPE 64b)).
La méthode employée pour évaluer la contribution de
l'acétaldéhyde à la formation d'ozone troposphérique n'est pas conforme à
celle décrite dans le Guide d'Environnement Canada concernant l'évaluation
environnementale des substances d'intérêt prioritaire (mars 1997). Les
critères permettant de déterminer si l'acétaldéhyde est toxique au sens de
l'alinéa 64b) de la LCPE devraient être énoncés de façon explicite. Sans
ces critères, l'industrie n'est pas en mesure d'accepter ou de mettre en
doute la conclusion selon laquelle cette substance est toxique au sens de
l'alinéa 64b) de la LCPE. Environnement Canada ne devrait pas utiliser des
lignes directrices différentes de celles publiées sans a) en aviser les
intervenants touchés et b) faire participer ces intervenants à un examen
complet et à une mise à jour convenable des lignes directrices avant leur
mise en application. (1)(2)
Tel qu'indiqué dans le Guide d'Environnement Canada
concernant l'évaluation environnementale des substances d'intérêt
prioritaire (mars 1997), "plutôt que d'énoncer des règles rigoureuses, le
Guide offre des conseils seulement afin d'accorder la souplesse nécessaire
pour évaluer différents types de substances et de tenir compte de
l'évolution de l'expérience et des connaissances scientifiques." Depuis la
rédaction du Guide, la connaissance des réactions donnant lieu à la
formation d'ozone troposphérique a continué de progresser, tout comme pour
les bases de données sur les concentrations de composés organiques
volatils au Canada, ce qui a permis de calculer les contributions
relatives de ces composés à la formation d'ozone. Le texte du Rapport
d'évaluation a été révisé de façon à présenter une discussion de la
réactivité de l'acétaldéhyde occasionnant sa contribution à la formation
d'ozone, suivie d'un exposé sur l'importance relative de cette substance
dans ce processus au Canada.
Compte tenu des nombreuses améliorations constamment
apportées au processus d'évaluation des substances d'intérêt prioritaire
conformément aux alinéas 64a) et 64b) de la LCPE, les intervenants
participeront à l'examen et à la discussion de toutes ces méthodes
d'évaluation lorsque la présente série de rapports sur la deuxième Liste
de substances d'intérêt prioritaire sera terminée.
Le rapport devrait présenter un inventaire plus détaillé
des émissions d'acétaldéhyde provenant de toutes les
sources.(3)(4)
Le Rapport d'évaluation ne donne qu'un aperçu général des
rejets d'acétaldéhyde. De plus amples renseignements sont fournis dans le
document complémentaire inédit, mais ces chiffres ne sont pas mentionnés
dans le Rapport parce que leur calcul a comporté beaucoup d'incertitudes.
Le Rapport d'évaluation reconnaît que le calcul des chiffres sur les
rejets ou la formation de l'acétaldéhyde comporte beaucoup d'incertitudes.
Néanmoins, les plus fortes concentrations d'acétaldéhyde au Canada ont été
mesurées dans les régions industrielles où les rejets d'acétaldéhyde sont
élevés, ou dans les régions urbaines dont on sait que les rejets
d'acétaldéhyde et d'autres composés organiques volatils provenant des
véhicules automobiles et d'autres sources sont élevés. Étant donné que les
réductions dans les concentrations ambiantes d'acétaldéhyde peuvent
dépendre d'un équilibre entre les rejets d'acétaldéhyde et de composés
organiques volatils qui contribuent à la formation secondaire
d'acétaldéhyde, cette question a été soumise pour étude aux gestionnaires
du risque.
Le Rapport d'évaluation met trop l'accent sur les
véhicules routiers et ne mentionne pas que les chiffres de l'INRP ont été
obtenus par modélisation.(4)
Le texte du Rapport d'évaluation a été modifié pour
indiquer que les données ont été obtenues par
modélisation.
Les données de l'inventaire sur les véhicules présentées
dans le rapport sont les chiffres pour les émissions correspondant aux
anciennes techniques antipollution. Les techniques antipollution actuelles
de niveau 1 et l'adoption des exigences relatives aux émissions des
véhicules mentionnées dans le National Low Emission Vehicle program de
l'EPA des États-Unis auraient pour effet de réduire les émissions de COV,
y compris l'acétaldéhyde. Des changements dans la qualité de l'essence,
comme la diminution de la teneur en soufre, permettraient aussi de réduire
les émissions d'acétaldéhyde. L'utilisation d'un mélange d'essence et
d'éthanol ferait augmenter les émissions d'acétaldéhyde; bien que
l'utilisation d'éthanol semble être une méthode efficace de réduction des
émissions de gaz à effet de serre, les mesures visant à réduire les
émissions d'acétaldéhyde peuvent être en conflit direct avec une nouvelle
stratégie ayant pour but d'aider à résoudre le problème des émissions de
gaz à effet de serre. Toutes les données devraient être réévaluées afin de
tenir compte des renseignements plus actuels, et il faudrait aussi
utiliser des facteurs d'émission fondés sur les plus récentes technologies
(véhicules modèle 1999/2000).(3)(4)
Bien que le document complémentaire discute de long en
large des taux d'émission en tenant compte de la technologie automobile et
de la composition de l'essence, le Rapport public d'évaluation présente
seulement une estimation globale des rejets des véhicules routiers
calculés par l'Inventaire national des rejets de polluants. En raison de
la complexité de cette question, on ne propose pas d'en traiter dans le
Rapport d'évaluation. On a ajouté au Rapport d'évaluation une note
précisant que les estimations ont été faites par modélisation et que les
changements actuels et prévus dans les dispositifs antipollution et la
composition de l'essence auront un effet sur les émissions.
Environnement Canada reconnaît l'importance, pour les
émissions et les mesures possibles de gestion du risque, des changements
apportés dans les technologies antipollution et la composition de
l'essence, et il espère que l'industrie automobile continuera de donner
son avis et de participer à des discussions. Les changements potentiels
dans les émissions d'acétaldéhyde provenant des véhicules doivent être
discutés dans le cadre des réductions de tous les COV et des autres
polluants provenant des sources de ce genre. Cette question sera soumise
aux gestionnaires du risque pour un examen plus poussé.
D'après le Rapport d'évaluation, il n'existe pas de
données canadiennes sur les émissions des véhicules et de l'équipement
utilitaire non routier fonctionnant à l'aide d'un moteur à combustion
interne; toutefois, le document complémentaire inédit indique, pour les
véhicules, l'efficacité de divers dispositifs antipollution en ce qui
concerne la réduction des émissions d'acétaldéhyde, et il fournit certains
renseignements du même genre pour l'équipement non routier, ce qui porte à
croire que dans le cas des sources de combustion interne, l'inventaire a
exclu une partie du secteur non routier qui peut être
importante.(3)(4)
Dans la section 2.2.2.2 du Rapport d'évaluation, on
reconnaît que tous les moteurs à combustion interne peuvent produire de
l'acétaldéhyde. Toutefois, il n'existe pas d'estimations fiables pour les
émissions totales des véhicules et de l'équipement hors route au Canada.
On a ajouté au rapport une note précisant que, même s'il n'existe pas de
données quantitatives sur les émissions des moteurs non routiers, ces
derniers contribuent au rejet d'acétaldéhyde. Cette question a été soumise
aux gestionnaires du risque pour un examen plus poussé.
En ce qui concerne la caractérisation des risques pour les
organismes terrestres exposés à l'acétaldéhyde présent dans l'air, le
quotient très prudent est calculé à l'aide d'une valeur estimée de
l'exposition de 1 150 m g/m3, qui est
la concentration la plus élevée dans l'air extérieur ambiant mesurée au
Canada. Un calcul du même genre devrait aussi être effectué pour un
intervalle de concentrations ayant comme limite inférieure la valeur
ambiante typique de 2 m
g/m3.(3)(4)
Tel qu'indiqué dans la section 3.1 du Rapport
d'évaluation, si le quotient très prudent est inférieur à 1, on peut
présumer à coup sûr que la substance ne pose pas de risque important pour
le paramètre de l'évaluation, et qu'il est inutile d'entreprendre une
analyse plus poussée. Puisqu'on a jugé que l'acétaldéhyde ne posait pas de
risque important pour le biote terrestre, même aux concentrations les plus
élevées pouvant exister dans l'air ambiant au Canada, il est évident que
l'exposition à des concentrations plus faibles diminuera le risque. Le
texte actuel n'a pas été révisé.
Les commentaires concernant les sections portant sur la santé du
Rapport d'évaluation de l'acétaldéhyde, une substance d'intérêt prioritaire,
rédigé en vertu de la LCPE, ont été fournis par :
Daimler-Chrysler Canada Inc.
Commentaire
Réponse
L'importance des différences entre l'exposition typique à
l'acétaldéhyde présent dans l'environnement et les concentrations
utilisées dans les études sur les animaux, et les doses auxquelles une
irritation peut être observée chez les humains devraient être
discutées.
Dans la section du rapport ayant trait à la
caractérisation du risque, la variation entre l'exposition estimée de la
population générale et la puissance cancérogène et les effets non
cancérogènes observés chez les animaux est discutée de façon assez
détaillée. Les données chez les humains se limitent à quelques études
cliniques qui datent de longtemps sur l'irritation sensorielle et à une
étude épidémiologique de la cancérogénicité jugée insatisfaisante; tel
qu'indiqué dans le rapport, ces études ne permettent pas de caractériser
de façon fiable le rapport exposition-réponse.
Évaluation des substances existantesAcetaldehyde
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