2-Méthoxyéthanol
(2-MÉ), 2-Éthoxyéthanol (2-ÉÉ), et
2-Butoxyéthanol (2-BÉ)
Inscrits
sur la deuxième liste de substances d’intérêt
prioritaire (LSIP2)
Le 2-méthoxyéthanol et le 2-butoxyéthanol sont considérés
toxiques au sens de la LCPE et ont été ajoutés à
la Liste des substances toxiques Le 2-éthoxyéthanol
n’est pas considéré toxique au sens de la LCPE
Le 2-méthoxyéthanol, le 2-éthoxyéthanol
et le 2-butoxyéthanol font partie des 25 substances ou groupes
de substances que l’on a inscrites sur la deuxième
liste de substances d’intérêt prioritaire (LSIP2)
dans le but de déterminer si elles posent un risque important pour
la santé des Canadiens ou pour l’environnement.
État
de l’évaluation et conclusion
Environnement Canada et Santé Canada ont complété les évaluations
scientifiques pour le 2-méthoxyéthanol,
le 2-éthoxyéthanol et le 2-butoxyéthanol.
Les évaluations scientifiques indiquent que le 2-méthoxyéthanol
et le 2-butoxyéthanol pénètrent tous deux dans l’environnement
en quantités ou concentrations ou dans des conditions de nature
à constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé
humaines. Ils sont donc considérés toxique au sens de la
LCPE.
La proposition de décret ajoutant le 2-méthoxyéthanol
et le 2-butoxyéthanol à la Liste des substances toxiques
de l’annexe 1 de la LCPE (1999) a été publiée
dans la Partie I de la Gazette du Canada, le 25 octobre 2003.
Aucun commentaire ni avis d’opposition n’a été
reçu durant la période de commentaire suivant la publication
de la proposition de décret.
Compte tenu des considérations évoquées dans le
rapport d’évaluation, le 2-éthoxyéthanol ne
constitue pas un danger pour l’environnement ou pour la vie et la
santé humaines et n’est donc pas considéré
toxique au sens de la LCPE.
Information
connexe
La période de commentaire concernant les ébauches des
rapports d’évaluation pour le 2-méthoxyéthanol,
le 2-éthoxyéthanol et le 2-butoxyéthanol a débuté
le 19 août 2000 et s’est terminée le 18 octobre 2000.
Aucun commentaire n’a été reçu concernant l’évaluation
du 2-méthoxyéthanol.
Résumé des commentaires du public concernant l’ébauche
du rapport d’évaluation pour le 2-butoxyéthanol en
HTML et PDF
Résumé des commentaires du public concernant l’ébauche
du rapport d’évaluation pour le 2-éthoxyéthanol en
HTML et PDF
Gestion des risques – Veuillez vous référer au
site internet de la Gestion des substances toxiques pour la gestion des
risques concernant le 2-méthoxyéthanol
et 2-butoxyéthanol.
Publications
Rapport d’évaluation – 2-Méthoxyéthanol
(2002) en format HTML
ou PDF
Rapport d’évaluation – 2-Éthoxyéthanol
(2002) en format HTML
ou PDF
Rapport d’évaluation – 2-Butoxyéthanol (2002)
en format HTML
ou PDF;
Addendum en format HTML
ou PDF
Pour obtenir une copie papier de l’un ou l’autre
des rapports ci-haut mentionnés, veuillez communiquer avec l’Informathèque
d’Environnement Canada :
Informathèque
70, rue Crémazie, 7e étage
Gatineau, Québec
Canada K1A 0H3
Téléphone : 1-800-668-6767
Synopsis du rapport d’évaluation
de la LSIP2 - 2-méthoxyéthanol (2002)
On ne produit pas de 2-méthoxyéthanol dans le commerce au Canada,
ce composé étant surtout importé. Il facilite le traitement chimique
de certains produits et entre dans la composition d’autres préparations.
L’usage de 2-méthoxyéthanol a diminué au cours des dernières années,
le composé ayant en partie été remplacé par d’autres substances dans
quelques pays. Tous les rejets déclarés dans l’environnement étaient
des rejets atmosphériques.
Le 2-méthoxyéthanol réagit avec les radicaux hydroxyles présents dans
l’air et a une demi-vie d’environ 18 heures. On estime que le 2-méthoxyéthanol
libéré dans l’air y demeurera en grande partie, mais une proportion
appréciable du composé ira dans le sol et l’eau. Le 2-méthoxyéthanol
se biodégrade dans les eaux de surface et dans la partie aérobie du
sol, avec une demi-vie estimative de 1 à 4 semaines. Le composé persiste
un peu plus longtemps dans des conditions anaérobies. Le 2-méthoxyéthanol
se caractérise par un très faible coefficient de partage entre l’octanol
et l’eau, si bien qu’on ne s’attend pas à une bioaccumulation importante.
On possède très peu de données sur les concentrations du 2-méthoxyéthanol
dans l’environnement, au Canada et ailleurs.
Il existe néanmoins des données sur la toxicité du produit pour les
organismes aquatiques, y compris les microorganismes, les invertébrés
et les poissons. Le 2-méthoxyéthanol ne s’avère pas très toxique pour
ces organismes; ainsi, la CL50 dépassait la plus forte concentration
testée dans plusieurs études.
Faute de données de surveillance de l’environnement suffisantes, le
degré d’exposition utilisé pour l’évaluation environnementale a été
estimé par modélisation. Les concentrations estimatives de 2-méthoxyéthanol
dans l’environnement sont de plusieurs ordres de grandeurs en deçà des
seuils des effets nocifs établis pour les organismes sensibles.
Le 2-méthoxyéthanol ne participe pas à la destruction de l’ozone stratosphérique
et ne joue pas un grand rôle dans les changements climatiques, ni dans
la formation d’ozone troposphérique.
Après consultation d’une base de données relativement importante sur
des animaux de laboratoire, il appert que le 2-méthoxyéthanol s’associe
à une vaste gamme d’effets nocifs sur la santé, y compris des effets
graves et irréversibles (à savoir tératogènes), quelques-uns se manifestant
même à des taux d’exposition relativement bas. En dépit de données restreintes,
il est peu probable que la population soit fort exposée au produit dans
l’environnement, car on l’utilise de moins en moins depuis quelques
années et on le remplace par d’autres composés moins dangereux. Il existe
un grand écart entre la pire exposition qui pourrait survenir dans l’environnement
et la concentration la plus faible avec effet toxique pour le développement
relevée dans les études toxicologiques sur des animaux de laboratoire.
Néanmoins, on ne possède pas assez de données pour établir si la marge
entre l’exposition potentielle la plus grave, à partir des produits
de consommation, et la concentration la plus faible entraînant des effets
est suffisante.
Compte tenu de ce qui précède, on conclut que le 2-méthoxyéthanol
ne pénètre pas dans l’environnement en une quantité ou concentration
ou dans des conditions de nature à avoir, immédiatement ou à long terme,
un effet nocif sur l’environnement ou sur la diversité biologique, ni
à mettre en danger l’environnement essentiel pour la vie. Il se peut
que la quantité ou la concentration ou les conditions dans lesquelles
le 2-méthoxyéthanol pénètre ou peut pénétrer dans l’environnement constitue
au Canada un danger pour la vie ou la santé humaines. En conséquence,
le 2-méthoxyéthanol est considéré comme « toxique » au sens de l’article
64 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)
(LCPE 1999).
Il est en outre recommandé qu’on recueille des données supplémentaires
sur les modalités d’utilisation du 2-méthoxyéthanol au Canada, surtout
par rapport à sa présence dans les produits de consommation. Enfin,
il est recommandé qu’on supprime ou réduise le plus possible les risques
d’exposition pour la population, étant donné la toxicité du produit.
Synopsis du rapport d’évaluation
de la LSIP2 - 2-éthoxyéthanol (2002)
Le 2-éthoxyéthanol n’est pas produit sur une base commerciale au
Canada, mais cette substance est importée et sert principalement à la
fabrication d’autres produits. Tous les rejets déclarés dans l’environnement
se font dans l’atmosphère; une partie du 2-éthoxyéthanol se retrouve
également dans les décharges et autres sites d’enfouissement des déchets.
Le 2-éthoxyéthanol réagit avec les radicaux hydroxyles présents dans
l’air et sa demi-vie varie d’environ 0,2 à 4 jours. On estime que la
majeure partie du 2-éthoxyéthanol libéré dans l’atmosphère demeure dans
l’air, mais qu’une proportion néanmoins appréciable se retrouverait
ensuite dans l’eau et le sol. Le 2-éthoxyéthanol se biodégrade dans
les eaux de surface et le sol (dans des conditions aérobies), sa demi-vie
estimative dans ces milieux variant entre une et quatre semaines (le
composé persiste un peu plus longtemps en conditions anaérobies). Comme
le coefficient de partage entre l’octanol et l’eau du 2-éthoxyéthanol
est très faible, on ne s’attend pas à une bioaccumulation importante
de ce composé. Il existe très peu de données sur les concentrations
de 2-éthoxyéthanol dans l’environnement, que ce soit au Canada ou ailleurs.
On possède cependant des données sur la toxicité de ce composé pour
les organismes aquatiques, y compris pour les microorganismes, les invertébrés
et le poisson. Selon un certain nombre d’études, le 2-éthoxyéthanol
n’est pas très toxique pour ces organismes, la valeur de la CL50
étant supérieure à la plus forte concentration testée.
Les valeurs d’exposition dans l’air ont été établies à partir des données
de surveillance limitées disponibles pour le Canada. Dans le cas, par
contre, de l’exposition dans le sol et l’eau, les valeurs d’exposition
ont dû être estimées à l’aide d’un modèle de fugacité, faute de données
de surveillance environnementale. Les concentrations estimatives de
2-éthoxyéthanol dans l’environnement se sont avérées de plusieurs ordres
de grandeur inférieurs aux seuils d’effets nocifs calculés pour
les organismes sensibles.
Le 2-éthoxyéthanol ne cause pas l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique,
ni ne contribue de façon significative aux changements climatiques ou
à la formation d’ozone troposphérique.
Chez de multiples espèces d’animaux expérimentaux exposées par diverses
voies, le 2-éthoxyéthanol a régulièrement produit des effets sur le
sang, la reproduction (effets sur les testicules et les paramètres du
sperme) et le développement. Certaines données limitées indiquent également
que cette substance a eu des effets sur le sang et provoqué une réduction
de la production de sperme chez des populations humaines qui y ont été
exposées au travail. Bien que les données de surveillance soient très
limitées, il existe un grand écart entre, d’une part, les estimations
(aux limites supérieures) de l’exposition au 2-éthoxyéthanol dans l’environnement
en général et, d’autre part, les niveaux prudents associés à la manifestation
des effets critiques. Les données disponibles limitées n’indiquent pas
que le 2-éthoxyéthanol est habituellement présent dans les produits
de consommation au Canada. Toutefois, les valeurs supérieures de l’exposition
à cette substance, fondées sur des données incertaines concernant la
composition de certains produits de consommation contenant possiblement
du 2-éthoxyéthanol, peuvent se rapprocher de ces niveaux prudents produisant
un effet ou les dépasser, mais le degré de confiance dans ces valeurs
de l’exposition est jugé extrêmement faible.
En tenant compte de ces considérations, on conclut que le 2-éthoxyéthanol
ne pénètre pas dans l’environnement en une quantité ou une concentration
ou dans des conditions de nature à avoir, immédiatement ou à long terme,
un effet nocif sur l’environnement ou sur la diversité biologique ou
de nature à constituer un danger pour l’environnement essentiel pour
la vie. En comparant les valeurs supérieures de l’exposition dans l’environnement
en général et les niveaux prudents produisant un effet, on conclut que
le 2-éthoxyéthanol ne pénètre pas dans l’environnement en une quantité
ou une concentration ou dans des conditions de nature à constituer un
danger pour la vie ou la santé humaines au Canada. Donc, il est proposé
que le 2-éthoxyéthanol ne soit pas jugé « toxique » au sens de l’article
64 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE
1999).
Bien que le 2-éthoxyéthanol n’était pas détecté dans les émissions
de produits de consommation au Canada, l’acquisition d’information additionnelle
sur son utilisation dans les produits de consommation au Canada est
désirable.
Synopsis du rapport d’évaluation
de la LSIP2 - 2-Butoxyéthanol (2002)
Le 2-butoxyéthanol n’est pas fabriqué industriellement
au Canada. Il est importé pour le faire entrer dans la composition
d’autres préparations, produits de consommation et articles
manufacturés ainsi que pour s’en servir comme adjuvant.
La plupart des rejets signalés dans l’environnement se
font vers l’atmosphère, hormis quelques rejets dans l’eau.
Dans l’atmosphère, le 2-butoxyéthanol réagit
avec les radicaux hydroxyles. Sa demi-vie va alors de quelques heures
à environ une journée. On s’attend à ce que
la plus grande partie du composé demeure en suspension dans l’air,
avec quelques transferts vers l’eau et vers le sol. Dans l’eau
et le sol, sa biodégradation lui confère une demi-vie
estimée de 1 à 4 semaines. Son Koe étant peu élevé,
on ne s’attend pas à une bioaccumulation importante. On
manque cependant de renseignements sur ses concentrations dans l’environnement,
au Canada comme ailleurs.
On a relevé des données sur la toxicité pour les
organismes aquatiques, notamment des microorganismes, des invertébrés
et des poissons. L’espèce la plus sensible à l’exposition
aiguë est la crevette Palaemonetes pugio.
Faute de données suffisantes de surveillance de l’environnement,
un modèle a servi à estimer l’exposition dans d’autres
milieux que l’air. Les concentrations estimées de 2-butoxyéthanol
dans l’environnement sont de quelques ordres de grandeur en deçà
des seuils des effets nocifs établis pour les organismes sensibles.
Le 2-butoxyéthanol ne participe pas à la destruction
de l’ozone stratosphérique et ne contribue pas de façon
significative aux changements climatiques ou à la formation d’ozone
troposphérique.
D’après les données limitées qu’on
a relevées, l’inhalation de 2-butoxyéthanol est
une voie importante d’exposition, et l’exposition occasionnée
par l’utilisation de produits de consommation qui en contiennent
serait considérable. On ne possède pas de données
sur l’apport de la nourriture à l’exposition totale
au 2-butoxyéthanol.
Les expériences sur les animaux révèlent que les
principaux effets critiques de l’exposition au 2-butoxyéthanol
sont des altérations hémolytiques. À partir de
concentrations de référence, on a calculé les concentrations
admissibles pour ces effets et pour les lésions du préestomac
de la souris. Le mode d’action est trop peu connu pour qu’on
en écarte la pertinence pour l’être humain. La concentration
admissible est la quantité ingérée à laquelle
on croit qu’une personne puisse être exposée quotidiennement,
sa vie durant, sans subir d’effets nocifs.
Les concentrations de 2-butoxyéthanol dans l’air ambiant
au Canada sont inférieures aux concentrations admissibles que
l’on estime avoir un effet sur le sang ou le préestomac.
Cependant, l’utilisation de produits qui en contiennent pourrait
occasionner une exposition dépassant les concentrations admissibles,
selon le peu de données sur les émissions des produits
actuellement disponibles au Canada.
Compte tenu des données disponibles, on conclut que le 2-butoxyéthanol
ne pénètre pas dans l’environnement en une quantité
ou une concentration ou dans des conditions de nature à avoir,
immédiatement ou à long terme, un effet nocif sur l’environnement
ou sur sa diversité biologique ni de nature à constituer
un danger pour l’environnement essentiel pour la vie. Cependant,
le 2-butoxyéthanol est susceptible de pénétrer
dans l’environnement en une quantité ou une concentration
ou dans des conditions de nature à constituer un danger pour
la vie ou la santé humaines au Canada. En conséquence,
il est considéré comme " toxique " au sens de
l’article 64 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement
(1999) (LCPE 1999).
L’obtention de renseignements supplémentaires sur les
intervalles et la distribution des concentrations de 2-butoxyéthanol
dans les produits de consommation vendus au Canada et les émissions
du composé est considérée comme une priorité
évidente en vue de la gestion du risque.
Rapport d'évaluation 2-méthoxyéthanol, 2-éthoxyéthanol et 2-butoxyéthanol
Avis : Bien que l’on ait veillé à ce que l’information fournie sur ce site Web reflète les exigences prévues dans la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), veuillez noter qu’en cas de différend, les documents juridiques, publiés dans la Gazette du Canada, auront préséance.