Hydrographie du Saint-Laurent

La figure illustre les régions hydrographiques du Saint-Laurent que sont le tronçon fluvial, l'estuaire fluvial, le moyen estuaire et le Saguenay, l'estuaire maritime et le golfe.

Carte des régions hydrographiques du Saint-Laurent

Pour en savoir plus sur:

Le tronçon fluvial

Carte du tronçon fluvial

  • S’étend sur 240 km à partir de Cornwall (Ontario) jusqu’à l’exutoire du lac Saint-Pierre.
  • Peut atteindre jusqu'à 10 km de largeur.
  • Caractérisé par la présence de rapides, de lacs, d’îles et d’îlots ainsi que par plusieurs aménagements hydrauliques.
  • Faible influence des marées.
  • Présence d’eau douce.
  • La physiographie naturelle du fleuve a été altérée par des interventions humaines, dont l’édification d’ouvrages hydroélectriques, la création de la Voie maritime du Saint-Laurent, le dragage du chenal de navigation, la modification des rives, la création des îles d’Expo 67 et le remblayage.
  • La confluence de la rivière des Outaouais et du Saint-Laurent a marqué le régime hydraulique de la région de Montréal en créant des cours d’eau ou des élargissements tels que le lac des Deux Montagnes, le lac Saint-Louis, la rivière des Mille Îles et la rivière des Prairies.

L'estuaire fluvial

Carte de l'estuaire fluvial

  • S’étend sur 160 km à partir de l’extrémité est du lac Saint-Pierre (Pointe-du-Lac) jusqu'à la pointe est de l’île d’Orléans.
  • Sa largeur varie de 870 m, au pont de Québec, à 15 km à l’extrémité est de l’île d’Orléans.
  • La profondeur du chenal principal varie en moyenne de 13 à 40 m.
  • Présence d’eau douce et d’eau légèrement saumâtre, de marées parfois fortes et par un corridor fluvial peu sinueux.
  • Les principales modifications anthropiques du secteur sont le quai de Portneuf et les ports de Bécancour, Trois-Rivières et Québec. On ne retrouve pas d’ouvrages hydrauliques importants dans l’estuaire fluvial.
  • Les rives ont été presque entièrement artificialisées dans la région de Québec lors de l’aménagement du boulevard Champlain et de l’autoroute Dufferin-Montmorency au début des années 1970.

L'estuaire moyen et le Saguenay

Carte de l'estuaire moyen et du Saguenay

  • S’étend sur 150 km, de l’extrémité est de l’île d’Orléans jusqu'à l’embouchure du Saguenay.
  • Largeur moyenne de 17 km.
  • Profondeur qui varie entre 100 m et 300 m.
  • Une cinquantaine d’îles et d’îlots, dont l’île aux Grues, l’île aux Coudres et l’île Verte se retrouvent dans cette partie du Saint-Laurent.
  • Caractérisé par la présence d’eau saumâtre, un mélange d’eau douce et d’eau salée. Ce mélange, provoqué par des courants de forte intensité jumelés à l’influence des marées, entraîne la remise en suspension des sédiments, ce qui engendre une forte turbidité des eaux entre l’île d’Orléans et l’île aux Coudres.

L'estuaire maritime et le golfe

Carte de l'estuaire maritime et du golfe

  • S’étend sur 230 km et d’une largeur moyenne de 42 km.
  • Profondeur varie entre 100 m et 400 m dans le golfe, à l’exception du plateau madelinien où la profondeur dépasse rarement 70 m et des environs du détroit de Cabot où elle atteint plus de 500 m.
  • Constitue la partie marine du Saint-Laurent, parsemée d’importantes îles (île d’Anticosti, îles de la Madeleine, île Bonaventure, archipels de Mingan et de Sept-Îles).
  • Influence de la marée, de la pression barométrique, la température de l’air, le vent, les apports locaux d’eau douce, le relief côtier et la rotation de la terre.  
  • L’estuaire maritime débute à la zone de remontée d’eau profonde, située à l’embouchure du Saguenay, et à la tête du chenal Laurentien, une vallée sous-marine de plus de 350 m de profondeur.