Nouvelles de la science faunique et paysagère
Été 2008
Populations sauvages
- Indications qu’il faut conserver le biofilm pour les organismes de niveau plus élevé
- Les canards peuventils fonctionner comme indicateurs de la qualité de l’habitat pour les oiseaux des prairies herbeuses du sud de la Saskatchewan?
- Utiliser des isotopes stables en recherche sur la migration
Habitats et écosystèmes
- Le changement de l’écosystème fait en sorte que les oiseaux de mer des Grands Lacs pour suivent des proies moins nutritives
- Méthodologie pour tester l’incidence des herbicides sur les plantes sauvages non ciblées
Effets des produits toxiques sur la santé
- Surveiller les substances polluantes et leurs effets chez les principaux prédateurs de l’Arctique
- Une nouvelle méthode détecte les modifications suscitées par des produits contaminants de l’expression génétique dans les espèces sauvages
- Évaluation du risque pour les prédateurs aviens dans le district de la forêt Cascades
- Opinion scientifique : évaluation du risque pour les oiseaux et les mammifères quant aux pesticides agricoles
À propos de ce bulletin
Populations sauvages
> Indications qu’il faut conserver le biofilm pour les organismes de niveau plus élevés
L’étude du comportement alimentaire du Bécasseau d’Alaska fournit des indications qu’il faut conserver le biofilm qui se trouve sur les vasières et les autres milieux aquatiques. Il s’agit du premier rapport sur le biofilm comme aliment d’un vertébré plus élevé révélant que le biofilm représente entre 45 et 59 p. 100 de l’alimentation totale des Bécasseaux d’Alaska.
L’étude a été effectuée aux vasières Roberts Bank dans l’estuaire de la rivière Fraser en Colombie-Britannique. À chaque printemps, plus de deux millions de bécasseaux s’alimentent sur les vasières alors qu’ils migrent vers le nord. Les taux individuels d’alimentation sont estimés à sept fois la masse corporelle par jour et les tailles des groupes d’oiseaux atteignent des dizaines de milliers.
Les processus physiques et biologiques qui maintiennent le biofilm sont importants à la conservation des oiseaux de rivage et intertidaux. Le biofilm est une couche mince et dense de microbes, de déchets organiques et de sédiments dans une matrice semblable à une muqueuse. L’équipe de recherche a utilisé des images vidéo de l’alimentation, les contenus des estomacs et des techniques utilisant des isotopes stables ainsi que des modèles de bilan énergétique pour identifier la contribution du biofilm et des organismes afférents à l’alimentation des Bécasseaux d’Alaska.
Les menaces au biofilm provenant de l’aménagement côtier, des processus hydrodynamiques changeants ou des pressions alimentaires additionnelles de la part d’espèces envahissantes ne font pas l’objet des procédures d’évaluation environnementale. La présente étude fournit des indictions que la conservation du biofilm devrait être une considération explicite non seulement pour les espèces invertébrées indigènes, mais aussi pour des organismes de niveau trophique plus élevé dont les sources alimentaires se chevauchent. Des interactions trophiques adverses en cascade pourraient être déclenchées par la compétition directe entre les vertébrés plus élevés et les invertébrés, menant à des diminutions de la disponibilité du biofilm comme aliment des oiseaux de rivage, contribuant éventuellement aux déclins des populations.
Kuwae, T., P.G. Beninger, P. Decottignies, K.J. Mathot, D.R. Lund and R.W. Elner. 2008. Biofilm grazing in a higher vertebrate: the Western Sandpiper, Calidris Mauri. Ecology 89(3): 599-606.
Bob Elner a été interviewé au sujet de l’étude par le Victoria Times-Colonist : Snot-Like Mud Coating Makes Roberts Bank Unique for Sandpipers
Contact : Dr Bob Elner (604) 940-4674
> Les canards peuventils fonctionner comme indicateurs de la qualité de l’habitat pour les oiseaux des prairies herbeuses du sud de la Saskatchewan?
Les régions de conservation des oiseaux (RCO) fournissent une base géographique commune aux initiatives qui pourraient être utiles à toutes les espèces d’oiseaux. La RCO 11 se situe dans les prairies canadiennes et couvre la région des fondrières des Prairies en Alberta, Saskatchewan, Manitoba et au centrenord des ÉtatsUnis. Dans cette région, la perte et la dégradation des habitats naturels contribuent au déclin des oiseaux des prairies herbeuses.
Une étude de deux ans a été effectuée pour déterminer si le canard (particulièrement le Canard pilet) peut fonctionner comme indicateur ou représentant de la qualité globale de l’habitat de reproduction pour les autres oiseaux des prairies herbeuses. Actuellement, la cartographie numérique qui intègre les populations à long terme de canards et des données sur l’utilisation des terres guide la prestation des programmes de conservation. Une meilleure compréhension des canards et des autres oiseaux des prairies herbeuses rehausserait la planification de la conservation de multiples espèces.
La présente étude a comparé l’abondance des espèces d’oiseaux des prairies herbeuses et l’abondance relative dans les régions des densités de reproduction prévues de la sauvagine faible, modérée et élevée dans le sud de la Saskatchewan. Globalement, la richesse et l’abondance des canards et autres espèces d’oiseaux des prairies herbeuses étaient en corrélation modérée; les canards réussissaient quelque peu comme indicateurs ou représentants.
Cette approche peut faciliter la sélection initiale des régions de grande valeur de conservation pour de multiples espèces d’oiseaux des prairies herbeuses, sans être directement utile à l’élaboration des plans relatifs aux priorités de la conservation des espèces. L’habitat essentiel adéquat pour de nombreuses espèces prioritaires peut ne pas être protégé si la conservation est axée uniquement dans les régions à densité modérée à élevée de terres humides parce que de grandes superficies d’habitats contigus et secs de prairies herbeuses (p. ex. les pâturages) sont infréquentés dans l’habitat de grande qualité des canards.
Skinner, S.P. and R.G. Clark. 2008. Relationships between duck and grassland bird relative abundance and species richness in southern Saskatchewan. Avian Conservation and Ecology - Écologie et conservation des oiseaux 3(1): 1.
Contact : Dr Bob Clark (306) 975-4110
> Utiliser des isotopes stables en recherche sur la migration
Un nouveau livre présente un aperçu des connaissances actuelles relatives aux isotopes stables en recherche sur la migration. Tracking Animal Migration with Stable Isotopes a été préparé par Keith Hobson et Len Wassenaar d’Environnement Canada. Leur expertise et expérience dans ce domaine à croissance rapide se combinent pour rendre le volume accessible et clair à d’autres chercheurs et aux écologistes, spécialistes du comportement des animaux et gestionnaires des espèces sauvages.
De nombreuses questions en biologie animale nécessitent la surveillance des mouvements des animaux à l’aide d’innovations pluridisciplinaires et technologiques. Au cours de la dernière décennie, des marqueurs chimiques intrinsèques sont devenus particulièrement importants dans l’étude de la migration. Le présent volume comprend de l’information sur l’application de ces méthodes, ainsi que sur la conception des études et leur analyse.
Il s’agit du deuxième volume de Terrestrial Ecology series d’Academic Press. Aussi disponible comme ScienceDirect e-book.
Pour plus d’information sur la recherche à l’aide d’isotopes stables :
- Cougar's movements betrayed by claw analysis (Nature.com)
- Les secrets de la migration des espèces sauvages révélés au moyen d'un « marqueur isotopique » judiciaire (Environnement Canada)
Contact : Dr Keith Hobson (306) 975-4102 ou Dr Len Wassenaar (306) 975-5747
Habitats et écosystèmes
> Le changement de l’écosystème fait en sorte que les oiseaux de mer des Grands Lacs pour suivre des proies moins nutritives
L’analyse d’une série de données de 25 ans montre des ressources pélagiques (plans d’eau ouverts) de poissons qui forcent les oiseaux de mer à poursuivre des proies terrestres (vivant sur la terre) moins nutritives. Les grands changements à l’écosystème ont souvent des effets sur la structure des communautés aquatiques, y compris à quel degré et par quelle voie les substances nutritives énergétiques et essentielles passent par les chaînes alimentaires. Dans l’écosystème des Grands Lacs Laurentiens, les réductions dans l’ensemble du bassin de l’abondance des poissons proies sont probablement le résultat de la prédation intense par les salmonidés stockés.
Craig Hébert et ses collègues ont examiné le changement de l’alimentation des Goélands argentés, un oiseau de mer prédateur s’alimentant en surface. L’étude a mesuré des «indicateurs écologiques» de la composition de l’alimentation dans les œufs des Goélands argentés collectés au cours des 25 dernières années et archivés au Centre national de recherches sur la faune (Ottawa). Les changements dans l’alimentation des goélands ont été détectés dans tous les Grands Lacs et ont été liés aux déclins de la disponibilité d’aliments aquatiques. Ces résultats soulignent comment les décisions de gestion des ressources peuvent avoir des conséquences imprévues sur les espèces sauvages non ciblées.
L’habilité d’examiner le changement de l’écosystème au cours des décennies dépend des programmes de surveillance biologiques à long terme. Les Goélands argentés ont été utilisés comme indicateurs des conditions environnementales dans les Grands Lacs Laurentiens depuis le début des années 1970. Les œufs sont collectés annuellement de deux ou trois colonies sur chacun des cinq Grands Lacs et conservés en milieu contrôlé.
La publication scientifique Ecology a présenté l’article à ce sujet sur sa couverture d’avril 2008 :
Hébert, C.E., D.V. Weseloh, A. Idrissi, M.T. Arts, R. O'Gorman, O.T. Gorman, B. Locke, C.P. Madenjian and E.F. Roseman. 2008. Restoring piscivorous fish populations in the Laurentian Great Lakes causes seabird dietary change. Ecology 89(4): 891-897.
Contact : Dr Craig Hébert (613) 998-6693
> Méthodologie pour tester l’incidence des herbicides sur les plantes sauvages non ciblées
Les écosystèmes canadiens doivent être à l’abri des répercussions liées à l’utilisation des herbicides. Pour protéger les plantes sauvages non ciblées, il faut déterminer si les extrapolations à partir des tests de phytotoxicité, lesquels évaluent les conséquences toxiques sur les plantes, sont adéquates pour la protection des plantes sauvages qui poussent dans des conditions naturelles. Les lignes directrices actuelles utilisées pour l’homologation des pesticides ne définissent les tests à réaliser que sur un nombre limité d’espèces cultivées et peuvent donc sous-estimer la sensibilité aux herbicides des populations de plantes sauvages. La recherche menée par Céline Boutin et ses collègues dans la serre du Centre national de la recherche faunique (Ottawa) montre qu’il est important de choisir pour les tests des espèces qui sont à la fois pertinentes au plan écologique et satisfont aux besoins en matière de gestion des cultures.
En 2006, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) modifiait ses lignes directrices pour y ajouter une liste d’espèces herbacées sauvages (non destinées à la culture) pouvant convenir aux tests. De nombreuses espèces végétales sauvages universelles (à répartition circumboréale) pourraient ainsi être choisies dans le futur pour évaluer les risques associés aux pesticides. Dans le cadre d’une récente étude, plusieurs écotypes d’espèces herbacées ont été testés, dont certaines espèces figurant dans les nouvelles lignes directrices de l’OCDE.
Les espèces sélectionnées provenaient de différentes régions du monde et arboraient différents cycles vitaux et patrons de croissance. L’étude évaluait les différences en ce qui a trait aux caractéristiques des graines, aux exigences et aux modes de germination, et à la sensibilité aux herbicides. Plusieurs cultivars ont également été testés. Pour toutes les espèces sauvages et cultivées, il y avait des différences importantes entre les écotypes et les variétés. L’étude a démontré qu’il est important de sélectionner des espèces qui sont pertinentes au plan écologique et qui satisfont aux besoins agronomiques, et qu’il faut employer un facteur d’incertitude (valeur servant à compenser les lacunes dans les connaissances ou les inexactitudes dans les résultats des tests) lors de l’évaluation des risques.
Les résultats ont été présentés lors de la conférence de la Society of Environmental Toxicology and Chemistry :
Boutin, C. and A.L. White. 2008. Advancing phytotoxicity testing using wild plant species. Society of Environmental Toxicology and Chemistry conference. Warsaw, Poland. (Résumé disponible sur demande.)
Les résultats ont été publiés dans « Environmental Toxicology and Chemistry » :
White, A.L. and C. Boutin. 2007. Herbicidal effects on non-target vegetation: investigating the limitations of current pesticide registration guidelines. Environmental Toxicology and Chemistry 26(12): 2634-2643.
Contact : Dr Céline Boutin (613) 998-0493
Effets des produits toxiques sur la santé
> Surveiller les substances polluantes et leurs effets chez les principaux prédateurs de l’Arctique
Les écosystèmes de l’Arctique connaissent actuellement des changements sans précédents de leur climat. De plus, les substances polluantes organiques et métalliques sont transportées vers le nord à partir des latitudes inférieures vers l’Arctique par les vents prévalents et, à un moindre degré, par les courants océaniques. L’extraction de ressources dans l’Arctique a aussi augmenté la concentration de certains métaux.
L’identité, l’aboutissement, les tendances et les effets des substances polluantes organiques et métalliques font l’objet de projets de recherche internationaux en collaboration, examinant les principaux prédateurs, spécifiquement les mammifères (p. ex. l’ours blanc et le chien de traîneau), ainsi que les oiseaux de mer (p. ex. les Goélands bourgmestres), pour l’exposition aux substances polluantes et les effets éventuels sur la santé.
L’équipe de recherche comprend Robert Letcher et Derek Muir d’Environnement Canada ainsi que Christian Sonne et Rune Dietz du National Environmental Research Institute du Danemark. Dans l’étude actuelle, l’équipe de recherche a analysé les éléments (p. ex. l’arsenic et le mercure) dans les foies des ours blancs collectés par les chasseurs au Canada, en Alaska et en Groenland entre 1994 et 2002.
Le but était d’évaluer les répartitions géographiques des éléments et faire les comparaisons entre les données actuelles et les données plus anciennes. Des tendances géographiques, semblables à celles observées au début des années 1980, ont été remarquées pour un certain nombre d’éléments, y compris le mercure. Des différences géographiques significatives ont été révélées dans les concentrations de certains éléments essentiels et non essentiels.
Ces grands prédateurs sont d’excellentes sentinelles des substances polluantes environnementales de l’Arctique parce qu’ils vivent longtemps, sont répartis de façon circumpolaire et s’alimentent principalement de phoques (certaines populations préférant les phoques annelés). La recherche préalable a montré que l’accumulation de contaminants organohalogènes, tels que les PCB, pourrait avoir une incidence sur l’ours blanc. Les effets comprennent une influence sur la réussite de la reproduction et la réaction immunitaire.
Ces concentrations pourraient constituer un risque à long terme à la santé des ours blancs. Cependant, il pourrait être plus immédiatement significatif que les charges de contaminants posent un stress additionnel sur une espèce qui fait déjà face à des déclins éventuels à cause des changements climatiques à court terme.
Les résultats ont été publiés dans Environmental Pollution :
Rush, S.A., K. Borgå, R. Dietz, T. Evans, D.C.G. Muir, R.J. Letcher, R.J. Norstrom and A.T. Fisk. 2008. Geographic distribution of select elements in the livers of polar bears (Ursus maritimus) from Greenland, Canada and the United States. Environ. Pollut. 153(3): 618-626. [doi:10.1016/j.envpol.2007.09.006]
Contact : Dr Robert Letcher (613) 998-6696 ou Dr Derek Muir (905) 319-6921
> Une nouvelle méthode détecte les modifications suscitées par des substances contaminantes de l’expression génétique chez les espèces sauvages
Une nouvelle méthode pour identifier les cibles génétiques, la RCP arbitrairement suscitée à fluorescence ARN (FRAPPCR), a été élaborée dans le laboratoire de toxicologie moléculaire au Centre national de recherches sur la faune (Ottawa). La méthode est décrite dans un chapitre d’un nouveau manuel de génomique environnementale. Le chapitre a été écrit par Doug Crump et des collègues d’Environnement Canada.
FRAP-PCR a été utilisé afin d’identifier de nouvelles cibles génétiques dans les cellules neurologiques (voir l’article qui suit) et l’hépatique des oiseaux ainsi que dans le cerveau et le foie des espèces telles que le Goéland argenté, le Canard colvert et les poules. Cette technique offre une approche attrayante aux chercheurs qui tentent d’identifier des mécanismes moléculaires nouveaux d’action de diverses substances contaminantes de l’environnement dans une vaste gamme d’espèces.
Le manuel est disponible de Humana Press :
Crump, D., S. Chiu, V.L. Trudeau and S.W. Kennedy. 2008. Fluorescent RNA Arbitrarily Primed (FRAP) PCR - A new differential display approach to detect contaminant-induced alterations of gene expression in wildlife species. In Methods in Molecular Biology 410: Environmental Genomics (Martin, C., ed.). Humana Press (Totowa, NJ), pp. 15-27.
Un article dans Toxicology in Vitro souligne la méthode et décrit son application comme méthode de dépistage pour identifier les effets de l’éther diphénylique polybromé (EDB) sur l’expression génétique dans les cellules neuronales de la poule :
Crump, D., M.M. Jagla, S. Chiu and S.W. Kennedy. Detection of PBDE effects on mRNA expression in chicken (Gallus domesticus) neuronal cells using real-time RT-PCR and a new differential display method. Toxicol. in Vitro 22(5): 1337-1343. [doi:10.1016/j.tiv.2008.03.015]
Contact : Doug Crump (613) 998-7383
> Évaluation du risque pour les prédateurs aviens dans le district de la forêt Cascades
Diverses techniques ont été utilisées ces dernières décennies afin de réduire les pertes de bois attribuables aux scolytes, y compris un pesticide basé sur l’arsenic, le monosodium méthanéarsonate (MSMA). Jusqu’à 700 000 arbres traités au MSMA sont toujours sur pied dans les forêts de la ColombieBritannique.
Une étude de quatre ans dans le district des forêts Cascades (Merritt) a évalué la menace représentée par le MSMA aux prédateurs aviens qui s’alimentent directement des scolytes. John Elliott et ses collègues ont travaillé avec les Universités Simon Fraser et de la ColombieBritannique afin d’effectuer des recherches sur le terrain et en laboratoire telles que l’analyse de l’arsenic des scolytes, un indice du comportement alimentaire du Picbois, des échantillons de sang et de plumes des oiseaux afin de mesurer les résidus d’arsenic ainsi que des relevés des oiseaux de forêt dans les boisés traités au MSMA à comparer aux boisés non traités. Ce travail a fourni une évidence d’un risque significatif aux espèces de picsbois et aux autres oiseaux s’alimentant d’insectes.
Ces résultats ont éclairé un forum en collaboration dont le ministère des Forêts et prairies de la Colombie Britannique était l’hôte afin d’élaborer un cadre stratégique et des recommandations pour le forestier en chef et comment tenir compte des arbres traités au MSMA dans les paysages quant au règlement sur la coupe et la mise de côté des espèces sauvages. Ce forum incluait la participation de forestiers gouvernementaux et de l’industrie, ainsi que des biologistes et des représentants d’organismes non gouvernementaux.
Il y a maintenant des restrictions dans l’ensemble de l’Amérique du Nord sur les pesticides basés sur l’arsenic et le MSMA a été retiré du marché en ColombieBritannique.
Les résultats ont été publiés dans la série de rapports techniques du Service canadien de la faune et dans des journaux scientifiques :
Morrissey, C.A., P.L. Dods and J.E. Elliott. 2008. PESTICIDE TREATMENTS AFFECT MOUNTAIN PINE BEETLE ABUNDANCE AND WOODPECKER FORAGING BEHAVIOUR. Ecological Applications 18: 172-184.
Albert, C.A., T.D. Williams, W.R. Cullen, V. La, C.A. Morrissey and J.E. Elliott. 2008. Dose dependant uptake, elimination and toxicity of monosodium methanearsonate (MSMA) in adult Zebra Finches (Taeniopygia guttata). Environmental Toxicology and Chemistry 27(3): 605-611.
Albert, C.A., T.D. Williams, W.R. Cullen, V. Lai, C.A. Morrissey and J.E. Elliott. 2008. Tissue uptake, mortality and sub-lethal effects of monomethylarsonic acid (MMA (V)) in nestling Zebra Finches (T. guttata). Journal of Toxicology and Environmental Health 71(6): 353-360. [doi: 10.1080/15287390701738566]
Morrissey, C.A., C.A. Albert, P.L. Dods, W.R. Cullen, V.W.-M. Lai and J.E. Elliott. 2007. Arsenic accumulation in bark beetles and forest birds occupying mountain pine beetle infested stands treated with monosodium methanearsonate (MSMA). Environmental Science & Technology 41(4): 1494-1500.
Morrissey, C.A., P.L. Dods, C.A. Albert, W. Cullen, V. Lai, T.D. Williams and J.E. Elliott. 2006. Assessing forest bird exposure and effects from Monosodium Methanearsonate (MSMA) during the Mountain Pine Beetle epidemic in British Columbia. Canadian Wildlife Service Technical Report Series No. 460: 89 pp.
Contact : Dr John Elliott (604) 940-4680
> Opinion scientifique : Évaluation du risque pour les oiseaux et les mammifères quant aux pesticides agricoles
Le documentconseil sur l’évaluation du risque pour les oiseaux et les mammifères provenant des pesticides agricoles de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) est en voie de révision par le Groupe scientifique sur les produits de protection des plantes et leurs résidus (Groupe PPP). Un groupe de travail principal a été établi afin de fournir une opinion scientifique au Groupe PPP portant sur les questions de gestion du risque.
L’Opinion scientifique sur la science sousjacente au documentconseil sur l’évaluation du risque pour les oiseaux et les mammifères (PDF) qui en découle porte sur les approches à l’évaluation du risque pour les oiseaux et les mammifères afin d’évaluer le risque de mortalité et l’effet sur la reproduction. Le Groupe PPP a élaboré une procédure d’évaluation de première étape pour les scénarios comprenant différentes récoltes et différents types d’utilisation de pesticides. Chaque scénario combine les caractéristiques écologiques des espèces exposées avec des facteurs pertinents à leur exposition tels que le type de récolte et la formulation du pesticide.
L’AESA a publié l’opinion scientifique sur son site Web. Vous pouvez télécharger le résumé de l’opinion, le document d’opinion et des annexes afférentes complètes qui font état des nouvelles approches et analyses effectuées pour appuyer cette opinion.
Pierre Mineau est membre du groupe principal de travail qui a élaboré l’opinion scientifique.
Contact : Dr Pierre Mineau (613) 998-0518
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