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Les espèces indigènes, les envahisseurs et les parasites : les bons, les mauvais et les terribles…

2011-11-16

Photo montrant trois espèces de poissons qui sont des exemples représentatifs des espèces indigènes (le bon : Percina caprodes), les envahisseurs (la brut : Neogobius melanostomus), et les parasites (l'inconnu: Acanthocepohalan) | © EC, Andrée GendronDes scientifiques d’Environnement Canada ont découvert que les populations de gobie à taches noires (Neogobius melanostomus) récemment introduites dans le fleuve Saint-Laurent étaient considérablement moins parasitées que deux espèces de poissons indigènes, alors que le gobie à taches noires est fortement visé par les parasites dans sa zone d'habitat naturelle. De telles stratégies d'échappement aux parasites auraient pu faire augmenter temporairement la compétitivité de cette espèce envahissante, contribuant ainsi à la réussite de son établissement.

Les résultats laissent entendre que cet avantage potentiel sur les espèces indigènes pourrait être de relativement courte durée. En 15 ans, l'abondance et la diversité des parasites chez le gobie à taches noires du lac Sainte-Claire ont plus que doublé. Le nombre d'espèces parasites par poisson a également augmenté et atteint désormais les niveaux correspondant typiquement à ceux des poissons indigènes du bassin versant du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs. Les résultats semblent indiquer que le gobie lui-même pourrait, au fil du temps, s'intégrer plus complètement au réseau trophique des Grands Lacs.

Source : Gendron AD (514-283-9995, Andree.Gendron@ec.gc.ca), Marcogliese DJ (514-283-6499, David.Marcogliese@ec.gc.ca), Thomas M. 2011. Invasive species are less parasitized than native competitors, but for how long? The case of the round goby in the Great Lakes-St. Lawrence Basin. Biol Invasions 10.1007/s10530-011-0083-y