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Les scientifiques d’Environnement Canada estiment que la fonte des glaces de mer de l’Arctique a des conséquences sur les polluants atmosphériques de la région |
| 2012-04-27 |
La réduction draconienne de l’étendue des glaces de mer de l’Arctique au cours de la dernière décennie constitue une préoccupation environnementale pour le Canada. En 2008, la perte de glace observée correspondait à une masse de un million de kilomètres carrés, qui s’étendait sur une superficie totale d’environ la taille de l’Ontario. Les scientifiques d’Environnement Canada (EC) ont récemment pris part à une étude portant sur les effets de la perte de glace de mer de l’Arctique sur la chimie atmosphérique dans la basse atmosphère (troposphère) au-dessus de l’Arctique. La recherche a comparé pour la première fois des observations par satellite de monoxyde de brome à des mesures de monoxyde de brome, d’ozone et de mercure élémentaire gazeux dans l’Arctique prises sur le terrain. Puisque l’environnement dans l’Arctique constitue un enjeu prioritaire pour le gouvernement fédéral, les données tirées d’études comme celle-ci permettent d’accroître la connaissance et la compréhension pour les décideurs et les habitants du Nord qui devront s’adapter à leur environnement changeant.
Les scientifiques affectés à cette étude ont révélé que lorsque la glace de mer pérenne fond, de vastes zones sont remplacées par des glaces plus jeunes, soit des glaces de mer saisonnières dont la teneur en sel est beaucoup plus élevée. Ce sel réagit à la lumière du soleil et aux températures glaciales, libérant du brome et du chlore dans la troposphère. Ces
effets contribuent à l’appauvrissement de l’ozone troposphérique et au dépôt de mercure atmosphérique toxique dans l’Arctique en affectant à la fois la santé des humains et de l’écosystème.
L’étude a permis de recueillir des mesures provenant de plusieurs projets de recherche coordonnés et menés au cours de l’Année polaire internationale, notamment : du programme de recherche Océan, atmosphère, glace de mer et manteau neigeux (OASIS) – volet canadien, exécuté par des scientifiques d’EC; de l’Étude sur le chenal de séparation circumpolaire (pour laquelle les scientifiques du Ministère ont été co-chercheurs principaux); du projet américain sur l’état de la couverture des glaces de mer arctique.
Les scientifiques d’EC tentent toujours d’établir des liens entre les sources de brome, les processus de transport et la glace de mer arctique et ils participent à une étude de terrain menée par la NASA au large des côtes de l’Alaska au printemps 2012. Cette recherche continue, combinée à l’utilisation accrue des mesures par satellite, permettra de fournir des projections précises des changements dans l’Arctique et des effets de ceux-ci.
Personne-ressource : Alexandra (Sandy) Steffen, 416-739-4116, Recherche sur la qualité de l’air
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