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Ouverture d'un centre des sciences aquatiques de pointe à Burlington

2010-01-25

Ouverture d'un laboratoire des sciences aquatiques de pointe à Burlington

Rangées de réservoirs-viviers | Photo : ULAOSR Arts Graphiques, Environnement CanadaLa recherche est à son tout beau à le Laboratoire de recherche sur la vie aquatique nouvellement construite au coût de 4,6 millions de dollars au Centre canadien des eaux intérieures (CCEI). Financée conjointement par Environnement Canada et Pêches et Océans Canada, cette installation augmente de façon spectaculaire la portée, la capacité et l'efficacité énergétique de la recherche aquatique au CCEI pour ainsi permettre aux chercheurs de ces deux Ministères, ainsi qu'aux partenaires externes, de mettre en œuvre d'importants nouveaux projets.

Améliorations clés apportées au laboratoire

Le Laboratoire de recherche sur la vie aquatique remplace un ancien laboratoire de traitement construit dans les années 1970 et possède des caractéristiques qui améliorent nettement la manière d'effectuer des recherches. La salle d'expérimentation principale a quatre fois plus d'aquariums que le laboratoire de traitement d'origine : on y retrouve sur des étagères 260 aquariums de 50 L munis de commandes de température et d'éclairage complètes afin de s'assurer que les poissons vivent dans un environnement contrôlé relativement à une exposition aux substances toxiques et aux facteurs de stress.

La capacité du vivier a également été considérablement étendue pour offrir quatre bancs de trois réservoirs de retenue pouvant contenir plus de 200 kg de poissons, ce qui représente une importante amélioration par rapport à la capacité de retenue de 55 kg de l'ancienne installation. Remarquablement, ces réservoirs font partie d'un système à recirculation qui réutilise au moins 80 % de l'eau. Ce système permettra de réaliser des économies et des avantages pour l'environnement importants, et ce, en réduisant la quantité d'eau utilisée et de déchets produits et en conservant l'énergie nécessaire à la modulation de la température de l'eau entrante. Il est muni d'un système de filtration pour retirer l'ammoniac et les matières particulaires; le rayonnement ultraviolet stérilise l'eau. On estime que ce système de recirculation permettra d'économiser près de 400 000 $ par année.

La nouvelle installation élargit le type de recherche pouvant être exécutée grâce à l'ajout de deux pièces supplémentaires : une salle isolée des aires principales où il est possible d'analyser la chaîne alimentaire et les expériences liées aux facteurs de stress des poissons provenant de la nature, sans permettre aux pathogènes de passer aux poissons élevés en laboratoire; une autre salle est une enceinte environnementale qui appuie la vérification des effets du stress sur une variété de la vie aquatique, y compris les amphibiens et les tortues.

Recherche à venir prévue à le Laboratoire de recherche sur la vie aquatique

Expositions à l'effluent des eaux usées municipales (EEUM)

L'effluent des eaux usées municipales (EEUM) comprend une grande variété de composés et de substances toxiques, tels que l'ammoniac, des huiles, des métaux, des ignifugeants bromés ainsi que des produits pharmaceutiques et de soins personnels. Ce projet est conçu pour évaluer les effets combinés de ces mélanges sur le poisson par l'entremise d'expositions au cycle de vie; des œufs de ménés tête-de-boule seront éclos dans l'effluent, puis ils y survivront jusqu’à l’âge adulte et se reproduiront. Les données obtenues dans le cadre de cette étude permettront de prédire ce qui se produira si le poisson sauvage est exposé à ces affluents et de déterminer les niveaux de concentration auxquels les effluents deviennent problématiques.

Expositions à l'effluent de l'usine de pâte

Les ménés tête-de-boule jeunes seront exposés pendant un mois à des effluents d'usine de pâte à plusieurs niveaux de concentration afin d'évaluer les effets sur la taille des ovaires et des testicules du poisson. Cette recherche fait partie d'une plus grande enquête qui vise à déterminer les composés dans les effluents des usines de pâte qui sont responsables des petites gonades chez les poissons, de plus, elle fait partie d'une collaboration avec l'industrie des usines de pâte afin d'élaborer des méthodes pour retirer ces composés des effluents.

Analyse des sables bitumineux

Des recherches effectuées par le passé ont démontré des malformations chez les larves de poisson exposées aux sables bitumineux. Ce projet approfondira les connaissances des effets d'une exposition aux sédiments des sables bitumineux et aux eaux de croissance des mollusques afin de constater la santé de la rivière Athabasca et de ses affluents en Alberta pour aider à déterminer le meilleur plan d'action visant à restaurer les bassins à résidus des sables bitumineux.

Vérification du Plan de gestion des produits chimiques (PGPC)

Des projets sont prévus afin de soutenir le Plan de gestion des produits chimiques, y compris la vérification d'une exposition à plusieurs teintures et pigments qui ont été considérés comme étant toxiques seulement à des niveaux de concentration très élevés. Les données découlant de cette recherche serviront dans les évaluations des risques pour déterminer si ces teintures peuvent être utilisées en toute sécurité, selon une faible toxicité environnementale.

Expositions aux sédiments de Randle Reef

Randle Reef, dans le port de Hamilton, est classé comme l'un des secteurs préoccupants en Amérique du Nord et est considérablement contaminé par des substances chimiques et métalliques organiques. Ce projet exposera la truite arc-en-ciel aux sédiments de Randle Reef et permettra aux chercheurs d'exécuter une analyse de l'expression génétique sur le poisson afin de déterminer les gènes qui sont activés et désactivés lors de la présence de contaminants contenus dans les sédiments. Grâce à ces connaissances, il serait ainsi possible de déterminer les voies de toxicité activées en raison d'une exposition aux contaminants et, un jour, d'élaborer des essais sélectifs in vitro d'après les gènes exprimés différemment.

À propos des scientifiques d’EC qui utilisent le Laboratoire de recherche sur la vie aquatique

Joanne ParrottDr. Joanne L. Parrott, Chercheuse scientifique - Chef d'une section sur les effets des substances prioritaires
Derek MuirDr. Derek Muir, Chercheur scientifique chevronné - Chef d'une section sur les effets des substances d'intérêt prioritaire
Patricia Gillis

Dr. Patricia L. Gillis, Chercheuse scientifique - Écotoxicologie et immunotoxicologie chez les invertébrés d'eau douce

 

Shane De Solla

Shane R de Solla, Biologiste de la faune - Écotoxicologie

 

 Dr. Amila O. De Silva, Chercheuse scientifique - Chimie de l'environnement des polluants organiques persistants, y compris les composés fluorés

Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez ici pour accéder à la page Web de le Laboratoire de recherche sur la vie aquatique.