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Chef de file en matière de prévention de la pollution par temps pluvieux |
| 2010-01-25 |
Chef de file en matière de prévention de la pollution par temps pluvieux
En 2005, le Dr Jiri Marsalek a reçu la mention d’excellence d’Environnement Canada pour ses 30 années de travail sur la science de la pollution due aux temps de pluie et la gestion des eaux urbaines. Il travaille encore au Canada et à l’étranger pour trouver un moyen de mieux gérer les eaux de ruissellement des villes afin qu’elles n’inondent pas les zones urbaines ni ne polluent les lacs et les rivières qui se trouvent à proximité.
Qu’est-ce la pollution associée au temps pluvieux?
Les citadins peuvent présumer que l’eau qui ruisselle du toit, des trottoirs, des rues et des parcs de stationnement, et qui s’écoule du drain est traitée avant de se déverser dans les lacs et les rivières. Néanmoins, cela n'est pas toujours vrai. Ces eaux de ruissellement (également appelées eaux pluviales) sont transportées par deux types de systèmes d’égouts vers les plans d'eau récepteurs. En présence de systèmes séparés, les eaux pluviales sont transportées par les égouts pluviaux pour être rejetées directement dans les plans d’eau récepteurs, ou pour être partiellement réduites en volume et traitées dans diverses installations de gestion des eaux pluviales (p. ex., des étangs). Dans les secteurs les plus anciens des villes canadiennes, les eaux pluviales peuvent être déversées dans les égouts unitaires pour se mêler aux eaux usées des municipalités. Pendant les périodes de pluviosité forte et prolongée, lorsque les réseaux d’égouts unitaires n’ont pas la capacité de traiter de tels débits, les débits excédentaires sont rejetés sous forme d'eau d'égout unitaire dans les plans d'eau récepteurs avoisinants. Ainsi, le terme pollution par temps pluvieux fait référence à la pollution occasionnée par le rejet des eaux pluviales et des eaux d'égout unitaire.
Les deux types de rejets contiennent d’importants volumes de solides et de bactéries fécales susceptibles de contenir des éléments chimiques nocifs, qui contamineront par la suite les écosystèmes aquatiques, et qui altéreront nos sources d’eau potable. Les autorités municipales et les gestionnaires des eaux en milieux urbains doivent disposer d’information, d’outils et de technologies destinés à prévenir et à atténuer ce genre de contamination. M. Marsalek a travaillé avec des collègues au ministère de l’Environnement et au sein d’organisations externes pour mettre au point de tels outils, souvent menant de front divers projets et initiatives.
Au cours des 5 à 8 dernières années, il a travaillé conjointement avec la ville de Toronto pour améliorer les conditions de la qualité de l’eau des bassins hydrographiques et du secteur riverain de Toronto. À titre de spécialiste en la matière, il apporte son expertise au Plan directeur pour la gestion des débits par temps pluvieux de la ville de Toronto, un plan qui représente la plus importante initiative de planification au pays engageant un investissement de la Ville de l’ordre de 1 milliard de dollars, réparti sur les 25 prochaines années. La finalité de ce plan vise à faire en sorte que la ville de Toronto soit retirée de la liste mentionnant les secteurs préoccupants dans la région du Bassin des Grands Lacs. Sur le plan technologique, une des contributions majeures du Dr. Marsalek réside dans l’élaboration d’un système de traitement à haut débit aux polymères, destiné aux eaux d’égout unitaire. Il est prévu que l’usine de traitement sera construite et en opération pour 2001, afin d’atténuer les impacts négatifs des eaux d’égout unitaire dans le secteur de la rivière Don et dans la zone préoccupante du secteur riverain de Toronto.
De plus, ce n’est pas la première fois que le Dr. Marsalek a joué un rôle clé dans le cadre d’une iniative d’envergure de la gestion des eaux. Vers le milieu des années ’70, conformément à l’entente Canada-Ontario sur la Qualité de l’eau des Grands Lacs, il a déployé des efforts pour améliorer les pratiques associées à la conception des réseaux de drainage urbain. En démontrant, par le biais de ses études de recherche, la performance obtenue au moyen du modèle américain de gestion des eaux (U.S. EPA Storm Water Management Model), et en dirigeant des sessions de formation, il a fait en sorte que soient délaissées les pratiques consistant à utiliser des formules empiriques désuètes, pour que soient dorénavant appliquées de nouvelles pratiques utilisant la modélisation mathématique de fine pointe.
Au fil des ans, M. Jiri Marsalek a travaillé de façon extensive avec Le Fonds de durabilité des Grands Lacs, le ministère de l'Environnement de l'Ontario, ainsi qu’avec divers consultants et ingénieurs municipaux s’occupant de gestion de pollution occasionnée par le temps pluvieux. Ces collaborations ont été à l’origine de la production d'outils tels un manuel destiné au contrôle et au traitement des eaux d’égout unitaire (CSO Treatment Technologies – a Comprehensive Design and Resource Manual, publié en 2004); elles ont aussi grandement contribué à plusieurs manuels portant sur la gestion des eaux pluviales. Présentement, M. Marsalek fait partie d’un groupe d’étude sous l’égide du ministère de l’Environnement qui se penche sur la question suivante : Stormwater Management in Changing Climate.
Accomplissements sur le plan (de portée) international
Le Dr. Marsalek a joué un rôle important dans le domaine de l’hydrologie urbaine sur le plan international. Il a agi à titre de coauteur dans la rédaction d’un livre publié par l’UNESCO traitant des réseaux de drainage urbain. Il a offert plusieurs cours reliés à ce sujet dans les pays en voie de développement. Tout récemment, il a agi à titre d’acteur principal dans le cadre d’un projet de gestion des eaux en milieu urbain, l’UNESCO’s International Hydrological Programme, qui a été à l’origine de la publication d’un volume portant sur le processus du cycle hydrologique urbain et sur ses interactions (maison d’édition Taylor & Francis, 2008). D’autres contributions à la faveur de la communauté internationale incluent les rôles qu’il a joués à titre de secrétaire et directeur pour le comité sur le drainage urbain de l’AIRH (Association internationale d’ingénierie et de recherches hydrauliques) et de l’IWA (International Water Association). Ce comité regroupe plus de 700 spécialistes en matière de drainage urbain qui consacrent leurs efforts à la recherche et à la promotion de l’assainissement urbain de fine pointe. Il a également organisé et dirigé dix ateliers de recherche, à l’initiative de l’OTAN, portant sur la gestion des eaux en milieux urbains et sur les risques d’inondations. Il continue à œuvrer en concertation avec des équipes de calibre international, mettant au point des techniques novatrices pour qu’il soit possible de composer avec les difficultés environnementales qui atteignent les villes partout au Canada et à travers le monde.
Faits en bref :
M. Jiri Marsalek est récipiendaire de deux doctorats honorifiques : le premier lui a été décerné par l’Université de technologie de Lulea, Lulea, Suède, pour sa contribution scientifique et technique aux progrès réalisés dans le domaine de la gestion des eaux urbaines (2006), le deuxième lui a été remis par l’Université d’Aalborg, Aalborg, Danemark, pour sa contribution scientifique et technique dans le domaine du contrôle des répercussions de l’urbanisation sur les écosystèmes aquatiques (2008).
Il est l’auteur de plus de 350 publications, y inclus de 115 revues scientifiques. Il est coauteur ou rédacteur en chef de 19 livres ou éditions spéciales de revues portant sur la gestion des eaux urbaines. Il est coauteur de 28 chapitres de livres.
Liens
Comité sur le drainage urbain de l’AIRH (Association internationale d’ingénierie et de recherches hydrauliques) et de l’IWA (International Water Association) (activités relatives au comité, y compris la lettre d’information annuelle)
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