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De nouvelles recherches montrent que l’activité humaine serait responsable des changements dans les niveaux de précipitation

2013-02-04

Photo de pluie tombant sur une forêt © Lars Magnusson / 147650579 / Photos.comSelon une nouvelle publication de John Fyfe et de Nathan Gillett (Centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatiques) ainsi que de Gareth Marshall (British Antarctic Survey), la configuration des pluies estivales dans l’hémisphère Sud a beaucoup changé par suite de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre et de l’appauvrissement de la couche d’ozone, deux phénomènes attribuables à l’activité humaine.

Depuis les années 1960, les régions du sud sous les latitudes moyennes sont devenues plus sèches, tandis qu’une zone autour de l’Antarctique est devenue plus humide. L’équipe de chercheurs a constaté que les tendances observées concordent avec la configuration des précipitations obtenue à l’aide d’un ensemble de 29 modèles climatiques et que les changements relevés dans les gaz à effet de serre et la couche d’ozone sont principalement à l’origine de ceux notés dans les niveaux de précipitation. L’équipe a en outre observé que la variabilité naturelle du climat ne peut expliquer les tendances observées et modélisées.

La publication a été mise en évidence dans le journal Nature (« Rain shifts bear human fingerprint », Nature, vol. 492, no 157, 12 décembre 2012) et s’avère l’un des articles « les plus consultés » de l’American Geophysical Union.

Citation : Fyfe, J.C., N.P. Gillett et G.J. Marshall. 2012. « Human influence on extratropical Southern Hemisphere summer precipitation ». Geophysical Research Letters, vol. 39, no 23, doi:10.1029/2012GL054199.

Personne-ressource : John Fyfe (john.fyfe@ec.gc.ca), Division de la recherche sur le climat