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Des particules de carbone noir concrètes absorberaient moins le rayonnement solaire que prévu

2013-01-16

Autoroute achalandée à Toronto | © Nikola Bilic | 146788414 | Photos.com

Une équipe de scientifiques, dont des chercheurs sur la qualité de l'air d'Environnement Canada, ont mesuré les propriétés des particules atmosphériques de carbone noir afin de déterminer leur absorption réelle de rayonnement solaire. Cette recherche fait partie d'une étude plus étendue concernant les processus atmosphériques, qui a été menée au-dessus de l'État de Californie et de la région côtière du Pacifique en 2010. Les résultats sont présentés dans un article évalué par des pairs et publié dans le principal journal de recherche, Science, le 31 août 2012.

Cette étude fait partie d'une série de recherches et d'observations sur le carbone noir menées par les chercheurs, chimistes et ingénieurs de la Division de la recherche sur la qualité de l'air d'Environnement Canada. Les émissions de carbone noir, leurs effets sur l'environnement et la santé et leurs contributions aux problèmes de changement climatique sont devenus prioritaires pour le gouvernement fédéral. Le 16 février 2012, le ministre de l'Environnement Peter Kent, en accord avec ses partenaires internationaux (dont les États-Unis), lançait une nouvelle initiative mondiale : la Coalition pour le climat et l'air pur visant à réduire les polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat, qui permettra de réduire les émissions, y compris celles de carbone noir.

Le carbone noir est produit par la combustion incomplète des carburants à base de carbone (p. ex. combustibles fossiles et bois) et est présent dans l'atmosphère sous forme de particules solides. Au Canada, les émissions de carbone noir proviennent principalement de la combustion et du transport de la biomasse. Les particules de carbone noir (suies) absorbent le rayonnement solaire. Dans l'atmosphère, elles sont recouvertes d'eau et d'autres composants chimiques, qui diffèrent d'une particule à l'autre. L'hypothèse suivie dans les modèles climatiques actuels est que, lorsqu'elles sont recouvertes, les particules de carbone noir absorbent deux fois plus le rayonnement solaire que les particules non recouvertes. Des études récentes basées sur des mesures concrètes démontrent cependant un effet moindre.

La science analysant les impacts climatiques du carbone noir n'en est qu'à ses débuts, d'autant plus que les autres aérosols qui y sont mélangés ont également des impacts réels. En effet, le carbone noir fait partie d'un mélange de polluants produits ensemble (matériaux organiques, par exemple). C'est pourquoi il est important de comprendre à quel point l'effet du carbone noir sur le climat est influencé par le mélange aérosol. Les effets du forçage climatique par le carbone noir et des autres aérosols restent un objectif important de la recherche scientifique.

Personne-ressource : M. Shao-Meng Li, Ph. D., 416-739-4281, Shao-Meng.Li@ec.gc.ca, Division de recherche sur la qualité de l'air