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« Méta-analyse » des tendances temporelles des polluants organiques persistants existants dans la faune arctique

2012-03-27

Image : Carte du monde vu de l'Arctique | © 78430491 / Photos.comUne analyse statistiquement solide de 316 séries chronologiques de polluants organiques persistants (POP) « existants » dans le biote arctique à différents niveaux a révélé des tendances principalement à la baisse, avec quelques séries seulement présentant une tendance marquée à la hausse. En général, la plupart des séries chronologiques présentent des tendances à la baisse importantes. On constate des tendances à la baisse pour le biphényle polychloré (BPC), le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT), le lindane (α-HCH, le γ-HCH) et l'hexachlorobenzène (HCB) dans toutes les régions de l'Arctique représentées par les séries chronologiques et dans tous les groupes d'animaux étudiés.

L’analyse du biote des écosystèmes marins, d'eau douce et terrestres a été entreprise dans le but de produire une « méta-analyse » des données de tendances temporelles recueillies sur des périodes de 20 à 30 ans sur des sites allant de l'Alaska à l'ouest jusqu'au nord de la Scandinavie dans l’est. En général, l'efficacité statistique des séries chronologiques sur les polluants organiques persistants dans la détection des variations annuelles de la magnitude observée est plutôt faible, de sorte que des séries chronologiques plus longues sont nécessaires. Dans l'intervalle, des tentatives supplémentaires pourraient être faites afin de réduire les variations inexpliquées d'une année à l'autre, par exemple en normalisant la collecte des échantillons ou en ajustant les concentrations de polluants pour tenir compte des facteurs de confusion.

Les chercheurs ont également fait des comparaisons avec les tendances dans l'air arctique. Les tendances observées dans le biote étaient compatibles avec les tendances à la baisse de polluants organiques persistants existants signalées pour l'air arctique, qui semblent suivre les diminutions historiques dans le niveau des émissions. Toutefois, les récentes diminutions dans l'air commencent aussi à montrer des signes de stabilisation, ce qui pourrait indiquer que les concentrations atmosphériques et, par conséquent, celles dans le biote, sont moins motivées par des sources primaires et plus par les processus environnementaux et la dégradation.

Source :

Frank Rigét, Anders Bignert, Birgit Braune, Jason Stow, Simon Wilson. 2010. Temporal trends of legacy POPs in Arctic biota, an update. Science of the Total Environment 408:2874-2884 DOI: 10.1016/j.scitotenv.2009.07.036

Lectures complémentaires :

Personne-ressource : Birgit Braune, 613-998-6694, Division de l'écotoxicologie et de la santé de la faune