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Une étude prévoit que les réductions supplémentaires des émissions de polluants pourraient contrebalancer en partie les répercussions des changements climatiques

2012-11-29

Des scientifiques d'Environnement Canada ont réalisé une étude de recherche exhaustive sur la qualité de l'air, qui nous permet de mieux comprendre la relation entre les changements du climat et des émissions de polluants, et leurs répercussions éventuelles sur la qualité de l'air, la santé humaine et les écosystèmes.

Des scientifiques de la Division de la recherche sur la qualité de l'air et de la Division de la recherche climatique (J. Kelly, P.A. Makar et D.A. Plummer) ont utilisé le Modèle de circulation générale du Canada et le Modèle régional du climat du Canada pour créer des données d'entrée météorologiques pour le « Système régional unifié de modélisation de la qualité de l'air » (AURAMS) d'Environnement Canada, utilisé pour prévoir les concentrations de pollution pour les simulations de scénarios stratégiques. Les scientifiques ont effectué trois simulations : une pour les conditions climatiques actuelles, représentatives des années 2000, et deux autres avec les mêmes conditions climatiques futures, représentatives des années 2040, mais avec différents niveaux d'émissions de précurseurs du smog. Un objectif consistait à évaluer les répercussions des changements climatiques seuls sur la qualité de l'air, puis à évaluer les répercussions des changements du climat et des émissions de polluants d'origine humaine, telles que les oxydes d'azote, le dioxyde de soufre, l'ozone et les matières particulaires fines.

Les résultats indiquent que les changements climatiques feront sûrement empirer la pollution atmosphérique et ses effets dans une grande partie de l'Amérique du Nord par rapport aux conditions actuelles. Les valeurs de la cote air santé devraient augmenter, tout comme les dépôts de soufre, d'azote et d'ozone dans les écosystèmes. Ces effets pourraient être contrebalancés par des réductions ciblées des émissions de polluants, telles que celles suggérées par le profil représentatif de l'évolution de concentration 6, l'un des scénarios utilisés dans le cinquième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Les résultats de la recherche sont publiés dans le numéro de juin 2012 d'Atmospheric Chemistry and Physics et apparaissent dans une colonne du numéro d'octobre 2012 de la prestigieuse revue scientifique Nature Geoscience.

(a) correspond aux conditions actuelles, moyenne estivale sur 10 ans et sur huit heures quotidiennes maximales pour l'O3 en ppb; (b) présente la hausse d'O3 relativement aux conditions actuelles, associée aux changements climatiques uniquement; (c) correspond à la baisse d'O3 dans le climat futur lorsqu'on remarque des réductions des émissions de précurseurs du smog; (d) correspond au même champ que (b), mais tracé selon la même gamme de couleurs que (c). Ainsi, (b) indique que l'O3 augmente avec les changements climatiques; (c) indique que l'on pourra LARGEMENT améliorer l'O3 à l'avenir, malgré les changements climatiques, et ce, si l'on réduit suffisamment les émissions de précurseurs; et (d) indique que les hausses d'O3 dues aux changements climatiques sont bien plus faibles que les baisses qu'il est possible d'obtenir en réduisant les émissions de précurseurs. | © Environnement Canada

(a) correspond aux conditions actuelles, moyenne estivale sur 10 ans et sur huit heures quotidiennes maximales pour l'O3 en ppb; (b) présente la hausse d'O3 relativement aux conditions actuelles, associée aux changements climatiques uniquement; (c) correspond à la baisse d'O3 dans le climat futur lorsqu'on remarque des réductions des émissions de précurseurs du smog; (d) correspond au même champ que (b), mais tracé selon la même gamme de couleurs que (c). Ainsi, (b) indique que l'O3 augmente avec les changements climatiques; (c) indique que l'on pourra largement améliorer l'O3 à l'avenir, malgré les changements climatiques, et ce, si l'on réduit suffisamment les émissions de précurseurs; et (d)indique que les hausses d'O3 dues aux changements climatiques sont bien plus faibles que les baisses qu'il est possible d'obtenir en réduisant les émissions de précurseurs. | © Environnement Canada

Coordonnées : Paul Makar, Ph. D., Division de la recherche sur la qualité de l'air, 416-739-4692; et David Plummer, Ph. D., Division de la recherche climatique, 514-282-6464 poste 268