Titre d'article
Date

De nouvelles études aident les décisions par l'entremise de données météorologiques et de repères géographiques afin de prévoir la migration des oiseaux terrestres

2012-03-21

Photo: La migration des oiseaux terrestres | © Bruce Brigham / 98440354 / Photos.comLe radar météorologique est un outil pratique mais sous-exploité visant à contribuer à la prévision de la migration des oiseaux terrestres, selon de nouvelles études qui ont utilisé le radar météorologique Doppler pour surveiller les répercussions de la météorologie et de la géographie sur les modèles de migration des oiseaux terrestres le long des rives nord et sud de l'estuaire du Saint-Laurent.

Les chercheurs ont étudié une saison de migration d'automne et ils ont découvert que l'estuaire du Saint-Laurent agit comme un signal et une barrière géographiques pour certains oiseaux terrestres, ce qui aide à définir les modèles de migration vers le bas du continent. En général, ils ont découvert que des vents violents ou de fortes pluies réduisent considérablement la probabilité d'un événement de migration important. En outre, les oiseaux terrestres des côtés opposés de l'estuaire affichent un différent comportement migratoire pendant les événements de vents et de précipitations.

Les oiseaux terrestres de la côte du nord étaient plus enclins à corriger leurs trajectoires de vol après avoir été déplacés par le vent. Cette compensation a veillé à ce que les concentrations plus fortes d'oiseaux terrestres suivaient la même voie migratoire du sud-ouest sur la côte nord. Il semble que ces efforts étaient destinés à empêcher les oiseaux de traverser au-dessus de l'estuaire qui, même s'il est relativement étroit, peut représenter un détour indésirable nécessitant une dépense énergétique pour revenir à l'itinéraire migratoire.

Sur la côte sud, les oiseaux terrestres avaient des orientations de vol plus dispersées et ils étaient plus enclins à dériver en raison des vents. Ces événements peuvent expliquer pourquoi le vent était plus susceptible de supprimer une forte activité migratoire sur la côte nord comparativement à la côte sud.

Les scientifiques affirment que ces données peuvent contribuer à prédire l'intensité de la migration des oiseaux terrestres et à prendre des décisions dans divers contextes, comme les évaluations environnementales (p. ex. les mises en place d'éoliennes), la sécurité humaine (p. ex. la réduction de la probabilité de collisions entre des avions et des oiseaux) et la conservation des oiseaux (p. ex. la réduction des collisions entre les immeubles et les oiseaux, qui constitue une des principales causes de décès des oiseaux migrateurs, ainsi que le repérage et la protection des aires de repos migratoires importantes).

Publications :

Gagnon, F., J. Ibarzabal, J.-P.L. Savard, P. Vaillancourt, M. Bélisle et C.M. Francis. 2011. Weather effects on nocturnal migration of passerines on opposite shores of the St. Lawrence estuary. The Auk 128(1):99-112.

Gagnon, F., J. Ibarzabal, J.-P.L. Savard, M. Bélisle et P. Vaillancourt. 2011. Autumnal patterns of nocturnal passerine migration in the St. Lawrence estuary region, Quebec, Canada: a weather radar study. Revue canadienne de zoologie 89:31-46.

Personne-ressource :Jean-Pierre Savard (Ph. D.), 418-648-3500