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Janvier / février 2010

Information scientifique destinée aux spécialistes de l’eau, décideurs et responsables des politiques et autres parties intéressées dans la gestion efficace des ressources hydriques du Canada

Janvier/février 2010

Dans le présent numéro :

Notes sur la science

Au sujet de ces nouvelles en direct


Notes sur la science

Nouveaux composés trouvés dans l’environnement

Un récent article de forum publié dans Environnemental Science and Technology fait état du travail accompli par Ed Sverko, LNEE, en collaboration avec Chris Marvin et Donna Zaruk, qui a permis d’identifier quatre impuretés dans le mélange technique du Dechlorane Plus (DP), un produit ignifuge fréquemment utilisé figurant sur la Liste des substances intérieures – annexe 1. Ces impuretés sont involontairement créées pendant la synthèse du mélange commercial et, dans le cas qui nous intéresse, ont été découvertes au cours de la recherche visant à déterminer les variations des concentrations de DP, au fil du temps, dans les carottes de sédiments du lac Ontario. Selon l’article de forum, aucun de ces composés – au meilleur de la connaissance de l’équipe de recherche – « n’a jamais été signalé dans le secteur environnemental ». Les résultats de travaux ultérieurs, qui avaient pour but de confirmer l’impact du DP et des impuretés récemment découvertes sur le réseau alimentaire du lac Ontario, ont révélé que ces composés s’accumulent dans les poissons, notamment la truite. Globalement, ce travail met en lumière la nécessité de considérer les impuretés des produits chimiques au volume de production élevé, car leur degré de bioaccumulation est potentiellement supérieur à celui du produit chimique en soi.


Un centre de recherche sur la vie aquatique à la fine pointe ouvre ses portes au Centre canadien des eaux intérieures

Cérémonie d’inauguration du Centre de recherche sur la vie aquatique. De gauche à droite : Mike Wallace, député de Burlington; Gail Shea, ministre, Pêches et Océans; Dan Wicklum, dir. gén., DSTE | Graphiques : ULAOSRLe 25 janvier dernier, Gail Shea, ministre de Pêches et Océans, et Mike Wallace, député de Burlington, en Ontario, se sont joints à Dan Wicklum, directeur général, Direction de la science et de la technologie de l’eau (DSTE), au Centre canadien des eaux intérieures (CCEI) pour l’inauguration officielle du nouveau Centre de recherche sur la vie aquatique. Cette installation de 4,6 millions de dollars a été cofinancée par Environnement Canada et Pêches et Océans Canada, remplaçant un laboratoire désuet datant de 1970. Elle comporte des caractéristiques permettant d’améliorer considérablement la portée, la capacité et l’efficacité énergétique de la recherche aquatique menée au CCEI, notamment un laboratoire principal doté de quatre fois plus d’aquariums que le laboratoire original ainsi qu’un système de recirculation et de filtration de l’eau, qui permettrait d’économiser quelque 400 000 $. Pour en savoir plus, consulter la page du Centre de recherche sur la vie aquatique.


Amélioration de la désinfection par traitement UV (microbienne) des réseaux d’égouts grâce au soutien du Réseau canadien de l’eau

Ian G. Droppo, Peter Seto, Cheng He et John Gibson, d’Environnement Canada, ainsi que Steven Liss, Ph.D. (University of Guelph), Ramin Farnood, Ph.D. (University of Toronto), Bill Cairns, Ph.D. (Trojan Technologies) et Andre Schnell (ministère de l’Environnement de l’Ontario) ont réussi à obtenir une subvention de deux ans du Réseau Canadien de l’eau afin d’étudier l’application de la fragmentation hydrodynamique des particules pour améliorer la désinfection par traitement UV des réseaux d’égouts. Une bonne partie du travail se déroulera au Centre technique des eaux usées de la Direction de la science et de la technologie de l’eau et fera participer des étudiants des cycles supérieurs des universités de Guelph et de Toronto, qui travailleront sur place et seront cosupervisés par le personnel d’EC. La recherche devrait aboutir à la mise au point d’une technologie novatrice et plus rentable en matière de désinfection des eaux usées. Cette technologie pourrait aussi accroître la possibilité de mettre en place des initiatives de réutilisation des eaux usées.


Suppression des contaminants émergeants dans les procédés de traitement des eaux usées municipales grâce au soutien du Réseau canadien de l’eau

Pimephales promelas mâle et femelle. | Graphiques : Joanne ParrottPeter Seto, Joanne Parrott et Graham van Aggelen, en collaboration avec des chercheurs du ministère de l’Environnement de l’Ontario et cinq universités, ont réussi à obtenir une subvention de deux ans du Réseau Canadien de l’eau afin de déterminer l’efficacité de la suppression des contaminants émergeants dans divers procédés de traitement des eaux usées municipales existants grâce à des évaluations chimiques et toxicologiques/toxicogénomiques. Une bonne partie du travail se déroulera au Centre technique des eaux usées, à l’INRE et au Laboratoire des essais environnementaux du Pacifique et du Yukon, situé dans le Centre des sciences environnementales du Pacifique, et fera participer des étudiants des cycles supérieurs ainsi que des boursiers d’études postdoctorales, qui travailleront sur place et seront cosupervisés par le personnel d’EC.

La recherche étudiera un certain nombre de chaînes de traitement à l’échelle préindustrielle afin d’évaluer comment les divers procédés de traitement modifient la toxicologie de l’effluent comme déterminé par les résultats finaux conventionnels, d’expression génétique et physiologiques; elle sera en outre soutenue par d’autres analyses chimiques. Pour les tests biologiques, le projet utilise les espèces canadiennes directement applicables aux différents milieux canadiens. L’application de tests sur le cycle de vie du méné à grosse tête du Nord appuiera l’évaluation des réponses de l’organisme complet en matière de reproduction. Des microréseaux de gènes de poisson et d’amphibien révolutionnaires, confirmés par une réaction en chaîne par polymérase en temps réel, seront utilisés pour faire l’évaluation rapide de l’expression génétique. Ces microréseaux comprennent des gènes bien caractérisés liés à des mécanismes qui causent des effets à des niveaux d’organisation supérieurs (p. ex. récepteur des oestrogènes). Ceux-ci seront soutenus par les réponses biochimiques et physiologiques des épreuves biologiques normalisées (p. ex. induction de vitellogénineet stress oxydatif). C’est un avantage par rapport à l’analyse spécifique chimique en ce sens que la somme totale des éléments constitutifs et de leurs interactions dans l’effluent est prise en compte.


Les divisions de la recherche et de la surveillance de la Direction des sciences et de la technologie de l’eau contribuent à la résolution d’un différend binational

Les résidents de Sugar Island, au Michigan, et PUC Services Inc. de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, ont conclu une entente afin de résoudre le litige non réglé à la cour de district de Marquette, aux États-Unis, qui a éclaté à l’été 2006 concernant l’exploitation de l’usine de contrôle de la pollution de l’eau d’East End (East End Water Pollution Control Plant). Le groupe de surveillance de Sugar Island, coprésidé par Debbie Burniston et regroupant d’autres scientifiques d’EC, a été établi en février 2007 en réponse aux rapports faisant état de matières flottantes contenant des taux élevés d’E. coli trouvées périodiquement dans le canal du lac George, rattaché à la rivière St. Mary.

Ce groupe de travail binational et multiagence a été mandaté par le comité de gestion quadrilatéral (regroupant des représentants de l’U.S. Environnemental Protection Agency, d’Environnement Canada, du Michigan Department of Environnemental Quality et du ministère de l’Environnement de l’Ontario) pour élaborer et mettre en oeuvre un plan de surveillance visant à déterminer la source et la nature des matières flottantes, d’une part, et la ou les causes des taux élevés périodiques d’E. coli à la plage du Sugar Island Township Park, d’autre part.

L’expertise d’Environnement Canada en matière de fleurs d’eau nuisibles (Sue Watson. Ph.D.), de retraçage des sources microbiennes (Tom Edge, Ph.D.) et d’activités sur le terrain (M. John Kraft) a été considérablement mise à profit afin de fournir une évidence convaincante des phénomènes naturels en grande partie responsables des plaintes publiques. Globalement, le gouvernement et les intéressés publics ont été impressionnés par le niveau de coopération, d’organisation et d’activité binationales dans le traitement de cette question à haute teneur politique et d’une complexité scientifique appréciable.


Quoi de neuf au sujet des terres humides?

Garth van der Kamp a prononcé un discours liminaire lors d’un atelier international sur la gestion économique et politique des terres humides qui s’est tenu à Victoria, en Colombie-Britannique. Sa présentation, « Hydrology, Climate, Land-use Change and the Threat to Wetlands » (Hydrologie, climat, modification de l’utilisation des terres et menaces envers les terres humides), a examiné les processus hydrologiques qui contrôlent l’équilibre hydrique des terres humides et a montré comment ils s’appliquaient aux terres humides des prairies. Son message clé était que l’hydrologie des terres humides devrait être examinée sous l’angle de la variabilité climatique à long terme et des bassins de drainage qui échangent l’eau, les nutriments et la biote de différentes terres humides. On préconise par conséquent que la gestion économique et politique en la matière devrait être fondée sur un contexte élargi au lieu de considérer les terres humides de façon isolée par rapport à leurs milieux avoisinants.


Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques – des laboratoires du Pacifique sont accrédités

Affichage de l'accréditation ISO/IEC 17205. De gauche à droite : Blair Holmes, Heather Lord, Peter Thompson, Margaret Menacherry. | Graphiques : Kevin ChernoffLe Programme de surveillance de la qualité des eaux marines appuie le mandat d’Environnement Canada par rapport au Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques, qui définit les zones de récolte sécuritaires de mollusques bivalves au Canada. Les laboratoires procédant à des analyses aux fins de décisions réglementaires dans le cadre du programme devront être accrédités conformément à la norme internationale ISO/IEC 17025:2005 Exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’essai et d’étalonnage d’ici le 1er avril 2010. Le processus d’accréditation des laboratoires du Programme de surveillance de la qualité des eaux marines – région du Pacifique a été amorcé en décembre 2007 et l’accréditation finale a été accordée le 24 décembre 2009.

L’accréditation concerne le laboratoire de microbiologie (siège social) situé au Centre des sciences environnementales du Pacifique, situé à Vancouver, en Colombie-Britannique, ainsi que trois laboratoires mobiles qui procèdent à des analyses microbiologiques d’échantillons d’eau de mer prélevés sur la presque totalité du littoral de la province. Le fait d’être accrédité et de procéder à des activités accrues de surveillance de l’eau permet de consolider la réputation internationale du Canada pour ce qui est de produire des aliments d’origine marine sécuritaires et intégraux destinés aux marchés étrangers et aux consommateurs nationaux. 


S&T récente à Environnement Canada

L’article Chef de file en matière de prévention de la pollution par temps pluvieux met en lueur la recherche de Jiri Marsalek sur les débordements d’égouts combinés et la gestion des eaux urbaines et décrit comment son travail en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux a permis de réduire les contaminants dans des écosystèmes aquatiques. Nous vous invitons à lire S&T rÉCente et à vous inscrire au fil RSS pour vous tenir au fait des récents développements.


Au sujet de ces nouvelles en direct

Pour tisser de meilleurs liens entre la science et la politique de l’eau, ce bulletin d’information gratuit produit par Liaison en sciences et technologie fournit aux professionnels de l’eau de l’information d’actualité sur les activités de recherche de la Direction des sciences et de la technologie de l’eau d’Environnement Canada aux professionnels de l’eau, aux décideurs et aux responsables des politiques, aux gouvernements, et aux autres groupes impliqués dans la gestion efficace des ressources en eau.

Respect de la vie privée – Environnement Canada ne fera pas la vente ni le commerce de votre adresse de courriel.

Contact – Veuillez faire parvenir vos questions et vos commentaires à Leah Brannen, Liaison avec la science et la technologie.

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