Travailler pour Relevés hydrologiques du Canada :

Premier choix d'un technicien de deuxième génération

Andrew Creighton installe de nouveau équipement dans la riviere Winnipeg à Kenora en Ontario.

Photo: Andrew Creighton installe de nouveau équipement dans la riviere Winnipeg à Kenora en Ontario.
©Environnement Canada

Andrew Creighton, un technicien en hydrométrie de la division Relevés hydrologiques du Canada (RHC) d'Environnement Canada, monte rapidement dans le camion du Ministère. À partir de Calgary, il se dirige accompagné de son collègue vers les rivières Bow et Highwood. Cela fait presque un an depuis les grandes inondations de l'Alberta qui ont entraîné la fermeture de la ville de Calgary et d'autres communautés. Le travail effectué par les employés de RHC, qui consiste à surveiller les niveaux et le débit des rivières, est extrêmement important pour la province, travail lui permettant de faire des prévisions de crue. Andrew et son collègue ont l'intention de prendre des mesures et de faire d'autres évaluations à plusieurs des stations de jaugeage hydrométrique des rivières. C'est ce qu'il aime faire.

Le père d'Andrew, Alan Creighton, près de Thunder Bay, en Ontario, vers 1980.

Photo: Le père d'Andrew, Alan Creighton, près de Thunder Bay, en Ontario, vers 1990.
©Environnement Canada

Andrew fait partie d'un grand groupe de techniciens en hydrométrie de deuxième génération. Il a entendu parler du travail de RHC alors qu'il était enfant. L'un de ses premiers souvenirs était d'avoir accompagné son père Alan au travail (un technicien de 1977 à 2005).

« Je me souviens qu'on était allé sur le fleuve Mackenzie quand j'avais trois ou quatre ans pour faire une mesure du débit. Je me plaisais à l'observer. »

Il s'agit d'une tout autre époque avec des règlements différents. À ce moment-là, Andrew était chanceux de vivre à quelques rues du bureau de son père à Fort Simpson. Il y est allé assez souvent pour piquer sa curiosité. Il avait 12 ans lorsqu'il a décidé que c'était ce métier qu'il voulait pratiquer plus tard dans la vie. Pour lui, l'entrepôt de RHC était comme un Disneyland rustique. « J'ai vu des quatre roues, des motoneiges, des bateaux, des scies à chaîne, des marteaux perforateurs, des chalumeaux… des choses vraiment très « cool »!

Il s'agit de certains des outils des techniciens en hydrométrie qui sont des hommes à tout faire au sein de RHC. Andrew a d'abord travaillé pour RHC comme employé d'été occasionnel à 14 ans, encore une fois une autre époque. Lorsqu'il était assez vieux, il s'est inscrit au programme d'apprentissage de technicien en hydrométrie de la division RHC d'Environnement Canada. « Ce programme de formation nous prépare pour tous les aspects du travail et présente les procédures afin que nous puissions affronter les situations de manière sécuritaire et que nous sachions comment composer avec des urgences. »  Les étudiants suivent notamment des cours d'arpentage, de conduite préventive, de manipulation des armes à feu, de travaux d'électricité de base et d'électronique, de survie en hiver et de premiers soins. « Beaucoup de choses peuvent se produire en faisant ce travail; on est exposé aux éléments. C'est imprévisible. »

Andrew pendant la formation de survie en hiver au Parc provincial Samuel de Champlain, en Ontario.

Photo: Creighton pendant la formation de survie en hiver au Parc provincial Samuel de Champlain, en Ontario.
©Environnement Canada

Andrew n'a eu aucun problème au moment de la formation sur le terrain, étant donné qu'il était en quelque sorte un « vétéran » en raison de son expérience antérieure. Il a pu profiter d'une formation pour l'entrée, la consignation et la déclaration de données; il s'agit de la partie du travail permettant d'assurer le suivi des renseignements qui montrent les changements dans une rivière au fil du temps. Ces renseignements sont également utilisés dans la planification de la gestion des eaux faite par les provinces et les municipalités. « C'est une grande responsabilité. Il faut recueillir les données correctement, bien remplir les formulaires et consigner tout. Il ne faut pas compromettre l'intégrité des données. »

Andrew est maintenant un jeune formateur lui-même. Il aime transmettre ses connaissances aux personnes à leurs débuts dans le domaine. Il y en a beaucoup qui arrivent dans la profession et qui la quittent. « Les personnes qui réussissent ont habituellement un certain style de vie qui facilite leur transition dans la nature sauvage. »

« Elles sont ingénieuses, s'adaptent bien, peuvent travailler sous pression et sont bonnes dans la résolution de problèmes. Il s'agit de traits qui sont tous importants pour le technicien en hydrométrie. »

Andrew se souvient, quand il était jeune, que son père lui racontait des histoires à propos de ses sorties en hélicoptère et des ours bruns et des loups qu'il avait vus. Il a maintenant ses propres histoires. Pendant qu'il travaillait dans le nord de l'Ontario et visitait la baie d'Hudson, il a été témoin de l'événement le plus mémorable de sa carrière jusqu'à présent : un rassemblement de 30 ours polaires impressionnants sur le delta où la marée basse avait créé des bassins remplis de poissons.

Un grand nombre d'événements lui viennent à l'esprit qui contribuent à renforcer son attachement à son travail. « Il y a bien des choses que je n'aurais jamais vues et des aventures que je n'aurais jamais vécues. »

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