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Notes:
1 Les émissions totales nationales excluent tous
les GES provenant du secteur de l'affectation des terres, du changement
dans l'affectation des terres et de la foresterie.
2 En raison de l'ARRONDISSEMENT,
il est possible que la somme des valeurs ne corresponde pas aux chiffres
totaux.
NE = Non calculé
Comparaisons à long
terme : de 1990 à 2004
Tendances
des secteurs
- Entre 1990 et 2004, l'augmentation nette des émissions
annuelles de GES au Canada s'élevait en tout à environ 159 Mt.
Pendant la même période, les émissions du secteur des
industries énergétiques et des transports ont augmenté de 138 Mt,
ce qui représente la plus grande partie de l'augmentation
totale.
- Dans ces deux sous-secteurs de l'énergie, ceux qui ont
contribué le plus à l'augmentation globale ont été le
sous-secteur de la production d'électricité et de vapeur (34,9 Mt,
soit 36,6 %) et celui des véhicules (39,1 Mt,
soit 29,9 %). Les industries pétrolières ont aussi
contribué considérablement, car l'augmentation totale
de leurs émissions de GES entre 1990 et 2004 a été de 58,9 %,
dont une grande partie est attribuable à la croissance rapide des
exportations de pétrole brut et de gaz naturel aux États-Unis
pendant cette période.
- Les secteurs des procédés industriels, de l'agriculture
et des déchets ont contribué à la croissance des émissions
en raison d'augmentations respectives de 1,0, de 10,1 et
de 4,0 Mt depuis 1990.
Industries énergétiques
- Les émissions des industries énergétiques (y compris
les industries des combustibles fossiles, de la production d'électricité et
de vapeur, l'exploitation minière, les émissions fugitives
et les émissions de combustion provenant des pipelines) ont augmenté d'environ
94,7 Mt de 1990 à 2004. Près de 37 %
de cette augmentation (34,9 Mt) provenait de la production d'électricité et
de vapeur, en raison d'une demande accrue en électricité jointe
aux augmentations continuelles de l'utilisation du charbon pour produire
de l'électricité pendant cette période.
- Les émissions fugitives (p. ex. les fuites de méthane
provenant des pipelines) ont contribué presque autant aux émissions
de GES. Les estimations actuelles montrent une augmentation de 23,1 Mt
entre 1990 et 2004, soit une croissance d'environ 53,4 %.
Une bonne partie de cette augmentation est due aux exportations plus élevées
de pétrole brut et de gaz naturel aux États-Unis.
Secteur des transports
- Les émissions du secteur des transports ont augmenté d'environ 44,5 Mt,
soit de 29,9 %, de 1990 à 2004. Il est important
de noter que ce secteur a connu une augmentation de 21,9 Mt,
soit de plus de 100 %, des émissions produites par les
camions légers fonctionnant à l'essence, ce qui dénote
la popularité croissante des véhicules utilitaires sport.
- Les émissions des véhicules diesel lourds ont augmenté de 20,4 Mt
pendant cette période, ce qui indique une augmentation du transport
par camion lourd. Des réductions dans les émissions attribuées
aux automobiles fonctionnant à l'essence (4,0 Mt)
et utilisant un carburant de remplacement (1,3 Mt) ont compensé ces
augmentations.
Secteur des procédés industriels
- Les émissions du secteur des procédés industriels
ont connu une modeste augmentation générale de 1,0 Mt,
soit 1,9 %, de 1990 à 2004. Toutefois, même
si certains sous-secteurs de ce groupe n'ont pas connu d'augmentations
importantes (p. ex., les émissions résultant de l'utilisation
des HFC pour la réfrigération et la climatisation afin de
remplacer les substances destructrices de l'ozone ont augmenté de 4,7 Mt,
et l'utilisation d'un combustible principal et secondaire comme
matière première dans la fabrication des produits chimiques
a augmenté de 3,5 Mt), quelques importantes réductions
ont permis de les compenser.
- Les émissions de N2O produites par la seule usine canadienne
d'acide adipique ont diminué de 7,6 Mt en raison
de l'installation d'un dispositif de réduction du N2O. En outre, les émissions des procédés utilisés
par l'industrie de l'aluminium ont diminué de 2,0 Mt,
soit de 21,8 %, de 1990 à 2004 en raison de
l'amélioration des dispositifs de réduction des émissions
de PFC.
Secteur de l'agriculture
- Dans le secteur de l'agriculture, l'expansion des industries
des bovins de boucherie, du porc et de la volaille ainsi que l'augmentation
des épandages d'engrais azotés synthétiques
dans les Prairies a donné lieu à une croissance à long
terme des émissions de 10,1 Mt (une augmentation de 22,6 %
pour ce secteur, soit 6,3 % de l'augmentation générale).
Secteur des déchets
- De 1990 à 2004, les émissions de GES provenant
des déchets ont augmenté d'environ 4,0 Mt,
soit de 15,9 %, dépassant ainsi la croissance démographique,
elle de 15,3 %. Cette augmentation semble largement due à la
production de quantités de plus en plus grandes de déchets éliminés
dans les sites d'enfouissement. Cette augmentation aurait été plus
importante si des projets de récupération des gaz d'enfouissement
et des programmes de réacheminement des déchets (par compostage
et recyclage) n'avaient pas été mis en œuvre
au Canada.
Secteur de l'affectation des terres, du changement
dans l'affectation des terres et de la foresterie (non inclus dans
les émissions totales nationales)
- Le secteur de l'ATCATF déclare les émissions et
les absorptions des GES entre l'atmosphère et les terres aménagées
du Canada (les forêts, les cultures, les milieux humides et les peuplements)
ainsi que celles qui sont reliées aux changements d'affectation
des terres. Conformément aux lignes directrices internationales,
les estimations pour ce secteur ne sont pas ajoutées aux émissions
totales nationales. Cette année, en raison d'importants changements
dans les méthodes employées, la plupart des catégories
de l'ATCATF présentent des estimations complètement
révisées et améliorées pour toutes les séries
chronologiques. Toutefois, comme dans les déclarations précédentes,
la tendance générale au fil du temps demeure incertaine en
raison de la très grande variabilité interannuelle des estimations
des GES pour la période de déclaration. En 2004, le
flux net provenant de ce secteur s'est traduit par des émissions
nettes de 81 Mt. Le bilan sectoriel net et la tendance des GES
dépendent largement des émissions et des absorptions dans
les forêts aménagées, et notamment de la variabilité interannuelle
due aux conséquences immédiates des feux de forêt. À eux
seuls, ces incendies ont représenté des émissions
annuelles comprises entre 14 et 342 Mt pendant la période
de 1990 à 2004.
- La sous-catégorie des terres cultivées inclut l'effet
des pratiques agricoles sur les émissions et les absorptions de
CO2 par les sols arables ainsi que les conséquences de la conversion
des forêts et des pâturages en terres cultivées. En 2004,
la séquestration du C dans les sols arables a compensé presque
exactement les émissions des terres converties en terres cultivées,
ce qui a donné un flux net de 0,06 Mt. L'adoption
continue de pratiques sans labours et de travail réduit du sol ainsi
que la diminution de la jachère d'été expliquent
la tendance constante des absorptions croissantes dans les sols cultivés.
- Les pertes forestières au profit des terres cultivées,
des milieux humides et des peuplements ont donné lieu à des émissions
d'environ 16 Mt en 2004, soit une diminution comparativement à 1990
(27 Mt). Cette tendance à la baisse diffère des émissions
moyennes annuelles de 18 Mt précédemment signalées
en raison de l'amélioration des méthodes et de la couverture.
Les émissions résultant de la conversion des forêts
et des pâturages en terres cultivées, qui étaient de 16 Mt
en 1990, ont constamment diminué pour atteindre 9 Mt
en 2004.
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