Village olympique et paralympique de Vancouver

Profil de la biodiversité de la région environnante

False creek SudLe Village olympique et paralympique de Vancouver est temporairement le lieu d’hébergement des athlètes olympiques et paralympiques. Il est situé sur le territoire traditionnel que se partagent les Premières Nations Musqueam, Tsleil-Waututh et Squamish, trois des quatre Premières Nations hôtes. Le développement industriel du siècle dernier a détruit une grande partie de l’habitat que constituait ce site. En raison de ce développement, les espèces ont été repoussées et cette zone est désormais reconnue comme une friche industrielle: une zone dégradée pardes décennies de pollution industrielle. Grâce à des efforts conjoints, le site du Village olympique et paralympique de Vancouver a été restauré. Il s’agissait de la première phase d’une communauté durable à usage mixte connue sous le nom de Southeast False Creek. Des renseignements détaillés sur cette communauté modèle, notamment sur sa planification, sa restauration et son aménagement, se trouvent dans la partie du troisième chapitre qui porte sur la restauration ainsi que sur les parcs et le secteur riverain dans The Challenge Series.

Isl d'habitat

La construction du Village olympique et paralympique de Vancouver a aidé à dynamiser la restauration de la côte. Cette restauration comprend la création du site Habitat Island. Habitat Island est une île construite de main d’homme. Cette île offre un habitat marin intertidal qui a favorisé la revégétation indigène. Sa construction aide à neutraliser les effets du remplissage de la zone du littoral de False Creek qui a servi à la construction du Village. L’île a été construite avec de la terre, des roches, du sable et d’autres matériaux issus des travaux d’excavation effectués pour l’édification du Village olympique et paralympique de Vancouver. Grâce aux efforts de remise en état, l’île comprend des arbustes, des arbres, des chicots combinés à un habitat rivulaire aquatique (littoral), un habitat intertidal pour les poissons et des milieux secs où les oiseaux se perchent et nichent.

Chardonneret jauneFalse Creek est un habitat vital pour les oiseaux locaux et migrateurs. Il fait partie d’une zone importante pour la conservation des oiseaux connue sous les noms de baie English et Burrard Inlet. Les efforts de remise en état et de restauration fait que ces terrains autrefois contaminés sont désormais sûrs pour les rapaces, notamment pour les Pygargues à tête blanche et pour les oiseaux aquatiques, comme le Grèbe élégant, la Macreuse à front blanc, le Cormoran pélagique, le Goéland à ailes grises ainsi que pour les canards de mer et la Bernache cravant. On peut apercevoir d’autres oiseaux, dont le Bécasseau variable, le Bécasseau d’Alaska, le Grand Héron et le Martin‑pêcheur, avec leurs longs becs et leurs corps fuselés, évoluer dans l’eau, les marais et les vasières à la recherche d’insectes et d’invertébrés aquatiques. Parmi les visiteurs ailés qu’on voit fréquemment durant toute l’année, il y a le Merle d’Amérique, le Chardonneret jaune, le Roitelet à couronne dorée, le Geai de Steller, le Mésangeai du Canada, la Corneille d’Amérique et le Grand duc d’Amérique. Les rives rocheuses, les plages sablonneuses et les marais salés produits par l’habitat marin intertidal fournissent des sources importantes de nourriture, une aire d’alimentation et des aires de nidification pour nos espèces d’oiseaux locaux et migrateurs.

La restauration de l’habitat reliée au Village olympique et paralympique de Vancouver comprend aussi l’aménagement du milieu humide Hinge Park Wetland. Hinge Park comprend un bassin de traitement du milieu humide. Ce bassin de a été conçu pour recevoir, filtrer naturellement et ralentir les eaux d’orage à l’aide de plantes aquatiques indigènes. Il aide ainsi à réduire le volume de déchets et d’autres débris qui se jettent directement dans le ruisseau False Creek à l’occasion des grandes tempêtes de pluie. En 2008, une formidable preuve de la réussite de cet effort de restauration du littoral a été observée à Southeast False Creek. Le hareng du Pacifique (une des principales espèces indicatrices de la santé des habitats intertidaux) est revenu frayer sur une étendue d’un kilomètre de littoral restauré à Southeast False Creek. Le hareng est une source d’alimentation vitale pour le saumon du Pacifique, les otaries, les phoques, les marsouins, les aigles, les goélands, les cormorans et d’autres oiseaux plongeurs.

Canards colvertsHinge Park est parsemé de passerelles. Elles sont d’excellentes plates-formes d’observation des Canards colverts qui nagent dans le bassin ainsi que de la végétation, des oiseaux et des animaux sauvages qui habitent les espaces verts environnants. C’est un lieu enchanteur qui permet aux enfants et aux familles de se rapprocher de la nature dans un milieu urbain. À marée basse, on peut voir un sentier qui débute au pied de Hinge Park. Le sentier conduit à Habitat Island.

Ecureurils gris de l'EstEn plus d’être un milieu riche en vie aviaire, le Village olympique et paralympique de Vancouver abrite une faune urbaine diversifiée avec, notamment, les écureuils gris de l’Est, les ratons laveurs, les suisses et les tamias ainsi que les moufettes. Les suisses, les tamias et les écureuils nichent dans les souches creuses et dans les cavités des arbres des parcs locaux. Les ratons laveurs sont bien adaptés à la vie urbaine. C’est l’une des espèces qu’on trouve le plus communément dans nos villes et municipalités. L’habitat idéal du raton laveur est une zone de petits peuplements d’arbres à la lisière des champs et près d’un point d’eau. Plusieurs espèces d’animaux sauvages en milieu urbain, particulièrement le raton laveur, sont souvent considérées comme des sources de problèmes parce qu’elles sont opportunistes. Ces animaux entrent dans les poubelles, les jardins, les greniers et les remises, en quête de nourriture et d’un abri. Il existe des moyens pour s’occuper des animaux sauvages qui posent problème, sans les faire souffrir, afin d’éviter qu’ils nuisent aux humains ou qu’ils causent des dommages aux propriétés.

raccoonLes animaux sauvages en milieu urbain et la biodiversité rencontrent plusieurs obstacles en raison de la proximité des humains. Les animaux sauvages sont très exposés à la perte et à la dégradation de leurs habitats. Celles dues à l’expansion commerciale, industrielle et résidentielle, à la pollution tellurique d’origine terrestre (y compris les pesticides), aux changements climatiques et à la surutilisation fourragère à des fins récréatives. Les chiens en liberté et la prédation par les chats sont des problèmes particuliers, car ils peuvent causer la mort d’oiseaux, la dégradation de l’habitat et la perturbation des animaux sauvages en milieu urbain. Les oiseaux migrateurs sont particulièrement sujets à se frapper contre les fenêtres dans les zones urbaines. Il est essentiel de prendre des mesures pour prévenir ces collisions contre les fenêtres, notamment durant les migrations, le printemps et l’automne.

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