Centre des sports de glisse et du secteur Creekside de Whistler

Profil de la biodiversité de la région environnante

CreeksideCentre des glisseÀ Whistler, il y a deux sites consacrés aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010. Ils sont situés sur le territoire traditionnel partagé entre les Premières Nations de Squamish et de Lil’wat, deux des quatre Premières Nations hôtes. Le Centre des sports de glisse est le site qui accueille les épreuves de luge, de bobsleigh et de skeleton. Le Whistler Creekside accueille les épreuves de ski alpin. Étant donné que le Whistler Creekside est le site qui accueille les épreuves alpines techniques et de vitesse, cela réduit de 90% l'impact sur l'environnement initialement prévu dans cette zone. Cela s'explique par le fait que les plans d'aménagement originaux prenaient en compte le mont Whistler et le mont Blackcomb en tant que sites pour ces épreuves.

Grenouille à queueUn certain nombre de mesures ont été prises pour réduire les impacts de l'aménagement des sites sur la biodiversité. Le Centre des sports de glisse de Whistler, par exemple, a été conçu pour minimiser le dégagement de végétation et pour conserver les arbres avoisinants pour ombrager le parcours. La plupart des zones riveraines de Creekside ont été laissées intactes pour mieux protéger la biodiversité des terres humides autour du site de Creekside. Là où la perturbation de l'habitat n'a pu être évitée, c'est-à-dire le long d'une section du ruisseau Boyd pendant la construction du site, un plan de gestion environnementale pour la grenouille-à-queue a été mis en place. Ces efforts ont permis de déplacer plusieurs centaines de têtards et de grenouilles adultes, 40 mètres en amont, où ils se multiplient.

Beaucoup de cours d'eau et de rivières dans le village de Whistler s'écoulent dans les terres humides, les étangs et les lacs de la zone. Ces derniers offrent un habitat essentiel pour plusieurs espèces de grenouilles, y compris la grenouille-à-queue. La grenouille-à-queue est une espèce nord-américaine; toutefois, au Canada, on ne la trouve qu'en Colombie-Britannique. Ces petites grenouilles ont une peau d'apparence granuleuse et un triangle de couleur cuivre entre les yeux. Seuls les mâles possèdent une queue. Les grenouilles-à-queue vivent tout au long de l'année dans les cours d'eau limpides et frais des montagnes et à proximité. Ils ne coassent pas et ont une durée de vie de 15 à 20 ans. Leur régime alimentaire est constitué d'une variété d'invertébrés terrestres, tels que des insectes, des araignées, des escargots et des criquets.  Les terres humides et les étangs constituent également un habitat essentiel pour d'autres espèces sauvages. Des amphibiens tels que le triton rugueux, et des reptiles tels que le lézard-alligator boréal et la tortue peinte de l'Ouestvivent dans ces terres humides. Bon nombre des ruisseaux et cours d'eau de cette zone s'écoulent dans des lacs alimentés par des glaciers. Ces lacs abritent l'omble d'eau douce et la truite fardée côtière.

Cerf-mulet des montagnes rocheusesLe terrain subalpin du Centre des sports de glisse de Whistler et aux alentours du Village ressemble beaucoup au terrain qu'on trouve au Parc olympique de Whistler. Cela s'explique par le fait que la diversité biologique autour des sites est la même. Le paysage boisé est dominé par le cèdre jaune et le cèdre rouge de l'Ouest, le sapin subalpin, l'aulne rouge et la pruchesubalpine, ainsi que par plusieurs centaines d'espèces de plantes indigènes et de nombreux champignons. Le développement commercial et résidentiel à Whistler a déplacé une bonne partie des espèces sauvages qui ont regagné les forêts avoisinantes. Malgré tout, on peut encore apercevoir de nombreuses espèces indigènes au périmètre du Village.

Tendez l'oreille et vous entendrez peut-être des oiseaux chanteurs locaux, tels que la Mésange à tête noire et le petit Roitelet àcouronne dorée qui vivent dans cette zone tout au long de l'année en raison de la nourriture abondante et des aires de nidification. Guettez le Cincle d'Amérique, le seul oiseau chanteur aquatique d'Amérique du Nord. Le long du ruisseau Fitzsimmons, il construit son nid dangereusement près du ruisseau à débit rapide et plonge dans les eaux glacées pour trouver sa nourriture composée de larves d'insectes aquatiques. Les oiseaux des buissons et des forêts tels que la Gélinotte huppée, la Grive à collier et le Troglodyte mignon vivent aussi dans cette zone tout au long de l'année, tout comme le Geai de Steller, la Corneille d'Amérique et le GrandCorbeau. La Chouette rayée et le Grand-duc d'Amérique vivent aussi dans cette zone. Vous pouvez aussi apercevoir d'autres rapaces, y compris le Faucon pèlerin, la Buse à queue rousse, l'Aigle royal et le Pygargue à tête blanche. Les mammifères qu'on rencontre fréquemment aux alentours du Village sont l'écureuil de Douglas, ainsi que la mouffette rayée, le suisse et le tamia et le raton laveur. Les cerfs à queue noire foisonnent. On peut fréquemment apercevoir des ours noirs à partir du printemps jusqu'à l'automne, et la plupart d'entre eux hibernent tout au long de l'hiver. Même si les lynx roux, les coyotes et les couguars vivent aussi dans les forêts de cette zone, quoiqu’on les voit rarement.

Lagopède à queue blancheLe terrain alpin qui se trouve au-dessus de la limite forestière près des plates-formes de départ du site Creekside est très différent du terrain subalpin du Village; sa biodiversité l'est donc aussi. La toundraalpineaccidentée se caractérise par son élévation extrême, ses fluctuations climatiques et son intense rayonnement ultraviolet. La végétation éparse et les arbres nains, ainsi que la faune qu'ils nourrissent connaissent une saison courte et intense de croissance et de reproduction marquée par des taux de reproduction plus lents, des couvées plus petites, une incubation plus longue et un niveau de stérilité plus élevé. Le Lagopède à queue blanche, la Chèvre de montagne et la marmotte des Rocheuses sont certaines des espèces que l'on croise couramment et qui vivent dans cet environnement alpin difficile. La marmotte des Rocheuses appartient à la même famille que la marmotte de l'île de Vancouver qui est une espèce en voie de disparition. «Mukmuk», un copain des mascottes des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver, est inspirée de la marmotte de l'île de Vancouver. Quant à «Quatchi», une autre mascotte des Jeux d'hiver de 2010, elle est inspirée du mythique Sasquatch dont on dit qu'il erre dans les étendues alpines et subalpines reculées du sud de la Colombie-Britannique.

cougarPeu d'espèces passent leur vie entière dans la zone alpine; la majorité fait des allers-retours chaque saison et passe de courts étés dans l'habitat alpin qui est très fertile. Lesinsectes viennent des élévations moins élevées au printemps, fécondent les bourgeons, ce qui permet aux plantes alpines de produire des fleurs et des fruits, y compris l'airelle myrtille, le raisin d'ours et la camarine noire. Pendant les mois d'été, on peut apercevoir la Paruline àcroupion jaune et les Marlebleus azurés se délecter d'insectes aériens au bord des falaises. Les oiseaux de forêts, comme la Sitelle à poitrine rouge, suivent leurs sources de nourriture jusque dans l'habitat alpin pendant les mois d'été. D'autres oiseaux migrateurs font aussi une halte pour se nourrir dans l'habitat alpin le long des couloirs de migration de leur voie migratoire. De forts vents alpins posent souvent des problèmes aux oiseaux plus petits; cependant, les rapaces, y compris le Faucon pèlerin, utilisent les courants ascendants le long des falaises pour se maintenir en altitude et plonger sur leur proie. Le Faucon pèlerin plonge à des vitesses olympiques dépassant les 300 km/h. Le large éventail de biodiversité attiré par la zone alpine fraîche durant les mois d'été attire aussi de nombreux prédateurs, y compris la martre, les ours noirs, les loups, les couguars, les renards, les lynx roux, les coyotes et les carcajous.

Faucon pelèrinLa survie de nombreuses espèces locales et migratoires dépend de la zone alpine. Celle-ci est souvent tellement éloignée qu’on croit qu'un tel environnement est naturellement protégé en raison de son inaccessibilité. Ce n'est pas nécessairement vrai. Les environnements alpins sont de plus en plus utilisés à des fins récréatives. Les activités récréatives ont un impact sur l'habitat alpin sensible et éloignent les espèces. Les activités de ski, la motoneige, le deltaplane, l'escalade de rocher et le vélo de montagne dégradent le terrain et perturbent la faune. La proximité des agglomérations amène des matières particulaires aériennes qui ont une incidence sur les modèles de fonte des neiges et influencent la qualité de l'eau. Les changements climatiques ont aussi un impact sur les environnements alpins. Cela s'explique par le fait que la limite forestière se déplace plus haut en raison des températures qui se réchauffent. Les espèces bien adaptées aux conditions alpines extrêmes peuvent avoir du mal à faire face à la chaleur croissante, à la concurrence croissante pour la nourriture et aux risques plus élevés de prédation. C'est pour cela qu'il est essentiel de réduire notre impact sur ces écosystèmes alpins sensibles.

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