UBC Thunderbird Arena

Profil de la biodiversité de la région environnante

l'UBC Thunderbird Arena UBC Thunderbird Arena, qu’on appelle également le Doug Mitchell Thunderbird Sports Centre, se trouve sur le campus de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). Le campus est situé sur le territoire traditionnel de la Première Nation de Musqueam, une de nos quatre Premières Nations hôtes. Les activités préliminaires du hockey olympique et le hockey sur luge paralympique se dérouleront à l’aréna.

Tout près de là se trouve le parc régional Pacific Spirit. Avec ses 763 hectares, il constitue le plus grand espace vert à Vancouver. Il comprend 30 sentiers, 19 kilomètres de sentiers de randonnée pédestre et 34 kilomètres de sentiers à utilisation mixte. La forêt y est jeune, mais arrive au second rang au chapitre de la croissance. Elle fournit un habitat essentiel pour plusieurs espèces, y compris des oiseaux indigènes ou migrateurs. On y retrouve surtout des arbres à feuilles caduques comme l' érable nain, l' aulne rouge et le peuplier occidental, et des conifères comme le douglas de Menzies, la pruche de l'Ouest et le thuya géant.

Le parc régional Pacific Spirit est reconnu en tant que zone importante pour la conservation des oiseaux en raison de sa population de Grands Hérons. La diversité impressionnante de l’habitat du parc attire une multitude d’oiseaux. Les falaises qui donnent sur l’océan et les plages qui se trouvent à proximité servent Grand hèron bleud’habitat au Grèbe élégant, à la Macreuse à front blanc, au Cormoran pélagique, au Goéland à ailes grises, au Bécasseau variable, au Grand Héron et au Canard d'Amérique. Les zones forestières, les parcs et les champs offrent des aires d’alimentation pour l’Hirondelle bicolore et le Bruant familier et des sites de nidification pour le Geai de Steller, le Pic mineur, la Mésange à tête noire, le Mésangeai du Canada et le minuscule Roitelet à couronne dorée. Pour plusieurs espèces de rapaces comme la Chouette épervière, le Grand duc d'Amérique, la Buse à queue rousse, la Buse pattue, l’ Aigle royal et le Pyrargue à tête blanche, le parc constitue un territoire de chasse extraordinaire.

Buse à queue rousseDurant toute l'année, des recensements d'oiseaux sont réalisés par des observateurs d'oiseaux et des associations d'ornithologie avec le soutien d'Études d'Oiseaux Canada. Les résultats sont transmis par l'entremise de e-Bird Canada et l'Atlas des oiseaux nicheurs de Colombie-Britannique. Plus de 150 espèces d’oiseaux différentes viennent dans la région du parc régional Pacific. Cependant, vous ne trouverez pas l’oiseau-tonnerre dans le recensement d’oiseaux officiel. Cet oiseau apparaît souvent dans le folklore des Premières Nations partout en Amérique du Nord. Figure importante de la mythologie autochtone en Amérique, l’oiseau-tonnerre représente les forces naturelles du tonnerre, des éclairs et des tempêtes. Cette créature puissante a servi d'inspiration pour la création de «Sumi», une des mascottes des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.

Le parc régional Pacific Spirit comprend quatre ruisseaux. Des projets de mise en valeur du saumon du Pacifique et de la truite arc-en-ciel sont en cours. On y trouve également la tourbière Camosun, une terre humide qui s’est formée il y a plus de 12,000 ans à la suite du retrait des glaces. Les rossolis filiformes, kalmias à feuilles d’andromède, ronces petit-mûrier, fougères femelles, choux puants, joncs épars, canneberges communes, airelles des marécages et sphaigne s’y plaisent. La tourbière Camosun a été revitalisée au cours de la dernière décennie grâce au Camosun Bog Restoration Group et au soutien de la faculté. Cette terre humide offre l’habitat essentiel pour les insectes, y compris les moustiques, et pour les amphibiens et reptiles. Parmi les reptiles que l’on retrouve à la tourbière, mentionnons le lézard-alligator boréal, la couleuvre de l'Ouest et la tortue peinte de l'Ouest, la seule tortue d’eau douce indigène en Colombie-Britannique. Les amphibiens comme le triton rugueux, la salamandre foncée et plusieurs espèces de grenouilles apprécient leur habitat dans la tourbière Camosun. C’est également le cas d’autres espèces fauniques, telles la petite chauve-souris brune, le rat musqué et le campagnol de Gapper. Ce dernier ne vit qu’à deux autres endroits au Canada. Pour protéger cet habitat sensible et permettre à des milliers de visiteurs de le découvrir, plusieurs passages en bois ont été construits autour de la tourbière. La sortie en vaut le coup: prenez un bon bol d’air frais et profitez de la beauté naturelle du parc régional Pacific Spirit.

Cerf-mulet des montagnes rocheusesUBC Thunderbird Arena est tout près de la ferme de l'UBC. Son terrain d’une superficie de 24 hectares en fait la seule ferme active dans la ville de Vancouver, la troisième plus grosse ville au pays. La ferme offre des occasions pédagogiques pour plusieurs disciplines de l’université, notamment la médecine, l’agriculture, les sciences et les arts. Des dizaines d’initiatives s’y déroulent chaque année par l’entremise de travaux de milliers d’étudiants. Laboratoire vivant et classe extérieure interactive, la ferme de l’UBC comprend des champs de culture à ciel ouvert avec peuplements forestiers, haies, vergers et jardins éducatifs. Plus de 250 variétés de cultures annuelles et vivaces y poussent grâce à des méthodes d’agriculture biologique. Les récoltes sont effectuées chaque année par le Centre for Sustainable Food Systems de l’UBC. Des légumes frais et des fleurs fraîchement coupées sont vendus aux habitants de la région lors du marché des fermiers organisé par la ferme.

Les suisse et les tamiasLa ferme de l’UBC jouit autant des bienfaits des espèces sauvages qu’elle en offre, y compris l’aération du sol grâce aux insectes fouisseurs et aux vers de terre.D’autres bienfaits proviennent des pollinisateurs comme le colibri d'Anna, les bourdons et le monarque. La migration annuelle de ce dernier, du Mexique à l’Alaska, est digne d’un marathon olympique, surtout pour une si petite créature. Le territoire agricole de l’UBC offre des sources d’alimentation importantes pour les animaux sauvages en milieu urbain. Le suisse et le tamia, l’écureuil gris de l’Est, le porc-épic, le raton laveur et la moufette rayée, par exemple, profitent de la ferme, que ce soit directement par les aliments qui y poussent ou indirectement par les insectes et les invertébrés qui y sont attirés. De gros mammifères jouissent également des bienfaits de la ferme, y compris le cerf à queue noire et le coyote. Ce dernier est un prédateur très bien adapté à l’environnement urbanisé.

Les animaux sauvages en milieu urbain et la biodiversité sont menacés en raison de leur proximité du développement humain. Les animaux sauvages sont vulnérables à la perte et à la dégradation de leur habitat. Les conséquences proviennent du développement commercial, industriel et résidentiel, de la pollution de source terrestre (y compris les pesticides), les changements climatiques et l’utilisation excessive à des fins récréatives. Les chiens sans laisse et la prédation par les chats sont des problèmes particuliers pour les animaux sauvages en milieu urbain, car ils peuvent tuer des oiseaux, dégrader l’habitat et troubler la vie sauvage. Les oiseaux migrateurs sont davantage susceptibles à entrer en collision avec des fenêtres lorsqu’ils se trouvent en région urbaine. Il est essentiel de prendre des moyens pour leur éviter de se heurter aux fenêtres, surtout pendant les migrations au printemps et à l’automne.

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