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Les fondements de la gestion des urgences

Liens rapides vers les composantes du cycle de gestion des urgences:

  1. Gestion des urgences
  2. Aucun effort
  3. Atténuation
  4. Préparation
  5. Intervention
  6. Rétablissement

Gestion des urgences

Les quatre composantes du cycle de planification de la gestion des urgences : l’intervention, le rétablissement, l’atténuation et la préparation.

La gestion des urgences (gestion des catastrophes ou réduction des risques de catastrophes) est le fait d’éviter les risques et d’en tenir compte. Elle comprend le déploiement d’efforts avant, pendant et après une catastrophe. En général, la gestion des urgences est un processus continu où les personnes, les groupes et les collectivités gèrent les dangers collectivement afin d’éviter ou de réduire les répercussions de ces dangers.

Le cycle de gestion des urgences, quand survient un phénomène météorologique dangereux.

Afin de réduire les risques de catastrophes, les gestionnaires des urgences et des catastrophes utilisent une stratégie axée sur des « pratiques exemplaires », soit le cycle de gestion des urgences. Ce concept s'est avéré un outil important pour prévenir ou éviter les catastrophes. Le cycle de gestion des urgences comporte quatre niveaux d'action: L'atténuation, la préparation, l'intervention et le rétablissement.

Chaque composante du cycle est fonction de la vulnérabilité ou du degré de risque.

Aucun effort

La catastrophe potentielle est au summum quand aucune planification n’est effectuée.

Si nous sommes vulnérables aux ouragans et aux tempêtes tropicales et que nous ignorons les pratiques exemplaires fondamentales de la gestion des urgences et ne déployons aucun effort, alors toute tempête se déplaçant dans notre direction est une catastrophe potentielle.

Remarquez maintenant comment, à l’ajout de chaque composante, la catastrophe potentielle (vulnérabilité) diminue

L’objectif ultime est d’être complètement protégé de la menace des ouragans. Toutefois, tant qu’il y a un risque, chaque composante du cycle de gestion des urgences est essentielle pour éviter ou au moins réduire la catastrophe.

Atténuation

L’atténuation consiste à essayer d’éviter que les dangers ne se transforment en catastrophes ou à réduire les effets des catastrophes quand elles surviennent. Les efforts d’atténuation sont axés sur la prise de mesures à long terme dans le but de réduire ou d’éliminer le risque.

Illustration montrant comment la possibilité d’une catastrophe commence à diminuer quand l’atténuation est inclue dans la planification de la gestion des urgences.

Exemples d’efforts d’atténuation :

  • Amener sa famille à l’intérieur des terres, loin des menaces des ondes de tempête qui s’abattent sur les côtes.
  • Construire des barrières côtières, comme des « récifs à ouragan » pour éviter que les hautes vagues n’atteignent les côtes.
  • Apporter des changements à sa collectivité et à sa maison pour les renforcer contre les tempêtes.
  • Construire dans la zone côtière des barricades pour contenir les eaux (comme des digues) ou des structures servant à dériver les eaux et à se protéger contre les ondes de tempête.
  • S’assurer contre les pertes économiques.
  • Adopter des plans et des lois sur l’utilisation des terres (les secteurs propices aux inondations peuvent être désignés en tant que parcs et zones non résidentielles).
  • Enterrer les fils électriques pour les protéger contre les vents violents.
  • Utiliser un service de prévision météorologique pour être averti de l’approche des ouragans.

Toutes ces mesures peuvent contribuer à réduire ou à éliminer les vulnérabilités face aux tempêtes potentielles.

Cependant, la première et la meilleure chose à faire pour se protéger contre les tempêtes potentielles est de s’informer. En n’étant pas au courant des menaces potentielles, on n’a aucune raison de s’y préparer. Et toutes ces mesures nécessitent des fonds (comme on le sait, le temps, c’est de l’argent), mais si on ignore ces choses et qu’on ne les comprend pas, on ne les prendra pas au sérieux… et on n’y accordera aucun fonds.

Le Centre canadien de prévisions des ouragans (CCPO) s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement canadien visant à réduire le plus possible les répercussions des ouragans au Canada. Le CCPO a été créé pour informer les Canadiens (et les personnes en visite au Canada) des menaces d’ouragans. Un des très importants efforts déployés par le CCPO est de sensibiliser constamment la population aux dangers que présentent les ouragans dans l’Est du Canada.

En 2005, le CCPO a publié le rapport Une climatologie des ouragans au Canada : pour mieux comprendre le danger, afin de mieux informer les Canadiens sur les menaces réelles que présentent les ouragans. La climatologie complète est disponible dans ce site Web.

Préparation

La préparation comprend l’élaboration de plans d’action spécifiques que l’on mettra en œuvre en cas de danger. L’atténuation a ses limites, et d’autres mesures spécifiques peuvent également être prises en cas de cyclone tropical.

Illustration montrant comment la possibilité d’une catastrophe diminue davantage quand la préparation aux dangers est inclue dans la planification de la gestion des urgences.

Le plan d’action décrit les mesures à prendre avant que ne survienne une urgence due à un ouragan :

  1. S’informer sur les ouragans – voir si les ouragans constituent une menace pour sa famille.
  2. Protéger sa maison – rendre sa maison plus sécuritaire et moins vulnérable aux tempêtes.
  3. Élaborer un plan d’urgence familiale – s’assurer que chacun sait ce qu’il doit faire, où il doit aller et comment il peut obtenir de l’information. Le plan d’une famille devrait être axé sur sa vulnérabilité aux dangers dus aux ouragans. Conserver un plan écrit et en faire part à ses amis et à sa parenté.
  4. Préparer une trousse d’urgence – certains articles sont essentiels, peu importe où l’on se trouve durant une tempête. Il est important que la trousse soit toujours complète et que chaque membre de la famille sache où elle se trouve.
  5. Connaître les sources d’information – savoir où trouver les plus récents avis publics et prévisions météorologiques émis par les gestionnaires des urgences.

Exemples d’efforts de préparation civile :

  • Élaborer des plans de communication faciles à comprendre.
  • Établir des liens et collaborer avec divers organismes d’urgence.
  • Maintenir et former du personnel des services et des opérations d’urgence.
  • Élaborer des procédures d'avertissement de la population en cas d'urgence et effectuer des exercices, en particulier en ce qui concerne les plans d’évacuation et les abris d’urgence (peut comprendre les efforts de bénévoles formés).
  • Mettre sur pied un centre des opérations d'urgence, comprenant un système de commandement des interventions bien appuyé par des politiques et des pratiques et effectuer des exercices régulièrement.
  • Constituer des réserves et garder de grandes quantités de provisions et d’équipement.

Au CCPO, l’élaboration de notre manuel de Procédures normalisées d’exploitation a constitué un important effort de préparation. Ce guide décrit en quelque sorte le « plan de match » à suivre lors de cyclones tropicaux. Il dicte ce que nous faisons, quand nous le faisons et comment nous le faisons. Il est mis à jour durant les périodes d’accalmie, alors nous pouvons intervenir automatiquement et efficacement en cas de menace d’ouragan.

En 2003, quand l’ouragan Juan s’est abattu sur Halifax, le personnel du CCPO a dû évacuer ses bureaux en raison des conditions potentiellement dangereuses. Toutefois, les services offerts aux Canadiens n’ont pas été interrompus – pas même pour une minute – parce que des membres du personnel avaient déjà été relocalisés à nos bureaux d’urgence avant l’arrivée de Juan. Nous étions donc préparés pour continuer à fournir à la population de l’information et des prévisions importantes.

Intervention

L’intervention comprend le déplacement des services d’urgence nécessaires et des premiers intervenants sur les lieux de la catastrophe potentielle à mesure que le danger menace de se transformer en catastrophe. C’est durant l’intervention que tous les efforts de préparation et les exercices entrent en jeu. Une mobilisation bien coordonnée de toutes les ressources assure une intervention efficace et réussie.

La catastrophe potentielle continue de diminuer quand l’intervention est inclue dans la planification de la gestion des urgences.

Exemples d’efforts d’intervention, immédiatement avant et pendant la tempête :

  • Émettre pour le public des prévisions propres à la tempête.
  • Mettre en œuvre les plans personnels en cas d’ouragan et prendre différentes mesures, notamment : attacher ou enlever de son terrain des articles qui pourraient être emportés par le vent, placarder les fenêtres, vérifier que les trousses d’urgence sont complètes, remplir la baignoire et des contenants d’eau potable, acheter de la nourriture qui nécessite peu ou pas de réfrigération, vérifier que les lampes de poche et les appareils à piles fonctionnent, faire le plein (auto et génératrice), s’assurer que les génératrices et les pompes de puisard sont en bon état, demeurer à l’intérieur durant l’ouragan, et rester à l’écoute des médias (radio, télévision, sites Web) pour connaître les prévisions météorologiques et les avis publics des gestionnaires des urgences, etc.
  • Activer les centres des opérations d’urgence.
  • Mobiliser la première vague de services d’urgence, comme les pompiers, la police et les ambulances.
  • Mobiliser la deuxième vague de services d’urgence, comme les équipes de spécialistes des sauvetages.
  • Faire un triage des besoins en personnel médical pour aider à réduire au minimum les pertes humaines.
  • Mobiliser les équipes d’intervention d’urgence bénévoles.

Au CCPO, les prévisions concernant l’approche d’un cyclone tropical font partie des efforts d’intervention. En fait, dans la plupart des cas, les prévisions du CCPO déclenchent les plans de mise en œuvre en matière d’intervention et de préparation pour tout le monde – des gestionnaires des urgences au grand public.

En 2003, à l’approche de l’ouragan Juan, le CCPO et l’organisation des mesures d’urgence de la Nouvelle-Écosse ont eu de la difficulté à faire réagir le public, qui était en grande partie apathique et non préparé pour la tempête. Cependant, certains ont pris la situation au sérieux; voici deux excellents exemples d’intervention :

Toutefois, les leçons de Juan ont été apprises… et le public a réagi de façon beaucoup plus appropriée quand l’ouragan Kyle s’est abattu sur la Nouvelle-Écosse en 2008. Kyle était plus faible et a touché un secteur moins populeux, mais la tempête a été abordée plus sérieusement et de nombreux résidents du sud-ouest des Maritimes étaient prêts.

Rétablissement

Le rétablissement vise la restauration du secteur touché et le retour à la normale. Le rétablissement commence une fois que la menace immédiate pour la vie humaine est passée. Les mesures de rétablissement comprennent : la reconstruction, la réembauche et la réparation de l’infrastructure essentielle. Les efforts de rétablissement qui réduisent ou éliminent le risque futur sont aussi des efforts d’atténuation. Souvent, les gens sont plus réceptifs à ces changements autrement impopulaires quand les souvenirs d’une catastrophe récente sont encore frais à leur mémoire.

Illustration montrant l’importance de la planification du rétablissement dans le cadre de la planification de la gestion des urgences.

Exemples d’efforts de rétablissement :

  • prodiguer des soins médicaux;
  • fournir des secours (nourriture, eau, matériel, médicaments, etc.) provenant de l’extérieur du secteur touché;
  • nettoyer le secteur;
  • reconstruire les structures endommagées;
  • rouvrir les commerces, les écoles et les voies de transport et faire revenir les gens au travail.

Au CCPO, les efforts de rétablissement comprennent habituellement la diffusion de prévisions météorologiques continues afin d’appuyer les équipes et les opérations de rétablissement.

Un excellent exemple d’efforts de rétablissement et d’atténuation découle des leçons apprises par les Torontois après le passage de l’ouragan Hazel (en 1954). Plus de 80 personnes sont mortes en raison de pluies intenses et d’inondations, dont 30 résidents d’une même rue. Raymore Drive a littéralement été emporté par les eaux quand la rivière Humber est sortie de son lit. Les efforts de rétablissement, sous la direction de la Toronto and Region Conservation Authority, ont inclus l’adoption d’un règlement sur l’utilisation des terres qui a empêché certains secteurs propices aux inondations d’être zonés résidentiels. Bon nombre de ces secteurs ont plus tard été aménagés en parcs.