Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes : Rapport 2005-2010

Trois photo : Nerprun cathartique; Crabe chinois; Agrile du frêne.

Photos de couverture : © Mark Richardson, Forêt modèle de l’Est de l’Ontario; Geneviève Bourget, ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec; David Cappaert, Michigan State University, Bugwood.org (en anglais seulement)  – 2012

(PDF), 1.5 Mo.

Table des matières


Sommaire

D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les espèces exotiques envahissantes (EEE) constituent la deuxième menace la plus importante à la diversité biologique après la perte d’habitat. L’effet des EEE sur les écosystèmes, les habitats et les espèces indigènes peut être important et souvent irréversible. Les espèces exotiques envahissantes entraînent chaque année la perte directe de milliards de dollars, des coûts de confinement et de contrôle, des pertes de production et la perte d’accès aux marchés.

À la suite des préoccupations à l’échelle nationale relativement aux EEE, une Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes a été élaborée et approuvée par les ministres des ressources fédéral, provinciaux et territoriaux en 2004. Le Budget fédéral de 2005 prévoyait 85 millions de dollars sur une période de cinq ans pour mettre en place des mesures qui accordent la priorité à l’amélioration des mesures préventives, notamment cinq millions de dollars sur une période de cinq ans pour le Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes (PPEEE).

Entre 2005 et 2010, 141 projets ciblant 277 espèces exotiques envahissantes ont été financés par le PPEEE. La plupart de ces projets visaient à accroître l’engagement, la compréhension et la sensibilisation des intervenants relativement aux EEE afin de réduire au minimum le risque d’introduction et de propagation d’EEE. Parmi les autres activités, mentionnons les inventaires et la surveillance pour détecter la présence de nouvelles infestations d’EEE et l’élaboration d’activités de gestion pour réduire les effets des EEE établies. Chaque année, les demandes de financement au PPEEE ont dépassé de loin la somme disponible d’un million de dollars. En cinq ans, le PPEEE a reçu près de 800 propositions de projet représentant un total de presque 40 millions de dollars, ce qui témoigne de la volonté manifeste de tous les intervenants d’établir des initiatives visant à lutter contre les espèces exotiques envahissantes. Aux dépenses totales de 4,6 millions de dollars du PPEEE s’est ajoutée une somme d’environ 8,3 millions de dollars provenant des promoteurs et de leurs partenaires pour la mise en œuvre des projets approuvés.

Le présent rapport donne des renseignements sur l’établissement du PPEEE, la mise en œuvre des projets et les réalisations du programme. Des exemples sont fournis pour illustrer les résultats de projets sélectionnés. Les renseignements couvrent l’engagement sur une période de cinq ans (2005 à 2010) du gouvernement du Canada de s’attaquer à la menace des EEE.

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Introduction

Les espèces exotiques sont celles qui se sont établies dans des zones situées à l’extérieur de leur aire de répartition naturelle. En général, les espèces exotiques ne posent pas un risque important et beaucoup sont même bénéfiques. Par contre, les espèces exotiques envahissantes (EEE) sont celles qui ont été introduites, du fait des activités humaines, ailleurs que dans leurs aires passées ou présentes de répartition naturelle et qui menacent l’environnement, l’économie ou la société, y compris la santé humaine. D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les EEE constituent la deuxième menace la plus importante à la diversité biologique après la perte d’habitat. Dans leurs nouveaux écosystèmes, les EEE peuvent devenir des prédateurs, des compétiteurs ou des parasites, s’hybrider et véhiculer des maladies qui frappent les plantes et les animaux indigènes et domestiques. L’effet des EEE sur les écosystèmes, les habitats et les espèces indigènes est important et souvent irréversible. Les espèces exotiques envahissantes entraînent la perte directe de milliards de dollars, incluant les coûts de confinement et de contrôle, des pertes de production et la perte d’accès aux marchés chaque année. Au Canada les coûts annuels liés aux EEE pourraient atteindre 20 milliards de dollars dans le secteur forestier, 7 milliards de dollars pour les espèces aquatiques envahissantes dans les Grands Lacs et 2,2 milliards de dollars dans le cas des plantes envahissantes à elles seules dans le secteur agricole.

En décembre 1992, le Canada était le premier pays industrialisé à ratifier la Convention sur la biodiversité des Nations Unies élaborée au Sommet de la Terre de Rio. En vertu du paragraphe 8(h) de la Convention, chaque signataire « empêche d’introduire, contrôle ou éradique les espèces exotiques qui menacent des écosystèmes, des habitats ou des espèces ». La Convention lance un appel à tous les pays signataires d’établir une stratégie nationale sur la diversité biologique; le Canada a publié sa stratégie en 1995. La Stratégie canadienne de la biodiversité reconnaît que les écosystèmes et les habitats du Canada ont subi les répercussions délétères de l’établissement des EEE. En outre, la stratégie prévoit l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, de plans, de lois et de programmes pour empêcher que les EEE nuisent à la diversité biologique.

En accord avec la Convention sur la biodiversité des Nations Unies et la Stratégie canadienne de la biodiversité, le Conseil mixte des ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux des forêts, de la faune, des pêches et de l'aquaculture et des espèces en péril a demandé au cours d’une réunion d’élaborer un plan national sur les espèces envahissantes. Une Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes a donc été élaborée et approuvée par les ministres des ressources fédéral, provinciaux et territoriaux en septembre 2004. Cette Stratégie nationale cherche à réduire au minimum le risque que présentent les EEE pour l’environnement, l’économie et la société grâce à une approche hiérarchique qui met la priorité sur la prévention, la détection précoce, l’intervention rapide et la gestion.

Pour assurer la gestion efficace des EEE, le gouvernement du Canada a engagé 85 millions de dollars sur une période de cinq ans (2005-2010) pour commencer à mettre en œuvre la Stratégie nationale, particulièrement des initiatives qui mettent l’accent sur l’amélioration des mesures préventives. Dans le cadre de cette stratégie, le Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes (PPEEE) a reçu la somme de cinq millions de dollars sur une période de cinq ans pour financer des projets visant à susciter l’engagement des Canadiens dans des actions relatives aux priorités clés énoncées dans la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes.

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1. Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes

L’approche stratégique du Canada pour contrer les EEE met l’accent sur les voies d’entrée. Les voies d’entrée sont les moyens par lesquels les EEE sont introduites et se propagent et elles peuvent être intentionnelles (voulues), non intentionnelles (accidentelles), autorisées (légales) ou non autorisées (illégales). Il existe de nombreuses sources d’introduction, y compris la navigation de plaisance, le commerce pour l’aquariophilie et l’aquaculture, le commerce des appâts, le commerce des animaux de compagnie, le commerce horticole, les espèces qui arrivent dans des marchandises ou des emballages, les passagers clandestins de divers modes de transport (p. ex., eaux de ballast des bateaux), incluant les maladies des espèces sauvages.

Photo de la page couverture de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes, septembre 2004.
© Gouvernement du Canada

La Stratégie nationale relève le défi des espèces exotiques envahissantes en adoptant une approche hiérarchique qui met l’accent sur :

  1.  la prévention de nouvelles invasions;
  2. la détection précoce des nouveaux envahisseurs;
  3. l’intervention rapide face aux nouveaux envahisseurs;
  4. la gestion des envahisseurs établis et qui se propagent (confinement, éradication et contrôle).

Prévention

Il est généralement reconnu que la prévention est le moyen le plus efficace et le moins cher d’éviter le risque posé par les EEE ou de le réduire au minimum. Les investissements dans la prévention sont rentables, et permettent d’éviter des coûts économiques, environnementaux et sociaux à long terme importants. 

Les outils disponibles en matière de prévention comprennent l’augmentation de la capacité d’évaluation du risque, la conduite de recherches scientifiques pour mieux prédire l’invasion d’espèces exotiques potentielles et l’élaboration de programmes de sensibilisation du public de concert avec les intervenants. En même temps, des stratégies de surveillance comme des inspections et des interceptions avant la frontière et à la frontière sont également essentielles.  

Dans le cas des introductions intentionnelles, notamment celles d’espèces pour l’empoissonnement, la chasse et l’alimentation, la prévention met l’accent sur l’application de l’analyse de risque et l’approbation préalable, par les ministères responsables, des introductions proposées. Une approche intégrée doit être utilisée; elle doit tenir compte de considérations environnementales, socio-économiques et de santé humaine et être cohérente à l’échelle nationale et à l’étranger, dans tous les secteurs.  

Les mesures visant à réduire les introductions non intentionnelles comprennent également le recours à l’analyse du risque, ainsi qu’à des mesures techniques pour réduire au minimum le risque d’introduction par des voies comme les marchandises et le transport. Des plans de gestion sont nécessaires dans le cas des voies d’entrée à risque élevé.

Détection précoce

Selon le processus d’intervention hiérarchique, la détection précoce est importante pour gérer les espèces exotiques envahissantes qui se sont rendues à la frontière.

La sensibilisation du public, la vulgarisation et la surveillance restent des outils importants pour détecter efficacement les EEE. Un programme coordonné de surveillance particulier à un site ou général portant sur des points d’entrée importants, les zones protégées ou sensibles et les écosystèmes urbains et agricoles est essentiel pour la détection précoce. Un aspect clé de la détection précoce est la capacité d’expertise de base qui permet d’identifier les EEE et de les distinguer des espèces indigènes ou établies depuis longtemps.

Intervention rapide

Lorsqu’une EEE réussit à déjouer les mesures de prévention et à entrer au Canada, il est essentiel d’intervenir rapidement, soit aussitôt qu’elle a été détectée, avant qu'elle soit largement établie À l’instar des approches de prévention et de détection précoce, les approches d’intervention rapide portent sur la première ligne du risque et utilisent des outils proactifs pour limiter les effets potentiels des EEE nouvellement introduites.
 
Des réseaux d’intervention rapide intégrés sont nécessaires, de même que des plans d’urgence et des fonds d’urgence pour la mise en quarantaine et des mesures d’éradication sont essentiels pour éliminer, contenir ou contrôler les EEE immédiatement à leur entrée. Les efforts d’intervention rapide exigent une capacité de coordonner le travail des divers ministères, de mobiliser les ressources rapidement et de permettre aux groupes partenaires de s’aider mutuellement.

Détection précoce et réponse rapide face à de nouvelles espèces exotiques envahissantes : le longicorne asiatique

Le longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis) est un parasite des forêts indigène dans plusieurs pays asiatiques, qui attaque et tue un large éventail d’essences de feuillus, dont les érables. Aussi appelé longicorne étoilé de Chine, cet insecte perceur a été observé dans un parc industriel aux limites des villes de Toronto et de Vaughan en 2003. Il présente une grave menace pour les forêts de l’Ontario.

Ce coléoptère n’est pas inconnu en Amérique du Nord. On l’a observé pour la première fois à New York en 1996, à Chicago en 1998 et au New Jersey en 2002, puis de nouveau en 2004. Originaire de Chine, il s’est probablement introduit en Amérique du Nord dans des palettes, des caisses à claire-voie ou des matériaux d’emballage en bois utilisés pour le transport de marchandises. On a dépensé des millions de dollars à l’éradication de cet insecte. Bien que ces programmes aient été fructueux jusqu’ici, toute nouvelle observation nécessite des mesures immédiates.

Dès la découverte de l’insecte, on a mis sur pied un groupe de travail mixte chargé d’éradiquer l’espèce du Canada. L’effort d’éradication est dirigé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), organisme chargé d’empêcher l’entrée et la propagation d’espèces d’insectes envahissantes; y participent également le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO), le Service canadien des forêts (SCF), la Ville de Toronto, la Ville de Vaughan, la région de York, l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région et le ministère de l’Agriculture des États-Unis.

Toutes les découvertes de longicornes asiatiques en Amérique du Nord sont le fait de citoyens alertes et observateurs qui ont informé les agences chargées de la gestion et de la lutte contre les ravageurs. La détection précoce est une condition essentielle pour empêcher cet insecte de s’établir et de se propager.

Ministère des Ressources naturelles de l'Ontario

L'ACIA réglemente les zones où des ravageurs envahissants sont trouvés. À l'intérieur de ces zones, elle instaure et applique des mesures visant à restreindre le déplacement du bois pouvant être infesté, ce qui contribue à prévenir la propagation du ravageur dans d'autres endroits. On a établi des zones réglementées dans certaines parties des villes de Toronto et de Vaughan en vue d'empêcher la propagation du longicorne asiatique. Il est essentiel d'appliquer ces mesures afin d'empêcher la propagation du longicorne asiatique dans la grande région de Toronto et dans le reste de l'Ontario et du Canada.

En outre, l'ACIA demande à la population de l'aider à détecter le longicorne asiatique et de signaler sa présence à un bureau local de l'ACIA.

Agence canadienne d'inspection des aliments


Carte d'une zone réglementée pour le longicorne asiatique, établie dans certaines parties de Toronto et de Vaughan (Ontario).

Source : Agence canadienne d'inspection des aliments

Description longue pour la carte : Longicorne asiatique

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Gestion

Une fois établies, les EEE doivent être la cible d’activités de gestion, de recherche et d’innovation requises pour réduire au minimum les effets et les coûts à long terme. L’analyse du risque, l’analyse de rentabilité et d’autres outils peuvent être utilisés pour déterminer les mesures d’atténuation les plus appropriées et rentables à mettre en œuvre et en établir l’ordre de priorité, notamment le confinement, le contrôle et l’éradication.

Contrairement aux trois approches précédentes, les approches de gestion des EEE établies ont tendance à coûter cher et à être de nature réactive. Les mesures d’éradication, de confinement et de contrôle identifiées pour les EEE prioritaires peuvent comprendre des stratégies physiques, chimiques, biologiques ou intégrées. La recherche scientifique sur les méthodes et technologies visant à contrer les EEE prioritaires est essentielle pour que l’on puisse attribuer de façon efficace les ressources et en maximiser l’efficacité. Par exemple, la lamproie marine a été un facteur important de l’effondrement de la pêche à la truite grise et au corégone dans les Grands Lacs durant les années 1940 et les années 1950. Le Programme de lutte contre la lamproie marine, qui a débuté en 1955, a permis de réduire de 90 % les populations de lamproie marine. Les coûts annuels du programme s’élèvent à plus de 21 millions de dollars et sont partagés entre le Canada et les États-Unis.

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1.1. Partenaires

La Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes souligne l’importance d’établir des mesures clés visant la prévention, l’intervention rapide, la détection précoce et la gestion des EEE. Le leadership des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux est essentiel pour le succès de l’intervention dans la lutte contre les EEE et la coordination est importante, non seulement entre les administrations, mais également avec les organisations non-gouvernementales et le secteur privé.

Au niveau fédéral, la coordination de la mise en œuvre de la stratégie est dirigée par Environnement Canada et les responsabilités fondamentales pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale sont partagées entre trois ministères et une agence :

  • Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour les plantes envahissantes et les phytoravageurs agricoles;
  • Environnement Canada pour les animaux envahisseurs terrestres et les maladies de la faune;
  • Ministère des Pêches et des Océans (MPO) pour les espèces envahissantes aquatiques;
  • Ressources naturelles Canada (RNCan) pour les phytoravageurs forestiers.

Ces ministères et organismes se sont engagés à collaborer continuellement pour régler les questions relatives aux EEE.

Selon la Stratégie nationale, les intervenants sont tous les ordres de gouvernement, l’industrie, les organisations non gouvernementales (ONG), les chercheurs universitaires, les groupes autochtones et le grand public. Tous ces intervenants contribuent à relever le défi que posent les EEE à leur façon; par exemple, la mobilisation du public peut faire connaître davantage la façon d’empêcher l’introduction et la propagation d’EEE, pendant que des chercheurs universitaires mènent des recherches importantes qui améliorent la capacité de prédire la probabilité d’introduction d’une espèce et la mesure dans laquelle cette dernière peut être envahissante.

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2. Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes

Le PPEEE, qui a vu le jour en 2005, n’est qu’une partie de l’initiative du gouvernement du Canada sur les EEE. Un budget annuel d’un million de dollars est disponible pour les partenaires dans le cadre de ce programme fédéral.
            
Le PPEEE est encourage les partenariats et la coordination entre une vaste gamme d’intervenants pour les initiatives relatives aux EEE considérées comme une priorité élevé dans le cadre de la Stratégie nationale. Les contributions des nombreux intervenants, autant régionaux que locaux, sont importantes pour relever les défis que présentent les EEE.

Le programme est géré conjointement par EC, l’ACIA et le MPO et il est administré par EC. D’autres ministères fédéraux participent au programme par l’entremise du Comité interministériel d’examen technique, qui évalue les propositions de projet. Le Comité compte parmi ses membres RNCan, l’Agence des services frontaliers du Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada et l’Agence Parcs Canada. Ces ministères et organismes fédéraux travaillent avec les intervenants pour mettre en œuvre de façon efficace le PPEEE et assurer l’atteinte des objectifs relatifs aux priorités de programme.

Les bénéficiaires admissibles au financement comprennent les organisations non gouvernementales et sans but lucratif, les groupes et organisations autochtones, les établissements d’enseignement ou de recherche, les particuliers et les sociétés et les administrations provinciales, territoriales et municipales, les organismes et les sociétés d’État.

Les bénéficiaires sont admissibles à un financement maximal de 50 000 $ par année. Tous les projets sont évalués par le Comité interministériel d’examen technique conformément aux critères suivants : valeur en matière d’éducation du public, valeur en matière de réduction du risque, importance des espèces ou des voies d'entrée ciblées, valeur des contributions provenant d’autres sources, durabilité de l’initiative, faisabilité technique, pertinence du budget et du plan de travail et cadre d’évaluation et de rendement. Le comité présente ses recommandations de projets à un comité interministériel de directeurs généraux, qui présente à son tour ses recommandations au sous-ministre adjoint d’EC pour approbation finale.

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2.1. Buts, objectifs et résultats

Le PPEEE finance des projets à l’appui de la mise en œuvre de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Le PPEEE a pour but d’encourager les Canadiens à prendre des mesures pour empêcher, détecter et gérer les EEE afin de réduire au minimum le risque que les espèces posent pour le capital naturel du Canada. Les trois objectifs particuliers du PPEEE sont les suivants :

  • réduire l’introduction et la propagation des EEE et gérer leurs voies d’entrée grâce aux activités de prévention, de détection et de gestion (confinement, éradication et contrôle);
  • permettre aux Canadiens de participer activement aux projets qui visent à contrer la menace que posent les EEE;
  • améliorer la compréhension et la sensibilisation des Canadiens aux espèces exotiques envahissantes et aux mesures et choix individuels qui contribuent à leur introduction et à leur propagation.

Les projets financés par le PPEEE soutiennent les activités clés du Programme qui sont identifiées comme des priorités élevées de lutte contre les EEE au Canada et comprennent : la vulgarisation, la diffusion, la sensibilisation et les communications; les inventaires, la surveillance et les réalisations scientifiques; l’éradication, le confinement et le contrôle. Les résultats des projets exécutés dans le cadre du PPEEE soutiennent les priorités reconnues dans la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Ils se regroupent en trois grands secteurs :

  • participation active des Canadiens pour réduire au minimum l’introduction d’EEE;
  • élaboration de produits et d’outils pour réduire les introductions non intentionnelles potentielles par des voies d’entrée précises;
  • élaboration de produits et d’outils pour accroître la sensibilisation du grand public et sa compréhension des questions relatives aux EEE.

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2.2. Réalisations du programme

Au cours des cinq premières années du programme, les Canadiens ont démontré beaucoup d’intérêt à participer à la lutte contre les EEE; en effet, presque 800 demandes totalisant presque 40 millions de dollars ont été présentées. Durant les cinq premières années du programme, 141 projets différents ont été financés et la contribution totale du PPEEE s’est élevée à 4,6 millions de dollars. Bon nombre des projets étaient pluriannuels et ont été approuvés pendant deux ou trois ans pour permettre d’obtenir des résultats plus concrets. En raison de retards dans la mise en œuvre du programme, le montant de 1 million de dollars qui était prévu pour l'année financière 2005-2006 a été reporté aux années 2006-2007 et 2007-2008 dans un appel combiné à propositions de projets; la plupart des projets approuvés suite à ce premier appel ont été des projets pluriannuels. Le programme a donc alloué des fonds de 2006-2007 à 2009-2010.

Ce tableau présente les chiffres relatifs aux projets financés par le Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes (PPEEE) : nombre de demandes reçues, nombre de projets approuvés, financement total demandé (millions $), financement total demandé au PPEEE (millions $), contributions d'autres sources (millions $, en espèces et/ou en nature), valeur totale du financement (millions $). Ce tableau couvre la période de 2006 2007 à 2009 2010.

Financement du PPEEE
AnnéeNombre de demandesNombre de projets approuvésDemande totale de financement (en millions de dollars)Finan- cement du PPEEE  (en millions de dollars)Financement additionnel (en millions de dollars)Valeur totale (en millions de dollars)
En natureEn espèces
2006-2007 3104419,00,6293,0811,0446,709
2007-2008123307,01,982
2008-2009192327,350,9941,6550,4873,125
2009-2010173356,041,0001,6480,3743,022
Total79814139,394,6056,3841,90512,857

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Les contributions provenant d’autres sources de financement sont encouragées dans les propositions de projet. Entre 2006 et 2010, une somme d’environ 8,289 millions de dollars a été versée aux projets du PPEEE par les promoteurs et leurs partenaires. Cela représente 1,80 $ pour chaque dollar octroyé par le PPEEE. De ces contributions, une partie était en espèces (1,905 million de dollars) et l’autre en nature (6,384 millions de dollars), y compris le travail bénévole; depuis 2006, environ 4 543 bénévoles ont participé directement aux 141 projets du PPEEE.

Les projets ont ciblé 277 EEE (annexe A), y compris les espèces provenant de l’extérieur du Canada et les espèces indigènes du Canada qui sont envahissantes dans des régions précises. Voici quelques-unes des espèces envahissantes à haute visibilité ciblées par les projets du PPEEE : salicaire pourpre (Lythrum salicaria), ascidie plissée (Styela clava), longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis), gobie arrondie (Neogobius melanostomus), tortue à oreilles rouges (Trachemys scripta elegans) et chancre du noyer cendré (Sirococcus clavigignenti-juglandacearum).

Le PPEEE a financé 85 organisations différentes (annexe B), y compris l’Ontario Federation of Anglers and Hunters, l’Université McGill, l’Université du Cap-Breton l’Université de l’île de Vancouver, le Ministère des ressources naturelles et de la Faune du Québec, le Ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, le Congrès des Peuples autochtones et Environmental Dynamics Inc.

Types d’organisations, par nombre de projets, financées par le PPEEE

Cette figure fournit des renseignements sur les types d'organisations qui ont réalisé des projets financés par le Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes.

Description longue du diagramme circulaire

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Pour en arriver à un programme national équilibré, la répartition des projets dans chaque province et territoire a été prise en considération durant le processus d’examen des projets. Toutefois, les décisions finales dépendent du nombre de demandes dans chaque province et territoire et de la qualité des demandes. Dans certains cas, les projets financés étaient de nature régionale (couvrant deux provinces ou territoires et plus) ou s’étendaient à l’échelle nationale.

Répartition des projets du PPEEE entre les provinces et territoires, 2005-2010.

Cette figure indique le nombre de projets financés par le Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes dans les provinces et territoires.

Description longue du diagramme en barres

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Les projets réalisés dans le cadre du PPEEE ont entraîné une série d’initiatives de prévention, de détection et de gestion contribuant à atteindre le principal objectif, c’est-à-dire empêcher l’introduction et la propagation des EEE dans tout le Canada.

Les projets financés dans le cadre du PPEEE répondaient à trois priorités de la Stratégie nationale : prévention, détection et gestion. Dans l’ensemble, 75 % des projets s’attaquaient à deux ou trois priorités.

Ce tableau indique le nombre de projets financés par le Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes ainsi que le pourcentage total des projets financés par le PPEEE qui répondent à chacune ou à une combinaison des trois priorités de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes, comme : la prévention (16,11 %), la détection (8,6 %), la gestion (11,8 %), la détection et la gestion (6,4 %), la prévention et la détection (12,8 %), la prévention et la gestion (11,8 %), et la prévention, la détection et la gestion (77,55 %).

Priorités de la Stratégie nationale traitées par les projets du PPEEE
Activité prioritaireNombre de projetsPourcentage du total (%)
Prévention1611 %
Détection86 %
Gestion118 %
Détection et gestion64 %
Prévention et détection128 %
Prévention et gestion118 %
Prévention, détection et gestion7755 %
Total141100 %

Les projets financés dans le cadre du PPEEE portaient sur des espèces envahissantes autant aquatiques (dulcicoles et marines) que terrestres; en effet, 64 (45 %) des projets visaient les espèces terrestres et 47 (34 %) les espèces aquatiques. Les 30 (21 %) projets restants visaient à la fois les espèces terrestres et les espèces aquatiques. L’objectif du programme consistait à atteindre une répartition de 40 % de projets aquatiques et de 60 % de projets terrestres.

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3. Activités de projet

Les projets financés appuient les activités clés du programme reconnues par les ministères et organismes responsables comme des priorités élevées de la lutte aux EEE au Canada et comprennent : la diffusion, la sensibilisation et les communications; les inventaires, la surveillance et les réalisations scientifiques; l’éradication, le confinement et le contrôle. Ces activités clés correspondent à l’approche hiérarchique du PPEEE, qui accorde la priorité à la prévention, à la détection précoce, à l’intervention rapide et à la gestion.

Les exemples de projets qui suivent portent sur une ou plusieurs activités clés du programme. L’annexe B contient une liste de tous les bénéficiaires financés dans le cadre du PPEEE, y compris le titre de leurs projets financés, l’année durant laquelle le projet a été financé et le montant octroyé. En outre, des résumés de tous les projets financés dans le cadre du PPEEE sont publiés dans le site Web du Programme.

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3.1. Diffusion, sensibilisation et communications

Comme il est indiqué dans la Stratégie nationale, la prévention est la première étape de l’approche visant à contrer les EEE. Les activités hautement prioritaires comprennent les l’élaboration et la mise en œuvre de campagnes nationales de sensibilisation du public et les initiatives de diffusion ciblées (y compris les codes de conduite) en partenariat avec les intervenants.

Il est essentiel, dans le cadre des activités de sensibilisation et de diffusion, de renseigner le public sur les EEE au moyen de documents dont le format est accessible et par le biais de portails et de réseaux facilement accessibles, particulièrement les voyageurs qui font entrer, intentionnellement ou non, des EEE.

Conseils sur les espèces envahissantes

Les conseils sur les EEE sont des organismes regroupant plusieurs intervenants qui jouent un rôle important pour travailler avec leurs partenaires à donner suite aux priorités de la Stratégie nationale, particulièrement en établissant les priorités régionales et en facilitant la prise de mesures locales pour lutter contre les EEE. En 2005, un seul conseil sur les espèces envahissantes était établi au Canada, le Invasive Plant Council of British Columbia. Cinq années plus tard, grâce entre autres à la contribution du PPEEE, ce sont huit conseils qui étaient établis. Ceci représente un résultat significatif du PPEEE.

Alberta Invasive Plant Council
www.invasiveplants.ab.ca (en anglais seulement)

Conseil des espèces envahissantes du Nouveau-Brunswick
www.nbisc.ca

Invasive Plant Council of British-Columbia
www.invasiveplantcouncilbc.ca (en anglais seulement)

Ontario Invasive Plant Council
www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement)

Invasive Species Alliance of Nova Scotia
www.invasivespeciesns.ca (en anglais seulement)

Saskatchewan Invasive Species Council
www.saskinvasives.ca (en anglais seulement)

Invasive Species Council of Manitoba
www.invasivespeciesmanitoba.com (en anglais seulement)

Yukon Invasive Species Council
www.yukoninvasives.com (en anglais seulement)


The Native Plant Society of Saskatchewan
Formation du Saskatchewan Invasive Species Council

Conseil sur les espèces envahissantes de la Saskatchewan
© Native Plant Society of Saskatchewan, Inc.

Le Saskatchewan Invasive Species Council (Conseil sur les espèces envahissantes de la Saskatchewan) a été formé pour gérer les menaces actuelles et futures que posent les EEE en Saskatchewan et pour coordonner les efforts de lutte contre ces espèces au sein de la province, comme dans les autres provinces. Le principal objectif consistait à regrouper tous les intervenants et leur demander de collaborer afin de former une autorité provinciale efficace pour lutter contre les EEE. Le Conseil a été constitué officiellement, il a rédigé des documents d’orientation et a créé un site Web. La constitution en société du conseil lui a permis de demander des fonds et lui a donné plus de crédibilité, tandis que les documents d’orientation énonçaient les procédures pour mener les affaires du conseil et définissaient les buts pour les années à venir. Le site Web sert de centre d’information pour le public et tous les événements liés aux EEE en Saskatchewan y sont annoncés.


L’Ontario Federation of Anglers and Hunters
Établissement du Ontario Invasive Plant Council

Conseil sur les plantes envahissantes de l'Ontario
© Ontario Federation of Anglers and Hunters

L’Ontario Invasive Plant Council (Conseil sur les espèces végétales envahissantes de l’Ontario) est un organisme sans but lucratif interagences fondé en 2007 pour accroître l’intervention provinciale coordonnée pour gérer la menace croissante des espèces végétales terrestres et aquatiques envahissantes. Le Conseil est composé d’offices de conservation, d’établissements d’enseigne-ment, d’organisations autochtones, de réseaux d’intendance, d’experts-conseils privés, d’industries et d’organisations non gouvernementales en matière d’environnement, de même que de tous les ordres de gouvernement.

Grâce au financement du PPEEE, le Conseil a pu accroître la sensibilisation aux problèmes que posaient les espèces végétales envahissantes dans toute la province de l’Ontario. Le Conseil a créé un réseau provincial de plus de 600 particuliers qui reçoivent et distribuent de l’information sur les plantes envahissantes. Le Conseil a tenu trois assemblées générales annuelles et des symposiums sur les espèces végétales envahissantes et il a établi trois comités afin d’accroître la planification stratégique et de mieux traiter les questions qui portent sur les communications, la politique et la recherche axée sur la lutte contre les espèces envahissantes.

Avant la création du Conseil, il n’y avait pas d’intervention provinciale coordonnée pour lutter contre les espèces végétales envahissantes en Ontario. Le Conseil sur les espèces végétales envahissantes s’efforce d’accroître la sensibilisation à l’échelle de la province et de revoir la législation afin de faire les changements nécessaires.


Gouvernement du Yukon – ministère de la Voirie et des Travaux publics
Forum sur les espèces envahissantes du Yukon et cadre de détection précoce et d’intervention rapide

Yukon Invasive Species Committee
© Yukon Invasive Species Committee

Dans la plupart des régions du Canada ayant des antécédents en matière d’agriculture et de gestion des mauvaises herbes, des conseils de gestion des mauvaises herbes étaient en place bien avant qu’il soit question des espèces envahissantes. Puisque le secteur agr icole n’est pas très important au Yukon, il n’y a pas de conseil sur les mauvaises herbes. Par conséquent, les mauvaises herbes et les espèces envahissantes ne sont traitées que de façon marginale par quelques agriculteurs et personnes engagées. Toutefois, la gestion des EEE devient de plus en plus importante parce qu’il y a eu une croissance explosive de quelques espèces au cours des 10 dernières années. Cela fait augmenter les coûts de la production agricole et de la gestion de la végétation en bordure des routes, et cause des préjudices aux écosystèmes naturels.

En 2004, le Yukon Invasive Species Committee (YISC) a été établi; il s’agit d’un groupe spécial comprenant des membres clés du gouvernement du Yukon, de l’Agence Parcs Canada et un membre du public. À l’aide des fonds obtenus par le biais du PPEEE, le YISC a organisé un forum régional sur les EEE qui incluait des présentations des administrations avoisinantes (l’Alaska et la Colombie-Britannique) et où le YISC a décrit des exemples de préjudices écologiques et économiques que les EEE avaient déjà causés au Yukon. Plus de 70 personnes se sont inscrites au forum, lequel a contribué à accroître la sensibilisation aux questions relatives aux EEE dans le territoire à plusieurs ordres gouvernementaux et au sein du grand public. En outre, un cadre préliminaire de détection précoce et d’intervention rapide a été élaboré pour déterminer les composantes clés qui seraient essentielles à la gestion des EEE au Yukon.

Diffusion et sensibilisation

Comme l’explique la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes, les activités d’éducation et de sensibilisation devraient faciliter la prise de mesures sur le terrain grâce à des programmes d’intendance qui font intervenir directement les collectivités dans la gestion des EEE. Les administrations fédérale, provinciales et territoriales travaillent main dans la main pour identifier les préoccupations et intérêts communs afin de régler les problèmes causés par les EEE. À l’extérieur du gouvernement, de nombreux intervenants s’impliquent de plus en plus dans la gestion des EEE préoccupantes dans le cadre de leurs propres activités.

Une collaboration continue et accrue entre les intervenants clés sera essentielle pour relever les défis actuels et futurs, et permettre la prise de mesures rapides pour lutter contre les nouveaux envahisseurs et gérer les voies d’entrée. Le PPEEE a financé de nombreux groupes pour leur permettre d’établir des initiatives ciblant des intervenants en particulier qui peuvent contribuer à la propagation des EEE. Plusieurs bénéficiaires ont donné des cours de formation sur les EEE aux membres de la collectivité et aux intervenants. Grâce aux projets financés par le PPEEE, plus de 12 000 personnes ont reçu une formation jusqu’à présent pour détecter les EEE et intervenir. Les bénéficiaires retenus ont joint, au moyen de diverses autres initiatives de diffusion publique (p. ex. télévision, articles de journal, Internet), une moyenne de plus de 500 000 personnes annuellement.

Photo d'un kiosque d'exposition réalisé par Conservation Manitoba et montrant un membre du personnel devant des affiches fournissant de l'information sur les ravageurs forestiers envahissants. Les titres des affiches sont : « Harmful invasive forest pests are threatening Manitoba's trees » (Les ravageurs forestiers envahissants menacent les forêts du Manitoba) et « Don't move firewood » (Ne déplacez pas le bois de chauffage).

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Prince Edward Island Aquaculture Alliance
Sensibiliser les utilisateurs des ressources aux espèces aquatiques exotiques envahissantes dans les eaux estuariennes de l’Île-du-Prince-Edouard

Image de l'affiche « Help Stop Invasives – Clean Your Boat » (Arrêtez la propagation des espèces envahissantes – Nettoyez votre bateau). Le mot « Stop » figure dans un panneau de signalisation.
© Prince Edward Island (PEI) Aquaculture Alliance

L’objectif de cette initiative de la Prince Edward Island Aquaculture Alliance était de sensibiliser aux espèces aquatiques envahissantes (EAE) les personnes qui tirent leur gagne-pain des milieux aquatiques de l’Île-du-Prince-Édouard (p. ex. aquaculture et pêche) et celles qui les utilisent à des fins récréatives (par exemple les plaisanciers et le grand public). Le matériel didactique comme le livret imperméable « Stop the Spread » (arrêter la propagation) donne des renseignements pertinents à tous les intervenants. L’information comprend l’identification des EAE, les protocoles pour signaler des matières suspectes et des conseils pour empêcher l’introduction accidentelle ou la propagation des EAE. Le matériel a été distribué par la poste par les partenaires de l’Alliance et en personne, lors d’événements et d’ateliers d’information publique, notamment lors de cinq ateliers donnés à des clubs nautiques et à des ports de plaisance. Des enseignes ont été affichées dans chaque port et beaucoup de points de mise à l’eau de l’île. L’Alliance a présenté de nombreux exposés lors des assemblées générales des administrations portuaires des ports pour petits bateaux, à l’école Mt Stewart Consolidated, au Salon nautique de Moncton et à l’assemblée annuelle de L’Nu Fisheries.


Science Enterprise Algoma

Espèces envahissantes forestières et aquatiques - renforcer les capacités de détection précoce des intervenants

Modules en ligne sur les espèces exotiques envahissantes créés par Science Enterprise Algoma (seA)
© science enterprise Algoma

Puisque l’Ontario est la destination finale de la majorité des importations canadiennes, cette province court un risque élevé d’introduction d’EEE dans les conteneurs de marchandises importées ou dans l’eau de ballast des navires. Science Enterprise Algoma (seA) a établi un programme de diffusion publique dans l’intention de sensibiliser le public et les divers intervenants et enseignants aux EEE. Un cours en direct a été élaboré. Ce dernier comprend neuf modules qui donnent des renseignements détaillés sur les EEE, qui mettent l’accent sur leur introduction et leur reconnaissance, les responsabilités des diverses compétences relativement à leur gestion et la recherche actuelle visant à limiter leur population.

L’organisation a également créé une base de données sur les participants au cours et a reçu les commentaires des participants afin de suivre l’efficacité du cours en ligne et, ultimement, le succès du transfert des connaissances pour sensibiliser les gens.

Ce projet donne également la possibilité d’éduquer et de sensibiliser les intervenants clés au moyen d’ateliers, d’événements spéciaux, de répertoires électroniques et imprimés et d’informations dans le Web. Par exemple, les espèces envahissantes étaient le thème de la Journée internationale de la diversité biologique de 2009. Dans le cadre de ce thème, une journée locale s’est tenue en collaboration avec le East Algoma Stewardship Council à l’intention de 45 élèves de niveau primaire. Avec l’aide de 25 bénévoles d’écoles secondaires, les étudiants ont été accompagnés dans quatre activités différentes : la sensibilisation aux espèces envahissantes, une visite du marécage Kensington à East Algoma et l’explication de la façon dont ce marécage souffre de la présence de ces espèces, une démonstration des unités de GPS et de la façon dont ces dernières peuvent être utilisées pour suivre les espèces envahissantes et enfin, une activité d’observation de l’écrevisse, un crustacé envahisseur, dans le ruisseau Sucker.


The Native Plant Society of Saskatchewan
Codes de conduite volontaires

Native Plant Society of Saskatchewan

Codes de conduite volontaires

Merci de votre intérêt et de votre participation au programme des Codes de conduite volontaires. Ceci constitue une étape importante pour vous, vos clients et l'environnement. Votre volonté de participer à cette initiative provinciale constitue un grand pas vers
l'établissement d'une méthode efficace pour réduire les invasions par des plantes ornementales agressives.

Instructions pour les codes volontaires de bonne conduite (MsWord; 334 Ko) (en anglais seulement) © Native Plant Society of Saskatchewan

De nombreuses espèces végétales envahissantes de la Saskatchewan sont des plantes ornementales qui sont toujours achetées, vendues et commercialisées légalement dans l’industrie de l’horticulture. Bien que la législation provinciale ait partiellement réglé ce problème, de nombreuses espèces ne sont encore pas visées. Pour empêcher l’introduction de nouvelles plantes horticoles envahissantes et pour atténuer les répercussions de celles qui sont déjà présentes, la Native Plant Society of Saskatchewan a établi un programme qui fait appel à des codes de conduite volontaires. Grâce au programme de codes de conduite volontaires, les consommateurs, les distributeurs et les producteurs d’espèces végétales envahissantes potentielles ont été informés du programme, qui éduque les participants et les encourage à cesser d’utiliser, de produire et de distribuer des plantes ornementales envahissantes de sorte que ces dernières ne s’échappent pas des serres ou des massifs de fleurs pour ensuite se propager dans la nature.

Le programme fait diminuer autant l’offre que la demande pour des plantes ornementales envahissantes et met en relation les consommateurs, les distributeurs et les producteurs aux vues similaires, ce qui crée une boucle de rétroaction positive.

Les fournisseurs comme les exploitants de serres et de pépinières sont priés de cesser volontairement de vendre toute plante horticole jugée envahissante et en échange, ils sont autorisés à s’afficher comme des fournisseurs écologiques utilisant du matériel de la Native Plant Society of Saskatchewan et les participants aux codes de conduite volontaires seront dirigés vers leur entreprise. Les participants aux codes de conduite volontaires comme les architectes paysagistes, les sociétés d’horticulture et les jardiniers résidentiels acceptent volontairement de ne pas utiliser ou de ne pas acheter des plantes jugées envahissantes, en échange de quoi ils reçoivent un certificat reconnaissant leurs efforts et une liste de vendeurs au détail participants pour s’assurer que les plantes qu’ils achètent ne sont pas envahissantes.

Le programme de codes de conduite volontaires a un effet positif sur les collectivités locales en encourageant la collaboration entre les divers groupes d’intervenants et en empêchant des plantes ornementales envahissantes ou pouvant être envahissantes d’être plantées. Le programme donne également un sentiment de fierté à l’égard des réalisations des intervenants et de leur collectivité. Les participants ont acquis une nouvelle connaissance relativement aux EEE, aux espèces végétales indigènes qui peuvent les remplacer et à l’environnement. Ils ont également appris comment devenir de meilleurs intendants de l’environnement et se sont sensibilisés aux répercussions écologiques de leurs décisions et à ce qu’ils peuvent faire pour améliorer l’environnement dans leur localité.

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3.2. Inventaires, surveillance et réalisations scientifiques

Réseaux de surveillance

Lorsque les EEE réussissent à déjouer les mesures de prévention et entrent au Canada, il est essentiel de les détecter et de les identifier avant qu’elles soient établies ou immédiatement après. Une surveillance spécifique à certains sites ou générale près des points d’entrée importants, des zones protégées et des écosystèmes naturels, urbains et agricoles est également essentielle à la détection. Les efforts de détection doivent être complétés par la capacité de reconnaître les nouveaux envahisseurs. Les activités de détection et de surveillance peuvent comprendre, par exemple, des activités de surveillance dans des régions géographiques à risque élevé de recevoir des EEE et l’établissement d’un réseau de surveillance public coordonné pour détecter et signaler les espèces envahissantes. Les réseaux de surveillance établis peuvent améliorer la coordination et la coopération entre les intervenants clés pour protéger les écosystèmes des espèces envahissantes clés et aider à assurer une réponse rapide et efficace aux nouvelles invasions et voies d’invasion. Cette section présente des exemples d’activités de détection et de surveillance qui ont été financées dans le cadre du PPEEE.


Université du Cap-Breton
Projet U.F.O. : un programme de surveillance et d’éducation du public portant sur les espèces aquatiques exotiques envahissantes

Photo prise lors d'une activité qui s'est déroulée sur une plage. On y voit le matériel nécessaire à l'activité (seaux portant le logo du projet U.F.O., microscope, papier).
“Aliens on the Beach” photographie de l’évènement © Katherine Jones, Project U.F.O.

Logo du projet U.F.O. (Unidentified Foreign Organisms). Le logo montre un objet volant non identifié, stylisé, conduit par un crabe. Le texte livre le message suivant : Projet U.F.O. - La recherche d'organismes étrangers non identifiés.
© Project U.F.O.

Le projet U.F.O. (« Unidentified Foreign Organisms ») visant les organismes étrangers non identifiés est une initiative de collaboration qui fait participer le corps professoral et les étudiants de l’Université du Cap-Breton, les membres du Programme d’action des zones côtières de l’Atlantique et des bénévoles communau-taires dans le but d’accroître la sensibilisation du public aux EEE qui menacent les écosystèmes aquatiques dans l’Est du Canada.

Le projet U.F.O. est la seule initiative de diffusion publique en Nouvelle-Écosse qui se concentre uniquement sur les EEE. Le projet U.F.O. mène deux programmes de surveillance : « Aliens on the Beach » (étrangers sur la plage) et « Sea Squirt Surveys » (inventaire des tuniciers). Son étude « Aliens on the Beach » lui permet de former les bénévoles communautaires pour les aider à reconnaître les espèces indigènes et exotiques qui se trouvent sur leurs plages locales. En partenariat avec le « Atlantic Zone Biofouling Monitoring Project » du MPO, le projet U.F.O. réalise également des « Sea Squirt Surveys » dans vingt points du Cap-Breton. Il s’agit de déployer, et ensuite de collecter et d’analyser des plaques de sédimentation qui permettent de recueillir des tuniciers (indigènes et exotiques) et souvent d’autres EEE.

Depuis son lancement en 2008, le projet U.F.O. a reçu un nombre incroyable de demandes d’allocutions publiques et de participation à des ateliers et à des activités en salle de cours, à des camps de jour et dans des journées portes ouvertes. Il est évident qu’une telle initiative est nécessaire à l’échelle de la province. D’abord et avant tout, les programmes efficaces de sensibilisation du public et de diffusion de cette organisation font des répercussions des EEE une priorité pour tous les intervenants en milieu aquatique du Cap-Breton et même au-delà de ses frontières.


Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec
Réseau de détection précoce et de prévention d’espèces aquatiques exotiques envahissantes dans le fleuve Saint-Laurent

Le but principal de ce projet consiste à détecter de façon hâtive toutes les nouvelles espèces aquatiques envahissantes qui entrent dans le fleuve Saint-Laurent afin de réagir rapidement pour limiter leur propagation et les dommages qu’elles peuvent causer.

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec a établi un réseau de surveillance, composé de 150 pêcheurs commerciaux, qui couvre 475 km du fleuve Saint-Laurent en aval du lac Saint-Pierre. Tout spécimen trouvé dans les engins de pêche qui semble inconnu est recueilli et est identifié dans un laboratoire du ministère ou d’un partenaire. On a constaté que parmi les 250 spécimens suspects recueillis par le réseau, cinq espèces ont été reconnues comme non originaires du fleuve Saint-Laurent : le gobie arrondi (N. melanostomus); l’alose noyer (Dorosoma cepedianum); l’alose d’été (Alosa aestivalis); le crabe chinois (Eriocheir sinensis) et le stomaté (Peprilus triacanthus).

La détection précoce assure une tenue à jour constante des nouvelles EEE qui pourraient entrer dans le fleuve Saint-Laurent et causer un préjudice écologique important.

En plus de détecter les nouvelles EEE, le réseau aide également à suivre l’évolution de certaines maladies comme la septicémie hémorragique virale, une maladie infectieuse mortelle du poisson, à observer tout changement du modèle comportemental (répartition, compétition, aliments, etc.) des espèces aquatiques indigènes et à surveiller les populations d’espèces particulièrement préoccupantes, y compris des espèces indigènes réintroduites (p. ex. le bar d’Amérique (Morone saxatillis), qui a été réintroduit dans le fleuve en 2002).

Les pêcheurs commerciaux savent qu’il est important de maintenir en santé les populations d’espèces aquatiques indigènes dans le fleuve Saint-Laurent et sont les plus susceptibles de découvrir en premier tout changement qui peut survenir dans le système, particulièrement la présence d’espèces de poisson inconnues. Bien que les EEE détectées dans le réseau ne soient pas déjà nécessairement établies dans le fleuve, la détection précoce peut aider à définir les mesures à prendre pour limiter toute invasion ou propagation potentielle.

Surveillance et inventaire : Comprendre les voies d’entrée

L’approche stratégique adoptée par le Canada pour gérer les EEE est axée sur les voies d’entrée. Voici quelques exemples de projets qui visent à réduire l’introduction et la propagation des EEE en s’attaquant à leurs voies d’entrée.

Photo d'un déballastage de navire, montrant l'eau qui s'écoule par les ouvertures de la coque du navire, dans un port.
Délestage de navire
© Donald M. Reid

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Université de la Colombie-Britannique, Département des sciences de la Terre et d’Océanographie
Introduction et propagation d’espèces envahissantes par la navigation de plaisance internationale et de passage

Les salissures de coques de navires renvoient à la façon dont des organismes se collent à la coque d’un navire ou d’un bateau et sont transportées sur de longues distances, souvent en contournant les obstacles naturels à l’invasion. Les organismes exotiques envahissants qui se collent aux embarcations de plaisance constituent une voie importante de transport des EEE aquatiques. La Colombie-Britannique compte le plus grand nombre de plaisanciers au Canada et un des niveaux les plus élevés de diversité marine tempérée au monde. Cette combinaison laisse croire que la Colombie-Britannique est fort susceptible de subir une invasion causée par les salissures de coques de navire, qui constituent un moyen de transport important et en grande partie non réglementé des EEE. Le but de ce projet était de caractériser et de quantifier la voie d’entrée par les embarcations de plaisance en Colombie-Britannique et par conséquent, de faciliter la prévention de la propagation des EEE, en sensibilisant le public et en éclairant les décisions de gestion.

Au cours de la première année de cette étude (2008), l’équipe a déterminé que les embarcations récréatives de la Colombie-Britannique servaient effectivement de voie d’entrée pour les EEE. Huit EEE ont été trouvées sur les coques des embarcations récréatives au cours d’une vaste étude faite par plongée autonome de 314 embarcations dans 14 ports de plaisance au cours de l’été 2008, notamment : l’ascidie plissée (Styela clava); le botrylle étoilé (Botryllus schlosseri); le botrylloïde violet (Botrylloides violaceus); la molgule de Manhattan (Molgula manhattensis); la schizoporella unicornis (Schizoporella unicornis); l’éponge de toilette (Halichondria bowerbankii); la sargasse japonaise (Sargassum muticum); et la caprelle japonaise (Caprella mutica).

Durant la première année de l’étude, un sondage effectué auprès de plus de 500 plaisanciers a indiqué que 17 % d’entre eux s’étaient rendus aux États-Unis au cours des 12 mois précédents. Au cours de la deuxième année de l’étude, l’équipe s’est concentrée seulement sur les embarcations en transit (celles qui se déplacent fréquemment et qui parcourent de longues distances). L’étude a permis de constater que même si l’incidence des salissures était beaucoup moindre sur les embarcations en transit que sur les embarcations de plaisance, des salissures d’organismes envahissants sont toujours présentes sur ces bateaux. Cela permet de conclure que ces bateaux peuvent effectivement servir de voie d’entrée pour les EEE, tant à partir des États-Unis que par la propagation d’EEE existantes à l’intérieur de la Colombie-Britannique.

Image de la bannière « Canadian Boat Survey: Helping to Protect our waters from Invasive Species » (Étude sur les bateaux au Canada – protéger nos eaux des espèces envahissantes).
© Cathryn Murray
Earth and Ocean Sciences


Conservation Manitoba, Direction générale des forêts
Ravageurs forestiers envahissants : Programme de surveillance et de sensibilisation du grand public

Les EEE comme l’agrile du frêne (Agrilus planipennis) sont sur le point d’entrer au Manitoba. D’autres espèces préoccupantes comprennent le longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis); le scolyte asiatique de l’orme (Scolytus schevyrewi); le longicorne brun de l’épinette (Tetropium fuscum); le sirex européen du pin (Sirex noctilio); la spongieuse (Lymantria dispar) et le dendroctone du pin (Dendroctonus ponderosae).

Les feux de camp sont dangereux en camping, mais également, le bois de feu peut coûter cher et les voyageurs peuvent vouloir apporter leur propre bois. Le bois de feu est une porte d’entrée courante dans un nouveau territoire qui a été reconnue pour propager les EEE forestières.

Les trois composantes de ce projet étaient : l’éducation et la sensibilisation du public en participant à diverses foires commerciales; la surveillance de quatre bennes de bois de feu et l’inspection du bois pour vérifier s’il contient des insectes ou des maladies; et la diffusion d’annonces et d’articles dans des revues à l’intention des publics cibles, notamment des publications destinées aux propriétaires de chalet, des bulletins et des guides.

Parmi les principaux résultats de ce projet, on compte la sensibilisation à la prévention des introductions accidentelles d’EEE forestières, particulièrement par le transport du bois de feu. Un autre résultat de l’inspection des bennes de bois de feu a été que, même si aucun insecte ni aucune maladie n’a été trouvé, les origines du bois pouvaient parfois être retracées grâce à l’emballage. On a trouvé du bois qui provenait de régions assez éloignées, notamment du sud-ouest de l’Ontario.

Photo du longicorne brun de l'épinette (Tetropium fuscum) sur l'écorce d'un arbre.

Longicorne brun de l'épinette; Tetropium fuscum
© Georgette Smith, Service canadien des forêts, Bugwood.org (en anglais seulement)

Cette image représente l'affiche de Conservation Manitoba disant de ne pas déplacer le bois de chauffage. L'affiche encourage le public à protéger les arbres du Manitoba contre les ravageurs forestiers envahissants, et indique où l'on peut s'adresser pour obtenir des renseignements additionnels : Tree Line (204-945-7866), numéro sans frais de Conservation Manitoba (1-800-214-6497), ou site Manitoba/ca/conservation/forestry/alerts/alerts.html. On y voit aussi l'image de deux ravageurs forestiers : le longicorne asiatique et l'agrile du frêne.
© Conservation Manitoba


Ministère des Ressources naturelles de l’Ontario, Institut de recherche forestière de l’Ontario
Analyse du noyer cendré pour vérifier la résistance au chancre du noyer cendré, un champignon pathogène exotique envahissant au Canada

Image de la page couverture de la publication Grafting Butternut: A Pictorial Guide (Guide illustré pour les greffes de noyer cendré).
© Ontario Forest Research Institute

Au cours des 40 dernières années, le noyer cendré (Juglans cinerea L.) a connu un déclin important, principalement en raison de la présence d’un champignon pathogène non indigène qui cause une maladie mortelle affectant la tige et les branches, appelé le chancre du noyer cendré. Les efforts déployés dans le cadre de la stratégie de rétablissement pour préserver cette espèce d’arbre en voie de disparition ont été entrepris en collaboration par des organisations gouvernementales et non gouvernementales et des universités. Ces efforts comprennent notamment la reconnaissance, le greffage et le maintien de spécimens résistants au pathogène du chancre du noyer cendré pour établir un programme d’amélioration génétique et en bout de ligne, un programme de rétablissement de l’espèce. Pour déterminer la résistance réelle, ces spécimens résistants doivent être mis en présence de la maladie d’une façon contrôlée.

Ce projet, dirigé par l’Institut de recherche forestière de l’Ontario, comprenait la mise à l’essai de trois méthodes d’inoculation pour déterminer leur capacité d’infecter les semis ou les greffes de noyer cendré et pour déterminer la méthode qui répondait le mieux à la question suivante : la greffe ou le semis démontre-t-il une résistance et dans quelle mesure? Deux méthodes se sont avérées efficaces et en fin de compte, ces tests seront utilisés pour déterminer la résistance réelle de chacun des spécimens de noyer cendré ayant une résistance observée/immunitaire au chancre du noyer cendré. L’Institut de recherche forestière de l’Ontario a également élaboré un guide illustré de greffes de noyer cendré qui a été utilisé par divers partenaires dans toute la province pour les aider dans leurs travaux de greffage.

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3.3. Éradication, confinement et contrôle

Les EEE qui sont établies au Canada doivent être gérées par des efforts d’éradication, de confinement et de contrôle afin de réduire au minimum les risques qu’elles présentent pour l’environnement et l’économie, et de prévenir leur propagation. L’éradication, le confinement et les mesures de contrôle peuvent nécessiter des stratégies physiques, chimiques, biologiques ou intégrées. Parmi les exemples de projets où des interventions de gestion ont une probabilité élevée de succès, mentionnons le contrôle biologique, l’enlèvement des mauvaises herbes et la gestion intégrée des parasites. Les projets suivants ne sont que quelques exemples des projets financés par le biais du PPEEE et dans le cadre desquels des activités de gestion ciblées, de recherche et d’innovation ont été utilisées pour réduire au minimum les coûts et les répercussions à long terme liés aux EEE. Depuis que le PPEEE a vu le jour, plus de 37 000 hectares de terrain ont été gérés à l’aide des mesures d’éradication, de confinement et de contrôle, en enlevant les EEE végétales et en rétablissant l’état naturel du terrain comme il était avant l’arrivée de l’espèce végétale envahissante.


Frenchman-Wood River Weed Management Area
Gestion des mauvaises herbes de la zone des rivières Frenchman et Wood

Photo de la zone de gestion de la rivière Wood, en Saskatchewan, montrant des prairies.
© Julie Mackenzie, Frenchman-Wood River Weed Management Area

L’objectif de la Frenchman-Wood River Weed Management Area, en Saskatchewan, consiste à mettre en place une approche unifiée et coordonnée pour lutter contre les espèces de mauvaises herbes envahissantes à l’intérieur de ses limites pour pouvoir utiliser de façon stratégique les ressources dans le secteur grâce à la coopération de ses membres du milieu rural, du Parc national des Prairies et des groupes de conservation locaux.

Les activités clés du projet comprennent la détermination, l’établissement de l’ordre des priorités et la mise en œuvre des pratiques de gestion des espèces de mauvaises herbes envahissantes dans le secteur; le perfectionnement et le maintien de systèmes d’inventaires, de cartographie et de surveillance efficaces; la diminution de la densité et de la dissémination de l’euphorbe ésule (Euphorbia ensula); et l’identification des endroits où se trouvent de nouvelles mauvaises herbes préoccupantes, y compris la matricaire maritime (Matricaria maritima), le liseron des champs (Convolvulus arvensis), la centaurée de Russie (Centaurea repends) et la centaurée maculée (Centaurea maculosa).

Comme ce fut le cas pour bien d’autres programmes, il s’est avéré utile de faire participer les propriétaires fonciers. Grâce au travail de collaboration de plus de 40 producteurs, 80 % des infestations connues d’espèces de mauvaises herbes envahissantes ont été cartographiées. En outre, les producteurs ont identifié 20 infestations auparavant inconnues et 90 % des infestations qui pouvaient être traitées à l’aide d’herbicides l’ont été.

Des cours et une formation supplémentaires ont également été offerts au personnel d’entretien et aux producteurs dans toute la province pour les aider à gérer le problème des espèces végétales envahissantes. Il en a résulté l’établissement de solides partenariats avec le Prairie Conservation Action Plan, la Saskatchewan Association of Rural Municipalities, le Saskatchewan Forage Council, le Saskatchewan Forage Seed Development Fund, Agriculture et Agroalimentaire Canada, la Saskatchewan Watershed Authority, le ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan, l’Université de la Saskatchewan, DuPont, Dow Agro Sciences et d’autres municipalités rurales et organisations productrices. Ce projet a permis d’élargir le programme de la Frenchman-Wood River Weed Management Area et à l’organisation d’accéder à un autre niveau pour sensibiliser les gens aux plantes envahissantes, détecter ces dernières et les gérer.


Université de l’île de Vancouver
Écureuils gris de l’île de Vancouver – expansion de leur aire de répartition et évaluation de la possibilité d’utiliser la stérilisation hormonale comme méthode de lutte

L’écureuil gris de l’Est (Sciurus carolinensis) est originaire de l’Est du Canada, mais il a été introduit sur le continent en Colombie-Britannique en 1914 et sur l’île de Vancouver en 1966. Depuis, les populations d’écureuils gris, autant sur le continent que dans l’île, ont continué de croître et de se propager.

En Colombie-Britannique, les écureuils gris ont un effet très néfaste sur les écureuils arboricoles indigènes, notamment l’écureuil de Douglas (Tamiasciurus douglasii) et l’écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus). En plus de leur effet sur la faune indigène, les écureuils gris de l’île de Vancouver peuvent poser un risque pour l’écosystème du chêne de Garry, puisqu’ils mordent fréquemment la pointe des glands des chênes, ce qui nuit à la propagation de ces arbres. Ils peuvent également endommager ou tuer des arbres, particulièrement les jeunes chênes, en enlevant leur écorce.

Malgré l’effet indésirable potentiel que cette EEE peut avoir sur l’environnement, peu d’efforts ont été fait pour la documenter ou en contrer la propagation. En fait, beaucoup d’installations de réhabilitation des animaux de la Colombie-Britannique acceptent, réhabilitent et libèrent les écureuils gris. De plus, beaucoup de propriétaires fonciers capturent des écureuils gris ravageurs et les réimplantent ailleurs, même s’il est illégal de le faire en vertu de la BC Wildlife Act.

Ce projet a permis de faire connaître davantage les risques que pose ce mammifère exotique envahisseur en établissant une base de données géographiques pour cartographier et documenter la répartition et la propagation des écureuils gris dans l’île de Vancouver. Ce faisant, les écureuils gris ont pu être suivis pour évaluer l’efficacité du contraceptif hormonal Suprelorin utilisé dans le but d’empêcher leur reproduction et par conséquent la croissance de leur population.

Le public a davantage été sensibilisé aux impacts des écureuils gris grâce à la création et à la distribution d’affiches et de brochures, de matériel pour les médias électroniques et de réunions tenues avec des groupes locaux de naturalistes. Le public peut maintenant signaler directement dans Internet qu’ils ont vu des écureuils gris écureuils gris (en anglais seulement) et, dans le cadre du projet, un réseau de bénévoles a été établi pour assurer la continuité à long terme de la surveillance des écureuils gris.

Une expérience d’un an sur le terrain avec 40 écureuils gris (20 traités avec le contraceptif hormonal et 20 à titre de contrôle expérimental) a été réalisée en 2009-2010 pour déterminer si un contraceptif utilisé à l’origine pour limiter les populations de renards en Australie est efficace sur les écureuils gris. Cette étude a permis de conclure que les implantations hormonales peuvent réduire la croissance de la population et sont une méthode réaliste pour que les centres de réhabilitation de la faune puissent stériliser les écureuils gris réhabilités avant de les libérer, s’ils continuent de les accepter.

En sensibilisant les gens aux effets indésirables de la réinstallation des écureuils gris, en établissant un cadre de surveillance à long terme de la dissémination et de la propagation des écureuils gris sur l’île de Vancouver et en poursuivant le programme de contraception de cette espèce, ce projet devait permettre de documenter la réduction du taux de propagation des écureuils gris sur l’île de Vancouver.

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4. Réalisations et réussites clés

Dans l’ensemble, le PPEEE complète d’autres programmes faisant partie de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes en faisant participer des intervenants autres que le gouvernement fédéral et en ciblant des organisations communautaires et de base populaire. Le PPEEE a contribué tout particulièrement à bâtir des relations régionales entre les intervenants et à inciter les Canadiens à prendre des mesures prioritaires pour contrer les EEE au Canada. Le programme est unique parce qu’il s’agit du seul programme de contribution qui finance des organisations pour qu’elles prennent des mesures liées précisément aux EEE.

Tous les intervenants se sont montrés vivement intéressés à mettre en œuvre des initiatives de lutte contre les EEE. La première phase du PPEEE s’est terminée le 31 mars 2010 et s’est soldée par le renouvellement du programme pour une deuxième phase. Le PPEEE a reçu des propositions de projet totalisant presque 40 millions de dollars durant la période de cinq ans qu’a duré la première phase. Un total de 141 projets ciblant 277 EEE ont été financés, pour un investissement total de 4,6 millions de dollars versés par le PPEEE. Pour chaque dollar investi par le PPEEE, presque deux dollars ont été versés par les promoteurs de projets et leurs partenaires, soit en espèces, soit en nature.

Les projets financés ont permis d’atteindre les résultats escomptés dans les secteurs prioritaires énoncés dans la Stratégie nationale : la prévention, la détection précoce, l’intervention rapide et la gestion. Un résultat important des cinq années du programme a été l’amélioration des partenariats existants et l’établissement de nouvelles relations de collaboration entre les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux et de nombreux autres intervenants clés pour gérer de façon efficace les EEE et en empêcher l’introduction et la propagation de ces dernières.

L’établissement des conseils sur les EEE, rendu possible grâce aux fonds du PPEEE, est important car ces conseils facilitent l’établissement de partenariats entre les divers intervenants clés et fournissent une contribution essentielle à l’élaboration de priorités régionales relatives aux EEE. Un seul conseil sur les EEE était en place avant l’entrée en vigueur du PPEEE et le programme a favorisé la mise sur pied de sept nouveaux conseils. Grâce au financement du PPEEE, ces conseils ont accru leur coopération et leur coordination aux niveaux local, provincial et régional en sensibilisant les gens et en faisant mieux comprendre les EEE et leurs répercussions tout en améliorant la gestion des questions relatives aux EEE au sein de leur province ou territoire. Il y a donc eu une plus grande participation de la part du gouvernement, des intervenants et du grand public pour contrer l’introduction et la propagation des EEE. Les conseils jouent un rôle important en travaillant avec leurs partenaires pour donner suite aux priorités de la Stratégie nationale, particulièrement en optimisant l’action locale pour contrer les EEE, par exemple en donnant aux résidents locaux la formation et les outils nécessaires pour repérer les infestations d’EEE existantes ou nouvelles et en facilitant l’établissement d’un réseau communautaire de surveillance.

Le PPEEE a pu financer des projets sur plusieurs années et permettre que ceux-ci donnent des résultats importants à long terme. En fait, le Programme a donné l’élan nécessaire pour qu’une quantité importante de travail de grande qualité à la base soit effectuée.

Parmi les autres réalisations clés, mentionnons le financement de mesures à l’échelle locale ou régionale visant à comprendre et à examiner les principales voies d’entrée et de propagation des EEE énoncées dans la Stratégie nationale, par exemple, le transport accidentel des EEE sur les coques des embarcations de plaisance, le commerce et l’utilisation des EEE en horticulture et le transport du bois de feu par les campeurs.

Enfin, le programme a permis une plus grande diffusion d’informations relatives aux EEE grâce aux activités de sensibilisation et de diffusion. Des centaines de milliers de personnes ont été exposées à diverses campagnes et à divers produits de communication de qualité. Les initiatives de sensibilisation et de diffusion ont également facilité les mesures prises sur le terrain qui ont fait intervenir directement les collectivités dans la gestion des EEE. Durant la première phase du PPEEE, plus de 4 500 bénévoles ont participé directement aux 141 projets. De plus, le premier forum national sur les EEE, qui s’est tenu en 2009 et qui a permis d’échanger de l’information et de favoriser la communication entre les gouvernements et les conseils sur les EEE, est décrit à la section 5.2 ci-dessous.

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5. Perspectives d’avenir

La première phase du PPEEE s’est terminée en mars 2010. Le renouvellement du financement (19 millions de dollars par année) a été annoncé dans le Budget de 2010 et permettra de poursuivre la mise en œuvre de la Stratégie nationale, y compris le financement d’un million de dollars par année pour le PPEEE dont les réalisations seront revues tous les cinq ans. Un PPEEE renouvelé sera mis en œuvre et sera basé sur les leçons tirées lors de la première phase, particulièrement sur l’évaluation du programme effectuée en 2009 (voir ci-dessous) et les consultations des partenaires clés.

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5.1. Évaluation du PPEEE

En 2009, la Direction de la vérification et de l’évaluation d’Environnement Canada a effectué une évaluation du PPEEE. L’évaluation a permis de constater qu’un programme de contribution permanent était requis au Canada pour gérer les questions relatives aux EEE à la base dans le contexte de la Stratégie nationale.  

L’évaluation a soulevé des questions par rapport à l’établissement de priorités ciblées en relation avec les fonds disponibles qui sont limités par rapport aux défis posés par les EEE. Bien qu’il ait été constaté que les projets financés par le programme sont généralement efficaces pour atteindre leurs objectifs respectifs, ces résultats se situaient souvent au niveau local/communautaire. Par conséquent, il était difficile pour le programme d’avoir une influence importante au niveau national, à l’exception de l’établissement des sept conseils sur les EEE.  

Les renseignements recueillis au cours de l’évaluation indiquent que le programme est réalisé d’une manière rentable en raison des faibles coûts liés à son administration et de sa capacité d’obtenir des fonds de contrepartie importants.

En ce qui concerne la conception et la réalisation du programme, les évaluateurs ont souligné que le programme faisait continuellement l’objet d’améliorations fonctionnelles, notamment la création d’un site Web [Programme de partenariat sur les espèces exotiques envahissantes] et l’ajout d’un processus de demande en ligne pour diffuser l’information et simplifier le processus administratif, autant pour les demandeurs que pour le comité d’examen.

L’échéancier de la distribution des fonds aux promoteurs retenus est un élément clé de la réalisation du programme. Les demandes de financement des promoteurs sont reçues en décembre et les fonds sont affectés au cours de l’exercice financier suivant. De nombreux projets qui incluent des travaux sur le terrain doivent commencer au printemps; les retards dans la distribution des fonds ont parfois eu un effet négatif sur la capacité des promoteurs d’obtenir les résultats escomptés. Toutefois, quelques projets ont été financés sur plusieurs années, ce qui a permis d’obtenir des résultats importants à long terme.

Les recommandations clés de l’évaluation sont les suivantes : déterminer le rôle approprié du PPEEE dans le contexte de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes et des priorités ministérielles d’EC; examiner de nouveau les objectifs du programme dans le but d’établir un ensemble de priorités concises et mieux ciblées; et examiner de nouveau la stratégie actuelle de mesure du rendement dans le but d’établir et de mettre en œuvre une série de résultats escomptés au niveau du projet, ainsi que des indicateurs du rendement.

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5.2. Forums nationaux sur les EEE

D’après la Stratégie nationale, la coopération et la collaboration sont les principes clés de la lutte contre les EEE; elle reconnaît l’importance de renforcer la sensibilisation à travers les actions des Canadiens et des partenaires nationaux, régionaux et locaux pour prévenir, détecter et gérer les EEE.

En juin 2009, un forum national sur les EEE comptant 40 participants de divers ministères fédéraux, provinciaux et territoriaux, et conseils sur les EEE à l’échelle du Canada a eu lieu. Le forum de 2009 avait pour objectif d’améliorer la collaboration entre tous les intervenants et secteurs ayant des responsabilités à l’égard des EEE. Les participants ont fait valoir que le travail des conseils sur les EEE et leur rôle dans l’amélioration de la coordination régionale constituait un des succès clés du programme. Une autre réussite importante du PPEEE mentionnée par les participants était l’élan que le programme a donné et qui a permis de réaliser une quantité importante de travail à la base. Les participants au forum ont indiqué que l’établissement des priorités, la bonne gouvernance et le financement étaient les questions les plus importantes pour assurer l’efficacité actuelle et future de la mise en œuvre de la Stratégie nationale. Les participants croyaient tout particulièrement qu’une nouvelle structure nationale de coordination ou de gouvernance était nécessaire et que le financement à long terme dans le cadre du PPEEE était essentielle.

À la lumière des recommandations du forum de juin 2009, un deuxième forum national a été organisé et s’est tenu en mars 2010. Ce forum visait à poursuivre l’engagement des partenaires afin qu’ils collaborent à l’examen et à l’élaboration d’un mécanisme de gouvernance révisé, dans le cadre de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes, et qu’ils le supportent; il visait de plus à examiner davantage les priorités et les lacunes opérationnelles existantes. Cinquante-neuf participants de divers ministères fédéraux, provinciaux et territoriaux, d’organisations autochtones et de conseils sur les EEE de l’ensemble du Canada ont assisté au forum de 2010. Comme ce fut le cas durant le forum de 2009, les participants ont appuyé l’idée d’améliorer la coordination fédérale-provinciale-territoriale tout en ayant des liens étroits avec les conseils, les intérêts autochtones et les municipalités. En outre, le financement à long terme et le soutien aux conseils sur les EEE ont été reconnus comme des besoins essentiels.

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5.3. Le PPEEE renouvelé : Phase 2

À la lumière des leçons tirées, des recommandations des évaluateurs du programme, des résultats des deux forums nationaux et des discussions qui se sont tenues avec les ministères fédéraux responsables et les intervenants clés, EC a remanié le nouveau PPEEE pour la deuxième phase. Le principal élément pris en compte lors de la mise à jour du PPEEE a été l’élaboration d’un ensemble de priorités et de résultats concis et mieux ciblés correspondant aux buts de la Stratégie nationale et aux fonds disponibles. Comme les participants l’ont convenu durant le forum de 2010, les autres points clé pris en considération durant le processus d’examen de l’orientation du PPEEE pour la phase 2 étaient d’examiner davantage les possibilités de financement à long terme et la façon de fournir une aide solide aux conseils sur les EEE.

En étant mieux ciblé, le programme influencera davantage des secteurs précis et sera plus en mesure de démontrer que ses résultats correspondent aux objectifs prioritaires.

Les nouveaux résultats clés escomptés sont les suivants :

  • Sensibilisation mieux ciblée des intervenants clés dans les voies d’entrée prioritaires;
  • Meilleure capacité de détecter et de répondre rapidement à l’introduction et la propagation des EEE au Canada;
  • Maintien du partenariat au niveau des provinces et territoires pour assurer la coordination et la communication des activités sur le terrain.

À l’avenir, le PPEEE encouragera les projets pluriannuels et fonctionnera selon deux approches. La première est une approche ciblée et dirigée pour renforcer la coordination des activités de lutte contre les EEE et la communication au niveau provincial ou territorial par l’entremise des conseils régionaux multilatéraux sur les EEE. La deuxième approche est un processus concurrentiel ouvert à tous les intervenants admissibles réalisant des activités relatives aux EEE pour accroître la sensibilisation ou améliorer la détection précoce des EEE et intervenir rapidement en cas de nouvelles invasions. 

EC a élaboré une stratégie de mesure du rendement relativement au PPEEE. Cette stratégie présente un modèle logique illustrant les liens entre les activités du programme et les résultats clés escomptés du programme et des projets, ainsi que des indicateurs du rendement qui permettraient au PPEEE de démontrer les progrès réalisés dans l’obtention des résultats clés escomptés. Cette approche évolutive sera utilisée pour apporter des ajustements au programme, pour en améliorer l’efficacité et l’efficience. La collecte et l’interprétation régulières des données et des informations relativement aux résultats du PPEEE seront une façon importante de déterminer ce qui fonctionne et les améliorations à apporter pour assurer un plus grand succès.

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Conclusion

Les espèces envahissantes sont les espèces introduites par des activités humaines à l’extérieur de leur aire de répartition passée ou actuelle et qui menacent l’environnement, l’économie et la société, y compris la santé humaine. Dans le contexte de l’expansion rapide du commerce mondial, de l’établissement de chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale et du transport international plus rapide et efficient des marchandises et des produits, le risque d’introduction des EEE au Canada continue de s’accroître. Pour ces raisons, la base de ressources naturelles du Canada est menacée par la présence des EEE qui ont le potentiel d’entraîner chaque année la perte directe de milliards de dollars. Vu le nombre accru d’enjeux relatifs aux EEE au Canada et dans le monde entier, de l’attention plus grande que leur accordent les médias et de la sensibilisation et de la participation accrues du public, les EEE continueront probablement de présenter un grand intérêt et ils seront une grande source de préoccupation à l’avenir. La Stratégie nationale établie en 2004 vise à protéger les écosystèmes aquatiques et terrestres du Canada et leur diversité biologique, de même que les plantes et les animaux indigènes contre les effets négatifs des EEE. La Stratégie nationale devrait continuer de jouer un rôle vital dans l’élaboration d’une approche plus coordonnée pour lutter contre les EEE et assurer la protection des écosystèmes et de l’économie reposant sur les ressources du Canada.

Le PPEEE a été créé dans le cadre de l’initiative du gouvernement du Canada pour mettre en œuvre la Stratégie nationale, particulièrement les démarches qui mettent l’accent sur l’amélioration des mesures préventives. Un programme de financement comme le PPEEE apporte un soutien financier à une vaste gamme d’organisations publiques et privées qui souhaitent contribuer à la prévention de l’introduction et de la propagation des EEE au Canada. Les activités sur le terrain sont la « clé » pour relever les défis que posent les EEE et la nécessité d’un soutien financier stable a été reconnue. Le financement de la mise en œuvre de la Stratégie nationale qu’assure le PPEEE a permis d’améliorer les partenariats existants et de bâtir de nouvelles relations de collaboration entre tous les partenaires dans le but de gérer efficacement les EEE.

Sur une période de cinq ans, de 2005 à 2010, le PPEEE a versé presque cinq millions de dollars pour financer des projets qui permettent aux Canadiens de prendre des mesures qui soutiennent les priorités clés de la Stratégie nationale : la prévention, la détection précoce, l’intervention rapide et la gestion. Les projets financés dans le cadre du PPEEE soutiennent les priorités de la Stratégie nationale; par exemple, l’identification essentielle de nouvelles infestations d’EEE au moyen d’inventaires et la participation des Canadiens par le biais d’activités de sensibilisation ciblées. Le programme est unique, car il s’agit du seul programme de contribution qui verse des fonds à des organisations pour qu’elles prennent des mesures s’attaquant particulièrement aux EEE et aux effets indésirables potentiels causés par celles-ci. Des discussions avec des partenaires du gouvernement du Canada, tant à l’interne qu’à l’externe, indiquent que le PPEEE a contribué de façon importante à la coordination des activités relatives aux EEE à l’échelle nationale. Des mesures d’intervention efficaces seraient plus difficiles sans cette coordination, la diffusion de l’information, la réduction du dédoublement des efforts et de nombreuses autres activités; il en résulterait des coûts potentiellement beaucoup plus élevés et une capacité réduite de prévenir l’introduction et la propagation des EEE au Canada.

Après cinq ans, le PPEEE a apporté une contribution importante à la coordination accrue des activités relatives aux EEE entre les divers intervenants et a permis d’assurer la prévention, la détection et la gestion des EEE au Canada. Dans l’ensemble, le programme est une importante source de soutien pour les intervenants engagés dans des actions de lutte contre les EEE qui appuient les priorités du gouvernement du Canada en prévenant l’introduction et la propagation des EEE. Les leçons tirées au cours des cinq premières années du programme serviront de base pour continuer d’offrir un programme solide et bien rodé en appui à la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes.

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Annexe A. Espèces exotiques envahissantes ciblées par des projets du PPEEE

Photo du nerprun cathartique (Rhamnus cathartica), montrant le fruit de cette plante.
Nerprun cathartique; Rhamnus cathartica
© Mark Richardson, Forêt modèle de l'Est de l'Ontario

Photo de l'alliaire officinale (Alliaria petiolata).
Alliaire officinale; Alliaria petiolata
© Tom Heutte, USDA Forest Service, Bugwood.org (en anglais seulement)

Photo du cresson de fontaine (Rorippa nasturtium-aquaticum).
Cresson de fontaine; Rorippa nasturtium-aquaticum
© Photos.com

Plantes (142)

  • Abutilon à pétales jaunes (Abutilon theophrasti)
  • Agropyre à crête (Agropyron cristatum)
  • Ajonc d’Europe (Ulex europaeus)
  • Alliaire officinale (Alliaria petiolata)
  • Aloès d’eau (Stratiotes aloides)
  • Alpiste roseau (Phalaris arundinacea)
  • Angélique sauvage / angélique des bois (Angelica sylvestris)
  • Anthrisque des bois / persil sauvage (Anthriscus sylvestris)
  • Argousier faux-nerprun (Hippophaë rhamnoides)
  • Armoise absinthe (Artemisia absinthium)
  • Bardane tomenteuse (Arctium tomentosum)
  • Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
  • Bertéroa blanc (Berteroa incana)
  • Brome des toits (Bromus tectorum)
  • Brome du Japon (Bromus japonicus)
  • Brome inerme (Bromus inermis)
  • Buglosse officinale (Anchusa officinalis)
  • Butome à ombelle (Butomus umbellatus)
  • Cabomba de Caroline (Cabomba caroliniana)
  • Campanule fausse-raiponce (Campanula rapunculoides)
  • Caragana arborescent (Caragana arborescens)
  • Cardère (Dipsacus spp.)
  • Carotte sauvage (Daucus carota)
  • Carvi commun (Carum carvi)
  • Célastre asiatique (Celastrus orbiculatus)
  • Centaurée de Russie (Centaurea repens)
  • Centaurée des prés (Centaurea pratensis)
  • Centaurée diffuse (Centaurea diffusa)
  • Centaurée du solstice (Centaurea solstitialis)
  • Centaurée maculée (Centaurea maculosa)
  • Centaurée noire (Centaurea nigra)
  • Chalef en ombelles (Elaeagnus umbellata)
  • Chardon des champs (Cirsium arvense)
  • Chardon des marais (Cirsium palustre)
  • Chardon épineux (Carduus acanthoides)
  • Chardon penché (Carduus nutans)
  • Chardon vulgaire (Cirsium vulgare)
  • Châtaigne d’eau (Trapa natans)
  • Chèvrefeuille cultivé (Lonicera spp.)
  • Chèvrefeuille de Tartarie (Lonicera tatarica)
  • Chicorée sauvage (Cichorium intybus)
  • Chiendent commun (Agropyron repens)
  • Codium fragile (Codium fragile subsp. tomentosoides)
  • Cranson (Cardaria spp.)
  • Cresson de fontaine (Rorippa nasturtium-aquaticum)
  • Croix-de-Malte (Tribulus terrestris)
  • Cynoglosse officinale (Cynoglossum officinale)
  • Daphné lauréole / laurier des bois (Daphne laureola)
  • Didymo (Didymosphenia geminata)
  • Dompte-venin de Russie (Cynanchum rossicum)
  • Égilope cylindrique (Aegilops cylindrica)
  • Égopode podagraire / herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria)
  • Élodée dense (Egeria densa)
  • Élodée du Canada (Elodea canadensis)
  • Élyme étroit (Leymus angustus)
  • Épervière des prés (Hieracium pratense)
  • Épervière orangée (Hieracium aurantiacum)
  • Érable de Norvège (Acer platanoides)
  • Euphorbe cyprès (Euphorbia cyparissias)
  • Euphorbe ésule (Euphorbia esula)
  • Faux-nymphéa pelté (Nymphoides peltata)
  • Fléole des prés (Phleum pratense)
  • Genêt à balais (Cytisus scoparius)
  • Grande bardane (Arctium lappa)
  • Gypsophile paniculée (Gypsophila paniculata)
  • Herbe à chat / cataire (Nepeta cataria)
  • Houx commun (Ilex aquifolium)
  • Hydrille verticillée (Hydrilla verticillata)
  • Hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)
  • Impatiente glanduleuse (Impatiens glandulifera)
  • Iris faux-acore / iris jaune (Iris pseudacorus)
  • Ivraie de Perse(Lolium persicum)
  • Jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes)
  • Julienne des dames (Hesperis matronalis)
  • Jusquiame noire (Hyoscyamus niger)
  • Kochia à balais (Kochia scoparia)
  • Kudzu (Polygonum perfoliatum)
  • Laiteron des champs (Sonchus arvensis)
  • Laiteron potager (Sonchus oleraceus)
  • Laiteron rude (Sonchus asper)
  • Laitue d’eau (Pistia stratiotes)
  • Lamier jaune (Lamiastrum galeobdolon)
  • Lépidie à feuilles larges / passerage à feuilles larges (Lepidium latifolium)
  • Lierre commun (Hedera helix)
  • Linaire à feuilles larges (Linaria dalmatica)
  • Linaire vulgaire / linaire commune (Linaria vulgaris)
  • Liseron des champs (Convolvulus arvensis)
  • Liseron des haies (Calystegia sepium)
  • Luzerne (Medicago sativa)
  • Luzerne lupuline (Medicago lupulina)
  • Lychnide blanche (Lychnis alba)
  • Marguerite blanche (Chrysanthemum leucanthemum)
  • Matricaire camomille / camomille allemande (Matricaria recutita)
  • Matricaire inodore (Matricaria maritima)
  • Mélilot blanc (Melilotus alba)
  • Mélilot jaune (Melilotus officinalis)
  • Millepertuis commun (Hypericum perforatum)
  • Mûrier blanc (Morus alba)
  • Myriophylle aquatique (Myriophyllum aquaticum)
  • Myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum)
  • Nerprun bourdaine (Frangula alnus)
  • Nerprun cathartique / nerprun purgatif (Rhamnus cathartica)
  • Nyctage parasol (Mirabilis nyctaginea)
  • Odontite rouge (Odontites vernus)
  • Olivier de Bohême (Elaeagnus angustifolia)
  • Orge queue-d’écureuil (Hordeum jubatum)
  • Orme de Sibérie (Ulmus pumila)
  • Panais sauvage (Pastinaca sativa)
  • Pâturin des prés (Poa pratensis)
  • Petite pervenche (Vinca minor)
  • Peuplier blanc (Populus alba)
  • Potamot crépu (Potamogeton crispus)
  • Potentille dressée (Potentilla recta)
  • Quenouille à feuilles larges (Typha latifolia)
  • Quenouille glauque (Typha ×glauca)
  • Renouée du Japon / renouée de Sakhaline (Polygonum spp.)
  • Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia)
  • Ronce discolore (Rubus discolor)
  • Ronce laciniée (Rubus laciniatus)
  • Roseau commun (Phragmites australis)
  • Salicaire commune (Lythrum salicaria)
  • Salsifis majeur (Tragopogon dubius)
  • Salvinie géante (Salvinia molesta)
  • Saponaire des vaches (Vaccaria hispanica)
  • Sargasse (Sargassum muticum)
  • Scabieuse des champs (Knautia arvensis)
  • Séneçon jacobée (Senecio jacobaea)
  • Silène enflé / silène cucubale (Silene vulgaris)
  • Sisymbre élevé (Sisymbrium altissimum)
  • Soliva sessile (Soliva sessilis)
  • Sorgho d’Argentine (Sorghum almum)
  • Soude kali / soude commune (Salsola kali)
  • Spartine à fleurs denses (Spartina densiflora)
  • Spartine alterniflore (Spartina alterniflora)
  • Spartine anglaise (Spartina anglica)
  • Spartine étalée (Spartina patens)
  • Tamaris (Tamarix spp.)
  • Tanaisie vulgaire (Tanacetum vulgare)
  • Trèfle rouge (Trifolium pratense)
  • Tussilage pas-d’âne (Tussilago farfara)
  • Vesce jargeau (Vicia cracca)
  • Vipérine commune (Echium vulgare)

Photo du crabe chinois (Eriocheir sinensis).
Crabe chinois; Eriocheir sinensis
© Geneviève Bourget, ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec

Invertébrés aquatiques (28)

  • Ampullaire brune (Pomacea canaliculata)
  • Ascidie jaune (Ciona intestinalis)
  • Ascidie plissée (Styela clava)
  • Botrylle étoilé (Botryllus schlosseri)
  • Botrylloïde violet (Botrylloides violaceus)
  • Caprelle japonaise (Caprella mutica)
  • Cladocère épineux (Bythotrephes longimanus)
  • Crabe chinois / crabe chinois à mitaines / crabe poilu (Eriocheir sinensis)
  • Crabe sanguin (Hemigrapsus sanguineus)
  • Crabe vert / crabe européen / crabe enragé (Carcinus maenas)
  • Croûte de dentelle / écorce marine (Membranipora membranacea)
  • Didemnum vexillum (aucun nom commun français)
  • Écrevisse à épines (Orconectes limosus)
  • Écrevisse à taches rouges (Orconectes rusticus)
  • Écrevisse géante (Cambarus robustus)
  • Écrevisse obscure (Orconectes obscurus)
  • Halichondrie cierge / halichondrie de Bowerbank (Halichondria bowerbankii)
  • Moule méditerranéenne (Mytilus galloprovincialis)
  • Moule zébrée (Dreissena polymorpha)
  • Mysidacé tacheté (Hemimysis anomala)
  • Nasse de Nouvelle-Zélande (Potamopyrgus antipodarum)
  • Perceur de l’Atlantique / perceur d’huître atlantique (Urosalpinx cinerea)
  • Pétoncle de baie (Argopecten irradians)
  • Puce d’eau en hameçon (Cercopagis pengoi)
  • Schizoporella unicornis (aucun nom commun français)
  • Vivipare géorgienne (Viviparus georgianus)
  • Vivipare orientale (Cipangopaludina chinensis)
  • Molgule de Manhattan (Molgula manhattensis)

Photo de l'agrile du frêne (Agrilus planipennis) sur l'écorce d'un arbre.
Agrile du frêne; Agrilus planipennis
© David Cappaert, Michigan State University, Bugwood.org (en anglais seulement)

Photo du longicorne asiatique (Anoplophora glbripennis).
Longicorne étoilé; Anoplophora glbripennis
© Michael Bohne, USDA Forest Service, Bugwood.org (en anglais seulement)

Insectes (43)

  • Agrile du chêne (Agrilus biguttatus)
  • Agrile du frêne (Agrilus planipennis)
  • Bourdon fébrile (Bombus impatiens)
  • Callidie de l’épicéa (Tetropium castaneum)
  • Capricorne du noisetier (Oberea linearis)
  • Chalcographe (Pityogenes chalcographus)
  • Coccinelle à damier (Propylaea quatuordecimpunctata)
  • Coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata)
  • Coccinelle asiatique (Harmonia axyridis)
  • Coccinelle à friches (Hippodamia variegata)
  • Dendroctone de l’épicea (Dendroctonus micans)
  • Dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae)
  • Dendroctonus armandi (aucun nom commun français)
  • Fourmi rouge européenne (Myrmica rubra)
  • Grand capricorne (Cerambyx cerdo)
  • Grand hylésine du pin (Tomicus piniperda)
  • Hylésine noir du pin (Hylastes ater)
  • Hylesinus varius (aucun nom commun français)
  • Hylurgus ligniperda (aucun nom commun français)
  • Ips hauseri (aucun nom commun français)
  • Ips subelongatus (aucun nom commun français)
  • Longicorne brun de l’épinette (Tetropium fuscum)
  • Longicorne étoilé / Longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis)
  • Monochamus sartor (aucun nom commun français)
  • Monochamus urussovi (aucun nom commun français)
  • Oberea oculata (aucun nom commun français)
  • Petit longicorne du thuya (Callidiellum rufipenne)
  • Plagionotus arcuatus (aucun nom commun français)
  • Psyllopsis discrepans (aucun nom commun français)
  • Puceron lanigère du sapin (Adelges piceae)
  • Scarabée japonais (Popillia japonica)
  • Scolyte asiatique de l’orme (Scolytus schevyrewi)
  • Scolyte du bouleau (Scolytus ratzeburgi)
  • Scolyte du chêne (Scolytus intricatus)
  • Scolytus morawitzi (aucun nom commun français)
  • Sirex européen du pin (Sirex noctilio)
  • Sirex rufiabdominis (aucun nom commun français)
  • Spongieuse (Lymantria dispar)
  • Sténographe (Ips sexdentatus)
  • Tetropium gracilicorne (aucun nom commun français)
  • Typographe européen de l’épinette (Ips typographus)
  • Xylotrechus altaicus (aucun nom commun français)
  • Xylotrechus rufilius (aucun nom commun français)

Amphibiens (1)

  • Ouaouaron / grenouille taureau (Rana catesbeiana)

Photo du gobie à taches noires (Neogobius melanostomus) reposant sur des roches, sous l'eau.
Gobie à taches noires; Neogobius melanostomus
© Center for Great Lakes and Aquatic Sciences Archive, University of Michigan, Bugwood.org (en anglais seulement)

Vertébrés aquatiques (49)

  • Achigan à grande bouche (Micropterus salmoides)
  • Achigan à petite bouche (Micropterus dolomieu)
  • Alose à gésier (Dorosoma cepedianum)
  • Alose d’été (Alosa aestivalis)
  • Athérine de Boyer (Aphanius boyeri)
  • Bar blanc (Morone chrysops)
  • Brochet maillé (Esox niger)
  • Carpe (asiatique) à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis)
  • Carpe (asiatique) argentée (Hypophthalmichthys molitrix)
  • Carpe (asiatique) de roseau (Ctenopharyngodon idella)
  • Carpe (asiatique) noire (Mylopharyngodon piceus)
  • Carpe (Cyprinus carpio)
  • Crapet à oreilles rouges (Lepomis microlophus)
  • Crapet à points bleus (Enneacanthus gloriosus)
  • Crapet menu (Lepomis humilis)
  • Cyprin doré / carassin doré / poisson rouge (Carassius auratus)
  • Éperlan (Osmerus mordax)
  • Gambusie de l’Est (Gambusia holbrooki)
  • Gardon rouge / rotengle (Scardinius erythrophthalmus)
  • Garra pingi pingi (aucun nom commun français)
  • Gobie à nez tubulaire (Proterorhinus semilunaris)
  • Gobie à taches noires (Neogobius melanostomus)
  • Gobie étoilé (Asterropteryx semipunctatus)
  • Gobie fluviatile (Neogobius fluviatilis)
  • Grémille (Gymnocephalus cernuus)
  • Ide (Leuciscus idus)
  • Lamproie / lamproie marine / grande lamproie marine (Petromyzon marinus)
  • Lépisosté à museau plat (Lepisosteus platostomus)
  • Loche d’étang (Misgurnus fossilis)
  • Loche asiatique / loche orientale (Misgurnus anguillicaudatus)
  • Maskinongé (Esox masquinongy)
  • Méné fantôme (Notropis buchanani)
  • Méné suceur (Phenacobius mirabilis)
  • Meunier noir (Catostomus commersoni)
  • Ouitouche (Semotilus corporalis)
  • Perchaude (Perca flavescens)
  • Perche commune (Perca fluviatilis)
  • Pirapatinga (Piaractus brachypomus)
  • Poisson à tête de serpent du Nord (Channa argus)
  • Saumon coho (Oncorhynchus kisutch)
  • Saumon quinnat (Oncorhynchus tshawytscha)
  • Saumon rouge (Oncorhynchus nerka)
  • Silure grenouille (Clarias batrachus)
  • Tanche (Tinca tinca)
  • Truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss)
  • Truite brune(Salmo trutta)
  • Truite fardée (Oncorhynchus clarki)
  • Tyulka (Clupeonella caspia)
  • Vairon (Phoxinus phoxinus)

Vertébrés terrestres (6)

  • Campagnol à dos roux de Gapper / campagnol de Gapper (Clethrionomys gapperi)
  • Écureuil gris (Sciurus carolinensis)
  • Raton laveur (Procyon lotor)
  • Sanglier (Sus scrofa)
  • Tortue à oreilles rouges / trachémyde à tempes rouges (Trachemys scripta elegans)
  • Vison d’Amérique (Mustela vison)

Photo du chancre du noyer cendré (Sirococcus clavigignenti-juglandacearum) sur l'écorce d'un arbre.
Chancre du noyer cendré; Sirococcus clavigignenti-juglandacearum
© Joseph O'Brien, USDA Forest Service, Bugwood.org (en anglais seulement)

Pathogènes / parasites (8)

  • Chancre du noyer cendré (Sirococcus clavigignenti-juglandacearum)
  • Douve du poumon (Paragonimus westermani)
  • Encre des chênes rouges (Phytophthora ramorum)
  • Maladie corticale du hêtre (Nectria coccinea)
  • Maladie hollandaise de l’orme (Ophiostoma spp.)
  • Parasite MSX (« Multinucleate Sphere X » - sphère X multinucléée) de l’huître / maladie MSX (Haplosporidium nelsoni)
  • Rouille vésiculeuse du pin blanc (Cronartium ribicola)
  • Virus de la septicémie hémorragique virale (SHV) (Novirhabdovirus sp.)

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Annexe B. Liste des bénéficiaires et des projets financés par le PPEEE

Alberta Community Development

  • Programme de gestion intégrée des espèces exotiques envahissantes dans les parcs provinciaux du sud-ouest de l'Alberta (2007-2008 : 30 000 $)

Alberta Invasive Plant Council

  • Initiative stratégique de l'Alberta Invasive Plant Council (2006-2007 : 20 000 $; 2007-2008 : 62 000 $; 2008-2009 : 60 000 $)
  • Pour des Albertains “experts en mauvaises herbes”  (2009-2010 : 37 100 $)

Alberta Parks, SE Management Area

  • Programme de gestion intégrée des espèces exotiques envahissantes dans les parcs provinciaux du sud-est de l'Alberta (2007-2008 : 30 000 $)
  • Programme de gestion intégrée des espèces exotiques envahissantes dans les parcs provinciaux du sud-est de l'Alberta – Phase II (2008-2009 : 20 000 $)

Alberta Parks, SW Management Area

  • Programme de gestion intégrée des espèces exotiques envahissantes dans les parcs provinciaux du sud-ouest de l'Alberta (2008-2009 : 25 000 $)

Association régionale des gestionnaires de ZECs de la Mauricie

  • Sensibilisation des villégiateurs envers l’utilisation de poissons-appâts pour la pêche sportive (2007-2008 : 45 000 $)

Blood Tribe Land Management

  • Plan de gestion intégrée des espèces exotiques envahissantes et sensibilisation de la collectivité de Blood Tribe (2009-2010 : 22 000 $)

Boundary Weed Management Committee

  • Weeds Cross Borders Project - collaborer avec les voisins pour empêcher l'entrée de nouveaux envahisseurs (2006-2007 : 10 150 $; 2007-2008 : 17 980 $)
  • Projet de coopération pour élaborer des outils sur les plantes envahissantes en Colombie-Britannique à l'intention des comités régionaux sur les plantes envahissantes afin d'éduquer les gens participant à des activités récréatives (2006-2007 : 35 980 $; 2007-2008 : 9 020$)

British Columbia Shellfish Growers Association

  • Préparer l'industrie de la conchyliculture de la Colombie-Britannique à surveiller les espèces marines envahissantes (2006-2007 : 15 000 $; 2007-2008 : 28 900 $)

Central Kootenay Invasive Plant Committee

  • Central Kootenay Invasive Plant Committee - initiative régionale (2006-2007 : 9 700 $; 2007-2008 : 35 300 $)

Centre d’interprétation du milieu écologique du Haut-Richelieu

  • Gestion intégrée de la châtaigne d’eau (2006-2007 : 4 450 $; 2007-2008 : 43 525 $)
  • Suivi et éradication de la châtaigne d'eau dans le sud du Québec (2009-2010 : 20 000 $)

Clean Annapolis River Project

  • Action communautaire sur les plantes exotiques envahissantes dans la vallée de l'Annapolis en Nouvelle-Écosse (2006-2007 : 20 800 $; 2007-2008 : 24 200 $)
  • « Weedy Whereabouts » – Suivre les plantes exotiques envahissantes en Nouvelle-Écosse (2007-2008 : 35 000 $)
  • Éradication de l’alliaire officinale (Alliaria petiolata) à Grand Pré, Nouvelle-Écosse (2008-2009 : 19 000 $)

Comité ZIP des îles-de-la-Madeleine

  • Mise en œuvre du plan d'action sur les espèces envahissantes aquatiques aux Îles-de-la-Madeleine (2008-2009 : 40 000 $)
  • Mise en œuvre du plan d'action sur les espèces envahissantes aquatiques aux Îles-de-la-Madeleine – Phase 2 (2009-2010 : 33 000 $)

Community Stewardship Council of Lanark County

  • « Alien invaders » (Les envahisseurs) – Une ressource didactique de pointe concernant les espèces aquatiques envahissantes (2008-2009 : 35 000 $)
  • « Alien invaders » (Les envahisseurs) - phase 2 : Une ressource éducative de pointe sur les espèces aquatiques envahissantes (2009-2010 : 10 000 $)

Congrès des Peuples Autochtones

  • Projet national de sensibilisation des Autochtones aux espèces exotiques envahissantes (2009-2010 : 20 000 $)

Conservation de la nature Canada

  • Détection précoce et gestion des espèces envahissantes sur les terres protégées des provinces de l’Atlantique (2009-2010 : 15 000 $)

Environmental Dynamics

  • Coordination du programme de lutte contre les espèces envahissantes du Yukon (2009-2010 : 35 000 $)

Eskasoni Fish & Wildlife Commission

  • Sensibilisation aux espèces aquatiques envahissantes, en particulier les tunicates du Cap Breton (2006-2007 : 24 590 $; 2007-2008 : 20 410 $)

Federation of Ontario Cottagers’ Association

  • Incitation à l'action par les propriétaires de propriétés de loisirs pour empêcher la propagation des espèces exotiques envahissantes (2006-2007 : 10 000 $; 2007-2008 : 15 000 $)

Fondation canadienne de l'arbre

  • Les tueurs d'arbres - un site Web interactif sur les espèces envahissantes (2006-2007 : 9 685 $; 2007-2008 : 25 315 $)

Forêt modèle de Fundy

  • Mise au point d'outils de sensibilisation, de diffusion et d'évaluation du danger pour le puceron lanigère du sapin - Adelges piceae (Ratz.) (2006-2007 : 12 000 $; 2007-2008 : 20 000 $)

Forêt modèle de l'Est de l'Ontario

  •  Trousse pour la série Course-in-a-box - gérer les forêts menacées par les espèces exotiques envahissantes (2006-2007 : 10 800 $; 2007-2008 : 28 525 $;
  • 2008-2009 : 5 675 $)

Forêt modèle de l’ouest de Terre-Neuve

  • Limiter et prévenir l’introduction d’espèces exotiques envahissantes à Terre-Neuve-et-Labrador  (2006-2007 : 13 000 $)

Frenchman-Wood River Weed Management Area

  • Poursuite du projet de zones de gestion des mauvaises herbes envahissantes des rivières Frenchman-Wood (2009-2010 : 26 700  $)

Friends of Fish Creek Provincial Park Society

  • Rétablir l'équilibre dans le parc provincial de Fish Creek, le plus grand parc provincial urbain au Canada (2006-2007 : 15 000 $; 2007-2008 : 30 000 $)

Friends of Wye Marsh

  • Gestion des espèces exotiques envahissantes et projet d'éducation à la réserve nationale de faune du marais Wye (2006-2007 : 9 000 $; 2007-2008 : 9 200 $)

Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

  • Analyse des risques et des options pour gérer les espèces exotiques envahissantes dans les Territoires-du-Nord-Ouest (2007-2008 : 35 000 $)
  • Analyse des risques et des options pour la gestion des espèces exotiques envahissantes dans les Territoires du Nord-Ouest – deuxième partie (2008-2009 : 15 807 $)

Gouvernement du Yukon, ministère de la Voirie et des Travaux Publics

  • Forum sur les espèces envahissantes du Yukon et cadre de détection précoce et d’intervention rapide (2008-2009 : 15 000 $)

Groupe du bassin versant de la région de Cap-Pelé Inc.

  • Plan stratégique d’initiatives concertées sur les espèces aquatiques envahissantes du Détroit de Northumberland (2007-2008 : 45 000 $)

High Park Initiatives

  • Programmes éducatifs « Busters » sur les espèces envahissantes au Centre d’interprétation de la nature de High Park à l’intention des élèves du primaire et du premier cycle du secondaire (2008-2009 : 10 000 $)

Horsefly Cattlemen’s Association

  • Horsefly Cattlemen's Association - plantes nuisibles envahissantes sur les parcours naturels (2006-2007 : 8 800 $)

Invasive Plant Council of British Columbia

  • Partager de meilleures pratiques en matière de plantes envahissantes avec les gestionnaires de plantes, les gouvernements, les groupes communautaires et les gens participant à des activités récréatives (2006-2007 : 4 000 $; 2007-2008 : 41 000 $)
  • Élaboration d'un programme pour le Greater Vancouver Invasive Plant Committee (2007-2008 : 6 700 $)
  • Empêcher l’envahissement et la propagation des plantes exotiques envahissantes par les principales voies d’invasion (2007-2008 : 35 000 $)
  • Collaborer en vue de prévenir l’introduction et la propagation de plantes exotiques envahissantes en Colombie-Britannique (2008-2009 : 40 000 $)
  • Mesures responsables de lutte contre la propagation des plantes envahissantes en Colombie-Britannique (2009-2010 : 47 200 $)

Invasive Species Council of Manitoba

  • Invasive Species Council of Manitoba (2007-2008 : 30 000 $)
  • Invasive Species Council of Manitoba – Accroître la sensibilisation du public et élaborer des plans de gestion du cadre naturel pour les espèces envahissantes au Manitoba (2008-2009 : 35 000 $)
  • Invasive Species Council of Manitoba : Approche coopérative de la détection précoce et de l’intervention rapide (DPIR) au Manitoba (2009-2010 : 47 100 $)

Island Conservation Canada

  • Restauration de la biodiversité dans le parc provincial des îles Scott par l’élimination des espèces exotiques envahissantes (2009-2010 : 35 000 $)

Island Nature Trust

  • Évaluation et éradication de l'alliaire officinale de l'Île-du-Prince-Edward
    (2006-2007 : 3 050 $; 2007-2008 : 5 950 $)

Jardin botanique de l'Université Memorial de Terre-Neuve

  • Les plantes envahissantes à Terre-Neuve-et-Labrador – sensibiliser et implanter des changements (2006-2007 : 18 808 $; 2007-2008 : 26 189 $)
  • Espèces exotiques envahissantes : profils et procédures (2007-2008 : 33 773 $)
  • Plantes envahissantes à Terre-Neuve-et-Labrador : sensibiliser et mettre en œuvre des changements (troisième partie) (2008-2009 : 15 000 $)

Lake Huron Centre for Coastal Conservation

  • Contrôle de la menace que présente Phragmites australis pour les écosystèmes de dunes côtières du lac Huron (2006-2007 : 16 500 $; 2007-2008 : 12 650 $)
  • Communication de la menace que présente Phragmites australis pour les écosystèmes côtiers du lac Huron (2008-2009 : 25 000 $)
  • Lutter contre la menace que présente le roseau commun (Phragmites australis) pour les plages du lac Huron (2009-2010 : 20 200 $)

Landscape Ontario Horticultural Trades Association

  • Élaboration de programmes d'accréditation et de surveillance des espèces exotiques envahissantes (2006-2007 : 8 750 $; 2007-2008 : 36 250 $)

Lower Nicola Indian Band

  • Lower Nicola Indian Band – stratégie de gestion des plantes envahissantes en Colombie-Britannique (2006-2007 : 8 250 $; 2007-2008 : 16 750 $)

Manitoba Purple Loosestrife Project

  • Guide de poche sur les plantes envahissantes - appuyer la détection précoce et les activités de prévention (2007-2008 : 11 300 $)
  • Stratégie de détection précoce et de prévention du Manitoba pour les plantes aquatiques et de milieu humide envahissantes (2007-2008 : 5 200 $)
  • Enhancements to the Manitoba Purple Loosestrife Project (2008-2009 : 12 000 $)

Manitoba Water Stewardship

  • Campagne d'éducation publique et de sensibilisation sur les espèces aquatiques envahissantes au Manitoba (2007-2008 : 14 878 $)

Mersey Tobeatic Research Institute

  • Prévention des poissons exotiques envahissants dans la réserve de la biosphère de Southwest Nova (2006-2007 : 18 000 $; 2007-2008 : 27 000 $)

Ministère de l’Agriculture et des Terres de la Colombie-Britannique

  • Guide de poche et vidéo pour faire face aux menaces d'infestation de phytoravageurs et de maladies exotiques envahissantes en Colombie-Britannique (2007-2008 : 45 000 $)

Ministère de la Conservation du Manitoba, Direction générale des forêts

  • Empêcher l’introduction de ravageurs envahissants d’espèces végétales ligneuses au Manitoba (2007-2008 : 15 000 $)
  • Ravageurs forestiers envahissants : Programme de surveillance et de sensibilisation du grand public (2009-2010 : 12 000 $)

Ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique

  • Évaluation et contrôle de l’achigan à petite bouche, espèce envahissante des bassins hydrographiques du ruisseau Beaver et de la rivière Quesnel (2007-2008 : 32 000 $)
  • Atténuation des risques de propagation des espèces aquatiques envahissantes par les écoles, les programmes d’enseignement des sciences et les fournisseurs de produits biologiques (2009-2010 : 20 000 $)
  • Attaquer le mal à sa racine : Détection précoce des plantes exotiques envahissantes et intervention rapide dans les parcs et aires protégées de la Colombie-Britannique (2009-2010 : 30 000 $)

Ministère de l’Environnement et de la Conservation de Terre-Neuve-et-Labrador

  • Projet d'élaboration de politiques et de coordination de l'éducation sur les espèces exotiques (2007-2008 : 27 000 $)

Ministère des Ressources naturelles de l'Ontario

  • Renforcement de la capacité de détection précoce et d'intervention rapide à l'égard des invasions de plantes aquatiques (2006-2007 : 15 000 $; 2007-2008 : 30 000 $)

Ministère des Ressources naturelles de l'Ontario, Institut de recherche forestière de l’Ontario

  • Dépistage du noyer cendré pour vérifier la résistance au chancre du noyer cendré, un champignon pathogène exotique envahissant au Canada (2008-2009 : 7 873 $)

Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick

  • Plan de sensibilisation du public à l’égard des espèces aquatiques exotiques envahissantes des écosystèmes d’eau douce au Nouveau-Brunswick (2008-2009 : 30 000 $)

Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec

  • Réseau de détection précoce d’espèces aquatiques envahissantes (2006-2007 : 11 500 $; 2007-2008 : 41 000 $)
  • Réseau de détection précoce d’espèces aquatiques envahissantes (2008-2009 : 45 000 $)
  • Réseau de détection précoce d’espèces aquatiques envahissantes (2009-2010 : 45 000 $)

 Musqueam Ecosystem Conservation Society

  • Projet d’éradication du lierre commun de l’écosystème Musqueam (2008-2009 : 20 000 $)

Native Plant Society of Saskatchewan

  • Détection, surveillance et contrôle des plantes exotiques envahissantes - renforcement des capacités en Saskatchewan, phase 2 (2006-2007 : 30 000 $; 2007-2008 : 15 000 $)
  • 8e conférence et atelier sur la conservation des prairies et les espèces en péril -  2007 (2006-2007 : 8 454 $)
  • Programme relatif aux plantes exotiques envahissantes en Saskatchewan (2007-2008 : 32 000 $)
  • Formation du Saskatchewan Invasive Alien Plant Council (2008-2009 : 50 000 $)
  • Codes volontaires de conduite pour la prévention des espèces exotiques envahissantes (2009-2010 : 47 000 $)

Nature-Action Québec

  • Campagne d’éducation régionale sur les plantes exotiques envahissantes utilisées en horticulture (2006-2007 : 12 971 $ ; 2007-2008 : 32 049 $)
  • Les horticulteurs en action ! (2007-2008 : 37 700 $)

NatureServe Canada

  • CanTrack, une application en ligne pour la localisation, l'évaluation et l'analyse des espèces envahissantes (2007-2008 : 45 000 $)

NatureServe Yukon

  • Inventaire des espèces végétales envahissantes le long des routes du Yukon (2006-2007 : 19 500 $)
  • Élaboration de cartes sur la répartition des plantes envahissantes au Yukon et accroissement de la sensibilisation du public (2007-2008 : 18 850 $)

Newfoundland Aquaculture Industry Association

  • Renforcer notre nation - gestion des voies d’entrée et stratégies de communication en matière d'espèces aquatiques envahissantes à Terre-Neuve-et-Labrador (2006-2007 : 2 500 $; 2007-2008 : 42 500 $)
  • Initiatives de communication pour la gestion des espèces aquatiques envahissantes à Terrre-Neuve-et-Labrador (2008-2009 : 18 000 $)
  • Initiatives de communication et d’aquaculture biosécuritaire des mollusques visant la gestion des espèces aquatiques envahissantes à Terre-Neuve-et-Labrador (2009-2010 : 9 900 $)

Ontario Federation of Anglers and Hunters

  • Arrêter la propagation en propageant l'information - des partenariats pour faire face aux voies d'entrée des espèces envahissantes dans le secteur de l'aquariophilie et des jardins d'eau (2006-2007 : 38 468 $; 2007-2008 : 42 532 $)
  • Préservons nos lacs! Des partenariats au sein des milieux de la pêche sportive et de la navigation de plaisance afin d'empêcher l'introduction d'espèces exotiques envahissantes (2006-2007 : 11 363 $; 2007-2008 : 78 599 $; 2008-2009 : 45 005 $)
  • « Making Waves! » : Programme éducatif mettant l’accent sur les incidences de la propagation des espèces envahissantes et sur la prévention de cette propagation (2007-2008 : 45 000 $)
  • Renforcement des capacités de lutter contre les plantes envahissantes par le biais de l’Ontario Invasive Plant Council (2008-2009 : 40 000 $)
  • L’ Ontario Invasive Plant Council (2009-2010: 46 000 $)

Ontario Streams

  • Programme sur les espèces aquatiques exotiques du bassin versant de la rivière Rouge (2006-2007 : 8 000 $)
  • Sensibilisation du secteur de l’aquariophilie et des jardins aquatiques au problème que posent les espèces aquatiques envahissantes (2009-2010 : 11 000 $)

Osoyoos Desert Society

  • Mise au point d’un mélange de graines indigènes pour le sud de la vallée de l’Okanagan (2007-2008 : 3 174 $)

Pet Industry Joint Advisory Council

  • Site Web « Habitattitude » canadien - un site Web consacré aux espèces exotiques envahissantes au Canada (2006-2007 : 16 740 $; 2007-2008 : 1 260 $)

Plenty Canada

  • La perspective autochtone sur les mesures contre les espèces envahissantes exotiques; est de l’Ontario (2007-2008 : 30 000 $)
  • Stratégies relatives aux espèces envahissantes – renforcement des capacités des partenaires autochtones dans le sud-est de l’Ontario (2008-2009 : 25 000 $)

Prairie Learning Centre

  • The Prairie persists - ateliers dans les écoles secondaires sur les plantes exotiques envahissantes et restauration des prairies naturelles (2006-2007 : 4 500 $)

Prince Edward Island Aquaculture Alliance

  • Programme de communication - éduquer les utilisateurs des ressources sur les espèces aquatiques exotiques envahissantes dans les eaux estuariennes de l'Île-du-Prince-Édouard (2006-2007 : 18 000 $; 2007-2008 : 27 000 $)
  • Ateliers sur les espèces aquatiques envahissantes à l’intention des propriétaires de bateaux et des administrations portuaires à l’Île-du-Prince-Édouard (2008-2009 : 35 000 $)
  • Création de ressources éducatives ciblées et interactives pour aider à lutter contre la propagation des espèces aquatiques envahissantes au Canada atlantique (2009-2010 : 30 000 $)

RNT Consulting Inc.

  • Programme d'information et d'éducation des plaisanciers pour la prévention de la propagation des espèces aquatiques envahissantes à l'échelle du Canada (2006-2007 : 45 000 $)

Royal British Columbia Museum Corporation

  • Enquête sur les plantes exotiques dans des ports d’entrée du sud de l’île de Vancouver (2007-2008 : 6 276 $)

Science Enterprise Algoma

  • Espèces aquatiques et forestières envahissantes – Renforcer les capacités de détection précoce des intervenants (2007-2008 : 15 000 $)
  • Espèces envahissantes terrestres et aquatiques – renforcer les capacités de détection précoce des intervenants (2008-2009 : 10 000 $)

Secwepemc Fisheries Commission

  • Détection de la perchaude envahissante par des mesures d’inventaire et de surveillance dans le bassin hydrographique de la rivière Thompson Sud (2009-2010 : 35 000 $)

Severn Sound Environmental Association

  • Programme de sensibilisation et de surveillance des espèces exotiques envahissantes pour la baie Severn (2007-2008 : 20 000 $)

Société canadienne de malherbologie

  • Plantes envahissantes - évaluations, stratégies et interventions : Colloque CWSS-SCM 2006, Victoria, Colombie-Britannique (2006-2007 : 23 500 $; 2007-2008 : 16 000 $)

Society to Prevent Dutch Elm Disease

  • Lutte contre les insectes perce-bois exotiques envahissants en Alberta (2008-2009 : 45 000 $)
  • Lutte contre les insectes perce-bois exotiques envahissants en Alberta (2009-2010 : 35 000 $)

Southeast Environmental Association Ltd.

  • ISPOT – Invasive Species Presence Observation Teams (équipes d’observation de la présence d’espèces exotiques envahissantes) (2006-2007 : 5 300 $; 2007-2008 : 39 700 $)
  • Aider les administrations portuaires à lutter contre la propagation des espèces aquatiques envahissantes (2009-2010 : 30 000 $)

Southern Alberta Land Trust Society

  • La prairie à fétuque indigène et les espèces végétales envahissantes - phase 2, action (2006-2007 : 7 200 $; 2007-2008 : 37 800 $)

Union Saint-Laurent Grands Lacs

  • « Ouvrez l'œil! » Réseau de surveillance communautaire de plantes exotiques envahissantes au Québec (2009-2010 : 30 000 $)

Université Acadia, Acadia Centre for Estuarine Research

  • « Stepping Up » –  Vers la formation d’un organisme provincial consacré aux espèces exotiques envahissantes en Nouvelle-Écosse (2008-2009 : 40 000 $)
  • « Starting Up » – Première année de mise en place d’un organisme provincial de coordination de la lutte contre les espèces exotiques envahissantes en Nouvelle-Écosse (2009-2010 : 55 100 $)

Université de Brandon, Rural Development Institute

  • Sur le terrain : surveillance et gestion de l'euphorbe ésule et création d'un conseil sur les plantes envahissantes pour la province du Manitoba (2007-2008 : 45 000 $)
  • Établissement d'une enquête sur les plantes envahissantes nuisibles de la région des Prairies et d'un système cartographique (2006-2007 : 29 500 $; 2007-2008 : 60 500 $)

Université de la Colombie-Britannique, Sciences de la Terre et d‘Océanographie

  • Transport d’espèces marines envahissantes sur les bateaux de plaisance (2008-2009 : 35 000 $)
  • Introduction et propagation d’espèces envahissantes par la navigation de plaisance internationale et de passage (2009-2010 : 35 000 $)

Université de l’île de Vancouver

  • Écureuils gris sur l’île de Vancouver – surveiller l’expansion de leur aire de répartition et évaluer la possibilité d’utiliser la stérilisation hormonale comme méthode de lutte (2008-2009 : 5 385 $)
  • Surveiller l’expansion de l’aire de répartition des écureuils gris dans l’île de Vancouver et évaluer la possibilité d’utiliser la stérilisation hormonale comme méthode de lutte contre cette espèce (2009-2010 : 17 500 $)

Université de Victoria, École des Études Environnementales

  • Atténuer les impacts des ouaouarons introduits sur les amphibiens indigènes dans l'île de Vancouver (2006-2007 : 3 500 $; 2007-2008 : 41 500 $)

Université de Windsor, Great Lakes Institute for Environmental Research

  • Création de lieux de sensibilisation du public; programmes éducatifs et expositions sur les espèces envahissantes (2007-2008 : 45 000 $)
  • « Taking it National » : deuxième phase des expositions sur les espèces aquatiques envahissantes visant la sensibilisation et l’éducation du public (2008-2009 : 30 000 $)
  • Exposition sur les espèces aquatiques envahissantes d’un océan à l’autre (2009-2010 : 30 000 $)

Université du Cap-Breton

  • « Project U.F.O. » (« Unidentified Foreign Organisms » - Organismes étrangers non identifiés) : Établissement d’un programme de surveillance et d’éducation du public portant sur les espèces aquatiques exotiques envahissantes (2007-2008 : 25 000 $)
  • « Project U.F.O. »  (« Unidentified Foreign Organisms» - Organismes étrangers non identifiés) – Phase 2 : Mise en œuvre des initiatives de surveillance pour la détection précoce des espèces aquatiques exotiques envahissantes au Cap-Breton (2008-2009 : 35 000 $)
  • « Project U.F.O. »  (« Unidentified Foreign Organisms» - Organismes étrangers non identifiés) – Phase 3 Renforcer les partenariats pour poursuivre l’étude des espèces exotiques habitant le littoral – L’ultime frontière (2009-2010 : 35 000 $)

Université du Nouveau-Brunswick, Herbier Connell Memorial

  • Atelier sur les plantes envahissantes au Nouveau-Brunswick (2008-2009 : 15 300 $)
  • Renforcement des activités de communication, de sensibilisation, de réseautage et d’engagement sur les espèces exotiques envahissantes au Nouveau-Brunswick (2009-2010 : $45,000)

Université McGill

  • Détection d’une crevette d’eau douce envahissante (Hemimysis anomala) dans le fleuve Saint-Laurent (2009-2010 : 25 000 $)

Vancouver Aquarium Marine Science Centre

  • Projet de gestion de la spartine sur les côtes du sud-ouest de la Colombie-Britannique (2006-2007 : 15 625 $; 2007-2008 : 29 375 $)
  • Projet de gestion de la spartine sur les côtes du sud-ouest de la Colombie-Britannique : sensibilisation et éducation (2008-2009 : 37 000 $)

Ville de Charlottetown

  • Éradication du nerprun bourdaine (Frangula alnus) au Victoria Park et diffusion visant à accroître la sensibilisation du public à l’égard des espèces exotiques envahissantes (2008-2009 : 7 955 $)
  • Élimination de la salicaire pourpre (Lythrum salicaria) le long du Sentier de la Confédération à Charlottetown et activités de sensibilisation aux plantes exotiques envahissantes (2009-2010 : 6 500 $)

Ville de Saskatoon

  • La protection des forêts des Prairies contre les espèces exotiques envahissantes : une série de séminaires et d’ateliers (2009-2010 : 1 700 $)

Wood River District No. 3

  • Établissement de zones de gestion des mauvaises herbes des rivières Frenchman-Wood (2006-2007 : 13 000 $; 2007-2008 : 45 000 $; 2008-2009 : 45 000 $)
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