Une évaluation des paysages des plaines à forêts mixtes de l'Ontario : Biodiversité terrestre d'intérêt fédéral dans l'écozone des plaines à forêts mixtes de l'Ontario – 2015

Table des matières


Information sur le document

À propos du Service canadien de la faune
Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada est responsable des questions liées aux espèces sauvages qui relèvent du gouvernement fédéral. Ses responsabilités incluent la protection et la gestion des oiseaux migrateurs, des habitats d'importance nationale et des espèces en péril, le contrôle du commerce international de ces dernières et les sciences appliquées aux questions relatives aux espèces sauvages d'importance nationale.

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Service canadien de la faune
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Toronto (Ontario) M3H 5T4
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Le présent document peut être cité comme suit :
Environnement Canada. 2015. Biodiversité terrestre d'intérêt fédéral dans l'écozone des plaines à forêts mixtes de l'Ontario. Environnement Canada, Toronto (Ontario).

Ce rapport est fondé sur :
G. Bryan,i A. Hebb,ii K. Holmesi and D. Kraus.ii Federal Priorities for Biodiversity Conservation in the Mixedwood Plains Ecozone of Ontario. Document inédit. Octobre 2011

i Service canadien de la faune, 4905, rue Dufferin, Toronto (Ontario) M3H 5T4

ii Conservation de la nature Canada, RR 5, 5420, Route 6 Nord, Guelph (Ontario) N1H 6J2

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Résumé

 Le but du rapport intitulé Biodiversité terrestre d'intérêt fédéral dans l'écozone des plaines à forêts mixtes de l'Ontario et des cartes qui l'accompagnent est de repérer les paysages ou les régions de l'écozone des plaines à forêts mixtes de l'Ontario qui comptent des éléments de biodiversité d'intérêt fédéral multiples et se chevauchant, et d'établir les secteurs dans lesquels l'application de mesures de conservation pourrait avoir le plus grand impact. Environnement Canada a l'obligation de signaler, de surveiller, de gérer et de conserver des éléments particuliers de biodiversité terrestre relatifs aux habitats et aux espèces sauvages en vertu de mandats prescrits par la loi, de politiques et d'accords internationaux. Parmi ceux-ci, mentionnons la Loi sur les espèces en péril, la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les espèces sauvages du Canada, la Politique fédérale sur la conservation des terres humides, la Convention relative aux zones humides d'importance internationale (aussi appelée la Convention de Ramsar) et l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs. Ensemble, ils constituent le portefeuille d'Environnement Canada en ce qui concerne la biodiversité des habitats et des espèces sauvages. Plusieurs programmes ont été mis en œuvre en soutien à ces mandats, politiques et accords, entre autres pour soutenir les désignations internationales (dont les sites Ramsar), protéger les secteurs importants pour les oiseaux (dont les refuges d'oiseaux migrateurs), favoriser la conservation des habitats essentiels (par exemple par l'entremise de dons écologiques) et financer des projets qui protègent les espèces en péril et contribuent à leur rétablissement (p. ex. le Programme d'intendance de l'habitat).

Ce document présente de l'information couvrant l'ensemble du paysage à deux niveaux de résolution : le niveau 1 et le niveau 2. L'évaluation de niveau 1 porte sur le portefeuille de biodiversité à l'échelle de l'écozone, alors que l'évaluation de niveau 2 évalue et cartographie le portefeuille de biodiversité à l'échelle de la région physiographique et des parcelles de l'atlas des oiseaux nicheurs. La cartographie inclut les espèces en péril, les terres humides, les oiseaux nicheurs et les habitats des oiseaux migrateurs. L'importance relative de chaque région physiographique a été évaluée en fonction des éléments terrestres de la biodiversité existant à l'intérieur de ses frontières, et pour chaque région physiographique, des cartes à résolution plus fine ont été produites pour illustrer la répartition et l'abondance des espèces d'oiseaux migrateurs prioritaires et leurs haltes migratoires potentielles.

En établissant comment sont répartis tous les éléments de son portefeuille de biodiversité dans l'ensemble du paysage, Environnement Canada est en mesure de visualiser globalement les espèces et les habitats terrestres dont il a la responsabilité. Les éléments de biodiversité varient en termes de concentration et de diversité, ou richesse, dans les plaines à forêts mixtes de l'Ontario, une convergence notable de biodiversité étant observée dans la zone de transition entre la côte des Grands Lacs et le Bouclier canadien. Le repérage de régions physiographiques comptant un nombre élevé de caractéristiques de biodiversité multiples et importantes – dont la plaine du lac Iroquois, la plaine de Napanee, les flèches de sable du lac Érié, la plaine argileuse de Haldimand, les plaines argileuses de Sainte-Claire, la plaine sablonneuse de Norfolk, la bordure du lac Huron, la presqu'île du Prince-Édouard et la péninsule Bruce – permet à Environnement Canada d'orienter plus efficacement ses efforts de conservation. Comme de nombreuses régions physiographiques présentent des répartitions d'éléments de biodiversité qui se chevauchent, gérer les ressources et les programmes en tenant compte de ces chevauchements de biodiversité devrait accroître la synergie des efforts et maximiser les investissements en temps, ressources et personnel. La conservation des milieux importants – qu'ils soient sauvages ou cultivés – ainsi que des espaces entre eux, favorise la coordination entre les programmes et les partenaires.

1 Introduction


1.1 Contexte

Encadré 1. Le portefeuille de biodiversité terrestre

Quatorze attributs géospatiaux ont été utilisés pour représenter le portefeuille de biodiversité des plaines à forêts mixtes. Ces attributs ont été choisis parce qu'ils ont été considérés comme représentatifs du mandat en matière de biodiversité, mais aussi parce qu'ils pouvaient être mesurés grâce à des sources de données relativement détaillées, précises, fiables et complètes, telles que l'Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario (Cadman et al., 2007), les relevés d'oiseaux du Service canadien de la faune et le Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario.

Les attributs utilisés pour mesurer la biodiversité du paysage sont les suivants :

  1. Diversité d'espèces en péril
  2. Effectifs des espèces en péril
  3. Irremplaçabilité pour les espèces en péril
  4. Sites des espèces rares à l'échelle mondiale
  5. Sites des terres humides côtières
  6. Sites des oiseaux aquatiques nichant en colonie
  7. Sites de halte des oiseaux terrestres
  8. Sites de halte des oiseaux de rivage
  9. Sites de halte de la sauvagine
  10. Densité d'oiseaux forestiers
  11. Densité d'oiseaux de milieu ouvert
  12. Densité d'oiseaux de rivage
  13. Densité d'oiseaux aquatiques
  14. Densité de sauvagine

Chacun de ces attributs a été pondéré de façon égale.

La conservation de la biodiversité exige souvent le repérage des zones prioritaires afin que les ressources limitées puissent être plus efficacement allouées (Margules et Pressey, 2000). Des approches telles la cartographie des concentrations ou « points chauds » de biodiversité ont été utilisées pour orienter l'allocation des ressources de conservation, ce qui permet à la société de protéger le plus d'espèces par dollar investi (Myers et al., 2000). À titre d'exemple, le gouvernement australien a identifié 15 points chauds de biodiversité nationaux – fondés sur des des écosystèmes, des espèces endémiques et des menaces – afin de concentrer ses efforts et ses activités de sensibilisation en matière de conservation (Australian Government, 2006). De même, l'Afrique du Sud a élaboré un programme visant à établir et à financer la planification et l'application de mesures locales de conservation dans des zones clés pour la biodiversité (Knight et al., 2007). Ces approches font partie d'un mouvement visant l'application d'une approche écosystémique, ou fondée sur le paysage, de la conservation.

Par le truchement de son unité de planification et d'évaluation des paysages, Environnement Canada élabore sa propre approche écosystémique ou fondée sur le paysage en fonction de ses responsabilités. Plusieurs projets pilotes sont lancés dans toutes les régions d'Environnement Canada, et le présent document d'évaluation participe de l'engagement de la Région de l'Ontario de produire un plan d'aménagement du paysage pour la portion de l'écozone des plaines à forêts mixtes située en Ontario. Il identifie les zones prioritaires de conservation de la biodiversité à l'intérieur des plaines à forêts mixtes en fonction de 14 éléments de la biodiversité (voir l'encadré 1) qui s'inscrivent dans la législation, les politiques et les accords dont Environnement Canada est responsable. Le document présente une évaluation à résolution grossière du portefeuille de biodiversité de l'ensemble de l'écozone, et une évaluation à résolution moyenne traitant des régions physiographiques et des parcelles de l'atlas des oiseaux nicheurs au sein de l'écozone. Ces évaluations sont respectivement identifiées en tant qu'évaluations de niveau 1 et de niveau 2. Ensemble, les évaluations de niveau 1 et de niveau 2 établissent les paysages ou les régions des plaines à forêts mixtes de l'Ontario qui comptent des éléments de biodiversité terrestre multiples et qui se chevauchent, et dans lesquels les efforts de conservation peuvent avoir le plus grand impact. Ce travail est le reflet d'une philosophie visant à cibler les zones existantes de biodiversité élevée aux fins de restauration, de défragmentation et d'établissement de liens. En outre, il reflète le mandat d'Environnement Canada de protéger et de conserver les espèces sauvages et les habitats existants. Enfin, les résultats de cette évaluation des paysages peuvent aussi servir à repérer les zones de faible biodiversité à des fins de restauration.

1.2 Portefeuille de biodiversité terrestre et responsabilités des programmes associés

Aucun organisme ou ordre de gouvernement n'est responsable de l'ensemble des éléments de la biodiversité. Le portefeuille de biodiversité terrestre d'Environnement Canada, tel que pris en charge par son Service canadien de la faune (SCF), est défini dans la législation et des politiques telles la Loi sur les espèces en péril, la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les espèces sauvages du Canada, la Politique fédérale sur la conservation des terres humides, la Convention relative aux zones humides d'importance internationale (aussi appelée la Convention de Ramsar) et l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs. Environnement Canada détient également des intérêts et des responsabilités liés à certaines terres par le truchement du Programme des dons écologiques (en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu), aux réserves nationales de faune (RNF), aux refuges d'oiseaux migrateurs (ROM) et à d'autres sites d'intendance et d'acquisition aux termes du Programme d'intendance de l'habitat (PIH). Ces responsabilités, ainsi que leur chevauchement géographique, continuent de progresser en raison de lois nouvelles ou révisées, comme la Loi sur les espèces en péril et la Loi de l'impôt sur le revenu, ou du Plan de conservation national récemment adopté. Le Plan de conservation national multiplie pour les partenaires (p. ex. les municipalités, les groupes d'intérêt environnementaux, les chasseurs et les pêcheurs, les propriétaires fonciers et les groupes communautaires) les possibilités de prendre des mesures concrètes pour la conservation des terres et des eaux du Canada, la restauration des écosystèmes du pays et le rapprochement des Canadiens avec la nature. De ces changements naissent un besoin de mieux intégrer et mettre en application les outils législatifs, d'intendance et d'incitation pour répondre aux besoins transversaux du mandat. La gestion écosystémique d'un site, d'un système ou d'une région visant de multiples espèces peut s'avérer plus efficace que la gestion individuelle des espèces, surtout lorsqu'elles se trouvent dans un même espace.

Encadré 2. L'écozone des plaines à forêts mixtes

L'écozone des plaines à forêts mixtes compte certains des écosystèmes les plus menacés d'Amérique du Nord. Cette écozone comprend la région de l'Ontario située au sud du Bouclier canadien (soit les écodistricts provinciaux 6E et 7E) et s'étend sur plus de 7,5 millions d'hectares. Cette écozone est aussi appelée l'écorégion des forêts du secteur sud des Grands Lacs et des forêts des basses-terres du secteur est des Grands Lacs (Rickets et al., 1999). Elle correspond aussi à la région de conservation des oiseaux 13. Au Canada, cette région est délimitée par le lac Ontario et s'étend le long du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la ville de Québec au sud du Bouclier canadien; elle s'étend aussi au sud du Canada au Michigan, en Indiana, en Ohio, dans l'État de New York et dans de petites portions de la Pennsylvanie et du Vermont. Environ 49 % de cette région se trouve au Canada. Sa topographie varie d'un terrain très plat dans le sud-ouest et le sud-est, au terrain accidenté de l'escarpement du Niagara. La végétation, diversifiée, y est caractérisée par des forêts mixtes et des forêts de feuillus tolérants, dont les forêts caroliniennes. Des alvars, des prairies à grandes graminées et des savanes s'y trouvent aussi. Dans certains secteurs, les terres humides sont encore nombreuses, malgré d'importantes pertes dans le passé.

L'écozone des plaines à forêts mixtes compte une des populations humaines les plus denses au Canada, et plusieurs de ses écosystèmes d'avant la colonisation européenne ont été transformés pour l'agriculture et l'urbanisation. Les loisirs et le tourisme font partie des activités importantes. En plus des pressions liées à l'utilisation des terres, des espèces exotiques envahissantes prennent la place d'espèces indigènes et altèrent la structure et le fonctionnement des écosystèmes naturels (Environnement Canada, 2005; Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, 2008).

2 Méthodes

2.1 Collecte et préparation des données

Afin d'élaborer les évaluations de niveau 1 et de niveau 2, diverses données géospatiales représentant les éléments de la biodiversité ont été recueillies. Un aperçu des données est présenté au tableau 1. La zone de l'étude de niveau 1 – les plaines à forêts mixtes de l'Ontario – a été définie comme regroupant les écodistricts 6E et 7E, alors que la zone d'étude de niveau 2 repose sur les 53 régions physiographiques contenues dans l'écozone des plaines à forêts mixtes (voir la figure 1). L'ensemble des analyses et des cartes a été produit en utilisant la projection conique conforme de Lambert, à l'aide du Système de référence nord-américain de 1983, avec ArcGIS (Environmental Systems Research Institute, 2008).

Tableau 1. Inventaire des données

Remarque : Le millésime des données indique l'année des ensembles de données qui ont été utilisés pour les analyses; des versions à jour plus récentes des ensembles de données ci-dessous pourraient exister.

Législation, politiques et accords
Ensemble de donnéesMillésimeÉchelle/résolutionSource
Refuges d'oiseaux migrateurs2002~1:50 000Service canadien de la faune
Zones importantes pour la conservation des oiseaux2004≥ 1:50 000Études d'Oiseaux Canada; Fédération canadienne de la nature
Haltes migratoires prioritaires – Plan conjoint des habitats de l'Est pour l'Ontario (PCHEO)2007-Canards illimités Canada
Sites du Programme des dons écologiques2008-Service canadien de la faune
Sites du Programme d'intendance de l'habitat (2003-2008)2009-Service canadien de la faune
Réserves de la biosphère2005-2008-Réserve de la biosphère de l'Arche-de-Frontenac, Commission de l'escarpement du Niagara, Fondation de la réserve mondiale de la biosphère de Long Point
Réserves nationales de faune2002~1:50 000Service canadien de la faune
Secteurs préoccupants20081:5 000 – 1:10 000Environnement Canada
Terres fédérales2005DiversesCompilé par le Service canadien de la faune
Parcs nationaux20031:50 000Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Aires marines nationales de conservation20031:50 000Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Parcs provinciaux20031:50 000Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Réserves de conservation20031:50 000Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Espèces
Ensemble de donnéesMillésimeÉchelle/résolutionSource
Occurrence d'élément2005-Centre d'information sur le patrimoine naturel
Aires de nidification des oiseaux aquatiques coloniaux2008-Service canadien de la faune
Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario2008-Études d'Oiseaux Canada, Environnement Canada, Ontario Field Ornithologists, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Entités du paysage
Ensemble de donnéesMillésimeÉchelle/résolutionSource
Terres humides20001:10 000Ministère des Richesses naturelles
Terres humides évaluées20061:10 000Ministère des Richesses naturelles
Zones humides permanentes/lacs20061:10 000Ministère des Richesses naturelles
Inventaire des terres humides côtières des Grands Lacs20041:10 000Environnement Canada, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Système d'information sur les ressources terrestres du sud de l'Ontario20081:10 000 – 1:50 000Ministère des Richesses naturelles
Couverture terrestre provinciale1998, 200225 mMinistère des Richesses naturelles
Alvars confirmés19981:10 000Centre d'information sur le patrimoine naturel
Prairie à grandes graminées2004-20081:5 000 – 1:50 000Tallgrass Ontario, Conservation de la nature Canada, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Rivières (Données hydrologiques du Programme de gestion de l'information sur les ressources en eau)20051:10 000Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Levés pédologiques des comtés1929-19961:20 000 – 1:250 000Agriculture et Agroalimentaire Canada
Écodistricts20061:10 000Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Régions physiographiques de l'Ontario2007≤ 1:250 000Ministère du Développement du Nord et des Mines (d'après Chapman et Putman [1984], 3e édition)
Figure 1. Zone d'étude et unités physiographiques

Image de carte. Voir la description détaillée ci-dessous

Description longue pour la figure 1

Une carte du sud de l'Ontario avec les zone d'étude et unités physiographiques

  • 01 Escarpement du Niagara
  • 02 Vallée de la Beaver
  • 03 Vallée de la Bighead
  • 04 Terrasses du cap Rich
  • 05 Moraines du Horseshoe
  • 06 Plaine de Flamborough
  • 07 Plaine de till de Dundalk
  • 08 Plaine de till de Stratford
  • 09 Dunes de Hillsburgh
  • 10 Collines de Waterloo
  • 11 Champ de drumlins de Guelph
  • 12 Champ de drumlins de Teeswater
  • 13 Champ de drumlins d'Arran
  • 14 Plaine de till d'Oxford
  • 15 Crêtes du mont Elgin
  • 16 Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London
  • 17 Plaine argileuse d'Ekfrid
  • 18 Plaines sablonneuses de Bothwell
  • 19 Plaines argileuses de Sainte-Claire
  • 20 Île Pelée
  • 21 Flèches de sable du lac Érié
  • 22 Plaine sablonneuse de Norfolk
  • 23 Plaine argileuse de Haldimand
  • 24 Plaine argileuse de Saugeen
  • 25 Pente Huron
  • 26 Bordure du lac Huron
  • 27 Péninsule Bruce
  • 28 Île Manitoulin
  • 29 Îles St-Joseph et Cockburn
  • 30 Moraine d'Oak Ridges
  • 31 Champ de drumlins de Peterborough
  • 32 Versant sud
  • 33 Plaine de Peel
  • 34 Plaines argileuses de Schomberg
  • 35 Basses-terres de Simcoe
  • 36 Hautes-terres de Simcoe
  • 37 Plaine de Carden
  • 38 Moraines de Dummer
  • 39 Plaine de Napanee
  • 40 Plaine d''île du Prince-Édouard
  • 41 Plaine du lac Iroquois
  • 42 Collines et terrains plats argileux de Leeds
  • 43 Plaine de calcaire de Smiths Falls
  • 44 Plaine sablonneuse d'Edwardsburg
  • 45 Champ de drumlins de North Gower
  • 46 Plaine de till de Glengarry
  • 47 Plaine argileuse de Winchester
  • 48 Terrains plats de Lancaster
  • 49 Plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais
  • 50 Plaines sablonneuses de Russell et Prescott
  • 51 Crêtes du lac Muskrat
  • 52 Plaine sablonneuse de Petawawa
  • 53 Hautes-terres d'Algonquin

Cette figure présente une carte de la partie sud de l'Ontario, montrant les lacs Huron, Sainte-Claire, Érié et Ontario. Les noms des villes de Sudbury, Windsor, London, Hamilton, Toronto, Kingston et Ottawa sont indiqués sur la carte. Le lac Simcoe n'est pas nommé, mais il est montré sur la carte, à environ 100 km au nord de Toronto. La carte présente 53 régions physiographiques qui constituent la partie ontarienne de l'écozone des plaines à forêts mixtes. Une petite carte en médaillon indique l'endroit  des plaines à forêts mixtes en Ontario. Les plaines à forêts mixtes sont représentées comme étant toute la partie de l'Ontario située au nord du lac Érié, du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent et au sud d'une ligne imaginaire allant depuis les îles à la pointe nord de la péninsule Bruce jusqu'aux îles à la pointe nord des hautes-terres de Simcoe dans le sud-est de la baie Georgienne, puis au sud de la limite irrégulière du Bouclier canadien se prolongeant approximativement depuis la partie sud de la baie Georgienne jusqu'à environ 50 km au nord de Kingston et formant par la suite une arche vers le nord jusqu'à Pembroke. L'île Manitoulin, située dans la partie nord du lac Huron, et les îles St­Joseph et Cockburn, situées à l'ouest de l'île Manitoulin, font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans les lacs Érié, Ontario, Sainte-Claire et dans le fleuve Saint-Laurent font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans la partie principale du lac Huron et la moitié ouest de la baie Georgienne, de même qu'à ouest et directement au nord de l'île Manitoulin sont aussi incluses dans les plaines à forêts mixtes. Une vingtaine de lacs de taille moyenne (de 5 à 35 km de long) sont représentés à l'intérieur des plaines à forêts mixtes, sans être nommés, dans une zone au sud du Bouclier canadien qui s'étend jusqu'à la région d'Ottawa. Le reste de l'Ontario est laissé en blanc, sans autre détail que l'emplacement de Sudbury et du lac Nipissing, tous deux situés à environ 100 km au nord-est de l'angle nord-est de la baie Georgienne. Une partie du Québec à l'est, ainsi qu'une partie des États-Unis à l'ouest et au sud ont été laissées en blanc.

Les 53 régions physiographiques, numérotées de 1 à 53, ont des tailles et des formes très variables. Elles sont énumérées ci-après avec leur numéro.
Les îles St-Joseph et Cockburn (29) et l'île Manitoulin (28) sont situées, d'ouest en est, dans la partie nord du lac Huron. La péninsule Bruce (27) sépare le lac Huron et la baie Georgienne. Au sud de la péninsule Bruce, d'ouest en est le long de la rive de la baie Georgienne, se trouvent les terrasses du cap Rich (4), la vallée de la Beaver (2), les basses-terres de Simcoe (35) et les hautes-terres de Simcoe (36). Les basses-terres et les hautes-terres de Simcoe s'étendent vers le sud-est à l'intérieur des terres en entourant le lac Simcoe. À l'est des hautes-terres de Simcoe, une série de régions physiographiques bordent l'écozone de transition entre la forêt de feuillus et le bouclier boréal. Ces régions physiographiques qui forment la zone de transition avec le bouclier boréal sont, d'ouest en est, la plaine de Carden (37), les moraines de Dummer (38), les hautes-terres d'Algonquin (53) et la plaine de calcaire de Smiths Falls (43), les plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais (49) et la plaine sablonneuse de Petawawa (52). La vallée de l'Outaouais comprend les régions 49 et 52 ainsi que les crêtes du lac Muskrat (51), à l'ouest, et les plaines sablonneuses de Russell et Prescott, au sud et à l'est d'Ottawa. Quant au champ de drumlins de North Gower (45) et à la plaine argileuse de Winchester (47), ils sont situés au sud des plaines sablonneuses (50). Les terrains plats de Lancaster (48) et la plaine de till de Glengarry (46) se trouvent au sud de la vallée de l'Outaouais et sont bordés par le Québec, à l'est, et par le fleuve Saint-Laurent, au sud. Vers l'ouest et en amont de la région 46, le fleuve Saint-Laurent est bordé par la plaine sablonneuse d'Edwardsburg (44), la plaine de calcaire de Smiths Falls (43), les collines et terrains plats argileux de Leeds (42) et la plaine de Napanee (39). Plus loin vers l'ouest, la rive et la plaine lacustre du lac Ontario comprennent la presqu'île du Prince-Édouard (40), la plaine du lac Iroquois (41), la plaine de Peel (33) et le versant sud (32). Au nord de la plaine du lac Ontario, les régions sont caractérisées par une topographie glaciaire laminage et des plaines d'argile – d'ouest en est, la moraine d'Oak Ridges (30), les plaines argileuses de Schomberg (34) et le champ de drumlins de Peterborough (31). La rive et la plaine lacustre du lac Érié sont constituées, d'est en ouest, de la plaine argileuse de Haldimand (23), de la plaine sablonneuse de Norfolk (22), des flèches de sable du lac Érié (21), des crêtes du mont Elgin (15), de la plaine argileuse d'Ekfrid (17), des plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London (16), des plaines sablonneuses de Bothwell (18) et des plaines argileuses de Sainte-Claire (19). Les plaines argileuses (19) forment une vaste région qui englobe également la plaine ceinturant le lac Sainte-Claire, la rivière Détroit et la rivière Sainte-Claire. Vers le nord, la bordure du lac Huron (26) est une région étroite qui s'étend le long de toute la rive ontarienne du lac Huron en direction nord jusqu'à Stokes Bay, sur la péninsule Bruce. Cette bordure (26) est bordée à l'est presque entièrement par la pente Huron (25), exception faite du champ de drumlins d'Arran (13), au nord.

Les autres régions comprennent une haute plaine qui est bordée à l'est par les falaises de l'escarpement du Niagara (1) et qui descend en pente douce vers l'ouest jusqu'au lac Huron. Bordant l'escarpement (1) à l'est, se trouvent du nord au sud les moraines du Horseshoe (5), la plaine de till de Dundalk (7), les dunes de Hillsburgh (9), le champ de drumlins de Guelph (11) et la plaine de Flamborough (6). Vers l'ouest, sur la pente vers le lac Huron, se situent la plaine argileuse de Saugeen (24), le champ de drumlins de Teeswater (12), la plaine de till de Stratford (8), les collines de Waterloo (10) et la plaine de till d'Oxford (14).
La carte est orientée vers le nord et son échelle est de 3 cm = 100 km. Les marques verbales d'Environnement Canada et de Conservation de la nature Canada sont indiquées sur la carte.

Produit pour Environnement Canada © 2014 sous licence avec le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le ministère du Développement du Nord et des Mines de l'Ontario par Conservation de la nature Canada, 2009. Tous droits réservés.

Projection conique conforme de Lambert, NAD83

Sources des données : MDNMO, 2007; MRNO 2006. Comprend du matériel protégé par des droits d'auteur, dont l'Imprimeur de la Reine pour l'Ontario est titulaire. Tous droits réservés.

© Conservation de la nature Canada, 2014

Terres protégées réglementées
Aux fins de la présente évaluation, les terres protégées par le gouvernement fédéral consistaient en les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation, les réserves nationales de faune et les refuges d'oiseaux migrateurs. Les parcs et les réserves de conservation provinciaux ont été ajoutés afin de cartographier toutes les terres protégées réglementées par les gouvernements fédéral et provincial se trouvant dans les plaines à forêts mixtes de l'Ontario.

Terres humides
Les données relatives aux terres humides provenant de l'Inventaire des terres humides côtières des Grands Lacs et du Système de données intégrées sur la nature et la géographie de l'Ontario (NRVIS, pour Natural Resource Values Information System) du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario (MRNO) (maintenant appelé le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario) ont été combinées aux données de localisation des zones humides permanentes (repérées grâce à la cartographie de base de l'Ontario du MRNO) pour créer une couche détaillée des terres humides dans un système d'information géographique (SIG). La couche des terres humides permanentes présente des informations essentielles sur les terres humides précédemment manquantes pour l'île Manitoulin et les îles Saint-Joseph et Cockburn, dans le lac Huron et la baie Georgienne. Toutes les terres humides situées à moins de deux kilomètres du littoral des Grands Lacs ont été considérées comme étant des terres humides côtières, alors que celles qui coïncident avec les sites Ramsar ont été classées comme des sites de terres humides Ramsar.

Couverture terrestre
La couverture terrestre a été compilée à partir de la base de données provinciale de la couverture terrestre du MRNO. Des images satellitaires multispectrales (capteur Thematic Mapper de Landsat) prises entre 1986 et 1998 étaient disponibles pour la majeure partie de l'écozone des plaines à forêts mixtes de l'Ontario, et 28 classes de couverture terrestre ont été identifiées à partir de ces images. Une base de données provinciale de la couverture terrestre, révisée en 2002, issue d'images satellitaires prises entre 1998 et 2002, a fourni des données de couverture terrestre additionnelles pour l'île Manitoulin et les îles Saint-Joseph et Cockburn.

Les données du système d'information sur les ressources terrestres du sud de l'Ontario (SOLRIS, pour Southern Ontario Land Resource Information System) ont fourni des informations supplémentaires permettant de distinguer les terres cultivées des pâturages au sein de la classe des terres agricoles.

Les données de couverture terrestre ont été reclassées comme suit :

  • Eau
  • Terres humides – marais côtier/marais intérieur d'eau douce, bog ouvert, fen ouvert
  • Terres humides boisées – marécage à conifères, marécage à feuillus, bog arboré et fen arboré
  • Forêts – plantation de conifères, forêt de conifères dense, forêt de feuillus dense, forêt mixte dominée par les conifères, forêt mixte dominée par les feuillus, forêt de conifères claire, forêt de feuillus claire
  • Pâturages – pâturages et champs laissés à l'abandon, aires de coupe ancienne et brûlis anciens, aires de coupe récente
  • Alvars
  • Agriculture – terres cultivées
  • Zones urbaines – agglomérations et terres aménagées ; transports
  • Autres – résidus miniers, carrières et affleurements rocheux, nuages et ombres, inconnu

Haltes migratoires
Les données reclassées de couverture terrestre ont été utilisées pour repérer les haltes migratoires des oiseaux prioritaires. Les terres non aménagées ont été définies comme étant toutes les entités naturelles de couverture terrestre (c.-à-d. les terres humides, les terres humides boisées, les forêts, les pâturages et les alvars). Les données pour les haltes en milieux agricoles et forestiers comprenaient toutes les entités agricoles et forestières. Les haltes migratoires des oiseaux de prairie comprenaient une combinaison de zones classées comme pâturages dans les données de couverture terrestre, comprenant prairie, savane et prairie à grandes graminées, ainsi que les alvars confirmés.

Espèces en péril
Les données représentant les espèces en péril et les espèces rares à l'échelle mondiale étaient disponibles sous forme d'occurrences d'éléments, auprès du Centre d'information sur le patrimoine naturel (CIPN) du MRNO. Chaque occurrence d'élément a été séparée (dissociée) aux fins d'analyse.

Dons écologiques
Les données sur les dons écologiques ont été converties de polygones généralisés (représentant une superficie) à points. Pour ce faire, un point choisi au hasard à l'intérieur de chaque polygone de don écologique a été assorti d'une zone tampon de 5 kilomètres, puis reconverti en point aux fins d'analyse.

Sols
Des données détaillées de levés pédologiques ont été utilisées pour représenter les sols hydriques nécessaires pour la modélisation des haltes des oiseaux migrateurs. Ewert et al. (2005) définissent les sols hydriques comme étant ceux détenant un indice d'humidité de sol humide ou très humide. Puisque des données d'humidité des sols n'étaient pas disponibles pour la présente évaluation, des données de drainage des sols ont été utilisées en remplacement. Sauf pour huit comtés, des données sur le drainage des sols étaient disponibles en format numérique auprès d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Des données de drainage ont été ajoutées manuellement aux données de levés pédologiques figurant sur des copies numériques des cartes originales des huit comtés pour lesquels Agriculture et Agroalimentaire Canada n'avait pas de données. Tous les levés pédologiques des comtés ont été fusionnés en une couche unique, et toutes les entités classées comme présentant un mauvais ou un très mauvais drainage ont été utilisées pour cartographier les sols hydriques, comme entrée dans le modèle concernant les oiseaux.

2.2 Analyse des données

On a évalué les diverses entités du paysage au niveau 1 avant de procéder à l'évaluation à plus fine résolution de niveau 2. Ce processus impliquait de faire la synthèse des entités de diverses façons. La superficie (en hectares) de la couverture terrestre agricole, urbaine et naturelle et des terres protégées réglementées a été calculée pour l'ensemble des plaines à forêts mixtes. On a calculé la superficie des entités du paysage coïncidant avec les terres protégées réglementées, et la superficie totale de chacune des entités du paysage a été établie par région physiographique.

Sur la base des données de couverture terrestre, on a établi un indice de risque pour la conservation (IRC) permettant de mesurer l'écart entre perte et protection d'habitat. Pour calculer cet indice, on a divisé le pourcentage de la superficie terrestre totale que représentent les milieux naturels qui ont été convertis par le pourcentage de la superficie terrestre totale que représentent les terres protégées aux fins de conservation. Les terres converties comprennent les zones converties pour l'agriculture et l'urbanisation, tandis que les terres protégées comprennent toutes les terres protégées réglementées. Plus l'IRC est élevé, plus la superficie convertie est élevée par rapport à la superficie protégée (Hoekstra et al., 2005).

Dans chaque région physiographique, l'étendue des habitats des oiseaux forestiers et des oiseaux de prairie a été combinée à l'étendue des terres protégées réglementées afin d'établir par région, par rapport à la superficie totale de forêt et de prairie, le pourcentage de chacun de ces deux types d'habitat qui était protégé. Ce processus a été répété pour établir la superficie totale de terres humides, de terres humides côtières, de terres humides protégées et de terres humides Ramsar au sein de chacune des régions physiographiques.

La superficie de terres protégées par le gouvernement fédéral a été ventilée en pourcentage pour chacune des régions physiographiques. De plus, l'étendue des terres des dons écologiques et des sites des projets du Programme d'intendance de l'habitat a été déterminée pour chacune des régions physiographiques. Les occurrences d'éléments pour les espèces en péril et les espèces rares à l'échelle mondiale ont servi à établir le nombre, ou la diversité, d'espèces en péril dans chaque région physiographique.

2.3 Modélisation visant les oiseaux

La méthodologie développée par Ewert et al. (2005) pour modéliser les sites de halte des oiseaux migrateurs du bassin ouest du lac Érié a été modifiée et appliquée aux plaines à forêts mixtes. Cette méthodologie modifiée a permis de définir, dans les plaines à forêts mixtes, les milieux propices à la sauvagine, aux oiseaux de rivage et aux oiseaux terrestres migrateurs. Pour chacun des groupes d'oiseaux migrateurs, la qualité de l'habitat a été cotée très basse (1), basse (2), moyenne (3), élevée (4) ou très élevée (5) en fonction des attributs de préférence des sites de halte.

Milieux propices à la sauvagine migratrice
Parmi les attributs importants pour la cartographie de l'habitat de la sauvagine, on compte la taille et le type de terre humide, la localisation et la taille des champs agricoles et la proximité des lacs. Pour définir les milieux propices à la sauvagine migratrice, on a divisé les terres humides en fonction de la classe de couverture terrestre (terre humide ou terre humide boisée). On a de plus déterminé la distance qui sépare toutes les terres humides dont la superficie est supérieure à un hectare et la terre humide de plus d'un hectare la plus proche. Seules les terres humides se trouvant à 120 mètres ou moins d'autres terres humides ont été incluses dans les analyses. La couche des champs agricoles avec sols hydriques a été obtenue par superposition de la couverture terrestre agricole et de l'étendue des sols hydriques.

Pour définir les milieux propices à la sauvagine migratrice, les terres humides, les sols hydriques agricoles et les lacs ont été combinés pour cartographier l'habitat potentiel de la sauvagine. Les cotes de qualité ont été attribuées en fonction des attributs et de la localisation de chacune des entités du paysage (voir le tableau 2). Par exemple, toutes les terres humides boisées de plus d'un hectare ont reçu une cote de qualité de 2. Tous les champs agricoles pour lesquels il y avait intersection avec des zones de sol hydrique ont été sélectionnés. On a restreint encore davantage cette sélection pour n'y inclure que les entités de plus de cinq hectares se trouvant à moins de 24 kilomètres du littoral des Grands Lacs. Ces entités ont reçu une cote de qualité de 3. Une méthode similaire de sélection des entités a été employée pour attribuer les cotes de qualité de 4 et de 5.

Les modèles réalisés pour la sauvagine ont été enrichis avec des données de relevés de la sauvagine obtenues par le Service canadien de la faune dans le but de couvrir partiellement l'habitat de la sauvagine dans les eaux libres des Grands Lacs.

Tableau 2. Attributs des sites de halte migratoire de la sauvagine (données modifiées d'Ewert et al., 2005)
AttributCote de qualité
Terres humidesa de plus de 16 ha avec plus de 1 ha d'eaux libres5
Terres humidesa de plus de 1 ha et situées à moins de 120 m d'une autre terre humidea5
Terres humidesa de plus de 1 ha4
Champs agricoles avec sols hydriquesb de plus de 5 ha situés à moins de 24 km du littoral des Grands Lacs3
Champs agricoles avec sols hydriquesb de plus de 5 ha situés à moins de 1,6 km d'un lac permanent de plus de 2 ha et à plus de 24 km du littoral des Grands Lacs3
Champs agricoles avec sols hydriquesb de plus de 5 ha situés à plus de 24 km du littoral des Grands Lacs2
Terres humides boisées de plus de 1 ha2

a À l'exclusion des marécages, des bogs arborés et des fens arborés

b Sols mal ou très mal drainés

Milieux propices aux oiseaux de rivage
Les attributs importants des haltes migratoires des oiseaux de rivage incluent la taille des complexes de terres humides et des terres humides, la présence de champs agricoles avec sols hydriques ainsi que la proximité des Grands Lacs. Pour cartographier l'habitat des oiseaux de rivage, on a défini les complexes de terres humides avec pour critère que chacune des terres humides d'un complexe devait se trouver à moins de 250 mètres de toute autre terre humide. Aux fins d'identification des complexes de terres humides, toutes les terres humides ont été assorties d'une zone tampon de 125 mètres. Les zones tampons ont été dissoutes et on leur a attribué un identificateur unique, puis elles ont été jointes spatialement aux terres humides originales. Le fait de joindre spatialement les deux couches permettait de savoir à quel complexe de terres humides appartenait chacune des terres humides. Les terres humides ont été dissoutes par l'identificateur unique des complexes de terres humides, et la superficie de chacun des complexes a été calculée. La couche de complexes de terres humides a été combinée à la couche de champs agricoles avec sols hydriques pour créer la couche d'habitat pour les oiseaux de rivage. Les cotes de qualité ont été ensuite attribuées en fonction des attributs et de la localisation de chaque entité dans le paysage (voir le tableau 3).

Tableau 3. Attributs des sites de halte migratoire des oiseaux de rivage (données modifiées d'Ewert et al., 2005)
AttributCote de qualité
Complexes de terres humidesc de plus de 10 ha situés à moins de 3,2 km du littoral des Grands Lacs5
Complexes de terres humidesc de plus de 10 ha situés à plus de 3,2 km du littoral des Grands Lacs4
Terres humides ou champs agricoles avec sols hydriquesd situés à moins de 16 km du littoral des Grands Lacs4
Terres humides ou champ sagricoles avec sols hydriquesd situés à plus de 16 km du littoral des Grands Lacs3
Complexes de terres humides ou terres humides isolées de moins de 10 ha et situés à moins de 3,2 km du littoral des Grands Lacs3
Complexes de terres humides ou terres humides isolées de moins de 10 ha et situés à plus de 3,2 km du littoral des Grands Lacs2

c Chacune des terres humides d'un complexe se trouve à moins de 250 m de toute autre terre humide; les terres humides isolées sont situées à plus de 250 m de toute autre terre humide

d Sols mal ou très mal drainés

Milieux propices aux oiseaux terrestres
Les principaux attributs des milieux propices aux oiseaux terrestres incluent le type de couverture (c.-à-d. zone naturelle ou non aménagée) et la proximité d'eau et d'autres éléments naturels. Des zones tampons ont été établies pour les rivières, les lacs, le littoral des Grands Lacs et les zones terrestres non aménagées afin de déterminer la localisation des entités dans le paysage. Des entités non aménagées ont ensuite été sélectionnées en fonction de divers attributs, et on leur a attribué une cote de qualité (voir le tableau 4).

Tableau 4. Attributs des sites de halte migratoire des oiseaux terrestres (données modifiées d'Ewert et al., 2005)
AttributCote de qualité
Couverture non aménagéee située à moins de 0,4 km du littoral des Grands Lacs5
Couverture non aménagéef située à plus de 0,4 km mais à moins de 1,6 km du littoral des Grands Lacs4
Couverture non aménagéee située à plus de 1,6 km du littoral des Grands Lacs et à moins de 0,2 km de rivièresf ou de rives lacustres3
Couverture non aménagéee située à plus de 1,6 km du littoral des Grands Lacs et à plus de 0,2 km mais à moins de 0,4 km de rivièresf ou de rives lacustres2
Couverture non aménagéee située à plus de 1,6 km du littoral des Grands Lacs et à plus de 4 km d'une autre couverture2
Couverture non aménagéee située à plus de 1,6 km du littoral des Grands Lacs et à moins de 4 km de toute autre couverture1

e Les couvertures non aménagées incluent les alvars, les bogs/fens, les forêts, les marais, les pâturages et les marécages (elles excluent les classes de couverture suivantes : agriculture, zones urbaines, eau, autres [dont inconnu]).

f Cours d'eau d'ordre supérieur ou égal à 3 selon la classification de Strahler.

Les milieux propices pour chacun des groupes d'oiseaux ont été combinés à l'aire totale des terres protégées réglementées dans chaque région physiographique pour établir l'étendue des haltes migratoires par cote de qualité. Les milieux propices et les terres protégées réglementées ont également été combinés aux zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) et aux aires de rassemblement (sauvagine uniquement) pour établir la qualité des habitats par ZICO et par aire de rassemblement (sauvagine uniquement).

Les sites de nidification des oiseaux aquatiques coloniaux ont également été cartographiés pour la modélisation visant les oiseaux. Ces sites ont été joints spatialement aux terres protégées réglementées dans chacune des régions physiographiques pour établir le nombre total de sites de nidification ainsi que le nombre de sites de nidification dans les aires protégées, les ZICO et chaque région physiographique.

2.4 Cartes de densité relative

Une série de cartes ont été élaborées dans le cadre de la présente évaluation pour illustrer les densités relatives de divers groupes, ou guildes, d'oiseaux prioritaires. La densité relative est une mesure de la densité pour une espèce d'oiseaux prioritaire dans une unité de surface spécifique (p. ex. une maille de grille de 10 x 10 kilomètres), par rapport à la densité moyenne de cette espèce dans l'ensemble d'un paysage (p. ex. région de conservation des oiseaux [RCO] 13). Les groupes d'oiseaux incluent les oiseaux terrestres, les oiseaux forestiers, les oiseaux de milieu ouvert, les oiseaux de rivage, les oiseaux aquatiques et la sauvagine. La liste des espèces prioritaires de chaque groupe d'oiseaux figure à l'annexe B. Il convient de noter que cette liste se fonde sur une liste prioritaire provisoire de la RCO 13 qui existait au moment de l'analyse (2009-2010). Cette liste se fondait sur quatre plans visant les groupes piliers créés pour la région en vertu de l'Initiative de conservation des oiseaux de l'Amérique du Nord (ICOAN). Les résultats du présent rapport seraient probablement peu différents ou les mêmes si on avait utilisé la liste définitive de la RCO 13. Cela s'explique par le fait qu'il existe relativement peu de différences quant aux espèces incluses dans chacune des listes, et que l'analyse porte sur des guildes entières d'oiseaux prioritaires, bien représentées dans les deux listes, plutôt que sur des espèces prises individuellement.

Les données des points d'écoute de l'Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario (Cadman et al., 2007) ont été utilisées pour déterminer les densités relatives dans les parcelles (mailles de grille de 10 km de côté) de l'atlas. Les dénombrements par points d'écoute sont des mesures du nombre d'oiseaux vus ou entendus à un endroit particulier, ou station, par un observateur formé, pendant une période définie. La base de données de l'atlas se compose des dénombrements par points d'écoute obtenus dans le cadre des travaux de l'atlas dans la période 2001-2005, de dénombrements par points d'écoute d'espèces en péril (oiseaux nicheurs) et des dénombrements par points d'écoute pour les espèces rares et les espèces nichant en colonie. Les données de dénombrement par points d'écoute proviennent de plusieurs sources, dont, entre autres, le Programme de surveillance des oiseaux forestiers, le Programme de surveillance des marais, la base de données sur la sauvagine et le Recensement décennal des oiseaux aquatiques coloniaux.

On a sélectionné les parcelles (ou carrés) de l'atlas se trouvant dans les plaines à forêts mixtes ou la RCO 13, et les points d'écoute ont été associés aux parcelles d'Atlas pour enregistrer toutes les espèces se trouvant dans chaque parcelle. Le dénombrement total des espèces prises individuellement dans chaque parcelle a été déterminé, et les parcelles ont été passées au crible pour ne retenir que celles comptant au moins 10 points d'écoute. On a ensuite retenu seulement les espèces figurant sur la liste provisoire des espèces prioritaires pour la RCO 13. Il est important de noter que, pour un point d'écoute donné, tous les dénombrements retenus dans l'analyse ont été plafonnés à 10 individus dans le but de réduire l'incidence des grands groupes d'oiseaux.

Pour calculer le dénombrement moyen de chaque espèce prioritaire dans chaque parcelle d'atlas, on a divisé le dénombrement total de l'espèce dans chaque parcelle par le nombre total de points d'écoute trouvés dans la parcelle considérée. Le dénombrement moyen maximal de chaque espèce pour l'ensemble des parcelles a été déterminé (le dénombrement moyen maximal de chaque espèce était celui de la parcelle présentant le dénombrement moyen le plus élevé pour l'espèce considérée), et utilisé pour établir les cotes de densité relative.

Encadré 3. Cartographie de la densité relative sous forme de surface continue

Pour interpoler les surfaces de densité relative pour chaque groupe d'oiseaux, on a converti chaque parcelle d'atlas en un point (centroïde) représentant la densité relative pour chaque groupe d'oiseaux dans la parcelle. Ce point a été utilisé pour le krigeage, technique géostatistique qui interpole les valeurs associées aux parcelles cartographiques discrètes pour en tirer une surface continue. Pour chaque groupe d'oiseaux prioritaires, un krigeage ordinaire a été utilisé, avec un modèle de semi-variogramme exponentiel, un rayon de recherche fixe de 27 000 kilomètres et une cellule de sortie de 1 000 mètres.

La surface (grille) qui en a résulté a été initialement classée en 10 quantiles, chacun d'entre eux comprenant un nombre égal de parcelles. Cette méthode de classification est similaire à celle de la classification en superficies égales employée pour illustrer les cotes de densité relative globale pour chaque groupe d'oiseaux prioritaires dans chaque parcelle d'Atlas, puisque toutes les cellules de grille de la surface de krigeage sont de même taille. Les 10 quantiles ont été cartographiés en quatre catégories de densité relative : très élevée (les premiers 10 % des carrés avec cotes), élevée (les 20 % suivants), modérée (les 30 % suivants) et faible (les derniers 40 %).

Les surfaces finales de krigeage de la densité relative ont été converties en couvertures polygonales et superposées aux régions physiographiques pour calculer la superficie de chaque catégorie de densité relative pour chaque groupe d'oiseaux prioritaires à l'intérieur de chaque région.

Pour calculer les cotes de densité relative de chaque espèce, on a divisé le dénombrement moyen pour l'espèce prioritaire considérée dans chaque parcelle d'atlas par le dénombrement moyen maximal pour l'espèce. Les densités relatives supérieures ou égales à 50 % ont reçu une cote de 5, celles situées entre 25 et 50 % une cote de 4, celle situées entre 10 et 25 % une cote de 3, celles situées entre 1 et 10 % une cote de 2, et celles supérieures à 0 mais inférieures à 1 % une cote de 1.

Pour obtenir une cote de densité globale pour chaque groupe d'oiseaux prioritaires (oiseaux terrestres, oiseaux de rivage, oiseaux aquatiques et sauvagine), on a additionné les cotes de densité relative de toutes les espèces considérées pour chaque parcelle d'Atlas. Une telle cote de densité relative globale a également été calculée pour chaque guilde d'habitat (p. ex. forêt, prairie). Les valeurs de densité relative globale ont été reclassées en quartiles et cartographiées suivant une classification en superficies égales à l'aide d'ArcView 9.3 (ESRI, 2008) : très élevée (les premiers 10 % des parcelles avec cotes de densité relative), élevée (les 20 % suivants), modérée (les 30 % suivants) et faible (les derniers 40 %).

Des cartes ont été réalisées non seulement pour illustrer la densité relative par parcelle d'atlas, mais aussi pour représenter la densité relative sous la forme d'une surface continue (se reporter à la figure 5 et à l'encadré 3).

La localisation des sites de nidification connus des oiseaux aquatiques coloniaux a également été cartographiée et présentée par unité. Les sites de nidification ont été joints spatialement aux unités de la zone d'étude et aux terres protégées réglementées pour permettre le calcul du nombre total de sites de nidification dans chaque unité ainsi que du nombre de sites de nidification dans les aires protégées à l'intérieur de chaque unité.

3 Résultats

Les résultats détaillés des évaluations de niveau 1 et de niveau 2 sont illustrés dans 26 cartes à l'échelle de l'écozone et dans 53 cartes à l'échelle des régions physiographiques. On peut les consulter dans un recueil de cartes distinct à l'adresse URL à déterminer.

3.1 Répartition géographique de la biodiversité dans l'écozone des plaines à forêts mixtes

Il existe une variation importante de la quantité de couverture terrestre naturelle dans les plaines à forêts mixtes, allant de 8,3 % dans les plaines argileuses de Sainte-Claire, dans le sud-ouest, à plus de 80 % pour la péninsule Bruce, l'île Manitoulin, les îles St-Joseph et Cockburn et de la plaine de calcaire de Smith Falls. La couverture terrestre naturelle moyenne dans l'écozone est d'environ 41 % (se reporter à la figure 2).

3.2 Aires protégées réglementées

L'écozone des plaines à forêts mixtes renferment proportionnellement moins de terres protégées réglementées que la plupart des autres régions du Canada. Les parcs fédéraux et provinciaux, les réserves de faune et les autres types de réserves couvrent moins d'un pour cent de l'écozone. Les régions à plus forte concentration de parcs et d'aires protégées sont celles des flèches de sable du lac Érié (64,8 %), de la péninsule Bruce (11,5 %), de la bordure du lac Huron (5,5 %), des hautes-terres d'Algonquin (5,3 %) et de l'île Pelée (3,3 %). Ces calculs n'incluent pas l'importante contribution des terres détenues par des organisations non gouvernementales ou des offices de protection de la nature, ni celle des forêts de comté ou des parcs municipaux. Ils ne tiennent pas non plus compte du rôle majeur joué par l'aménagement réglementaire du territoire, en vertu de la Loi sur l'aménagement du territoire, loi provinciale de l'Ontario, dans la définition et la conservation des habitats.

Figure 2. Couverture terrestre

Image de carte. Voir la description détaillée ci-dessous

Description longue pour la figure 2

Cette figure présente une carte de la partie sud de l'Ontario, montrant les lacs Huron, Sainte-Claire, Érié et Ontario. Les noms des villes de Sudbury, Windsor, London, Hamilton, Toronto, Kingston et Ottawa sont indiqués sur la carte. Le lac Simcoe n'est pas nommé, mais il est représenté sur la carte, à environ 100 km au nord de Toronto. La carte illustre la couverture terrestre dominante de la partie ontarienne de l'écozone des plaines à forêts mixtes. Les plaines à forêts mixtes sont représentées comme étant toute la partie de l'Ontario située au nord du lac Érié, du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent et au sud d'une ligne imaginaire allant depuis les îles à la pointe nord de la péninsule Bruce jusqu'aux îles à la pointe nord des hautes-terres de Simcoe dans le sud-est de la baie Georgienne, puis au sud de la limite irrégulière du Bouclier canadien se prolongeant approximativement depuis la partie sud de la baie Georgienne jusqu'à environ 50 km au nord de Kingston et formant par la suite une courbe vers le nord jusqu'à Pembroke. L'île Manitoulin, située dans la partie nord du lac Huron, et les îles St­Joseph et Cockburn, situées à l'ouest de l'île Manitoulin, font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans les lacs Érié, Ontario, Sainte-Claire et dans le fleuve Saint-Laurent font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans la partie principale du lac Huron et la moitié ouest de la baie Georgienne, de même qu'à ouest et directement au nord de l'île Manitoulin sont aussi incluses dans les plaines à forêts mixtes. Une vingtaine de lacs de taille moyenne (de 5 à 35 km de long) sont représentés à l'intérieur des plaines à forêts mixtes, sans être nommés, dans une zone au sud du Bouclier canadien qui s'étend jusqu'à la région d'Ottawa. Le reste de l'Ontario est laissé en blanc, sans autre détail que l'emplacement de Sudbury et du lac Nipissing, tous deux situés à environ 100 km au nord-est de l'angle nord-est de la baie Georgienne. Une partie du Québec à l'est, ainsi qu'une partie des États-Unis à l'ouest et au sud ont été laissées en blanc.

Quatre classes de couverture terrestre figurent dans la légende de la carte : végétation naturelle, agricole, urbaine et autre. La végétation naturelle est la couverture terrestre qui domine dans toutes les îles situées dans le lac Huron, notamment les îles Manitoulin, St-Joseph et Cockburn ainsi que la partie nord de la péninsule Bruce, avec seulement quelques petites parcelles « agricoles » disséminées. Dans la zone qui borde le Bouclier canadien depuis l'extrémité nord du lac Simcoe jusqu'à l'ouest d'Ottawa vers l'est, et qui s'étend sur 20 à 50 km à l'intérieur des plaines à forêts mixtes depuis la bordure du Bouclier, la végétation naturelle est prédominante, bien que quelques petites zones éparses de terres agricoles occupent de 10 à 20 % du paysage généralement couvert de végétation naturelle. La partie est des plaines à forêts mixtes (à l'est et au sud d'Ottawa) est une mosaïque mixte de végétation naturelle et d'agriculture. La couverture de la zone entre Kingston et Hamilton jusqu'à la partie sud de la baie Georgienne est en grande partie agricole avec, par endroits, des parcelles et des bosquets de végétation naturelle, celle-ci occupant de 5 à 20 % de la superficie totale des terres de cette région. À l'ouest d'une bande couverte en grande partie d'une végétation naturelle et s'étalant sur 10 à 20 km de largeur entre la partie sud de la péninsule Bruce et Hamilton, les terres agricoles dominent dans le paysage, alors que les parcelles de végétation naturelle deviennent de plus en plus éparses à mesure que l'on se déplace en direction ouest vers Windsor. Dans cette zone, le couvert naturel occupe de 10 à 20 % du paysage et diminue graduellement à environ moins de 5 % juste à l'ouest de Windsor. La superficie urbanisée se trouve dans une bande de 10 à 60 km de largeur autour de l'extrémité ouest du lac Ontario, comprenant Toronto et Hamilton, dans une étendue d'environ 20 à 30 km constituant la région d'Ottawa et de ses environs, ainsi que dans des zones plus petites (10 à 15 km) correspondant à d'autres villes indiquées sur la carte, ainsi qu'à Kitchener-Waterloo, Sarnia, St. Catharines-Welland et Niagara Falls. Par ailleurs, des terres agricoles prédominent dans une quarantaine de zones de 2 à 5 km de superficie, disséminées dans diverses parties de la carte. Aucune couverture « autre » n'est visible sur la carte à cette échelle.

La carte est orientée vers le nord et son échelle est de 3 cm = 100 km. Les marques verbales d'Environnement Canada et de Conservation de la nature Canada sont indiquées sur la carte.

Produit pour Environnement Canada © 2012 sous licence avec le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le ministère du Développement du Nord et des Mines de l'Ontario par Conservation de la nature Canada, 2009. Tous droits réservés.

Projection conique conforme de Lambert, NAD83

Sources des données : MRNO, 2008, 2006, 2002, 1998; MDNMO, 2007. Comprend du matériel protégé par des droits d'auteur, dont l'Imprimeur de la Reine pour l'Ontario est titulaire. Tous droits réservés.

3.3 Indice de risque pour la conservation

L'indice de risque pour la conservation (IRC) est le ratio entre conversion et protection de l'habitat. Cet indice compare pour chaque région physiographique la superficie qui a été convertie en vue d'autres utilisations des terres (p. ex. la conversion de forêts en terres cultivées) à celle qui est sous protection réglementée. L'IRC est une mesure détaillée permettant de déterminer si les habitats sont protégés autant en superficie que les habitats sont convertis. La valeur pour l'ensemble des plaines à forêts mixtes est de 75,8:1 (c.-à-d. que pour chaque tranche de 75,8 hectares convertis, un hectare a été protégé).

Tout comme la couverture terrestre naturelle et les aires protégées, l'IRC présente une plage de valeurs très étendue dans les plaines à forêts mixtes dans leur ensemble. Par exemple, 16 des régions physiographiques n'ont pas d'aires protégées réglementées, de sorte qu'il n'est pas possible de calculer l'IRC pour ces régions.

3.4 Espèces en péril

En date de la présente évaluation, il existait 144 espèces en péril dans les plaines à forêts mixtes, ce qui représentait près du tiers de toutes les espèces en péril au CanadaNote 1 de bas de page. La plupart des occurrences se trouvaient dans les régions physiographiques méridionales (plaines argileuses de Sainte-Claire, plaines sablonneuses de Norfolk), où de nombreuses espèces du sud atteignent la limite septentrionale de leur aire de répartition. Dans certaines régions, par exemple les flèches de sable du lac Érié, l'île Pelée et la bordure du lac Huron, on trouvait une diversité relativement élevée d'espèces en péril enregistrées dans des aires protégées. Cette richesse rapportée est vraisemblablement fondée sur le fait que les aires protégées renferment des habitats de haute qualité pouvant abriter des espèces en péril, accueillent des visiteurs qui peuvent rapporter la présence d'espèces en péril, et font l'objet d'inventaires professionnels effectués pour la planification de l'aménagement. On a constaté dans l'ensemble une diminution générale de la richesse en espèces en péril le long d'un gradient allant du sud au nord (se reporter à la figure 3).

La diversité et les effectifs des espèces rares à l'échelle mondiale ont également été examinés. Les zones présentant une diversité et des effectifs élevés d'espèces rares à l'échelle mondiale tendaient à comprendre de vastes secteurs de littoral des Grands Lacs; elles comprennent la péninsule Bruce, l'île Manitoulin et les plaines argileuses de Sainte-Claire. Plusieurs régions physiographiques abritaient des espèces en péril uniques que l'on ne retrouve pas dans d'autres régions de l'écozone. La plaine sablonneuse de Norfolk (rotala rameux) et la plaine de Napanee (carex des genévriers) en étaient des exemples.

3.5 Terres humides

On trouve près d'un demi-million d'hectares de terres humides dans les plaines à forêts mixtes, dont plus de 56 000 hectares de terres humides côtières le long du littoral des Grands Lacs. Des concentrations de terres humides côtières étaient présentes dans les plaines argileuses de Sainte-Claire, dans les flèches de sable du lac Érié, dans la plaine du lac Iroquois et dans la plaine de Napanee. Près de 3 % de toutes les terres humides sont incluses dans la désignation des zones humides d'importance internationale de Ramsar (Ramsar : « Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau »). Cependant, la moitié de ce total provient d'une seul milieu humide (terres humides de Minesing).

3.6 Forêt, prairie et milieu ouvert comme habitat de nidification pour les oiseaux

L'habitat des oiseaux nicheurs forestiers correspond habituellement à la superficie de couverture naturelle, la majeure partie de la couverture naturelle étant composée de forêts (zone sèche et marécages) ou de zones en reboisement. La prairie a été définie comme étant des pâturages ou des champs laissés à l'abandon, des alvars et des prairies à grandes graminées. Il y a des tendances évidentes dans la répartition de la prairie : on observe des concentrations dans les plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais, le champ de drumlins de Peterborough, la plaine de till de Glengarry, les moraines du Horseshoe et l'île Manitoulin. La cartographie de la prairie est toutefois moins précise que celle des couvertures forestière ou naturelle, car il est difficile de faire la distinction entre les différents types de milieux ouverts à partir de l'imagerie satellite disponible.

Le terme « milieu ouvert » comprend la prairie et recouvre toutes les zones qui ne sont pas considérées comme étant des zones forestières ou des terres humides. Puisqu'il est difficile de cerner la classe des milieux ouverts, elle n'a pas été prise en compte comme telle dans la présente analyse. De plus, ce ne sont pas tous les types de milieux ouverts qui servent d'habitat de reproduction pour les espèces en péril ou les oiseaux migrateurs. Par exemple, certaines cultures de céréales offrent un habitat de reproduction limité pour les oiseaux, alors que les cultures de maïs n'ont pour les oiseaux qu'une valeur faible, voire nulle, en tant qu'habitat de reproduction (bien qu'elles soient utilisées par la sauvagine comme halte migratoire). En outre, les milieux ouverts, particulièrement les prairies à vocation agricole, sont relativement éphémères. Les zones passent d'une utilisation de pâturage, de culture de foin ou de culture de céréales à d'autres utilisations à l'échelle annuelle, voire saisonnière, ce qui signifie que les répartitions des milieux ouverts (et les cartes correspondantes) peuvent rapidement changer.

La protection de l'habitat des oiseaux de prairie dans les zones agricoles est très limitée (<0,5 %), la majeure partie de cet habitat faisant l'objet d'une exploitation agricole ou ne le faisant plus que depuis peu (p. ex. pâturage, culture de foin, champs en jachère ou champs laissés à l'abandon). La protection de l'habitat de prairie est plus importante dans les régions physiographiques où il y a des types de prairies indigènes rares (p. ex. flèches de sable du lac Érié et plaine de Carden).

La répartition des milieux ouverts non indigènes et des prairies à vocation agricole ne correspond souvent pas à la répartition des autres attributs de biodiversité, comme les concentrations d'espèces en péril ou les densités élevées d'autres guildes d'oiseaux.

Figure 3. Diversité d'espèces en péril

Image de carte. Voir la description détaillée ci-dessous.

Description longue pour la figure 3

Cette figure présente une carte de la partie sud de l'Ontario, montrant les lacs Huron, Sainte-Claire, Érié et Ontario. Les noms des villes de Sudbury, Windsor, London, Hamilton, Toronto, Kingston et Ottawa sont indiqués sur la carte. Le lac Simcoe n'est pas nommé, mais il est représenté sur la carte, à environ 100 km au nord de Toronto.

La carte illustre la diversité des espèces en péril pour chaque région physiographique de la partie ontarienne de l'écozone des plaines à forêts mixtes. Les 53 régions physiographiques ont des tailles et des formes très variables. Chacune de ces régions est classée dans l'une des cinq catégories de diversité des espèces en péril. Dans la légende, ces catégories sont réparties comme suit : 0 à 10 espèces, 11 à 19 espèces, 20 à 32 espèces, 33 à 58 espèces et 59 à 86 espèces.

Les plaines à forêts mixtes sont représentées comme étant toute la partie de l'Ontario située au nord du lac Érié, du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent et au sud d'une ligne imaginaire allant depuis les îles à la pointe nord de la péninsule Bruce jusqu'aux îles à la pointe nord des hautes-terres de Simcoe dans le sud-est de la baie Georgienne, puis au sud de la limite irrégulière du Bouclier canadien se prolongeant approximativement depuis la partie sud de la baie Georgienne jusqu'à environ 50 km au nord de Kingston et formant par la suite une courbe vers le nord jusqu'à Pembroke. L'île Manitoulin, située dans la partie nord du lac Huron, et les îles St­Joseph et Cockburn, situées à l'ouest de l'île Manitoulin, font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans les lacs Érié, Ontario, Sainte-Claire et dans le fleuve Saint-Laurent font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans la partie principale du lac Huron et la moitié ouest de la baie Georgienne, de même qu'à ouest et directement au nord de l'île Manitoulin sont aussi incluses dans les plaines à forêts mixtes. Une vingtaine de lacs de taille moyenne (de 5 à 35 km de long) sont représentés à l'intérieur des plaines à forêts mixtes, sans être nommés, dans une zone au sud du Bouclier canadien qui s'étend jusqu'à la région d'Ottawa. Le reste de l'Ontario est laissé en blanc, sans autre détail que l'emplacement de Sudbury et du lac Nipissing, tous deux situés à environ 100 km au nord-est de l'angle nord-est de la baie Georgienne. Une partie du Québec à l'est, ainsi qu'une partie des États-Unis à l'ouest et au sud ont été laissées en blanc.

Les régions physiographiques appartenant aux deux classes de diversité élevée se trouvent principalement dans la partie sud-ouest des plaines à forêts mixtes et le long des rives et des plaines lacustres des Grands Lacs. Les régions physiographiques appartenant aux deux classes de diversité faible sont situées à l'intérieur des terres, loin des lacs, dans la partie est des plaines à forêts mixtes ainsi que vers les parties septentrionales des plaines.

La carte est orientée vers le nord et son échelle est de 3 cm = 100 km. Les marques verbales d'Environnement Canada et de Conservation de la nature Canada sont indiquées sur la carte.

Produit pour Environnement Canada © 2012 sous licence avec le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le ministère du Développement du Nord et des Mines de l'Ontario par Conservation de la nature, 2009. Tous droits réservés.

Projection conique conforme de Lambert, NAD83

Sources des données : MDNMO, 2007; MRNO, 2006, 2003. Comprend du matériel protégé par des droits d'auteur, dont l'Imprimeur de la Reine pour l'Ontario est titulaire. Tous droits réservés.

3.7 Haltes migratoires

Il existe une variabilité importante dans la quantité et la qualité de l'habitat de halte migratoire dans chaque région physiographique pour tous les groupes d'oiseaux (oiseaux terrestres, oiseaux de rivage et sauvagine). En ce qui concerne les oiseaux terrestres, les régions physiographiques où plus de 50 % de la couverture naturelle restante constitue un habitat de qualité élevée comprennent les flèches de sable du lac Érié, l'île Pelée, les îles St-Joseph et Cockburn, la bordure du lac Huron, l'île Manitoulin, les terrasses du cap Rich et la presqu'île du Prince-Édouard. La protection actuellement offerte pour cet habitat de qualité élevée varie de 75 % pour les flèches de sable du lac Érié à 0 % pour les terrasses du cap Rich (bien qu'une grande partie de la région soit occupée par le Centre d'instruction de la 4e Division du Canada du ministère de la Défense nationale). L'habitat de halte de qualité élevée et très élevée pour les oiseaux migrateurs représente 14 % du reste de la couverture naturelle des plaines à forêts mixtes. Les petites zones d'habitat de halte sont vraisemblablement plus importantes dans les régions physiographiques qui manquent de couverture naturelle, étant donné que les oiseaux migrateurs y ont moins de choix. Pour voir un exemple de cartographie de la qualité de l'habitat, référez-vous à la figure 4.

Les concentrations d'habitat de halte potentiel pour les oiseaux de rivage sont plus communes, étant donné que ce type d'oiseau utilise les champs agricoles. Seules les zones cartographiées comme présentant une densité relative élevée (4 % de l'écozone) peuvent être considérées comme prioritaires pour les oiseaux de rivage. Les zones présentant une grande proportion d'habitat à priorité très élevée pour les oiseaux de rivage comprennent entre autres les flèches de sable du lac Érié, la bordure du lac Huron, la presqu'île du Prince-Édouard, la péninsule Bruce, l'île Manitoulin ainsi que les îles St-Joseph et Cockburn. Comme pour les oiseaux terrestres, la majorité de cet habitat est protégée dans les flèches de sable du lac Érié. Dans les autres régions physiographiques, la proportion de l'habitat de halte potentiel pour les oiseaux de rivage qui est protégée varie de 1,7 % (presqu'île du Prince-Édouard) à 7,8 % (îles St-Joseph et Cockburn).

Les habitats de halte de qualité élevée et très élevée pour la sauvagine sont très rares dans les plaines à forêts mixtes. Ils y représentent seulement un peu plus de 2 % de la superficie totale. Les concentrations les plus élevées se trouvent dans les flèches de sable du lac Érié, l'île Pelée, la péninsule Bruce, les plaines argileuses de Sainte-Claire ainsi que les collines et terrains plats argileux de Leeds.

3.8 Oiseaux aquatiques coloniaux

L'habitat pour les oiseaux aquatiques coloniaux des Grands Lacs se limite habituellement aux régions ayant des îles dans les Grands Lacs. Les zones où se trouvent les nombres les plus élevés de sites sont l'île Manitoulin, la plaine du lac Iroquois, les plaines argileuses de Sainte-Claire et la péninsule Bruce. Des oiseaux aquatiques coloniaux utilisent des terres humides de l'intérieur ou des terres humides côtières des Grands Lacs pour nicher.

3.9 Densités relatives de nicheurs des espèces prioritaires de la région de conservation des oiseaux no 13 (RCO 13)

Les régions ayant les densités relatives de nicheurs les plus élevées pour toutes les espèces prioritaires de la RCO 13 se trouvent dans la région située au sud du Bouclier canadien à l'est du lac Simcoe et à l'ouest de Brockville, et sur la rive nord du lac Érié (voir la figure 5).

Les zones où la densité relative de nicheurs est élevée pour les oiseaux de milieu ouvert se trouvent dans les régions physiographiques où il y a abondance de pâturages et de champs laissés à l'abandon, ainsi que dans les régions physiographiques comprenant de vastes zones d'alvar et de prairie à grandes graminées.

En ce qui concerne les oiseaux de rivage, les densités relatives de nicheurs élevées se trouvent dans des poches réparties de façon éparse sur l'ensemble des plaines à forêts mixtes. Certaines des concentrations les plus importantes se trouvent dans les régions physiographiques de la plaine de Carden et des plaines sableuses de Russell et Prescott.

Les oiseaux aquatiques et la sauvagine sont concentrés dans des régions précises des plaines à forêts mixtes. Les oiseaux aquatiques coloniaux sont principalement associés aux îles et aux terres humides, alors que les oiseaux aquatiques ne nichant pas en colonie sont associés aux terres humides. En ce qui concerne les oiseaux aquatiques, les densités relatives de nicheurs les plus élevées se trouvent dans les régions physiographiques des flèches de sable du lac Érié, de la péninsule Bruce, de la plaine de Napanee et de la presqu'île du Prince-Édouard. Aux fins de l'analyse, les oiseaux aquatiques coloniaux des Grands Lacs (ceux qui occupent principalement les îles et certaines des terres humides côtières) ont été combinés avec les oiseaux des terres humides coloniaux et non coloniaux. On a supposé que les oiseaux aquatiques coloniaux des Grands Lacs étaient sous-représentés dans l'analyse puisque certains des plus de 1 500 sites où le SCF effectue des relevés des populations n'ont pas été inclus. Les densités relatives de nicheurs des espèces prioritaires de sauvagine sont les plus élevées dans la plaine de Napanee, la presqu'île du Prince-Édouard et la plaine de Peel.

Figure 4. Habitat de halte migratoire de qualité élevée et très élevée, et densités relatives d'oiseaux nicheurs élevées et très élevées dans la région physiographique de la plaine de Napanee

Image de carte. Voir la description détaillée ci-dessous.

Description longue pour la figure 4

La figure présente une carte d'une région physiographique connue sous le nom de plaine de Napanee. La carte représente la plaine de Napanee comme une zone de forme irrégulière, s'étendant sur environ 95 km à partir de Trenton jusqu'à un point situé à environ 15 km à l'est de Kingston, où la rive nord irrégulière de la baie de Quinte et la rive nord du lac Ontario forment sa limite sud, alors que sa limite nord se présente comme une ligne est-ouest irrégulière passant à environ 10 à 40 km au nord de la baie de Quinte et du lac Ontario. La région comprend l'île Wolfe, de forme irrégulière, qui fait environ 25 km de longueur d'est en ouest et qui se situe à environ 5 km au large de Kingston, dans le lac Ontario. La plaine de Napanee comprend également l'île Amherst, deux fois plus petite que l'île Wolfe, qui se trouve à environ 10 km à l'ouest de cette dernière et à une distance similaire de la rive. Les centres urbains indiqués sur la carte à l'intérieur de la plaine de Napanee sont : Belleville sur la rive nord de la baie de Quinte, Napanee dans le centre de la région et Kingston sur la rive nord du lac Ontario, où commence le fleuve Saint-Laurent. À l'extérieur de la plaine de Napanee, les noms des villes de Trenton, juste à l'ouest de la région bordant la baie de Quinte, et de Gananoque, située à environ 12 km à l'est, le long du Saint-Laurent, sont indiqués sur la carte. Une petite carte en médaillon représente sommairement le sud de l'Ontario, de même que la plaine de Napanee située le long de la limite sud de la province.

La modélisation de l'habitat des oiseaux est cartographiée pour l'ensemble de la région et la légende indique trois classes d'habitat de qualité élevée et très élevée : haltes migratoires pour les oiseaux terrestres, haltes migratoires pour les oiseaux de rivage et haltes migratoires pour la sauvagine. Les zones de haltes migratoires pour les oiseaux de rivage sont dispersées à travers la région alors que les zones d'habitat propice sont davantage concentrées au sud de Napanee et couvrent presque entièrement les îles Wolfe et Amherst. Les zones de haltes migratoires pour les oiseaux terrestres s'étendent principalement sur plus de la moitié, voire les deux tiers, des rives de la baie de Quinte et du lac Ontario, s'étalant jusqu'à 2 à 5 km à l'intérieur des terres. Il n'y a que quelques petites zones dispersées de haltes migratoires pour la sauvagine, qui sont en majeure partie associées à de petites baies le long du lac Ontario et de la baie de Quinte. Pour le contexte, la cartographie des haltes migratoires déborde un peu la plaine de Napanee, exception faite d'une petite partie des États-Unis, visible sur la carte au sud de l'île Wolfe, qui a été laissée en blanc.

Une grille à mailles de 10 km se superpose à toute la plaine de Napanee et à toutes les terres situées dans les plaines à forêts mixtes à l'est et à l'ouest des plaines. Chaque carré est étiqueté selon qu'il contient une densité relative très élevée ou une densité relative élevée de chacune des espèces d'oiseaux terrestres prioritaires, d'oiseaux forestiers prioritaires, d'oiseaux de milieux découverts prioritaires, d'oiseaux de rivage prioritaires, d'oiseaux aquatiques prioritaires et/ou d'espèces de sauvagine prioritaires. Les densités des oiseaux sont largement réparties, de façon irrégulière, à l'exception des densités élevées et très élevées des espèces d'oiseaux aquatiques prioritaires et des espèces de sauvagine prioritaires qui sont associées aux mailles de la grille contenant les rives des Grands Lacs. Les zones principales pour les espèces d'oiseaux en péril sont délimitées sur la carte, où environ 75 % de la plaine de Napanee représente une grande zone principale pour les oiseaux, tandis qu'une autre zone principale pour les oiseaux couvre la région de Kingston et l'île Wolfe. Quatorze zones principales pour les oiseaux, de plus petites dimensions (diamètre de 5 à 10 km), sont réparties à l'extérieur de la plaine de Napanee à l'ouest, au sud-ouest, au nord et à l'est. En outre, quatre zones importantes pour les oiseaux sont délimitées et appartiennent à la classe des « autres éléments ». Une vaste zone importante pour les oiseaux, quasi continue avec la zone principale pour les oiseaux qui couvre la majeure partie de la plaine de Napanee, est indiquée sur la carte, de même qu'une zone importante pour les oiseaux couvrant l'ensemble de l'île Wolfe et environ un à deux kilomètres des eaux environnantes. Hors de la plaine de Napanee, une petite zone importante pour les oiseaux (diamètre de 2 km) est située dans le lac Ontario au sud des îles Amherst et Wolfe, alors qu'une autre zone couvre la pointe du Prince-Édouard et les eaux environnantes dans le prolongement sud du comté de Prince Edward.

La carte est orientée vers le nord et son échelle est de 1,5 cm = 10 km. Les marques verbales d'Environnement Canada et de Conservation de la nature Canada sont indiquées sur la carte.

Projection conique conforme de Lambert, NAD83

Sources des données : CNC, 2010; EOC et al., 2008; MDNMO, 2007; MRNO, 2006. Comprend du matériel protégé par des droits d'auteur, dont l'Imprimeur de la Reine pour l'Ontario est titulaire. Tous droits réservés.

Avertissement : L'identification des zones principales pour les oiseaux est fondée sur la meilleure information disponible concernant la répartition des espèces. La localisation et l'étendue de ces zones pourraient changer en fonction de nouvelles données.

© CNC, 2011.

Figure 5. Densité relative des espèces prioritaires de la RCO 13

Image de carte. Voir la description détaillée ci-dessous

Description longue pour la figure 5

Cette figure présente une carte de la partie sud de l'Ontario, montrant les lacs Huron, Sainte-Claire, Érié et Ontario. Les noms des villes de Sudbury, Windsor, London, Hamilton, Toronto, Kingston et Ottawa sont indiqués sur la carte. Le lac Simcoe n'est pas nommé, mais il est représenté sur la carte, à environ 100 km au nord de Toronto. La carte représente la densité relative des espèces d'oiseaux prioritaires de la RCO 13. Les zones des espèces d'oiseaux prioritaires sont fondées sur la liste provisoire de la RCO.
Cette carte illustre la densité relative des espèces d'oiseaux prioritaires pour la région de conservation des oiseaux 13 (RCO 13) en Ontario. La RCO 13 se présente comme toute la partie de l'Ontario située au nord du lac Érié, du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent et au sud d'une ligne imaginaire allant depuis les îles à la pointe nord de la péninsule Bruce jusqu'aux îles à la pointe nord des hautes-terres de Simcoe dans le sud-est de la baie Georgienne, puis au sud de la limite irrégulière du Bouclier canadien se prolongeant approximativement depuis la partie sud de la baie Georgienne jusqu'à environ 50 km au nord de Kingston et formant par la suite une courbe vers le nord jusqu'à Pembroke. L'île Manitoulin, située dans la partie nord du lac Huron, et les îles St-Joseph et Cockburn, situées à l'ouest de l'île Manitoulin, font également partie de la RCO 13. Toutes les îles canadiennes situées dans les lacs Érié, Ontario, Sainte-Claire et dans le fleuve Saint-Laurent font également partie de la RCO 13. Toutes les îles canadiennes situées dans la partie principale du lac Huron et la moitié ouest de la baie Georgienne, de même qu'à ouest et directement au nord de l'île Manitoulin sont aussi incluses dans la RCO 13. Une vingtaine de lacs de taille moyenne (de 5 à 35 km de long) sont représentés à l'intérieur de la RCO 13, sans être nommés, dans une zone au sud du Bouclier canadien qui s'étend jusqu'à la région d'Ottawa. Le reste de l'Ontario est laissé en blanc, sans autre détail que l'emplacement de Sudbury et du lac Nipissing, tous deux situés à environ 100 km au nord-est de l'angle nord-est de la baie Georgienne. Une partie du Québec à l'est, ainsi qu'une partie des États-Unis à l'ouest et au sud ont été laissées en blanc.

La légende comprend cinq classes de densité relative : zéro, faible, modérée, élevée et très élevée. Ces classes sont représentées sur la carte par des zones dont les limites sont des iso lignes lissées. Les zones de densité relative sont emboîtées, les zones de densité très élevée étant entourées par des zones de densité élevée qui, à leur tour sont entourées par des zones de densité modérée, lesquelles sont entourées par des zones de densité faible. Il n'y a aucune zone de densité nulle. Toute la partie ouest de la RCO 13 en Ontario (la zone à l'ouest d'une ligne imaginaire reliant Hamilton à la limite sud de la baie Georgienne) est représentée comme une zone de densité modérée, à l'exception de quelques zones de densité relative faible, élevée et très élevée. Les zones de densité relative faible comprennent : l'île St­Joseph, la partie nord de la péninsule Bruce, la zone allant de la rive vers l'intérieur des terres sur 10 à 20 km dans la partie centrale du lac Huron, une zone à l'extrémité sud du lac Huron qui suit la rivière Sainte-Claire et s'étend sur 10 à 20 km à l'intérieur des terres, une zone de forme ovale à l'ouest de London qui s'étend sur environ 50 km d'est en ouest et sur 20 km du nord au sud, la majeure partie du comté d'Essex (péninsule Windsor-Essex, sauf la pointe Pelée), une zone de 20 km de diamètre centrée sur la vallée de la Beaver (une zone s'étendant vers l'intérieur sur environ 20 km depuis la rive sud-ouest de la baie Georgienne) et une zone de taille similaire plus ou moins centrée sur Guelph (à environ 75 km à l'ouest-sud-ouest de Toronto). Les zones de densité relative élevée comprennent deux zones d'environ 10 à 15 km de diamètre situées à mi-chemin entre Guelph et le lac Huron, une autre du côté est du lac Sainte-Claire qui s'étend sur environ 10 km vers l'intérieur des terres, la pointe Pelée et une zone de forme triangulaire qui s'étend vers l'est sur 70 km le long de la rive nord du lac Érié depuis la baie Rondeau (située à 85 km franc est de Windsor) et sur une distance maximale de 60 km vers l'intérieur. À l'intérieur des deux dernières zones de densité élevée se trouvent de petites zones (moins de 5 km dans toutes les directions) de densité très élevée : à l'extrémité sud de la pointe Pelée et autour de la baie Rondeau. Il y a trois zones comprenant des zones de densité très élevée entourées de zone de densité élevée. L'une d'elles est une zone qui s'étend vers l'est sur 150 km le long de la rive nord du lac Érié depuis un point de la rive situé franc sud de London et qui s'étend généralement sur 40 à 50 km vers l'intérieur des terres. Une autre zone commence en un point situé approximativement à 15 km au sud de la jonction de l'escarpement du Niagara et de la baie Georgienne (Collingwood, à environ 100 km au nord-ouest de Toronto), de là s'étend vers le sud sur environ 75 km, puis sur environ 75 km vers l'ouest pour ensuite revenir au point situé au sud de la baie Georgienne. L'autre zone présente une forme ovale presque rectangulaire, dont les limites s'étendent depuis Owen Sound sur la rive ouest de la baie Georgienne (à environ 150 km au nord-nord-ouest de Toronto), jusqu'à un point sur le lac Huron situé à environ 50 km au sud-ouest d'Owen Sound, de là vers le sud-est vers l'intérieur des terres sur 30 km, puis vers le nord-est sur 50 km et enfin vers le nord-ouest jusqu'à Owen Sound.
La partie centrale de la RCO 13, plus ou moins la zone à l'est d'une ligne imaginaire reliant Toronto à la baie Georgienne et se terminant à environ 75 km à l'ouest de Kingston, est représentée comme une zone de densité modérée à l'est de la ligne Toronto-baie Georgienne jusqu'à une ligne similaire nord-sud touchant la rive est du lac Simcoe. Des zones de densité faible se trouvent sur les rives sud et nord-ouest du lac Simcoe, ainsi qu'une zone s'étendant sur 25 km vers le nord-est depuis Hamilton, le long de la rive du lac Ontario et atteignant une distance maximale de 20 km vers l'intérieur des terres. La ville de Toronto et une petite zone de forme ovale située à environ 20 km au nord-nord-ouest de la ville sont représentées comme des zones de densité élevée. Le reste de la partie centrale de la RCO 13 est représenté comme une zone de densité élevée, à l'exception d'une portion de 20 km de la rive du lac Ontario qui s'étend vers l'intérieur des terres sur 10 à 15 km à partir d'un point situé à environ 80 km à l'est de Toronto. Des zones de densité très élevée à l'intérieur de zones de densité élevée se présentent comme suit : une bande de 20 à 40 km de largeur d'est en ouest, s'étendant vers le nord jusqu'au Bouclier canadien à partir de points situés sur le lac Ontario à environ 50 et 70 km à l'est de Toronto, une zone d'environ 30 km de diamètre située à environ 50 km au nord du lac Ontario et à égale distance entre Toronto et Kingston, ainsi que toute la RCO 13 dont l'étendue est d'environ 60 km à l'ouest jusqu'à 60 km à l'est de Kingston.

Le reste de la partie est de la RCO 13 est représentée comme une zone de densité faible dans l'ensemble de la vallée de l'Outaouais et dans la majeure partie de la zone allant du sud d'Ottawa jusqu'au fleuve Saint-Laurent. Les zones restantes à l'ouest et à l'est sont représentées comme des zones de densité modérée, à l'exception d'une petite zone (10 km de diamètre) de densité élevée située à environ 40 km à l'ouest-sud-ouest d'Ottawa.

La carte est orientée vers le nord et son échelle est de 1,5 cm = 50 km. Les marques verbales d'Environnement Canada et de Conservation de la nature Canada sont indiquées sur la carte.

Produit par Environnement Canada © 2012 sous licence avec le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le ministère du Développement du Nord et des Mines de l'Ontario par Conservation de la nature Canada, 2011. Tous droits réservés.

Projection conique conforme de Lambert, NAD83

Sources des données : EOC et al., 2008; MDNMO, 2007; MRNO, 2006; Cadman et al., 2004. Comprend du matériel protégé par des droits d'auteur, dont l'Imprimeur de la Reine pour l'Ontario est titulaire. Tous droits réservés.

3.10 Régions prioritaires – régions clés

Quatorze attributs de biodiversité liés aux espèces en péril, aux oiseaux migrateurs, aux oiseaux des terres humides ainsi qu'à d'autres espèces et éléments ont été utilisés pour déterminer les zones prioritaires (voir le tableau 5). Les valeurs de ces attributs ont été déterminées pour chaque région, et une cote (0 à 4) a été attribuée en fonction de la valeur relative de l'attribut dans la région comparativement à l'ensemble des autres régions. La cote totale pour chaque région a ensuite été divisée par la cote potentielle maximale (n = 56), afin d'attribuer à chaque région une valeur d'indice de priorité en matière de conservation. Les régions ayant obtenu les cotes les plus élevées (voir la figure 6) sont énumérées dans le tableau 5. De nombreuses régions ont des cotes identiques, notamment la plaine du lac Iroquois et la plaine de Napanee, qui ont toutes deux obtenu la cote la plus élevée de 54. Il est important de le noter dans le classement des régions afin d'éviter toute confusion. Par exemple, les cinq cotes les plus élevées (54, 52, 48, 47 et 46) correspondent à huit régions différentes : la plaine du lac Iroquois et la plaine de Napanee (54), les flèches de sable du lac Érié (52), la plaine argileuse de Haldimand (48), les plaines argileuses de Sainte-Claire et la plaine sablonneuse de Norfolk (47), et la bordure du lac Huron et la presqu'île du Prince-Édouard (46).

Figure 6. Cotes de biodiversité par région physiographique

Carte : Cote de biodiversité. Voir la description détaillée ci-dessous

Description longue pour la figure 6

Cette figure présente une carte de la partie sud de l'Ontario, montrant les lacs Huron, Sainte-Claire, Érié et Ontario. Les noms des villes de Sudbury, Windsor, London, Hamilton, Toronto, Kingston et Ottawa sont indiqués sur la carte. Le lac Simcoe n'est pas nommé, mais il est représenté sur la carte, à environ 100 km au nord de Toronto.

La carte illustre les cotes de biodiversité pour chaque région physiographique de la partie ontarienne de l'écozone des plaines à forêts mixtes. Les 53 régions physiographiques ont des tailles et des formes très variables. Chacune des 53 régions physiographiques est représentée selon son classement dans l'une des cinq catégories de cotes de conservation de la biodiversité. Ces catégories sont énoncées dans la légende comme suit : 7 à 14, 15 à 24, 25 à 34, 35 à 48 et 49 à 54.

Les plaines à forêts mixtes sont représentées comme étant toute la partie de l'Ontario située au nord du lac Érié, du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent et au sud d'une ligne imaginaire allant depuis les îles à la pointe nord de la péninsule Bruce jusqu'aux îles à la pointe nord des hautes-terres de Simcoe dans le sud-est de la baie Georgienne, puis au sud de la limite irrégulière du Bouclier canadien se prolongeant approximativement depuis la partie sud de la baie Georgienne jusqu'à environ 50 km au nord de Kingston et formant par la suite une courbe vers le nord jusqu'à Pembroke. L'île Manitoulin, située dans la partie nord du lac Huron, et les îles St­Joseph et Cockburn, situées à l'ouest de l'île Manitoulin, font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans les lacs Érié, Ontario, Sainte-Claire et dans le fleuve Saint-Laurent font également partie des plaines à forêts mixtes. Toutes les îles canadiennes situées dans la partie principale du lac Huron et la moitié ouest de la baie Georgienne, de même qu'à ouest et directement au nord de l'île Manitoulin sont aussi incluses dans les plaines à forêts mixtes. Une vingtaine de lacs de taille moyenne (de 5 à 35 km de long) sont représentés à l'intérieur des plaines à forêts mixtes, sans être nommés, dans une zone au sud du Bouclier canadien qui s'étend jusqu'à la région d'Ottawa. Le reste de l'Ontario est laissé en blanc, sans autre détail que l'emplacement de Sudbury et du lac Nipissing, tous deux situés à environ 100 km au nord-est de l'angle nord-est de la baie Georgienne. Une partie du Québec à l'est, ainsi qu'une partie des États-Unis à l'ouest et au sud ont été laissées en blanc.

Les régions physiographiques de la catégorie des cotes de biodiversité 49 à 54 sont celles situées le long de la rive du lac Ontario, qui s'étendent sur 10 à 40 km vers l'intérieur des terres, ainsi que les péninsules qui se prolongent dans le lac Érié. Le long de la rive du lac Ontario, une seule zone présente une cote de 35-48. Il s'agit de la presqu'île du Prince-Édouard, qui s'avance dans le lac Ontario et dont la limite est se trouve à 40 km au sud-sud-ouest de Kingston. Les régions physiographiques de la catégorie de cotes de biodiversité de 35 à 48 se trouvent le long des autres rives des Grands Lacs, des rives des voies interlacustres entre les Grands Lacs et le lac Sainte-Claire, ainsi que des rives du lac Simcoe, pénétrant à l'intérieur des terres sur 5 km (le long du lac Huron) à 60 km (lac Érié, lac Sainte-Claire). Les exceptions sont les îles St-Joseph, Cockburn et Manitoulin dans la partie nord-ouest du lac Huron et une portion de la rive de la baie Georgienne d'environ 75 km de long, allant de Collingwood à Owen Sound (respectivement à environ 100 km au nord-ouest et 150 km au nord-nord-ouest de Toronto); ces zones sont respectivement dans les catégories 15 à 24, 25 à 34 et 15 à 24. Le reste des régions physiographiques dans les plaines à forêts mixtes appartiennent aux catégories 15 à 24 et 25 à 34, alors que des régions dont les cotes sont plus faibles sont situées à l'intérieur des terres, plus loin des Grands Lacs et de la bordure du Bouclier canadien. Les régions intérieures correspondent à trois zones ayant une cote de conservation de la biodiversité de 7 à 14, qui se trouvent dans la partie sud-ouest des plaines à forêts mixtes, et à deux zones ayant une cote identique, dans la partie est des plaines, au sud d'Ottawa.
La carte est orientée vers le nord et son échelle est de 1,5 cm = 50 km. Les marques verbales d'Environnement Canada et de Conservation de la nature Canada sont indiquées sur la carte.

Produit par Environnement Canada © 2014 sous licence avec le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le ministère du Développement du Nord et des Mines de l'Ontario par Conservation de la nature Canada, 2009. Tous droits réservés.

Projection conique conforme de Lambert, NAD83

Sources des données : EOC et al., 2008; MDNMO, 2007; MRNO, 2006; CIPN, 2005; Cadman et al., 2004. Comprend du matériel protégé par des droits d'auteur, dont l'Imprimeur de la Reine pour l'Ontario est titulaire. Tous droits réservés.

Tableau 5. (Partie 1 de 3) Sommaire des régions prioritaires pour le fédéral en matière de conservation de la biodiversité terrestre dans l'écozone des plaines à forêts mixtes. Les cotes des attributs de biodiversité sont basées sur le classement par quartile des résultats obtenus pour ces attributs. Une cote de 4 indique que dans la région, l'attribut considéré a une cote supérieure à celle qu'il a dans 75 % de toutes les autres régions.
[No.]Région physiographique/
unité de paysage
Diversité d'espèces en périlEffectifs des espèces en périlIrremplaçabilité pour les espèces en périlEspèces rares à l'échelle mondialeTerres humides côtièresOiseaux aquatiques coloniauxHalte migratoire pour les oiseaux terrestres
41Plaine du lac Iroquois4444444
39Plaine de Napanee3444444
21Flèches de sable du lac Érié4444444
23Plaine argileuse de Haldimand4444443
19Plaines argileuses de Sainte-Claire4444444
22Plaine sablonneuse de Norfolk4444433
26Bordure du lac Huron4404444
40Presqu'île du Prince-Édouard2303444
27Péninsule Bruce3404444
42Collines et terrains plats argileux3303444
35Basses-terres de Simcoe4304433
36Hautes-terres de Simcoe3203444
18Plaines sablonneuses de Bothwell4444303
53Hautes-terres Algonquin3443000
38Moraines de Dummer4303000
43Plaine de calcaire de Smiths Falls2304030
1Escarpement du Niagara4403303
20Île Pelée3343344
37Plaine de Carden2303303
30Moraine d'Oak Ridges2302000
32Versant sud3403000
5Moraines du Horseshoe4404000
28Île Manitoulin3304444
31Champ de drumlins de Peterborough2303000
34Plaines argileuses de Schomberg2202000
49Plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais2344000
13Champ de drumlins d'Arran2202000
17Plaine argileuse d'Ekfrid4403303
25Pente Huron3202303
3Vallée de la Bighead2202303
29Îles St-Joseph et Cockburn1102444
6Plaine de Flamborough3202000
16Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London4344000
33Plaine de Peel2202000
2Vallée de la Beaver1102304
7Plaine de till de Dundalk2202000
11Champ de drumlins de Guelph3202000
44Plaine sablonneuse d'Edwardsburg2101000
46Plaine de till de Glengarry2103040
4Terrasses du cap Rich1101304
9Dunes de Hillsburgh1102000
10Collines de Waterloo2202000
8Plaine de till de Stratford4302000
15Crêtes du mont Elgin4303000
50Plaines sablonneuses de Russell et Prescott2102000
12Champ de drumlins de Teeswater2202000
14Plaine de till d'Oxford3202000
24Plaine argileuse de Saugeen2102000
45Champ de drumlins de North Gower1100000
47Plaine argileuse de Winchester1101000
48Terrains plats de Lancaster1101030
51Crêtes du lac Muskrat1100000
52Plaine sablonneuse de Petawawa0001000
Tableau 5. (Partie 2 de 3)
[No.]Région physiographique/
unité de paysage
Halte migratoire pour les oiseaux de rivageHalte migratoire pour la sauvagineDensité d'oiseaux forestiersDensité d'oiseaux de milieu ouvertDensité d'oiseaux de rivageDensité d'oiseaux aquatiquesDensité de sauvagine
41Plaine du lac Iroquois4443344
39Plaine de Napanee4344444
21Flèches de sable du lac Érié4441344
23Plaine argileuse de Haldimand3043434
19Plaines argileuses de Sainte-Claire3332044
22Plaine sablonneuse de Norfolk3343233
26Bordure du lac Huron4424444
40Presqu'île du Prince-Édouard4424444
27Péninsule Bruce4442240
42Collines et terrains plats argileux4343043
35Basses-terres de Simcoe3432402
36Hautes-terres de Simcoe4440340
18Plaines sablonneuses de Bothwell2042043
53Hautes-terres Algonquin2442233
38Moraines de Dummer3344432
43Plaine de calcaire de Smiths Falls2441343
1Escarpement du Niagara3032303
20Île Pelée4300000
37Plaine de Carden3433400
30Moraine d'Oak Ridges3334333
32Versant sud2033344
5Moraines du Horseshoe2333203
28Île Manitoulin2333203
31Champ de drumlins de Peterborough2434402
34Plaines argileuses de Schomberg2424332
49Plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais1302403
13Champ de drumlins d'Arran3424330
17Plaine argileuse d'Ekfrid1043000
25Pente Huron4003202
3Vallée de la Bighead4304000
29Îles St-Joseph et Cockburn4000030
6Plaine de Flamborough3340004
16Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London1031000
33Plaine de Peel2031044
2Vallée de la Beaver4001300
7Plaine de till de Dundalk1304203
11Champ de drumlins de Guelph3032004
44Plaine sablonneuse d'Edwardsburg2321304
46Plaine de till de Glengarry1002402
4Terrasses du cap Rich4004000
9Dunes de Hillsburgh3304004
10Collines de Waterloo2303004
8Plaine de till de Stratford1004003
15Crêtes du mont Elgin1022002
501302402
12Champ de drumlins de Teeswater2004004
14Plaine de till d'Oxford1003003
24Plaine argileuse de Saugeen1004400
45Champ de drumlins de North Gower1003403
47Plaine argileuse de Winchester1002402
48Terrains plats de Lancaster1001400
51Crêtes du lac Muskrat2403000
52Plaine sablonneuse de Petawawa2301000
Tableau 5. (Partie 3 de 3)
[No.]Région physiographique/
unité de paysage
Cote totaleValeur de l'indice
41Plaine du lac Iroquois540,96
39Plaine de Napanee540,96
21Flèches de sable du lac Érié520,93
23Plaine argileuse de Haldimand480,86
19Plaines argileuses de Sainte-Claire470,84
22Plaine sablonneuse de Norfolk470,84
26Bordure du lac Huron460,82
40Presqu'île du Prince-Édouard460,82
27Péninsule Bruce430,77
42Collines et terrains plats argileux420,75
35Basses-terres de Simcoe390,70
36Hautes-terres de Simcoe390,70
18Plaines sablonneuses de Bothwell370,66
53Hautes-terres Algonquin340,61
38Moraines de Dummer330,59
43Plaine de calcaire de Smiths Falls330,59
1Escarpement du Niagara310,55
20Île Pelée310,55
37Plaine de Carden310,55
30Moraine d'Oak Ridges290,52
32Versant sud290,52
5Moraines du Horseshoe280,50
28Île Manitoulin280,50
31Champ de drumlins de Peterborough270,48
34Plaines argileuses de Schomberg260,46
49Plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais260,46
13Champ de drumlins d'Arran250,45
17Plaine argileuse d'Ekfrid250,45
25Pente Huron240,43
3Vallée de la Bighead230,41
29Îles St-Joseph et Cockburn230,41
6Plaine de Flamborough210,38
16Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London200,36
33Plaine de Peel200,36
2Vallée de la Beaver190,34
7Plaine de till de Dundalk190,34
11Champ de drumlins de Guelph190,34
44Plaine sablonneuse d'Edwardsburg190,34
46Plaine de till de Glengarry190,34
4Terrasses du cap Rich180,32
9Dunes de Hillsburgh180,32
10Collines de Waterloo180,32
8Plaine de till de Stratford170,30
15Crêtes du mont Elgin170,30
50Plaines sablonneuses de Russell et Prescott170,30
12Champ de drumlins de Teeswater160,29
14Plaine de till d'Oxford140,25
24Plaine argileuse de Saugeen140,25
45Champ de drumlins de North Gower130,23
47Plaine argileuse de Winchester120,21
48Terrains plats de Lancaster120,21
51Crêtes du lac Muskrat110,20
52Plaine sablonneuse de Petawawa70,13

3.11 Aperçu des régions ayant obtenu les cotes les plus élevées

Plaine du lac Iroquois

Cette région de basses terres, située le long des rives ouest et nord-est du lac Ontario, comprend les anciennes berges postglaciaires du lac Iroquois. La bande étroite s'étend le long de la rive du lac Ontario jusqu'à une distance de quelques centaines de mètres à plus d'une dizaine de kilomètres, et présente une extension notable vers l'intérieur à sa limite est. La région est caractérisée par des plages de sable, des falaises argileuses et de grandes terres humides aux embouchures de rivières. La plaine du lac Iroquois compte 57 espèces en péril d'intérêt fédéral (espèces inscrites à la Loi sur les espèces en péril en date de l'exercice 2008-2009), principalement dans la région de Niagara. La région comprend certaines des plus grandes terres humides côtières de l'écozone. Elle est importante pour la migration des oiseaux terrestres, de la sauvagine et des oiseaux de rivage. Les îles situées près de Toronto et du parc provincial Presqu'île sont importantes pour les oiseaux aquatiques coloniaux. Des secteurs importants de la région ont été urbanisés, notamment dans le Golden Horseshoe, et la majeure partie du tiers restant de couverture naturelle se trouve dans des zones forestières situées dans l'est de la région ainsi que dans les terres humides côtières.

Plaine de Napanee

La plaine de Napanee est une plaine plate de calcaire, qui comprend de nombreux secteurs où le sol est mince ou le substrat rocheux est exposé. Cette plaine s'étend le long de la rive nord-est du lac Ontario et comprend les îles Amherst et Wolfe. Les seuls formes de relief importantes consistent en les vallées creusées par les rivières Salmon et Napanee. En raison de son sol appauvri, l'agriculture y est limitée, et 56 % de la région est constituée d'une couverture naturelle ou semi-naturelle (une grande partie est constituée de milieux ouverts [prairies agricoles, affleurements rocheux et alvars de prairie] où il y a probablement pâturage). La majorité de l'utilisation agricole est le pâturage, et la plaine de Napanee comprend certaines des prairies les plus vastes de toute l'écozone (total de 45 392 hectares). Les 25 espèces en péril recensées dans la région utilisent principalement les alvars et les grandes terres humides côtières (superficie totale de 4 776 hectares). La proximité de la côte et la grande superficie de couverture naturelle font que la région compte d'importantes haltes migratoires pour les oiseaux.

Flèches de sable du lac Érié

Les flèches de sable du lac Érié comprennent la pointe Pelée ainsi que les sites de Rondeau et de Long Point. Ces flèches littorales sont très basses et dominées par des plages de sable, des avant-dunes ouvertes, des arrière-dunes boisées ainsi que par 3 469 hectares de terres humides côtières, dont les sites Ramsar de Long Point et de la pointe Pelée. Ces écosystèmes côtiers rares et uniques des Grands Lacs abritent 51 espèces en péril. Plus de 85 % de toutes les occurrences d'espèces rares (et 65 % de la superficie totale de la région) sont localisées dans des aires protégées, notamment le parc national du Canada de la Pointe-Pelée, le parc provincial Rondeau et la réserve nationale de faune de Long Point. Les flèches littorales sont bien connues pour leur importance et leur utilisation en tant que sites de halte migratoire pour les oiseaux migrateurs. Plus de 97 % de la région a été classée comme présentant un qualité « très élevée » pour les oiseaux terrestres, ce qui confère à la région la valeur la plus élevée parmi toutes les régions de l'écozone.

Plaine argileuse de Haldimand

La plaine argileuse de Haldimand comprend la majeure partie de la péninsule du Niagara ainsi que la rive nord correspondante du lac Érié. Elle a une superficie de presque 320 000 hectares, possède une couverture naturelle sur un tiers de sa superficie et compte 3 763 hectares de terres humides côtières. Près de 10 % de la région comprend un habitat pour les oiseaux de milieu ouvert. La région se classe au troisième rang pour la diversité d'espèces en péril et est « irremplaçable » pour certaines espèces comme la mauve de Virginie (c.-à-d. que ces espèces ne se trouvent pas dans d'autres régions ou dans d'autres secteurs relevant d'un organisme; en ce qui concerne la mauve de Virginie, on la trouve à deux endroits seulement au Canada, tous deux dans la partie sud des plaines à forêts mixtes). Nombre des espèces en péril sont associées à la rive du lac Érié et à la rivière Niagara. Seulement 0,2 % de cette région est protégée, et une grande partie de la région associée à la rivière Niagara est désignée comme étant un secteur préoccupant.

Plaines argileuses de Sainte-Claire

Avec une superficie avoisinant les 500 000 hectares, les plaines argileuses de Sainte-Claire sont l'une des plus grandes régions de l'écozone, et l'une des plus durement touchées. Seulement 8 % de la région a une couverture naturelle (le pourcentage le plus faible parmi toutes les régions) et un quart de cette couverture est concentré dans le delta du lac Sainte-Claire. Le reste de la couverture naturelle abrite une grande diversité d'espèces en péril. En date de 2009, la région comptait 86 différentes espèces en péril, soit plus que toute autre région de l'écozone. Les plaines argileuses de Sainte-Claire sont également riches en espèces rares à l'échelle mondiale, qui sont principalement associées aux plaines prairiales lacustres. De plus, la région comprend des habitats aquatiques notables et 9 184 hectares de terres humides côtières, notamment le site Ramsar de la réserve nationale de faune de Sainte-Claire. Le reste de la couverture naturelle est important comme habitat de halte migratoire pour les oiseaux terrestres. Cette couverture et les champs agricoles mal drainés qui sont souvent inondés au printemps fournissent également un habitat aux oiseaux de rivage en migration. La région compte peu d'aires protégées, la réserve nationale de faune de Sainte-Claire étant l'une des plus grandes (plus de 350 hectares).

Plaine sablonneuse de Norfolk

La plaine sablonneuse de Norfolk est une grande région qui s'étend de la rive du lac Érié près de Long Point vers le nord jusque dans la région de Brantford. Environ 25 % de la région a une couverture naturelle, principalement constituée de forêts, mais elle comprend aussi des terrains dénudés sablonneux et des zones relativement grandes de prairie et de savane. On y trouve plus de 70 espèces en péril associées aux forêts et aux prairies. La proximité de la côte et la quantité élevée de couverture naturelle font que la région compte d'importantes haltes migratoires pour les oiseaux; la région abrite aussi une forte densité d'oiseaux forestiers prioritaires de la RCO 13. Une partie de la réserve mondiale de la biosphère de Long Point se trouve dans cette région.

Bordure du lac Huron

La bordure du lac Huron est une bande côtière étroite qui s'étend de Sarnia à la baie Stokes, sur la péninsule Bruce. Cette région, caractérisée par des terrasses provenant des lacs glaciaux Algonquin et Nipissing, comprend des plages de sable et des dunes actives, des crêtes et des creux de dunes boisés, ainsi que des fens côtiers. Ces écosystèmes côtiers abritent un grand nombre d'espèces en péril, notamment la tortue ponctuée, l'iris lacustre et l'arnoglosse plantain. La région a une proportion de couverture naturelle relativement élevée (49 %), comprenant plus de 4 000 hectares de terres humides côtières. Les sols sablonneux et secs ainsi que le substrat rocheux proche de la surface font en sorte que la région ne convient pas à l'agriculture. Les grandes zones forestières et la proximité de la côte en font un corridor de migration important pour les oiseaux terrestres. Cette côte est également utilisée par les oiseaux de rivage et la sauvagine. Les oiseaux aquatiques nichant en colonie utilisent les îles Fishing et le refuge d'oiseaux migrateurs de l'île Chantry.

Presqu'île du Prince-Édouard

La presqu'île du Prince-Édouard est une plaine basse de calcaire qui s'avance dans l'est du lac Ontario et qui est presque entièrement séparée de la terre ferme par la baie de Quinte. Comme le littoral de cette région est très découpé, il est très long et représente même environ 20 % de tout le littoral du lac Ontario. Les sols comprennent des tills profonds, qui conviennent à l'agriculture, et du substrat rocheux calcaire proche de la surface, parfois exposé. La couverture naturelle constitue 57 % de la presqu'île du Prince-Édouard, et il y a plus de 16 000 hectares de prairie. Environ 2 % de la région se trouve dans des parcs et des aires protégées, notamment le parc provincial Sandbanks ainsi que les réserves nationales de faune de Prince Edward Point et de la baie Wellers. Les espèces en péril sont associées aux prairies (notamment aux alvars), aux plages de sable et aux plus de 6 400 hectares de terres humides côtières. La région est l'une des plus importantes pour ce qui est des haltes migratoires pour tous les groupes d'oiseaux. Les îles du large accueillent des oiseaux aquatiques coloniaux.

3.12 Un exemple d'investissement dans les programmes : distribution des programmes d'encouragement à la conservation du SCF dans l'écozone

Le SCF a investi des ressources à divers endroits de l'écozone dans le cadre de plusieurs programmes et partenariats, et grâce à du financement interne. Parmi les programmes de partenariat, on compte le Plan conjoint des habitats de l'Est et le Plan conjoint sur le Canard noir, qui permettent de financer des initiatives de restauration et de protection d'habitats à l'échelle régionale ou de sites particuliers. L'affectation géographique des ressources internes comprend les nombreuses activités de surveillance et d'évaluation des espèces et des habitats (p. ex. programmes de suivi des oiseaux, programmes de surveillance et d'évaluation des terres humides côtières) qui sont menées par le SCF.

Le Programme des dons écologiques (PDE) et le Programme d'intendance de l'habitat (PIH) sont deux programmes d'encouragement fédéraux relativement récents qui soutiennent directement les mesures d'intendance et de protection mises en œuvre par des citoyens et des partenaires. Pour faciliter l'évaluation et l'orientation de ces programmes, et à titre d'exemple montrant comment les évaluations des paysages peuvent être utiles pour obtenir de l'aide en vertu de ces programmes, les propriétés offertes en vertu du PDE ( « dons écologiques ») et les sites des projets du PIH ont été évalués de façon géospatiale pour ce qui est de leur biodiversité terrestre. D'après des données de 2009, toutes les régions de l'écozone, sauf sept, ont obtenu des ressources en vertu de ces programmes. La répartition de ces ressources a été concentrée sur quelques zones, 60 % des régions comptant moins de 10 dons écologiques et sites de projet du PIH. Les régions qui comprennent les nombres les plus élevés de sites de projet du PIH sont les plaines argileuses de Sainte-Claire, la plaine de till de Stratford, les plaines sablonneuses de Caradoc et leur prolongement dans London ainsi que la plaine argileuse d'Ekfrid. Cela est principalement dû au grand nombre de sites de projet du PIH visant les espèces en péril. Les régions comprenant les nombres les plus élevés de dons écologiques sont la moraine d'Oak Ridges, les basses-terres de Simcoe, la plaine du lac Iroquois, l'escarpement du Niagara, les moraines du Horseshoe et la plaine sablonneuse de Norfolk. Comme le PIH met l'accent sur les espèces en péril, le tableau qui suit (tableau 6) montre le classement des régions en fonction de la diversité d'espèces en péril et du nombre total de projets du PIH. Les autres éléments de biodiversité ont été exclus du tableau 6.

Le tableau 7 indique, en ordre décroissant, le nombre total de sites du PIH et du PDE, alors que le tableau 8 énumère les projets selon leur classement en matière de biodiversité. Les huit régions ayant obtenu les cinq meilleures cotes en matière de biodiversité comprenaient 35 % des projets du PIH, 19 % des dons écologiques et, globalement, 32 % de tous les sites du PIH et du PDE. Les sept régions ayant obtenu les cinq cotes les plus basses en matière de biodiversité comprenaient 5 % des sites du PIH, 2 % des dons écologiques et 4 % du total combiné des sites du PIH et du PDE. Si la plaine de till d'Oxford est exclue de l'analyse, le reste des régions ayant obtenu les plus basses cotes en matière de biodiversité comprenaient 2 % de tous les dons écologiques, mais seulement 0,1 % des sites du PIH, et seulement 1 % des tous les sites du PIH et du PDE confondus.

Tableau 6. Comparaison de la diversité d'espèces en péril et des projets du Programme d'intendance de l'habitat par région physiographique
Diversité d'espèces en péril (classement par ordre d'importance)Projets du Programme d'intendance de l'habitat (classement par ordre d'importance)
1. Plaines argileuses de Sainte-Claire1. Plaines argileuses de Sainte-Claire
2. Plaine sablonneuse de Norfolk2. Plaine de till de Stratford
3. Plaine argileuse de Haldimand3. Moraines du Horseshoe
4. Plaines sablonneuses de Bothwell4. Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London
5. Plaine du lac Iroquois5. Plaine argileuse d'Ekfrid
6. Flèches de sable du lac Érié6. Plaine de Napanee
7. Moraines du Horseshoe7. Plaine de till d'Oxford
8. Bordure du lac Huron8. Moraine d'Oak Ridges
9. Plaine argileuse d'Ekfrid9. Plaines sablonneuses de Bothwell
10. Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London10. Champ de drumlins de Peterborough
11. Crêtes du mont Elgin11. Plaine sablonneuse de Norfolk
12. Plaine de till de Stratford12. Plaine argileuse de Haldimand
13. Escarpement du Niagara13. Crêtes du mont Elgin
14. Basses-terres de Simcoe14. Bordure du lac Huron
15. Île Pelée15. Plaine du lac Iroquois
16. Plaine de Napanee16. Île Pelée
17. Versant sud17. Versant sud
18. laine de till d'Oxford18. Plaine de Carden
19. Hautes-terres de Simcoe19. Plaine de till de Dundalk
20. Collines et terrains plats argileux de Leeds20. Escarpement du Niagara
Tableau 7. Projets du PIH et du PDE (tri en fonction du nombre de projets [2009])
Classement selon la cote de biodiversitéNuméro de la régionRégion physiographiqueTerre protégée par le fédéralNombre de dons écologiquesNombre de projets du PIHNombre total de projets
419Plaines argileuses de Sainte-Claire0,00 %8184192
2410Collines de Waterloo0,00 %3165168
1237Plaine de Carden0,00 %118596
1220Île Pelée0,00 %06363
1649Plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais0,00 %15354
139Plaine de Napanee0,00 %54247
145Moraines du Horseshoe0,00 %40343
2550Plaines sablonneuses de Russell et Prescott0,00 %04343
1138Moraines de Dummer0,00 %53641
1428Île Manitoulin0,00 %73037
526Bordure du lac Huron0,00 %53136
540Presqu'île du Prince-Édouard0,00 %102636
2714Plaine de till d'Oxford0,00 %53035
323Plaine argileuse de Haldimand0,00 %32730
141Plaine du lac Iroquois0,00 %131023
1332Versant sud0,00 %61521
121Escarpement du Niagara0,00 %51116
1531Champ de drumlins de Peterborough0,00 %51116
2311Champ de drumlins de Guelph0,00 %21315
836Hautes-terres de Simcoe0,00 %14014
1053Hautes-terres Algonquin0,00 %11314
216Plaine de Flamborough0,00 %01111
835Basses-terres de Simcoe0,00 %909
422Plaine sablonneuse de Norfolk10,00 %718
1143Plaine de calcaire de Smiths Falls0,10 %718
1717Plaine argileuse d'Ekfrid0,00 %808
2346Plaine de till de Glengarry0,00 %088
1713Champ de drumlins d'Arran0,00 %527
918Plaines sablonneuses de Bothwell0,00 %606
193Vallée de la Bighead0,00 %066
2344Plaine sablonneuse d'Edwardsburg0,00 %426
221Flèches de sable du lac Érié53,80 %055
742Collines et terrains plats argileux de Leeds1,40 %505
1634Plaines argileuses de Schomberg0,00 %404
249Dunes de Hillsburgh0,00 %134
2612Champ de drumlins de Teeswater0,80 %404
1330Moraine d'Oak Ridges0,40 %303
2216Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London0,10 %123
232Vallée de la Beaver0,00 %213
1825Pente Huron0,00 %202
2029Îles St-Joseph et Cockburn0,00 %202
244Terrasses du cap Rich0,00 %202
2724Plaine argileuse de Saugeen0,00 %202
258Plaine de till de Stratford0,00 %101
2845Champ de drumlins de North Gower0,00 %101
2948Terrains plats de Lancaster0,00 %101
627Péninsule Bruce0,50 %000
2233Plaine de Peel0,60 %000
237Plaine de till de Dundalk0,00 %000
2515Crêtes du mont Elgin0,00 %000
2947Plaine argileuse de Winchester0,00 %000
3051Crêtes du lac Muskrat0,00 %000
3152Plaine sablonneuse de Petawawa0,00 %000
--Total-2369231 159
Tableau 8. Projets du PIH et du PDE (tri selon la cote de biodiversité [2009])
Classement selon la cote de biodiversitéNuméro de la régionRégion physiographiqueTerre protégée par le fédéralNombre de dons écologiquesNombre de projets du PIHNombre total de projets
141Plaine du lac Iroquois0,00 %131023
139Plaine de Napanee0,00 %54247
221Flèches de sable du lac Érié53,80 %055
323Plaine argileuse de Haldimand0,00 %53136
419Plaines argileuses de Sainte-Claire0,00 %8184192
422Plaine sablonneuse de Norfolk0,00 %102636
526Bordure du lac Huron0,00 %32730
540Presqu'île du Prince-Édouard0,50 %000
627Péninsule Bruce10,00 %718
742Collines et terrains plats argileux de Leeds1,40 %505
835Basses-terres de Simcoe0,00 %14014
836Hautes-terres de Simcoe0,00 %909
918Plaines sablonneuses de Bothwell0,00 %53641
1053Hautes-terres Algonquin0,10 %718
1138Moraines de Dummer0,00 %606
1143Plaine de calcaire de Smiths Falls0,40 %303
121Escarpement du Niagara0,00 %11314
1220Île Pelée0,00 %61521
1237Plaine de Carden0,00 %51116
1330Moraine d'Oak Ridges0,00 %40343
1332Versant sud0,00 %51116
145Moraines du Horseshoe0,00 %118596
1428Île Manitoulin0,00 %527
1531Champ de drumlins de Peterborough0,00 %73037
1634Plaines argileuses de Schomberg0,00 %404
1649Plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais0,00 %808
1713Champ de drumlins d'Arran0,00 %202
1717Plaine argileuse d'Ekfrid0,00 %15354
1825Pente Huron0,00 %01111
193Vallée de la Bighead0,00 %202
2029Îles St-Joseph et Cockburn0,60 %000
216Plaine de Flamborough0,00 %426
2216Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London0,00 %06363
2233Plaine de Peel0,00 %088
232Vallée de la Beaver0,00 %000
237Plaine de till de Dundalk0,00 %21315
2311Champ de drumlins de Guelph0,00 %066
2344Plaine sablonneuse d'Edwardsburg0,00 %101
2346Plaine de till de Glengarry0,80 %404
244Terrasses du cap Rich0,00 %000
249Dunes de Hillsburgh0,00 %202
2410Collines de Waterloo0,00 %134
258Plaine de till de Stratford0,00 %3165168
2515Crêtes du mont Elgin0,00 %53035
2550Plaines sablonneuses de Russell et Prescott0,10 %123
2612Champ de drumlins de Teeswater0,00 %101
2714Plaine de till d'Oxford0,00 %04343
2724Plaine argileuse de Saugeen0,00 %202
2845Champ de drumlins de North Gower0,00 %213
2947Plaine argileuse de Winchester0,00 %000
2948Terrains plats de Lancaster0,00 %101
3051Crêtes du lac Muskrat0,00 %000
3152Plaine sablonneuse de Petawawa0,00 %000
--Total-2369231 159

4 Discussion

Les plaines à forêts mixtes de l'Ontario constituent une écozone diversifiée mais très fragmentée, les attributs de biodiversité étant distribués de façon éparse dans la région. Plusieurs de ces attributs sont associés à une couverture naturelle fragmentée, mais il y a également un certain nombre d'habitats et d'espèces, comme les oiseaux de prairie, qui sont situés dans la matrice dominante de terres agricoles. Cette fragmentation se trouve à également fragmenter géographiquement les activités de conservation et de protection liées au mandat d'Environnement Canada puisque les ressources d'Environnement Canada doivent être réparties dans l'ensemble de l'écozone. Les résultats de cette analyse peuvent être utilisés pour mieux comprendre le paysage complexe de l'écozone et repérer les zones présentant des attributs de biodiversité multiples qui se chevauchent.

Ces regroupements d'attributs de biodiversité multiples présentent des occasions de protection et de remise en état où un seul investissement pourrait potentiellement se traduire par de nombreux avantages mesurables. Par exemple, un projet qui remet en état un habitat forestier pour des espèces en péril sur l'île Pelée créera également un habitat de halte migratoire à « priorité élevée » pour des oiseaux terrestres. Il y a également une possibilité de mieux orienter les programmes vers les zones qui ont une biodiversité « mal desservie ». Ceci pourrait inclure le renforcement des capacités au sein de fiducies foncières locales par la formation et l'élaboration de plans de conservation adaptés à chaque site, ou l'établissement de priorités pour les désignations en matière de biodiversité. Les résultats pourraient également être utilisés pour soutenir des mesures visant la RCO 13 et pour aider à l'élaboration et à la mise en œuvre de programmes de rétablissement et de plans d'action touchant plusieurs espèces et fondés sur les écosystèmes.

Avant de déterminer les zones potentiellement préoccupantes sur le plan de la conservation et les mesures à prendre, il est important de bien comprendre les hypothèses et les considérations qui sous-tendent les présents travaux de cartographie.

Une façon d'aborder la conservation est de comparer les valeurs de biodiversité pour chaque région physiographique des plaines à forêts mixtes aux valeurs correspondantes de l'indice de risque pour la conservation (IRC). Un élément à considérer est que l'IRC mesure la protection en fonction de l'existence d'aires fédérales et provinciales protégées, lesquelles ne représentent qu'une petite portion de l'écozone. Par conséquent, il est également important d'examiner les activités d'intendance locales et les désignations établies dans le cadre de l'aménagement du territoire, et de tenir compte des degrés variables de protection de l'habitat qu'elles fournissent. De plus, l'IRC ne peut pas être calculé lorsqu'il n'y a pas d'aires protégées dans une région, ce qui fait que bon nombre de régions ne se trouvent pas représentées dans les comparaisons. Également, l'IRC ne considère pas les terres agricoles (comme les pâturages et les champs de foin) comme de l'habitat, alors que de nombreuses espèces d'oiseaux de milieu ouvert en dépendent, ce qui signifie que l'utilisation du seul IRC ne permet pas une évaluation équilibrée. La comparaison des valeurs de biodiversité avec les risques de conservation actuels et prévus, comme les pressions liées au développement figurant dans les documents de planification provinciaux ou locaux ou les baisses générales de la couverture forestière ou prairiale, aidera également à évaluer à quel point les éléments de biodiversité se trouvent menacés.

Il est important de tenir compte des limites techniques des cartes produites dans le cadre de la présente évaluation, et de toute carte. Les cartes constituent une représentation abstraite de la surface terrestre et des éléments écologiques réels. Par exemple, le système d'information géographique utilisé pour créer les cartes de la présente évaluation indique seulement des lignes discrètes entre les régions et les réalités naturelles, alors que les frontières sont généralement plus diffuses. Par conséquent, cet exercice ne représente pas les écotones et présente une surface de valeur uniforme pour une région, une parcelle ou une distribution, alors qu'une telle uniformité peut très bien ne pas exister. Cette évaluation n'utilise également que des ensembles de données globales et parfois généralisées. Par conséquent, de l'information à échelle plus fine visant des sites ou des espèces précis doit être utilisée pour prendre des décisions éclairées en matière de conservation. En outre, bien qu'il y ait une importante différence de cotes entre les régions ayant les cotes les plus élevées et celles ayant les cotes les plus faibles (p. ex. la plaine du lac Iroquois et la plaine sablonneuse de Petawawa ont des cotes de 54 et 7, respectivement), il y a une faible différence entre n'importe quelle région et la région précédente ou suivante dans le classement par cote (p. ex. la plaine argileuse de Haldimand est la région ayant obtenu la 3e cote la plus élevée avec 48 points, les plaines argileuses de Sainte-Claire et la plaine sablonneuse de Norfolk ont toutes les deux obtenu la 4e cote la plus élevée avec 47 points, et la bordure du lac Huron et la presqu'île du Prince-Édouard partage la 5e cote la plus élevée avec 46 points; ensemble, ces régions couvrent une plage de seulement trois points). Par conséquent, il faut être prudent quand on veut classer des régions ayant obtenu des cotes similaires aux fins de conservation, puisque les différences réelles entre de telles régions peuvent être pratiquement inexistantes.

Pour ce qui est des résultats globaux, la présente étude confirme l'influence des entités et des processus du paysage, agissant depuis l'échelle de l'écozone jusqu'à celle du plus vaste contexte géographique continental.

  1. Une influence latitudinale apparaît dans le fait que les espèces en péril sont concentrées dans les régions physiographiques du sud. Les dix régions physiographiques ayant la plus grande diversité d'espèces en péril sont situées en totalité ou en partie dans l'écorégion des basses-terres du lac Érié/zone biologique carolinienne du Canada, division la plus méridionale des plaines à forêts mixtes. Ces régions ont la plus grande diversité de toutes les espèces parce qu'elles ont un nombre plus élevé d'espèces qui atteignent la limite septentrionale de leur aire de répartition dans le sud de l'Ontario, y compris de nombreuses espèces qui ne sont pas en péril dans d'autres parties de leur aire de répartition (p. ex. le frêne bleu). Il semble également y avoir une plus grande diversité d'espèces en péril dans les zones côtières des Grands Lacs.
  2. Lorsque l'on considère le portefeuille global de biodiversité terrestre, une forte association entre celui-ci et la côte des Grands Lacs peut être observée. En témoignent la présence d'éléments de biodiversité multiples qui se chevauchent, comme des espèces en péril, des haltes migratoires, des sites de nidification d'oiseaux aquatiques, de même que la présence d'aires protégées et de désignations fédérales. Il y a également des terres fédérales supplémentaires à proximité de la côte des Grands Lacs, y compris des terres du ministère de la Défense nationale (cap Rich), des communautés des Premières Nations et de Transports Canada (associées à la navigation dans les Grands Lacs).
  3. Il y a également une forte association entre la biodiversité et la zone de transition avec le Bouclier canadien. La cartographie des attributs de biodiversité du Bouclier montre de fait des valeurs de biodiversité élevées immédiatement au nord de la transition avec les plaines à forêts mixtes qui diminuent vers le nord, ce qui laisse croire en un effet d'écotone donnant lieu à une diversité plus importante. Cette relation, de même que les valeurs élevées le long des Grands Lacs, peut refléter l'effet positif sur la biodiversité d'écozones terrestres et aquatiques adjacentes.
  4. À l'opposé, les terres hautes de l'intérieur dans le sud-ouest de l'Ontario ainsi que les comtés de l'extrême-est et la vallée de l'Outaouais ont des cotes de biodiversité inférieures. Pour le sud-ouest de l'Ontario, ceci peut être dû à des changements de climat liés à l'altitude, à l'absence d'une plaine côtière fertile (Riley, 2013) et à une atténuation de l'effet des Grands Lacs en fonction de l'altitude et de la distance. Les niveaux de biodiversité inférieurs dans l'est de l'Ontario peuvent être attribuables à l'effet de la latitude ainsi qu'à l'absence d'un effet d'écotone avec une écozone adjacente.

La relation entre les programmes de conservation et les valeurs de biodiversité n'est pas toujours claire, comme le montre la distribution des sites des projets du Programme d'intendance de l'habitat (PIH) et des dons écologiques. Lorsque l'on regarde globalement la localisation des sites du PIH et du PDE, il apparaît que les fonds d'encouragement ( fonds de contrepartie pour le PIH, déductions d'impôt pour le PDE) ont généralement été attribués dans les régions ayant les valeurs de biodiversité les plus élevées. Par exemple, des 1 159 projets du PIH et dons écologiques inclus dans la présente analyse, environ 32 % sont localisés dans les huit régions ayant les cotes totales de biodiversité les plus élevées. Par contre, seulement 4 % des projets sont localisés dans les sept régions ayant les cotes totales les plus basses. Lorsque le PIH et le PDE sont examinés séparément, la relation entre les programmes de conservation et les valeurs de biodiversité change. Les projets du PIH apparaissent être en grande partie situés dans les régions ayant les cotes de biodiversité les plus élevées (35 % des projets dans les huit régions ayant la cote de biodiversité la plus élevée, 4 % dans les sept régions ayant la cote la plus basse et 0,1 % dans six des sept régions ayant la cote la plus basse), mais ils sont encore plus étroitement liés à la diversité d'espèces en péril. Cela semble aller de soi puisque le PIH est un programme axé sur les espèces en péril. Toutefois, les choses ne sont pas aussi claires, car d'autres facteurs entrent en ligne de compte. Par exemple, les conditions nécessaires pour mener à bien les projets (nombre de bénéficiaires aptes, groupes et réseaux de conservation, etc.) ne sont pas distribuées de façon uniforme dans toutes les régions physiographiques. Ce déséquilibre se manifeste par certaines disparités notables entre diversité d'espèces en péril, cotes de biodiversité et nombre de projets. Par exemple, la moraine d'Oak Ridges et le champ de drumlins de Peterborough étaient respectivement aux 8e et 10e rangs des régions pour ce qui est du nombre de projets du PIH (en date de l'exercice de 2009), mais ils étaient seulement aux 34e et 33e rangs pour ce qui est de la diversité d'espèces en péril. Il y a également une question d'applicabilité : les flèches de sable du lac Érié ont un grand nombre d'espèces en péril et une cote de biodiversité élevée, mais 65 % de la région consiste en des aires protégées fédérales ou provinciales, lesquelles ne sont pas admissibles aux fonds du programme. Ces quelques régions peuvent être considérées comme des exceptions, car, de façon générale, les ressources allouées ont correspondu à la diversité d'espèces en péril et à la biodiversité globale. Peu après 2009, la Région de l'Ontario du Service canadien de la faune a commencé à utiliser les données de biodiversité terrestre afin de mieux choisir les sites des projets du Programme d'intendance de l'habitat (PIH) en fonction de la valeur de biodiversité. Par conséquent, depuis lors, la localisation des projets du PIH est corrélée aux cotes régionales de biodiversité. Dans toute analyse subséquente utilisant des données recueillies après 2009, il y aura toujours relation entre localisation des sites du PIH et valeurs de biodiversité.

Les projets du PDE ont présenté une plus faible relation avec les cotes de biodiversité. Au total, 19 % des dons écologiques ont été effectués dans les huit régions les mieux classées. À titre de comparaison, si on s'en remettait au hasard, 22 % des dons écologiques devraient être localisés dans n'importe quel groupe de huit régions. Toutefois, seulement 5 % des dons écologiques ont été effectués dans les régions ayant les cotes les plus basses, ce qui indique au moins une tendance suivant laquelle les dons écologiques étaient moins fréquents dans les régions à biodiversité plus faible. Tout comme pour le PIH, les possibilités locales et les ressources jouent un rôle. Par exemple, il doit y a avoir des fiducies foncières locales ou d'autres organismes de conservation à qui donner des terres tout comme il doit y avoir des groupes de donateurs prêts à donner des terres. En outre, le PDE est un programme beaucoup plus axé sur les demandeurs, et la présence de terres écosensibles, condition essentielle de participation au programme, est plus commune dans l'ensemble de l'écozone que celle d'habitats d'espèces en péril.

Il est souhaité que cette première cartographie des valeurs de biodiversité terrestre fournisse un cadre général permettant au Service canadien de la faune et à ses partenaires d'établir les priorités en matière de protection de l'environnement dans l'écozone de plaines à forêts mixtes. La prochaine étape (niveau 3) de l'évaluation est en cours et vise à repérer dans les 53 régions physiographiques les attributs de paysage locaux qui peuvent influer sur la répartition et la densité des oiseaux migrateurs, les espèces en péril et d'autres éléments du portefeuille de biodiversité. Il est prévu que les cartes aient une résolution et un format qui permettent leur utilisation par les décideurs locaux aux fins de planification locale. Cette évaluation à résolution plus fine ciblant les parcelles d'habitat et les attributs de paysage locaux constituera l'analyse de niveau 3, et s'appuiera sur les évaluations à échelles plus grossières des écozones et des régions physiographiques (évaluations de niveau 1 et de niveau 2, respectivement) qui ont été présentées dans le présent rapport.

5 Remerciements

Fruit d'une collaboration, la présente évaluation découle d'un travail initial mené à bien par la Région de l'Ontario de Conservation de la nature Canada pour le compte de la Région de l'Ontario d'Environnement Canada. Environnement Canada et Conservation de la nature Canada ont ensuite collaboré pour développer davantage le produit initial.

Ce rapport est fondé sur le rapport suivant :

G. Bryan, A. Hebb, K. Holmes et D. Kraus. Federal Priorities for Biodiversity Conservation in the Mixedwood Plains Ecozone of Ontario. Document inédit. Octobre 2011

Les droits d'auteur de ce rapport et des cartes à l'échelle de l'écozone sont détenus par Environnement Canada; la collection de cartes des régions physiographiques est utilisée avec le consentement de Conservation de la nature Canada. Les données utilisées pour réaliser le présent travail ont été fournies par le Centre d'information sur le patrimoine naturel, le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, le Service canadien de la faune, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Tallgrass Ontario et le Fronteanc Arch Biosphere Network. Marie Archambault (Service canadien de la faune d'Environnement Canada) est remerciée pour l'amélioration des cartes à l'échelle de l'écozone originales et la production des versions françaises.

Dave Ewert de The Nature Conservancy a fourni des conseils sur la façon de modéliser les sites de halte des oiseaux migrateurs.
Sont également remerciés Nancy Patterson (Service canadien de la faune d'Environnement Canada) pour son travail de révision et ses conseils, John Brett et Jocelyn Sherwood (Service canadien de la faune d'Environnement Canada) pour leur travail de révision, ainsi que Dan Kraus et Andrea Hebb (Conservation de la nature Canada - Région de l'Ontario) pour leur contribution à faire en sorte qu'Environnement Canada puisse remplir son mandat à l'égard des espèces sauvages et des habitats dans un cadre de planification de la conservation à référence spatiale.

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Annexe A : Couverture terrestre et conservation

[No]Région physiographique/unité de paysageSuperficie totale (ha)Couverture terrestre
Agriculture
Couverture terrestre
Zones urbaines
Couverture terrestre
Naturelle
Superficie protégéegIndice de risque pour la conservationh
01Escarpement du Niagara58 237,243,3 %4,1 %51,4 %3,4 %13,9
02Vallée de la Beaver15 861,760,7 %0,5 %38,4 %0,0 %0,0
03Vallée de la Bighead26 357,356,5 %0,9 %42,4 %0,0 %0,0
04Terrasses du cap Rich21 498,640,2 %3,5 %55,5 %0,4 %104,7
05Moraines du Horseshoe622 676,764,8 %0,4 %34,1 %0,2 %381,4
06Plaine de Flamborough42 452,443,2 %0,0 %55,1 %0,0 %0,0
07Plaine de till de Dundalk248 785,971,3 %0,2 %27,6 %0,0 %0,0
08Plaine de till de Stratford333 409,188,5 %1,2 %9,9 %0,0 %0,0
09Dunes de Hillsburgh15 072,255,9 %2,1 %41,0 %0,0 %0,0
10Collines de Waterloo44 248,869,8 %13,8 %15,7 %0,0 %0,0
11Champ de drumlins de Guelph115 074,362,6 %5,0 %30,2 %0,1 %569,5
12Champ de drumlins de Teeswater130 309,377,3 %0,3 %22,0 %0,0 %0,0
13Champ de drumlins d'Arran55 406,257,0 %0,0 %41,2 %0,0 %0,0
14Plaine de till d'Oxford117 024,583,6 %2,8 %12,8 %0,0 %11 164,9
15Crêtes du mont Elgin129 335,085,4 %3,2 %11,1 %0,0 %0,0
16Plaines sablonneuses de Caradoc et prolongement dans London38 308,969,9 %11,3 %17,8 %0,5 %162,1
17Plaine argileuse d'Ekfrid125 201,382,2 %0,4 %17,2 %0,0 %1 947,5
18Plaines sablonneuses de Bothwell124 449,085,5 %0,4 %13,8 %0,0 %17 224,9
19Plaines argileuses de Sainte-Claire498 159,388,6 %2,2 %8,3 %0,2 %456,6
20Île Pelée3 624,072,1 %5,2 %22,4 %3,3 %23,8
21Flèches de sable du lac Érié6 137,313,9 %0,0 %68,6 %64,8 %0,2
22Plaine sablonneuse de Norfolk258 081,573,0 %1,6 %24,8 %0,2 %443,7
23Plaine argileuse de Haldimand319 331,866,6 %3,1 %29,2 %0,2 %283,6
24Plaine argileuse de Saugeen35 660,569,7 %0,5 %29,5 %0,0 %0,0
25Pente Huron134 357,684,0 %0,5 %15,3 %0,1 %637,2
26Bordure du lac Huron55 061,041,1 %5,5 %49,0 %5,5 %8,5
27Péninsule Bruce151 938,912,5 %0,3 %83,0 %11,5 %1,1
28Île Manitoulin280 363,90,0 %0,1 %86,4 %0,4 %0,2
29Îles St-Joseph et Cockburn48 382,10,0 %0,1 %95,5 %0,6 %0,2
30Moraine d'Oak Ridges115 156,942,9 %0,5 %54,6 %0,0 %8 595,8
31Champ de drumlins de Peterborough409 900,147,7 %1,0 %46,1 %0,2 %296,3
32Versant sud199 261,155,9 %17,0 %27,0 %0,2 %311,2
33Plaine de Peel86 363,449,4 %36,9 %13,6 %0,0 %0,0
34Plaines argileuses de Schomberg71 280,858,5 %3,6 %29,4 %0,0 %0,0
35Basses-terres de Simcoe277 680,936,8 %1,6 %36,8 %0,6 %60,0
36Hautes-terres de Simcoe119 557,035,5 %1,6 %61,6 %1,6 %22,9
37Plaine de Carden90 475,014,3 %0,0 %76,2 %1,4 %10,4
38Moraines de Dummer188 842,815,7 %0,1 %77,2 %0,6 %27,9
39Plaine de Napanee213 713,636,4 %3,2 %56,8 %0,0 %1 508,5
40Presqu'île du Prince-Édouard97 427,938,7 %0,0 %56,5 %2,1 %18,7
41Plaine du lac Iroquois247 905,342,2 %20,4 %35,2 %0,1 %490,3
42Collines et terrains plats argileux de Leeds60 327,130,7 %0,4 %65,9 %1,4 %22,5
43Plaine de calcaire de Smiths Falls260 728,616,4 %0,6 %80,0 %0,6 %28,9
44Plaine sablonneuse d'Edwardsburg75 256,126,2 %0,4 %72,2 %0,1 %234,1
45Champ de drumlins de North Gower45 658,854,3 %0,7 %43,9 %0,0 %0,0
46Plaine de till de Glengarry202 180,927,4 %0,4 %71,5 %0,8 %36,7
47Plaine argileuse de Winchester85 619,271,5 %0,2 %28,1 %0,0 %0,0
48Terrains plats de Lancaster36 804,846,9 %4,0 %48,2 %0,0 %0,0
49Plaines argileuses de la vallée de l'Outaouais286 975,738,6 %5,9 %53,1 %0,4 %119,0
50Plaines sablonneuses de Russell et Prescott109 089,530,5 %1,9 %66,8 %0,6 %50,2
51Crêtes du lac Muskrat27 396,517,3 %0,0 %78,2 %1,0 %16,6
52Plaine sablonneuse de Petawawa7 433,844,9 %7,3 %47,0 %1,6 %32,5
53Hautes-terres Algonquin130 322,211,1 %0,0 %70,8 %5,3 %2,1
-Total7 500 16452 %3 %41 %0,7 %75,8

g Les aires protégées réglementées incluent les parcs provinciaux, les réserves de conservation, les parcs nationaux, les réserves nationales de faune et les refuges d'oiseaux migrateurs.

h L'indice de risque pour la conservation est un ratio entre terres converties et habitats protégés; la moyenne pour la région de la forêt tempérée en Amérique du Nord est de 2,2 (Hoekstra et al, 2005).

Annexe B : Espèces d'oiseaux prioritaires

Espèces d'oiseaux prioritaires pour les RCO 12 et 13
Remarque : d'après la liste provisoire de 2009, non pas la liste définitive

Espèces d'oiseaux terrestres prioritaires en Ontario
EspècesRCO 12RCO 13ForêtMilieu ouvertiRemarques – guilde forêt/
milieu ouvert
Aigle royalXX---
Alouette hausse-colX--X-
Autour des palombesX-X--
Bec-croisé des sapinsX-X--
Bruant à gorge blancheX-X--
Bruant chanteurX----
Bruant de Henslow-X-X-
Bruant des champsXX-X-
Bruant des maraisX----
Bruant des prés-X-X-
Bruant sauterelle-X-X-
Bruant vespéral-X-X-
Busard Saint-Martin-X-X-
Cardinal à poitrine roseXXX--
Chouette laponeX-X--
Colin de Virginie-X-X-
Coulicou à bec noirXX---
Crécerelle d'AmériqueXX-X-
Effraie des clochers-X-X-
Engoulevent bois-pourriXX---
Engoulevent d'AmériqueXX---
Faucon pèlerinXX---
Gélinotte huppéeX-X--
Goglu des présXX-X-
Grive des boisXXX--
Grive fauveX-X--
Gros-bec errantX-X--
Grue du CanadaX---Terres humides boréales ouvertes
Hibou des maraisXX-X-
Hirondelle à ailes hérisséesXX---
Hirondelle à front blancX--X-
Hirondelle bicoloreX----
Hirondelle de rivageXX-X-
Hirondelle noireXX---
Hirondelle rustiqueXX-X-
Martinet ramoneurXX---
Martin-pêcheur d'AmériqueXX---
Moqueur chatX----
Moqueur rouxXX-X-
Moucherolle à côtés oliveXXX-Terres humides boréales ouvertes
Moucherolle des saulesXX-X-
Moucherolle tchébecX-X-Lisières de forêt
Moucherolle vert-XX--
Oriole de Baltimore-X---
Paruline à ailes bleues-X---
Paruline à ailes doréesXX-X-
Paruline à capuchon-XX--
Paruline à flancs marronX----
Paruline à gorge griseX-X--
Paruline à gorge noireX-X--
Paruline à gorge orangéeX-X--
Paruline à joues grisesX-X--
Paruline à poitrine baieX-X--
Paruline azuréeXXX--
Paruline bleueX-X--
Paruline de KirtlandXXX-Aucune mention dans la RCO 13
Paruline des présXX---
Paruline du CanadaXXX--
Paruline hochequeueXXX--
Paruline masquéeX----
Paruline obscureX-X--
Paruline orangée-XX--
Paruline polyglotte-X---
Paruline tristeX----
Petite BuseX-X--
Pic à tête rougeXX---
Pic flambloyantXX---
Pic maculéX-X--
Pie grièche migratriceXX-X-
Pioui de l'EstXXX--
Pluvier kildirX----
Pygargue à tête blancheXX---
Quiscale rouilleuxXX--Terres humides boréales ouvertes
Roitelet à couronne rubisX-X--
Roselin pourpréX-X--
Sturnelle des prés-X-X-
Tohi à flancs rouxXX---
Troglodyte à bec courtX----
Tyran tritri-X-X-
Total644827 dans la RCO 12/11 dans la RCO 1312 dans la RCO 12/19 dans la RCO 13-

i D'après Beacon (2009). Comprend uniquement les espèces pour lesquelles un milieu ouvert est probablement essentiel au maintien de l'habitat.

Espèces appartenant à d'autres groupes d'oiseaux qui sont incluses dans l'analyse de la guilde de milieu ouvert
EspècesRCO 12RCO 13Milieu ouvertj
Maubèche des champs-XX
Sarcelle à ailes bleues-XX
Total/strong&gt;-22

j D'après Beacon (2009). Comprend uniquement les espèces pour lesquelles un milieu ouvert est probablement essentiel au maintien de l'habitat.

Espèces d'oiseaux aquatiques prioritaires en Ontario
Remarque : d'après la liste provisoire de 2009, non pas la liste définitive
EspècesRCO 12RCO 13Remarques
Bihoreau grisXX-
Butor d'Amérique-X-
Foulque d'AmériqueXX-
Gallinule poule-d'eauXX-
Goéland à bec cercléX--
Goéland argentéXX-
Goéland marinXX-
Grand Héron-X-
Grande Aigrette-X-
Grèbe à bec bigarré-X-
Grèbe esclavonXX-
Grèbe jougrisXX-
Guifette noireXX-
Héron vertXX-
Mouette de BonaparteX--
Mouette pygméeXX-
Pélican d'AmériqueXX-
Petit BlongiosXX-
Plongeon huard-X-
Râle de Virginie-X-
Râle élégantXX-
Râle jauneXX-
Sterne caspienneXX-
Sterne de ForsterXX-
Sterne pierregarinXX-
Total1923-
Espèces d'oiseaux de rivage prioritaires en Ontario
Remarque : d'après la liste provisoire de 2009, non pas la liste définitive
EspècesRCO 12RCO 13Remarques
Bécasse d'AmériqueXX-
Bécasseau maubècheXXAucune mention
Bécasseau roussâtre-XAucune mention
Chevalier griveléX--
Chevalier solitaireX--
Courlis esquimauXXAucune mention
Maubèche des champs-XÉgalement incluse dans l'analyse concernant les milieux ouverts
Pluvier argenté-XAucune mention
Pluvier bronzé-X-
Pluvier siffleurXX-
Total68-
Espèces s la liste provisoire de 2009, non pas la liste définitive
EspècesRCO 12RCO 13Remarquesde sauvagine prioritaires en Ontario
Remarque : d'aprè
Bernache du Canada – résidente de l'OntarioX--
Canard branchuXX-
Canard colvertXX-
Canard noirXX-
Cygne siffleur-X-
Fuligule à collierXX-
Fuligule à dos blanc-X-
Fuligule à tête rouge-X-
Garrot à œil d'orXX-
Grand HarleXX-
Harle couronnéXX-
Petit Fuligule-X-
Sarcelle à ailes bleues-XÉgalement incluse dans l'analyse concernant les milieux ouverts
Sarcelle d'hiverXX-
Total913-

Note de bas de page

Note 1 de bas de page

En voie de disparition, menacées et préoccupantes. Le total canadien n'inclut pas les espèces marines. Certaines espèces récemment désignées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (p. ex. la tortue serpentine et la Paruline du Canada) n'ont pas été incluses dans l'analyse du fait qu'aucune donnée d'occurrence d'élément n'a été recueillie. D'après les renseignements de 2009 sur la situation des espèces.

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