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Les dix événements météorologiques canadiens les plus marquants de 2008

Table des matières

Événements météorologiques marquants de 2008 par région

Région du Nord

Toute lumière éteinte pour l'éclipse
Pendant près d'une semaine, autour du 22 février, les résidents de Rankin Inlet, au Nunavut, ont dû faire face à des températures avoisinant les 30 °C en étant contraints d'utiliser un minimum d'électricité, puisque deux génératrices sont tombées en panne et qu'une rotation de période de noirceur a été imposée. Les appareils de chauffage, les électroménagers et les ordinateurs devaient être utilisés de façon limitée. Étant donné qu'il n'y avait pas d'électricité pour les chauffe-moteurs, les résidents laissaient tourner le moteur de leur véhicule toute la nuit. Environ 10 p. 100 des maisons de Rankin étaient complètement frigorifiées. La noirceur de la ville a offert une vue sans pareille sur l'éclipse lunaire.

Des survivants laissés à eux mêmes
Le 1er mai, un homme et une femme ont quitté Repulse Bay, au Nunavut, pour entreprendre une randonnée de 250 km jusqu'à Hall Beach. Ils ont installé leurs cinq enfants, y compris leur bébé âgé d'un an, dans un traîneau accroché à l'arrière de leur motoneige. Au cours de la deuxième journée, la famille a été déroutée par les mauvaises conditions météorologiques, lesquelles se sont prolongées pendant près d'une semaine : pluie verglaçante et neige tourbillonnante, conditions de voile blanc et refroidissement éolien de 14 °C. La mauvaise visibilité constante a forcé les secouristes à interrompre les recherches aériennes pour retrouver la famille manquante. Les recherches en motoneige ont permis de passer au peigne fin la toundra; toutefois, la visibilité rendue nulle par les conditions de blizzard a ralenti les secouristes. Après une semaine, la famille perdue a été trouvée saine et sauve, en panne de carburant et presque qu'à court de nourriture.

Un gouffre énorme s'ouvre au Nunavut
Entre les 8 et 9 juin, de fortes quantités de pluie de 35 mm sont tombées dans un intervalle de 12 heures près de Pangnirtung au Nunavut. Combinée à des températures chaudes inhabituelles pour la saison (13,4 °C, soit huit degrés plus chauds que la normale) et à des vents forts (de 50 à 6  km/h et des rafales atteignant 93 km/h), la pluie a suscité une fonte rapide de la neige dans les montagnes et collines avoisinantes, ce qui a donné lieu à d'importantes inondations. Même si la quantité de pluie tombée n'est pas un record, il s'agissait tout de même d'une quantité importante d'eau pour la collectivité. L'eau s'est infiltrée à une quantité telle dans le hameau qu'elle a creusé un canal de 10 mètres dans le pergélisol, jusqu'au substratum. Les fortes eaux courantes ont emporté un chemin de la collectivité et attaqué les fondations de deux ponts chevauchant la rivière Duvall, qui se sont finalement effondrés, en réservant le même sort pour une travée dont l'ouverture était prévue cet été. Les autorités ont décrété l'état d'urgence pour la localité. En raison de la fermeture des deux ponts, quelque 200 résidents étaient privés des services municipaux, tels que les services d'aqueduc, d'égout et de poubelles. Les doyens de la communauté ne pouvaient se souvenir qu'un mur d'eau aussi important se soit déjà produit sur la rivière Duvall. Des chasseurs locaux ont aidé les personnes à traverser la rivière dans leur canot de fret pour accéder à la partie non glacée du fjord. Les mauvaises conditions météorologiques aériennes ont empêché le gouvernement du Nunavut d'envoyer des équipes de réparation d'urgence dans la collectivité.

Des pluies intenses à Yellowknife
Le 20 juillet, une tempête de pluie intense s'est abattue sur Yellowknife, dans les Territoires du Nord Ouest, et a déversé suffisamment de grêle et de pluie pour inonder les rues et les sols d'un mètre d'eau. Les canalisations ne suffisaient pas à contenir l'écoulement entravé par la grêle et elles ont refoulé. Au plus fort de la tempête, des résidents ont traversé des rues en canot. Un résident qui habite dans cette collectivité depuis 36 ans a affirmé qu'il n'avait jamais été témoin d'une aussi longue tempête de grêle. La grêle de la taille d'une balle de golf a forcé les travailleurs de la construction et d'autres personnes à fuir pour se protéger.

Une tragédie dans la mer de Beaufort
Autour du 24 juillet, des membres de trois générations d'une famille d'Inuvik, en route pour participer à la capture traditionnelle du béluga, ont péri après que leur bateau de six mètres a chaviré dans la rivière Mackenzie au nord d'Inuvik. Le bateau en aluminium a coulé dans les eaux tumultueuses et parmi les cinq passagers, seul un jeune adolescent a survécu.

Une vague de chaleur record en Arctique
Entre le 19 et le 24 juillet, les températures maximales à Iqaluit, au Nunavut, ont atteint entre 21 °C et 27 °C, ce qui représente environ 15 degrés de plus que la normale. Le record précédent de température élevée dans la capitale territoriale était de 26,1 °C et fut enregistré le 29 juillet 2003 alors que la consignation des températures s'effectue depuis 62 ans. Le 21 juillet, la température a atteint 26,8 °C, ce qui représente, encore une fois, quelque 15 degrés plus hauts que la normale. Une température équivalente à Toronto serait de 40 °C. La nuit, la température minimale est descendue à 12,6 °C, ce qui représente la température minimale la plus élevée jamais enregistrée. Fait encore plus rare, on note un record de l'indice humidex de 27 °C.