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Les dix événements météorologiques Canadiens les plus marquants de 2005

Table des matières

5. Année des ouragans, mais pas au Canada

Les spécialistes des prévisions météorologiques avaient prévu une autre saison active des ouragans dans l'Atlantique, mais elle fut plutôt hyperactive! Le compte total s'élève à 26 tempêtes tropicales et 14 ouragans, deux nouveaux records, soit deux années d'orages réunies en une seule. La saison occupée des ouragans démontre une continuité de l'activité supérieure à la normale qui a commencé en 1995. Depuis, toutes les saisons des ouragans dans l'Atlantique, sauf deux (1997 et 2002), sont plus orageuses qu'à l'habitude. En 2005, plus de la moitié des orages se sont aventurés dans l'ouest des Caraïbes ou le Golfe du Mexique où les eaux de surface ont atteint une température qui n'a été surpassée qu'une seule fois depuis 1982, quand on a utilisé pour la première fois les satellites en vue d'observer la température des eaux.

Exemples de faits saillants sur les ouragans de 2005 :

  • Il y a eu 26 tempêtes tropicales, d'Arlène à Wilma et d'Alpha à Epsilon. L'année 1933 fut l'année précédente la plus orageuse avec 21 tempêtes.
  • Le nombre d'ouragans dans l'Atlantique (14) a éclipsé le record établi en 1969 (12 ouragans).
  • Un record de trois ouragans de catégorie 5, Katrina, Rita et Wilma, dont les vents ont dépassé 250 km/h.
  • L'ouragan Wilma a été le plus intense jamais enregistré dans l'océan Atlantique, avec une pression centrale chutant à 882 hPa. Sa facture de 10 milliards de dollars en fait le troisième orage le plus coûteux.
  • À eux quatre, les ouragans Dennis, Katrina, Rita et Wilma ont pris 1 500 vies, Katrina étant une des tempêtes les plus meurtrières aux états-Unis.
  • L'ouragan Katrina a causé pour 125 milliards de dollars (CDN) de dommages, qui étaient assurés à hauteur de 40 milliards, ce qui en fait de loin le désastre météorologique le plus coûteux de l'histoire mondiale.

Les facteurs ayant contribué à cette saison active sont notamment des températures océaniques continues toujours plus chaudes que la normale dans l'Atlantique tropical, un contenu océanographique plus chaud, une circulation favorable des vents et des couches d'air supérieures qui a alimenté les vents de l'Est, une circulation atmosphérique stagnante qui favorise un début de saison hâtif; de forts vents du nord de l'Afrique qui poussent plus d'orages vers l'océan Atlantique et l'absence de vents alizés cisaillants qui auraient freiné les orages en formation.

À la différence de 2004 - la saison avait commencé doucement, elle avait connu une activité record et elle était morte aussi vite qu'elle avait commencé - la saison 2005 a commencé rapidement et est demeurée active jusqu'à la fin et même au-delà. Même si un nombre record de tempêtes tropicales ont frayé leur chemin dans l'Atlantique Nord, il est curieux que peu d'entre elles se soient dirigées vers le nord, au Canada, et qu'aucune d'entre elles n'aient eu les mêmes répercussions que celles des états-Unis et des Caraïbes.

À la fin d'août, ce qui restait de Katrina est passé du parallèle à l'axe des Grands lacs inférieurs et du fleuve St-Laurent, en arrosant un couloir étroit du sud de l'Ontario, de Long Point à Hamilton, avec 100 mm de pluie. Au Québec, Katrina a apporté entre 80 et 100 mm de pluie dans la région de la Basse Côte-Nord. On a signalé des inondations résultant du débordement de rivières et des ponceaux détruits à Charlesbourg et à Vanier. Le 31 août, plusieurs records de précipitation pour un jour ont été établis, y compris 73,8 mm à l'aéroport P.E. Trudeau - sa journée la plus humide en août - et 73,9 mm à Québec, ce qui en fit la journée la plus humide d'août, un nouveau record.

Le 17 septembre, les restes de la tempête tropicale Ophelia ont apporté du mauvais temps dans certaines parties continentales de la Nouvelle-écosse, avant d'atteindre Terre-Neuve le lendemain. Le vent a soufflé jusqu'à 96 km/h, et la quantité de pluies tombées a varié entre 70 et 100 mm pendant les orages. Une bouée de la Nouvelle-écosse a relevé des vagues atteignant 11 m. Plus tard, le 26 septembre, les restes de l'ouragan Rita se sont fusionnés à une dépression qui a traversé le Québec. Des pluies records se sont abattues sur le nord de Montréal et la ville de Québec. Les précipitations les plus importantes ont été reçues à Deschambault (124,4 mm). Le 26 octobre, la dépression de l'ouragan Wilma est passée au sud de l'île de Sable, en Nouvelle-écosse, où elle a été absorbée par un important système en mer. L'orage hybride a généré de 30 à 50 mm de pluie. Habituellement, les pires conditions sont en mer (p. ex. des vagues de neuf mètres). Dans les collectivités de l'île du Cap-Breton, les vents ont soufflé jusqu'à 125 km/h, et l'orage a créé des problèmes d'inondation dans les environs de Sydney. La mer était agitée le long des côtes Atlantiques de la Nouvelle-écosse et dans le golfe du St-Laurent, mais peu d'inondations côtières ont été rapportées. L'orage s'est déplacé trop rapidement pour agiter les eaux sur une longue distance.