Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n’a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s’appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.

Aidez le gouvernement du Canada à organiser son site Web!

Remplissez un questionnaire anonyme de 5 minutes. Commencez maintenant.

Les dix événements météorologiques les plus marquants au Canada en 2010

En 2010, Dame nature a rappelé au monde entier qui est le maître. Des tremblements de terre meurtriers et dévastateurs aux volcans menaçants et aux tsunamis sans cesse terrifiants, son immense colère s’est déchaînée dans le monde entier. Quant aux conditions météorologiques, des phénomènes exceptionnels constants et irrépressibles ont causé des ravages partout sur la planète. Des milliers de personnes ont perdu la vie et des millions d’autres se sont retrouvées sans abri et sans travail. Parmi les pires catastrophes météorologiques de cette année, on compte : la plus forte vague de chaleur depuis mille ans et d’immenses feux de forêt en Russie; les pires inondations provoquées par la mousson de l’histoire du Pakistan; les glissements de terrain induits par la pluie et les pires inondations depuis des décennies en Chine; les graves sécheresses en Afrique subsaharienne et dans le bassin de l’Amazone; et le vêlage du plus gros iceberg depuis près de 50 ans au Groenland. Étonnamment, tous ces événements météorologiques se sont produits au cours d’un seul mois!

Les Canadiens ont été subjugués par la force et le pouvoir de la nature, mais sont aussi simplement reconnaissants de vivre dans un pays qui, même s’il n’échappe pas totalement à la colère de Dame nature, est passablement épargné et échappe au radar. Les plaintes à propos du froid, des nids de poule, de la neige fondante et des pannes d’électricité localisées semblent anodines en comparaison avec les événements météorologiques meurtriers survenus à l’extérieur de nos frontières. Toutefois, avec ou sans changements climatiques, les phénomènes météorologiques exceptionnels sont en voie de devenir de plus en plus catastrophiques pour les sociétés modernes.

Bien que dans l’ensemble, l’année 2010 a grandement épargné les Canadiens, nous avons tout de même vécu une bonne dose de phénomènes météorologiques exceptionnels. Il y a eu des feux de forêt, des « bombes météorologiques », de grandes quantités de neige et des averses de grêles ruineuses. Les pertes matérielles causées par de mauvaises conditions météorologiques ont coûté des millions de dollars aux compagnies d’assurances canadiennes et aux gouvernements, et des milliards à l’économie. C’est à Vancouver que s’est produit l’événement météorologique le plus marquant : le bon, le mauvais et le pire aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. Après un début d’hiver prometteur, les choses se sont mises à mal tourner quand la température douce et pluvieuse a occupé le premier rang jusqu’aux cérémonies d’ouverture et pendant les trois premiers jours de compétition. Heureusement, les conditions ont changé de même que l’ambiance, alors que les Canadiens savouraient la réussite des Jeux en dépit des conditions météorologiques initiales épouvantables. La province de Terre‑Neuve‑et‑Labrador mérite la deuxième place des événements météorologiques les plus marquants après avoir affronté la force effroyable de l’ouragan Igor. Dans une province où l’on a l’habitude des tempêtes, le puissant Igor a été le plus destructeur de l’histoire de Terre-Neuve. Pour les producteurs agricoles canadiens, les conditions météorologiques de cette année auront été, selon les régions, les plus humides ou bien celles de la meilleure saison de végétation de tous les temps. Les agriculteurs et les grands éleveurs des Prairies ont connu des difficultés au cours d’un printemps et d’un été les plus humides jamais enregistrés, mais la température s’est avérée leur meilleure alliée quand le soleil chaud, sec et abondant de l’automne a contribué à sauver les récoltes qui s’annonçaient désastreuses. Le mercure au Canada a été particulièrement élevé en 2010, et ce, pour la quatorzième année consécutive. En 63 ans de relevés météorologiques, l’année 2010 a été la plus chaude jamais enregistrée au Canada en raison d’une température plus douce tout au long de l’année. L’hiver et le printemps ont été les plus chauds jamais connus, l’été occupe le troisième rang de ceux les plus chauds et l’automne occupe le deuxième rang de ceux les plus chauds. Toutes les régions ont été touchées par la chaleur. La glace qui recouvre les pôles de la planète depuis des milliers et des milliers d’années et qui continue de disparaître constitue une des répercussions de ces saisons plus chaudes. Et pas seulement en Arctique. Cette année, dans le Canada atlantique et le golfe du Saint-Laurent il n’y avait presque pas de glace. À l’échelle planétaire, ce fut la troisième année la plus chaude enregistrée depuis les 160 dernières années selon l’Organisation météorologique mondiale. De plus, la période de 2001-2010 a atteint la moyenne la plus élevée de température en comparaison à toutes les autres les décennies.

Parmi les autres évènements météorologiques marquants survenus en 2010 au Canada, mentionnons : de fréquents épisodes de temps violent au printemps et à l’été en Saskatchewan qui ont mené à des inondations exceptionnelles et à des pertes matérielles record; une énorme tempête en décembre qui a enterré sous la neige certaines régions de l’Ontario et inondé des parties du Québec et des provinces maritimes; des coups de vent violents en novembre qui ont balayé les environs du Manitoba et des Grands Lacs; et une brève tempête de grêle mais fort coûteuse qui s’est abattue sur Calgary. L’année 2010 a été, de plus, une année de contrastes. Il n’y a pratiquement pas eu d’hiver, puis on a connu un été mémorable. Heureusement, on n’a pas eu grand chose à rapporter au pays pendant la saison des incendies de forêt, à l’exception de la Colombie-Britannique, où quantité de précieux bois d’œuvre a brûlé au cours de l’une des années les plus coûteuses au chapitre de la lutte contre les incendies de forêt.

Parmi les histoires finalistes de cette année, on compte celle de la « bombe météorologique » maritime dans le golfe du Saint-Laurent, la gigantesque tempête de neige de London, les tornades à Leamington et à Midland, le mois de neige printanière dans les Prairies, les fréquentes inondations en été (et non au printemps) au Manitoba, un été chaud des plus apprécié dans l’est du Canada accompagné d’humidité mais d’aucun smog, et des pluies diluviennes dans les régions du Canada qui ont connu les précipitations les moins abondantes et les plus abondantes.

Les dix événements météorologiques canadiens les plus marquants en 2010 énumérés ci-dessous ont été sélectionnés en fonction de certains facteurs comme l'impact qu'ils ont eu sur le Canada et les Canadiens, l'étendue de la région touchée, les répercussions sur l'économie et le temps durant lequel l'événement a fait les grands titres des médias.

  1. Météo printanière pour les Jeux olympiques d'hiver
  2. Le puissant Igor
  3. De la sécheresse aux inondations dans les Prairies
  4. Le Canada en chaleur
  5. Tempête historique : neige, vents violents et inondations
  6. Un été d’orages et de tempêtes en Saskatchewan
  7. Feux de forêt en Colombie-Britannique : beaucoup d'argent parti en fumée
  8. El Niño annule l’hiver
  9. Une « bombe météorologique » déclenche la panique au Canada et aux États-Unis
  10. La tempête de grêle la plus coûteuse de l'histoire du Canada

Finalistes des événements marquants de 2010 (Ordre chronologique)

Événements météorologiques régionaux 2010