Déclaration aux médias de l'honorable David Anderson,
Ministre de l'Environnement
Gouvernement du Canada


Clôture de la huitième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CdP8)


NEW DELHI (INDES), 1er novembre 2002 - L'honorable David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada, a rendu publique la déclaration suivante à la fin de la huitième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CdP8).

« Cette conférence de New Delhi a permis à la communauté internationale de faire un important pas en avant dans la lutte contre les changements climatiques au niveau planétaire. La déclaration de Delhi sur les changements climatiques et le développement durable et les discussions que nous avons eues durant la conférence montrent bien l'importance des travaux qui nous attendent, tant au cours de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto que durant les années qui la suivront.

Si la Déclaration de Delhi va alimenter les négociations en cours auxquelles nous participons, ce n'est toutefois pas un document de nature exhaustive. La plupart des travaux importants accomplis durant cette réunion ne se trouvent pas dans la déclaration. Par exemple, je suis déçu que la déclaration n'aborde pas la question des modalités du travail que nous devons réaliser ensemble pour parvenir, comme l'exige la science, à un plan collectif de lutte à long terme contre les changements climatiques. Il ne fait aucun doute que cette question ainsi que d'autres seront débattues à de futures sessions de la CdP.

Tout au long de cette conférence nous avons entendu les nations les plus vulnérables nous dire combien elles se concentrent sur leur propre adaptation aux changements climatiques. En tant que pays qui est aussi extrêmement vulnérable aux changements climatiques, le Canada comprend bien ces préoccupations. Le Canada croit toutefois que sans atténuation, l'adaptation revient à une course que les générations à venir auraient perdue d'avance.

Le Canada quitte New Delhi décidé à continuer de promouvoir le rôle que jouent les exportations d'énergie plus propre pour pouvoir atteindre les objectifs de la Convention-cadre et du Protocole de Kyoto. Le Canada est déçu de ne pas avoir pu faire progresser cette question à Delhi de la manière que nous le voulions; elle sera toutefois automatiquement placée sur l'ordre du jour de la CdP9 où nos préoccupations seront exprimées de nouveau.

Le Canada continue de croire en l'importance des exportations d'énergie plus propre et au rôle qu'elles jouent dans la production d'effets positifs pour l'environnement mondial pour atteindre les objectifs de la Convention et du Protocole de Kyoto. Nous continuons de croire qu'une reconnaissance adéquate de ces effets positifs pour l'environnement mondial dans le cadre du protocole pourrait accélérer l'utilisation de l'énergie plus propre, ce qui est crucial pour toutes les Parties et pour l'avenir du Protocole.

Les contributions du Canada aux résultats de cette conférence se sont nourries de la diversité et de l'engagement de la délégation canadienne. Notre délégation comptait des représentants des gouvernements du Canada et des provinces, d'organismes non gouvernementaux, du secteur industriel et des peuples autochtones. Ce caractère inclusif de la délégation nous a permis de partager une riche gamme de points de vue avec nos collègues internationaux.

Au vu du clair engagement du Premier ministre Chrétien de demander au Parlement de se prononcer sur la ratification du Protocole de Kyoto avant la fin de 2002 et au vu des efforts que nous déployons au niveau national pour finaliser un plan canadien basé sur les observations des provinces, des territoires, de l'industrie, des parties intéressées et de tous les Canadiens et les Canadiennes, nous nous trouverons en bonne position pour atteindre la cible que nous nous sommes fixée à Kyoto. Nous sommes bien placés pour appuyer l'élan international visant à atteindre les objectifs mondiaux en matière de changements climatiques. »

Renseignements :
Kelly Morgan
Directrice des communications
Cabinet du ministre de l'Environnement
(819) 997-1441