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Les produits pharmaceutiques et de soins personnels dans l'environnement au Canada: Directions de la recherche et des politiques

5.2 Traitement de l'eau potable

Bien que la recherche actuelle et que les nouvelles capacités d’analyse aient permis de détecter certains PPSP dans les sources d’eau potable non traitée, ceux-ci ont généralement été trouvés dans des proportions inférieures à la dose thérapeutique quotidienne. Cela a toutefois suscité des préoccupations au sujet des effets possibles sur la santé liés à la consommation d’eau potable, notamment la résistance aux antibiotiques, ainsi que les possibles effets chroniques inconnus à long terme causés par la prise de mélanges de PPSP en faibles concentrations sur les personnes vulnérables.

Généralement, là où on mène des recherches dans ce domaine, c’est-à-dire en Europe et aux États-Unis, cela s’effectue souvent dans le contexte d’une meilleure compréhension de l’élimination des CPSE durant les procédés centralisés permettant la réutilisation ou la valorisation de l’eau. Dans la région des Grands Lacs, un certain nombre de partenaires ont évalué, et continue d’étudier, la présence de produits pharmaceutiques et de produits chimiques pertubateurs du système endocrinien dans la rivière Detroit et l’efficacité de l’ozone pour dégrader ces composés (se reporter à la section 3.3 de Jasim).

Les articles scientifiques sont moins nombreux ici, bien que von Gunten et al. (2006) aient fourni récemment une synthèse de l’état des connaissances sur l’élimination des PPSP durant le traitement de l’eau potable :

  • l’eau brute des réseaux d’aqueduc utilisant l’eau de surface est probablement contaminée par les nombreux produits pharmaceutiques, alors que la présence de ces produits dans les eaux souterraines est peu probable; selon le traitement de l’eau, l’eau potable prête à la mise en bouteilles pourrait contenir de faibles concentrations de produits pharmaceutiques;
  • l’ozonisation, le charbon activé et la nanofiltration sont des procédés de traitement très efficaces pour éliminer les PPSP; les chaînes de traitement utilisant ces techniques avancées sont efficaces pour prévenir la contamination de l’eau potable par la plupart des produits pharmaceutiques;
  • les réseaux d’aqueduc qui traitent les eaux souterraines ont de courtes chaînes de traitement, s’il en est, qui consistent le plus souvent à la simple désinfection par le chlore ou les UV; ces procédés sont inappropriés pour éliminer la plupart des produits pharmaceutiques;
  • les opacifiants iodés sont parmi les composés les plus fréquemment retrouvés dans l’eau potable, car ils persistent généralement après un traitement au charbon activé ainsi qu’après traitement par procédé d’oxydation, comme l’ozonisation. Les seules options qui garantissent une complète élimination sont la nanofiltration, l’osmose inverse et la filtration par charbon activé avec de fréquents renouvellements ou régénérations;
  • dans très peu de cas seulement, les concentrations de produits pharmaceutiques dans l’eau potable excèdent le niveau maximum de concentration européen de 0,1µg/L accepté pour les pesticides individuels;
  • même si on prend la plus forte concentration de produits pharmaceutiques individuels relevée dans l’eau potable pour connaître les effets sur les humains, d’après les connaissances actuelles, les effets néfastes résultant de la consommation d’eau potable sont très peu probables.