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Évaluation nationale des données des études de suivi des effets sur l'environnement des fabriques de pâtes et papiers : résultats des cylces 1 à 3

Résumé analytique

Aux termes de la Loi sur les pêches, les usines canadiennes de pâtes et papiers sont tenues de réaliser des études de suivi des effets sur l’environnement (ESEE) afin d’évaluer les effets potentiels de leurs effluents. Le présent rapport présente les résultats de l’évaluation nationale des données des ESEE recueillies dans les milieux récepteurs des usines canadiennes de pâtes et papiers pendant les cycles 1 à 3 (entre 1992 et 2004) et plus particulièrement pendant les quatre dernières années (cycle 3). Les études de terrain sur les poissons et les invertébrés benthiques exposés aux effluents montrent, pour la plupart, un haut niveau de cohérence pendant les deux derniers cycles de collecte des données. La répartition nationale des réponses moyennes des poissons pendant les cycles 2 et 3 révèle une réponse typiquement associée à un enrichissement en éléments nutritifs doublée d’une perturbation métabolique. En effet, les poissons exposés montrent des signes très clairs d’une augmentation de la disponibilité de la nourriture ou d’un accroissement de l’absorption des aliments (poissons plus gras, croissance plus rapide, foie plus gros) ainsi que d’une perturbation de l’allocation des ressources à la reproduction (gonades plus petites). La réponse nationale moyenne des communautés d’invertébrés benthiques pendant les cycles 2 et 3 indique une eutrophisation plus ou moins prononcée selon le type d’habitat. Plus précisément, les communautés d’invertébrés benthiques exposées aux effluents des usines de pâte sont généralement plus abondantes et montrent une richesse taxonomique croissante, décroissante ou stable selon le niveau d’eutrophisation. Les études sur les poissons et les invertébrés benthiques ont permis d’observer d’autres types de réponses à certaines usines. De plus, on a relevé de possibles changements de réponse entre les cycles 2 et 3, mais ces changements sont pour la plupart relativement faibles. Les résultats des cycles 4 et suivants, ainsi que des études plus spécifiques entreprises à certaines usines, permettront d’évaluer l’importance biologique de ces changements. Les données sur la toxicité sublétale indiquent une nette amélioration de la qualité des effluents entre les cycles 1 et 2, suivie, dans la plupart des cas, d’une stabilisation de la qualité des effluents au cycle 3. En nous basant sur les seuils critiques d’effet établis pour les mesures terminales des études sur les poissons et les invertébrés benthiques, nous estimons qu’au cycle 4, environ 20 % des usines surveillées n’auront à effectuer que des essais de toxicité sublétale alors que 20 % devront déterminer l’ampleur et la portée des effets ou, dans certains cas, enquêter sur les causes de ces derniers. Avant le programme d’ESEE, nous ne disposions pas d’une vue d’ensemble, à l’échelle du Canada (ou d’un territoire de taille comparable), des effets sur le biote aquatique des effluents des usines de pâtes et papiers. La riche base de données générée par le programme d’ESEE et par les analyses subséquentes nous a permis d’obtenir une image solide des effets de ces effluents sur les eaux réceptrices du pays.