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Évaluation nationale des données des études de suivi des effets sur l'environnement des fabriques de pâtes et papiers : résultats des cylces 1 à 3

8.1 Essais de toxicité sublétale - Mesure des variations de qualité des effluents d’un cycle à l’autre

On peut utiliser les mesures terminales de toxicité sublétale pour comparer la qualité des effluents à des moments différents. Nous avons comparé les distributions des mesures terminales des cycles 1, 2 et 3 de toutes les usines canadiennes pour chacune des espèces d’eau douce et d’eau salée utilisées (figures 12 et 13). Pour chaque essai, nous avons rassemblé toutes les CI25 et calculé les pourcentages des essais dans chaque fourchette de concentration des effluents (c. à d., = 100 % v/v, de = 60 % à < 100 % v/v, de = 36 % à < 60 % v/v, etc.). Par exemple, la figure 12a illustre les résultats des essais de toxicité sublétale sur le cladocère Ceriodaphnia dubia aux cycles 1, 2 et 3. Les barres verticales indiquent le pourcentage des essais de chacun des cycles dans lesquels C. dubia a montré une inhibition de 25 % à cette limite de concentration. Au cycle 1, cet effet inhibiteur a été observé, dans une proportion importante des essais, à des concentrations d’effluents inférieures à 1 %; toutefois, aux cycles 2 et 3, cet effet n’a pas été observé, à des concentrations plus grandes ou égales à 100 %, dans 25 % à 30 % des usines.

Les données de toxicité sublétale du cycle 3 ressemblent à celles du cycle 2 pour les espèces d’essai en eau douce (C. dubia, la tête-de-boule et l’algue Selenastrum capricornutum), ce qui confirme l’amélioration de la qualité des effluents depuis le cycle 1 (figure 12; on notera que S. capricornutum est maintenant appelé Raphidocelis subcapitata). Dans l’évaluation nationale des données d’ESEE du cycle 2, on attribue cette amélioration de la qualité des effluents à une modernisation des installations de traitement des effluents après le cycle 1. Toutefois, les résultats des essais de toxicité sur la truite arc en ciel, qui ne sont utilisés qu’en Colombie-Britannique, indiquent une toxicité modérée des effluents (entre > 36 % v/v et > 60 % v/v) par rapport aux cycles 1 et 2 (figure 12c). Il sera impossible d’en déterminer la raison tant qu’on n’aura pas fait une analyse en profondeur à chacune des usines. On a toutefois signalé certains problèmes de viabilité des oeufs. Pour résoudre la question, on a déplacé la période des essais de janvier à mai, ce qui pourrait avoir eu un effet sur le niveau mesuré de toxicité des effluents.

Pour les essais en eau salée, en particulier pour les essais de toxicité sur la macroalgue rouge Champia parvula, sur la capucette barrée et sur Menidia beryllina, les résultats du cycle 3 ressemblent à ceux du cycle 2. Les résultats de l’essai de croissance sur Menidia beryllina au cycle 3 confirment l’amélioration de la qualité des effluents observée au cycle 2 (figure 13). Les résultats des essais de croissance sur les larves de capucette barrée du cycle 3 n’indiquent aucune toxicité des effluents à pleine concentration, ce qui correspond aux résultats du cycle 2. Par contre, il a été impossible de les comparer avec les résultats du cycle 1, puisque cet essai n’était pas encore utilisé à cette époque (figure 13). Même si les données de toxicité pour Champia parvula ont une large distribution, les données des cycles 2 et 3 montrent, en règle générale, une amélioration de la qualité des effluents depuis le cycle 1 (figure 13).

Comparaison de la toxicité sublétale aux cycles 1, 2 et 3. On notera que, pour l’essai sur la truite arc-en-ciel, la CE25 est la concentration effective pour 25 % des embryons.

Figure 12: Comparaison de la toxicité sublétale aux cycles 1, 2 et 3. On notera que, pour l’essai sur la truite arc-en-ciel, la CE25 est la concentration effective pour 25 % des embryons.

Comparaison de la toxicité sublétale pour les espèces marines aux cycles 1, 2 et 3.

Figure 13: Comparaison de la toxicité sublétale pour les espèces marines aux cycles 1, 2 et 3.

Pour les essais de fécondation des échinodermes, on observe un léger déplacement des données entre le cycle 2, où la toxicité était nulle, et le cycle 3, où la toxicité est modérée (de < 22 % v/v à = 7.8 % v/v). La cause de ce déplacement ne sera pas connue avant qu’on ait réalisé une analyse plus poussée des données de chacune des usines. Il se peut que les variations des données sur la toxicité pour les échinodermes soient dues à l’utilisation d’espèces différentes aux différents cycles. Au cycle 3, les oursins (Lytechinus pictus, Arbacia puctulata et Strongylocentrotus purpuratus) représentaient 85 % de l’échantillon et les clypéastres (Dendraster excentricus) 15 %. Au cycle 2, l’échantillon ne contenait pas d’Arbacia.

Les histogrammes des essais des trois cycles sur les espèces d’eau douce et d’eau salée (figures 12 et 13) montrent que ce sont les données des essais visant à mesurer les mesures terminales de reproduction (C. dubia, échinodermes, C. parvula) qui se sont le plus déplacées vers la droite, ce qui indique la plus grande sensibilité de ces essais.

À la figure 14, on compare les pourcentages des essais dont les CI25 ne montrent aucune réponse sublétale à la concentration maximale aux cycles 1, 2 et 3. Pour la plupart des essais, on observe une augmentation du pourcentage d’essais sans réponse sublétale entre les cycles 1 et 2 et très peu de changements supplémentaires au cycle 3 (comme on l’a dit plus haut, les essais sur la truite arc en ciel ont causé certains problèmes de méthodologie).

Pourcentages des tests de toxicité sublétale ne montrant aucun effet à la concentration maximale.

Figure 14: Pourcentages des tests de toxicité sublétale ne montrant aucun effet à la concentration maximale.