Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale

Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2013 s'élevaient à 726 mégatonnes (Mt) d'équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2),Note de bas de page [1] soit 18 % (113 Mt) au-dessus des émissions de 1990, qui étaient de 613 Mt. Les augmentations régulières des émissions annuelles qui ont caractérisé les 15 premières années de cette période ont été suivies de fluctuations des niveaux entre 2005 et 2008, d'une baisse marquée en 2009 et d’une légère augmentation par la suite.

La croissance des émissions du Canada entre 1990 et 2013 est principalement attribuable à l'augmentation des émissions des industries de combustibles fossiles et des transports. Les réductions des émissions de 2005 à 2013 sont principalement dues à la réduction des émissions des secteurs de la production publique d'électricité et de chauffage.

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale, Canada, 1990 à 2013

graphique

Description longue

Le graphique linéaire présente les émissions de gaz à effet de serre du Canada de 1990 à 2013 avec la cible de 2020 de l'Accord de Copenhague.

Données du graphique
Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale, Canada, 1990 à 2013
AnnéeÉmissions totales de gaz à effet de serre
(mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone)
1990613
1991605
1992623
1993625
1994646
1995664
1996685
1997701
1998709
1999722
2000745
2001735
2002738
2003756
2004758
2005749
2006740
2007761
2008741
2009699
2010707
2011709
2012715
2013726

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Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur national assure le suivi de sept GES : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde de diazote (N2O), l'hexafluorure de soufre (SF6), les perfluorocarbones (PFC), les hydrofluorocarbones (HFC) et le trifluorure d’azote (NF3) émis par l'activité humaine (déclarés en Mt d'équivalent en CO2). En décembre 2009, le Canada a signé l'Accord de Copenhague, par lequel il s'est engagé à ramener ses émissions de gaz à effet de serre à 17 % sous le niveau de 2005 d'ici 2020. Les niveaux d'émissions pour certaines des années précédentes ont été révisés à la lumière des améliorations apportées aux méthodes d'estimation et de la disponibilité de nouvelles données.
Source : Environnement Canada (2015) Rapport d'inventaire national 1990-2013 : Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada.

Les GES piègent la chaleur dans l'atmosphère terrestre, un peu comme les vitres d'une serre conservent l'air chaud à l'intérieur. L'activité humaine fait augmenter la quantité de gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère, ce qui contribue à réchauffer la surface de la Terre. C'est ce qu'on appelle l'effet de serre amplifié.

Au cours des 200 dernières années en particulier, les humains ont libéré des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, principalement en faisant brûler des combustibles fossiles. Il y a ainsi plus de chaleur piégée et la température de la planète s'élève. Comme les glaces de l'Arctique fondent, le niveau de la mer monte, et on observe des changements dans le climat, tels qu’une augmentation de la gravité des tempêtes et des vagues de chaleur. Tous ces facteurs ont des incidences sur l'environnement, l'économie et la santé humaine.

Indicateurs connexes

Renseignements supplémentaires

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Cet indicateur est utilisé dans la mesure du progrès vers l’atteinte de Objectif 1 : Changements climatiques - Afin d'atténuer les effets des changements climatiques, de réduire les niveaux d'émission de gaz à effets de serre et de s'adapter aux impacts inévitables de la Stratégie fédérale de développement durable pour le Canada 2013-2016.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Les émissions de gaz à effet de serre du Rapport d’inventaire national (RIN) ont été estimées à l’aide des lignes directrices de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ces nouvelles lignes directrices incluent l’adoption de méthodologies révisées en accord avec les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’utilisation des potentiels de réchauffement global (PRG) révisés.

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