Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale

L’indicateur des émissions de gaz à effet de serre (GES) aide la population et les gouvernements du Canada a suivre six groupes de GES (dioxyde de carbone, méthane, oxyde de diazote, hexafluorure de soufre, perfluorocarbones et hydrofluorocarbones) libérés par l’activité humaine. Il identifie les sources de GES, de manière que des stratégies de réduction des émissions puissent être élaborées et mises en œuvre.

Les émissions totales de GES du Canada en 2010 s’élevaient à 692 mégatonnes (Mt) d’équivalent de dioxyde de carbone (éq. CO2), soit 17 % (102 Mt) au-dessus des émissions de 1990, qui étaient de 589 Mt. Les augmentations régulières des émissions annuelles qui ont caractérisé les quinze premières années de cette période ont été suivies de fluctuations des niveaux entre 2005 et 2008, d’une baisse marquée en 2009 et d’une sorte de stabilisation en 2010.

La croissance des émissions entre 1990 et 2010 est principalement attribuable aux industries des combustibles fossiles et aux transports. Les réductions plus récentes (2005 à 2010) sont dues surtout aux secteurs de la production d’électricité et de la fabrication.

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale, Canada, 1990 à 2010

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale, Canada, 1990 à 2010

Note : Le Canada a signé en décembre 2009 l’Accord de Copenhague, par lequel il s’est engagé à ramener ses émissions de GES à 17 % sous le niveau de 2005 d’ici 2020. La cible de 607 Mt est basée sur les émissions de 2005 déclarées dans le Rapport d’inventaire national 1990-2008 : Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada, publié en avril 2010.
Source : Environnement Canada (2012). Rapport d’inventaire national 1990–2010 : Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada

Les GES piègent la chaleur dans l’atmosphère terrestre. Ils empêchent la chaleur de s’échapper, un peu comme les vitres d’une serre y gardent l’air chaud. L’activité humaine fait augmenter la quantité de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère, ce qui contribue à réchauffer la surface de la Terre. C’est ce qu’on appelle l’« effet de serre amplifié ». 

Au cours des 200 dernières années, l’homme a libéré des GES dans l’atmosphère en faisant brûler des combustibles fossiles. Il y a ainsi eu plus de chaleur de piégée, et la température de la planète s’élève. Le niveau de la mer monte, les glaces de l’Arctique fondent, et on observe des changements du climat, comme une augmentation de la gravité des tempêtes et des vagues de chaleur. Tous ces facteurs ont une incidence sur l’environnement, l’économie et la santé humaine.

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