Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale
Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2011 s'élevaient à 702 mégatonnes (Mt) d'équivalent de dioxyde de carbone (éq. CO2), soit 19 % (111 Mt) au–dessus des émissions de 1990, qui étaient de 591 Mt. Les augmentations régulières des émissions annuelles qui ont caractérisé les quinze premières années de cette période ont été suivies de fluctuations des niveaux entre 2005 et 2008, d'une baisse marquée en 2009 et d'une stabilisation relative en 2010 et 2011.
La croissance des émissions du Canada entre 1990 et 2011 est principalement attribuable à l'augmentation des émissions des industries des combustibles fossiles et des transports. Les réductions des émissions de 2005 à 2011 sont principalement dues à la réduction des émissions des secteurs de la production d'électricité et de la fabrication.
Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale, Canada, 1990 à 2011

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Comment cet indicateur est calculé
Note : L'indicateur national assure le suivi de six GES : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde de diazote (N2O), l'hexafluorure de soufre (SF6), les perfluorocarbones (PFC) et les hydrofluorocarbones (HFC) émis par l'activité humaine (déclarés en Mt d'équivalent en CO2). Le Canada a signé en décembre 2009 l'Accord de Copenhague, par lequel il s'est engagé à ramener ses émissions de gaz à effet de serre à 17 % sous le niveau de 2005 (en se servant des estimations disponibles à ce moment-là) d'ici 2020. Les niveaux d'émissions pour certaines des années précédentes ont été révisés à la lumière des améliorations apportées aux méthodes d'estimation et de la disponibilité de nouvelles données.
Source : Environnement Canada (2013) Rapport d'inventaire national 1990-2011 : Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada.
Les GES piègent la chaleur dans l'atmosphère terrestre, un peu comme les vitres d'une serre conservent l'air chaud à l'intérieur. L'activité humaine fait augmenter la quantité de gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère, ce qui contribue à réchauffer la surface de la Terre. C'est ce qu'on appelle l'effet de serre amplifié.
Au cours des 200 dernières années, les humains ont libéré des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, principalement en faisant brûler des combustibles fossiles. Il y a ainsi eu plus de chaleur piégée et la température de la planète s'élève. Comme les glaces de l'Arctique fondent, le niveau de la mer monte , et on observe des changements dans le climat, tels qu’une augmentation de la gravité des tempêtes et des vagues de chaleur. Tous ces facteurs ont une incidence sur l'environnement, l'économie et la santé humaine.
Indicateurs connexes
- Émissions de gaz à effet de serre par personne et par unité de produit intérieur brut
- Émissions de gaz à effet de serre par secteur économique
- Émissions de gaz à effet de serre par province et territoire
- Émissions de gaz à effet de serre des installations d’envergure
- Émissions mondiales de dioxyde de carbone dues à la combustion de combustibles
Renseignements supplémentaires
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