Indicateur de la qualité des zones de croissance des mollusques

En 2010, 73 % de la superficie des zones de croissance des mollusques du Canada a été classée dans la catégorie approuvée ou approuvée conditionnellement pour la récolte de mollusques destinés à l'alimentation humaine. Sur la côte de l'Atlantique, 66 % de la superficie des zones de croissance des mollusques  a été classée dans la catégorie approuvée ou approuvée conditionnellement comparativement à 80 % sur les côtes du Québec et à 77 % sur la côte du Pacifique. Entre 2006 et 2010, le pourcentage de la superficie des zones de croissance des mollusques approuvées et approuvées conditionnellement n'a pas changé. Bien qu'il puisse y avoir des fermetures à court terme à l'échelle locale causées par des tempêtes ou d'autres événements, les zones de croissance des mollusques du Canada sont stables dans l'ensemble.

Classification des zones de croissance des mollusques du Canada, 2006 à 2010

Classification des zones de croissance des mollusques du Canada, 2006 à 2010

Note : Les catégories de classification des zones de croissance des mollusques sont fondées sur la contamination par les coliformes fécaux et sont présentées comme la superficie totale assignée à chaque catégorie. La superficie totale des zones de croissance des mollusques a été modifiée au Québec en 2009 en raison de l'ajout d'une vaste zone au large des îles de la Madeleine ainsi que des améliorations apportées à la façon dont les zones de croissance des mollusques sont mesurées. Ainsi, les pourcentages de la superficie des zones de croissance des mollusques pour le Québec avant 2009 ne doivent pas être comparés aux pourcentages de 2009 et des années ultérieures. Il est possible que les données de 2010 pour la côte du Pacifique ne soient pas comparables à celles des années antérieures, car les méthodes de classification des zones ont été révisées à la fin de l'année 2010.
Source : Environnement Canada (2011) Programme de surveillance de la qualité des eaux marines
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En 2010, ce sont environ 15 500 km2 de zones de croissance des mollusques qui ont fait l'objet d'une surveillance le long des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Québec (rive nord du fleuve Saint-Laurent, îles de la Madeleine, Bas-Saint-Laurent, régions de la Gaspésie et de Charlevoix) et de la Colombie-Britannique (île de Vancouver, centre et partie nord de la côte, îles de la Reine-Charlotte) pour s'assurer que les mollusques récoltés dans ces secteurs étaient propres à la consommation. Aux fins de l'indicateur de la qualité des zones de croissance des mollusques, les mollusques englobent les huîtres, les myes, les panopes, les moules, les pétoncles et les coques. Étant donné qu'ils se nourrissent en filtrant l'eau qui circule tout autour d'eux, les mollusques collectent des bactéries et des virus dans les eaux qui les entourent. Des niveaux élevés de bactéries dans l'eau laissent supposer que des organismes pathogènes peuvent être présents à des niveaux suffisamment élevés pour causer des maladies chez les gens qui consomment des mollusques provenant des ces zones contaminées. Les déchets d'origine animale et humaine sont riches en bactéries et peuvent contaminer les zones de croissances des mollusques à partir de plusieurs sources de pollution terrestres telles que les usines de traitement des eaux usées municipales, les fosses septiques mal entretenues et les eaux de ruissellement agricoles, ainsi que de sources de pollution marines comme les bateaux et la faune.

Environnement Canada effectue des analyses bactériologiques des eaux dans les zones de croissance des mollusques dans le cadre du Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques (PCCSM). Le programme est mené par l'Agence canadienne d'inspection des aliments en partenariat avec Environnement Canada et Pêches et Océans Canada. Il est conçu pour réduire la probabilité que les gens tombent malades après avoir consommé des mollusques récoltés à l'état sauvage ou cultivés en aquaculture. Afin de déterminer si les mollusques sont propres à la consommation, chaque zone de croissance est surveillée de près, puis classée dans la catégorie approuvée, approuvée conditionnellement, restreinte, restreinte conditionnellement ou prohibée pour la pêche en fonction de la concentration de bactéries dans l'eau et des effets des sources de pollution telles que les rejets d'eaux usées municipales et la navigation de plaisance. Si des niveaux de bactéries non sécuritaires sont mesurés ou si les enquêtes sur le littoral révèlent des niveaux de pollution préoccupants, Environnement Canada recommande à ses partenaires du Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques de restreindre ou d'interdire la récolte des mollusques dans la zone de croissance en question. Pêches et Océans Canada ferme ces zones de croissance en fonction de ces recommandations.

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