Facteurs d'influence et impacts des émissions de gaz à effet de serre

La majorité des gaz à effet de serre (GES) proviennent à la fois de sources naturelles et anthropiques. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les émissions dérivées des activités anthropiques perturbent les processus naturels qui se produisent dans l’atmosphère et sont fort probablement la cause principale du réchauffement observé qui se produit depuis le milieu du XXsiècle. À l’échelle mondiale, près de 80 % des émissions de GES de sources anthropiques proviennent de la combustion d’hydrocarbures et des procédés industriels. Parmi les activités particulières, on retrouve la conduite de véhicules, la production d’électricité, le chauffage et la climatisation des bâtiments, l'utilisation d’appareils électroménagers et d’équipements, la production et le transport de biens et la prestation de services et de transport pour les collectivités. En 2013, environ 25 % des émissions de GES produites au Canada provenaient du secteur du pétrole et du gaz, 23 % des transports, 12 % de la production d’électricité et 12 % des bâtiments.

Entre 1990 et 2011, on a observé une hausse de 42 % des émissions mondiales de GESNote de bas de page [1]; la plupart des augmentations ont été observées dans les marchés émergents et dans les pays en développement. Au cours de cette même période, la contribution du Canada aux émissions de GES mondiales totales a légèrement diminué, et représente actuellement moins de 2 % des émissions mondiales.

Aperçu des principaux facteurs à l’origine des émissions de gaz à effet de serre

Une grande variété de facteurs a un effet sur le niveau des émissions de GES au Canada. Ces facteurs d'influence comprennent la géographie physique du Canada, les changements démographiques de sa population et la croissance économique.

Le Canada est caractérisé par des conditions climatiques hautement variables. Cela contribue à la quantité d’énergie plus élevée utilisée pour chauffer et refroidir les pièces dans les maisons et les immeubles comparativement à d’autres pays industrialisés. Le pays est vaste, mais sa population est éparpillée, ce qui occasionne des temps de déplacements plus importants et une demande plus élevée de transport que ceux de pays plus petits ou densément peuplés. De plus, le Canada a connu une croissance démographique et économique plus rapide que la moyenne des autres pays développés entre 2000 et 2012, et ses ressources naturelles, dont le pétrole et le gaz, sont en forte demande.

En dépit de ces défis, au cours des deux dernières décennies, le lien entre la croissance de l’économie et les émissions de GES au Canada a été rompu, grâce à l’amélioration de la technologie et à la mise en œuvre de règlements dans divers secteurs économiques, notamment dans le secteur de la production d’électricité.

Les autres facteurs importants qui ont une incidence sur les émissions de GES comprennent l’adoption de pratiques et d’équipement hautement efficaces par les personnes et les entreprises qui, de nos jours, sont mieux renseignées sur leurs choix de consommation et sur l’incidence de ces derniers sur l’environnement. Des exemples de ces choix comprennent les moyens empruntés par les gens pour se rendre au travail et les décisions des entreprises concernant l’emplacement des installations de fabrication ainsi que les décisions à propos de l’efficacité des procédés industriels ou la fabrication de produits éconergétiques. 

Aperçu des principaux impacts des émissions de gaz à effet de serre

Les rejets de GES et la concentration accrue de ces gaz dans l’atmosphère ont déjà un impact sur l’environnement, sur la santé humaine et sur l’économie. Les prévisions indiquent que ces impacts deviendront plus graves, à moins que des efforts concertés ne soient déployés pour réduire les émissions.

Impacts sur l’environnement

  • Les températures annuelles moyennes globales devraient augmenter.
  • La hausse des températures fera diminuer la couverture de neige, de glaces de mer et de glaciers, ce qui entraînera une élévation du niveau de la mer et une augmentation des inondations côtières. La hausse des températures fera également dégeler le pergélisol dans l’Arctique.
  • Les niveaux de précipitation globaux devraient augmenter dans la plupart des régions du pays et au cours de toutes les saisons, sauf dans certaines régions du sud du Canada où l’on prévoit une diminution des précipitations en été et à l’automne.
  • On s’attend à ce que cette hausse des précipitations soit accompagnée d’une augmentation de la fréquence des épisodes de fortes précipitations, ce qui entraînera une hausse du risque d’inondation.
  • La fréquence et la gravité des vagues de chaleur devraient augmenter, provoquant une hausse du risque de feux de forêt.
  • De nombreuses espèces sauvages auront de la difficulté à s’adapter à un climat plus chaud et seront probablement exposées à un stress plus grand causé par les maladies et les espèces envahissantes.

Impacts sur la santé humaine

  • La hausse des températures et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes peut faire augmenter le risque de décès attribuables à la déshydratation et à l’insolation, ainsi que le risque de blessures dues à des changements intenses dans les conditions météorologiques locales.
  • On pourrait observer une augmentation du risque de problèmes respiratoires et de problèmes cardiovasculaires et de certains types de cancer au fur et à mesure que les températures augmentent et aggravent la pollution de l’air.  
  • Le risque de maladies transmises par l’eau, la nourriture, les vecteurs et les rongeurs pourrait augmenter.
  • On prévoit que les collectivités du nord du Canada, de même que les populations vulnérables, comme les enfants et les personnes âgées, seront les plus touchées par ces changements.

Impacts sur l'économie

  • Les changements des conditions climatiques pourraient avoir des répercussions sur l’agriculture, la foresterie, le tourisme et les loisirs.
  • On s’attend à ce que les impacts sur la santé humaine ajoutent des pressions économiques sur les systèmes de soins de santé et de soutien social.
  • Les dommages causés aux infrastructures (p. ex. les routes et les ponts) par les phénomènes météorologiques extrêmes, le dégel du pergélisol et l’élévation du niveau de la mer devraient augmenter et auront des conséquences sur les populations locales et le développement des ressources.

Que pouvons-nous faire?

La lutte contre les changements climatiques exige que tous les pays agissent. Les gouvernements, les entreprises et les particuliers doivent prendre des mesures importantes afin de réduire les émissions, en utilisant les ressources de façon plus efficace et en adoptant des technologies nouvelles et plus propres.

Nous pouvons réduire nos émissions de GES à la maison, au travail et dans nos activités quotidiennes. Nous pouvons avoir une influence en modifiant notre comportement et en prenant des décisions quant à notre style de vie de façon à réduire les émissions.

Pour de plus amples renseignements sur les façons dont chaque Canadien ou Canadienne peut contribuer à la réduction des émissions de GES, veuillez consulter Les dix meilleures façons de faire une différence sur le site Web de L’action du Canada sur les changements climatiques.

Le Gouvernement du Canada met en œuvre une approche réglementaire secteur par secteur afin de protéger l’environnement et de soutenir la prospérité économique en réduisant les émissions de GES. Le gouvernement a déjà agi dans deux des principales sources d’émissions de GES : les transports et l’électricité. Pour plus de renseignements à propos des actions du Gouvernement du Canada dans la lutte aux changements climatiques, visitez le site Web L’action du Canada sur les changements climatiques.

Pour en apprendre davantage à propos des impacts prévus due à la réglementation sur les GES développée par le gouvernement du Canada, consultez le résumé de l'étude d'impact de la réglementation (REIR) qui accompagne chaque règlement. Le REIR souligne les raisons derrière un règlement particulier, ses objectifs ainsi que ses coûts et ses avantages prévus. Le REIR inclut également des détails à propos de consultations effectuées et de la façon dont le gouvernement entend mesurer le rendement du règlement.

Sources

Indicateurs connexes

Renseignements connexes

Règlements connexes

Ci-dessous se trouve une liste de règlements adoptés par le gouvernement fédéral qui contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le règlement suivant a été proposé afin de réduire davantage les émissions de GES :

De plus, le Gouvernement du Canada a annoncé :

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

World Resources Institute (WRI) (2014) CAIT 2.0 – WRI's Climate Data Explorer.

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