Qualité de l’eau douce dans les rivières canadiennes

De 2007 à 2009, la qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique dans les rivières des zones peuplées du Canada était jugée « excellente » ou « bonne » à 71 stations de suivi (41 %), « satisfaisante » à 67 stations (39 %), « douteuse » à 30 stations (17 %) et « mauvaise » à 5 stations (3 %).

Indicateur national de la qualité de l’eau douce de 2007 à 2009, au Canada

Indicateur national de la qualité de l’eau douce de 2007 à 2009, au Canada

Note : La qualité de l’eau douce a été évaluée dans les 16 régions de drainage canadiennes où l’activité humaine est la plus intense à l’aide de l’indice de la qualité de l’eau développé par le Conseil canadien des ministres de l’environnement. Dans cet indicateur, on a eu recours aux données de 2006 à 2008 pour 24 stations du Québec, où aucune donnée de 2009 n’était disponible.
Source : Les données ont été réunies par Environnement Canada à partir des programmes fédéraux, provinciaux, territoriaux et conjoints de suivi de la qualité de l’eau.

La qualité de l’eau douce est essentielle au maintien de la santé de l’écosystème des lacs et des rivières. L’eau douce offre un habitat essentiel à la faune et aux plantes aquatiques, sert de nombreux usages commerciaux et industriels et est au cœur de nombreuses activités récréatives. La qualité de l’eau douce varie beaucoup au Canada en raison des différences géographiques qui caractérisent le pays et des diverses façons dont les abords des lacs et rivières ont été aménagés par les humains.. Chaque station de suivi de la qualité de l'eau douce se trouve dans une zone ayant ses propres caractéristiques géographiques et où différentes pressions sont exercées par l’homme.

Pour l’indicateur de la qualité de l’eau douce, la qualité de l’eau a été mesurée aux stations de suivi jugées représentatives des zones peuplées du Canada. À chaque station, les propriétés physiques de l’eau (comme le pH) ainsi que ses concentrations de substances chimiques (comme les nutriments et les métaux) ont été mesurées. Pour évaluer qualité de l’eau, les  mesures physiques et chimiques ont été comparées aux recommandations en matière de qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique. Lorsqu’une recommandation est dépassée, la cote de qualité de l’eau est plus faible.[1]

Variation de l’indicateur national de la qualité de l’eau douce avec les années

De façon générale, l’indicateur national de la qualité de l’eau douce a très peu changé entre 2003 et 2009. En effet, aucun changement dans l’indicateur n’a été observé pour 69 stations, alors qu’il s’est amélioré légèrement pour 7 stations et dégradé pour 4 stations.

Variation de l’indicateur national de la qualité de l’eau douce entre 2003-2005 et 2007-2009

Variation de l’indicateur national de la qualité de l’eau douce entre 2003-2005 et 2007-2009

Note : La variation de l’indicateur entre 2003-2005 et 2007-2009 a été évaluée à 80 stations de 13 régions de drainage canadiennes où des données historiques étaient disponibles. À chaque station, la variation de l’indice de ces deux périodes a été évaluée à l’aide des mêmes recommandations et paramètres.
Source : Les données ont été réunies par Environnement Canada à partir des programmes fédéraux, provinciaux, territoriaux et conjoints de suivi de la qualité de l’eau.

L’indicateur de la qualité de l’eau douce varie peu avec les années. Parmi les facteurs agissant sur la qualité de l’eau douce et sur son changement, on compte la quantité de pollution directement libérée dans l’eau ou qui atteint l’eau par la terre ou par l’air. Par ailleurs, la croissance urbaine ainsi que le développement agricole et industriel influent sur la vitesse à laquelle l’eau traverse les terres et peuvent polluer l’eau. La qualité de l’eau douce dépend aussi des variations naturelles dans les précipitations de neige ou de pluie, car celles-ci transportent les polluants jusqu’aux rivières, lacs et réservoirs. Il est possible de ralentir la dégradation de la qualité de l’eau en plantant des arbres le long d’une rivière, en modernisant une usine de traitement des eaux usées ou en adoptant de meilleures pratiques de gestion en agriculture.

Indicateurs connexes



[1] Dans certaines zones, une concentration naturellement élevée de certaines substances (comme les minéraux et les nutriments retrouvés dans les roches, les dépôts glaciaires et les sols) peut faire diminuer les cotes de qualité de l’eau. L’indice de la qualité de l’eau continue d’être amélioré. Pour mieux connaître les limites de cet indice, consulter les données, les sources et les méthodes.