Rejets de plomb dans l’eau
Le plomb (Pb) est un métal présent à l'état naturel dans l'écorce terrestre et est utilisé dans la fabrication industrielle. Il peut être rejeté directement dans l'eau par l'entremise d'activités humaines comme le traitement des eaux usées, la production de pâtes et de papiers et la transformation des métaux.
L'exposition au plomb, même en petite quantité, peut être dangereuse pour les humains et la faune. Le plomb est inscrit comme toxique[1] en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (LCPE 1999).
En 2010, 18 886 kilogrammes (kg) de Pb ont été rejetés dans l'eau, ce qui représente une augmentation de 15 %, ou 2 424 kg, par rapport à 2009 et une diminution de 22 % ou 5 453 kg par rapport à 2003, l'année de référence de notre série chronologique.
L'augmentation de la quantité de plomb rejetée dans l'eau entre 2009 et 2010 est principalement attribuable aux rejets plus importants de plomb provenant des usines de traitement des eaux usées en Ontario. Le déclin à long terme entre 2003 et 2010 est principalement lié aux réductions dans le traitement des eaux usées, de l'extraction de minerais métalliques et de la production et du traitement de métaux non ferreux.
Rejets de plomb dans l’eau, Canada, 2003 à 2010

Note : L'indicateur n’inclut que les rejets déclarés par les installations à l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP).
Source : Environnement Canada (2012) Inventaire national des rejets de polluants.
Sources des rejets de plomb dans l'eau
Les réseaux d'aqueduc, d'égout et autres ont rejeté 63 % (11 973 kg) de la quantité totale de Pb rejetée à l'échelle nationale en 2010. Les usines de pâte à papier, de papier et de carton venaient au deuxième rang avec 11 % (2 117 kg) du total national. L’industrie de la production et du traitement de métaux non ferreux (à l'exception de l'aluminium) venait au troisième rang avec 8 % (1 552 kg) du total national.
Rejets de plomb dans l'eau par source, Canada, 2010

Note : L'indicateur est calculé à partir des données de l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP) qui proviennent des installations devant déclarer leurs rejets de Pb dans l'eau selon les critères de déclaration de l'INRP. Les catégories proviennent du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN), à l'exception des « autres sources », qui représentent un groupe de sources dont les rejets ne sont pas mentionnés séparément dans le graphique.
Source : Environnement Canada (2012) Inventaire national des rejets de polluants.
Rejets de plomb dans l'eau par province et territoire
L'Ontario est la province où les rejets ont été le plus élevé au pays en 2010, comptant pour 52 % (9 901 kg) du total national. Les usines de traitement des eaux usées et certaines fonderies de métaux non ferreux étaient parmi les sources les plus importantes de rejets en Ontario. Les installations de la Colombie-Britannique venaient au deuxième rang avec 19 % (3 543 kg) des rejets à l'échelle nationale, dont plus de 70 % provenaient d'une usine de production et de traitement de métaux non ferreux et de deux usines de traitement des eaux usées. Le Québec arrivait au troisième rang avec 18 % (3 385 kg) du total national. Les rejets au Québec provenaient principalement d'une usine de traitement des eaux usées et d'une usine de sidérurgie.
Rejets de plomb dans l'eau par province et territoire, Canada, 2010

Note : L'indicateur n’inclut que les rejets déclarés à l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP) par les installations qui doivent déclarer leurs rejets de Pb dans l'eau selon les critères de déclaration de l'INRP. Aucune installation de l'Île-du-Prince-Édouard et du Yukon n'a déclaré de rejets de Pb à l’INRP en 2010.
Source : Environnement Canada (2012) Inventaire national des rejets de polluants.
Indicateurs connexes
Renseignements supplémentaires
- Liste des substances toxiques gérées en vertu de la LCPE 1999 (Annexe 1) – Plomb
- Plomb – Substances chimiques
[1] L’article 64 de la LCPE (1999) définit une substance toxique comme une substance qui pénètre ou peut pénétrer dans l’environnement en une quantité ou concentration ou dans des conditions de nature à : a) avoir, immédiatement ou à long terme, un effet nocif sur l’environnement ou sur la diversité biologique; b) mettre en danger l’environnement essentiel pour la vie; c) constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé humaines.
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