Aires protégées au Canada

Le nombre et la superficie totale des aires protégées au Canada continuent d’augmenter. En date de fin 2012, 10 % (1 003 818 km2) du territoire terrestre et d’eau douce du Canada et approximativement 0,7 % (49 326 km2) de son territoire marin ont été reconnus comme étant protégés. Au cours des 20 dernières années, la superficie totale protégée a augmenté de 94 %, et au cours des cinq dernières années, elle a connu une hausse de 17 %. En 2012, les juridictions fédérales ont protégé 520 146 km2 de territoire, soit une augmentation de 47 % au cours des 20 dernières années.

Les aires protégées sont des terres et des eaux dont le développement et l'utilisation sont restreints par des moyens juridiques ou autres pour la conservation de la nature. Dans certains cas, du développement, de l’activité industrielle et de la récolte de ressources biologiques peuvent avoir lieu, mais de façon limitée. Selon les définitions reconnues à l'échelle internationale, les aires protégées sont classées en fonction de leurs objectifs de gestion. En date de 2012, 93 % du territoire protégé au Canada faisait partie de catégories de gestion généralement reconnues pour fournir un niveau de protection plus élevé.Note de bas de page [1]

Tendances dans la proportion de superficie protégée, Canada, 1990 à 2012

Tendances dans la proportion de superficie protégée, Canada, 1990 à 2012

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Comment cet indicateur est calculé

Note : Pour les aires protégées pour lesquelles la date de création n’est pas disponible, il a été supposé que celles-ci ont été protégées avant 1990. Seules les aires reconnues comme étant « protégées » selon les normes internationales sont incluses.
Source : Pour le Canada (sauf le Québec) : Conseil canadien des aires écologiques (CCAE) (2013) Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC). Pour le Québec : Ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (2013) Base de données du Registre des aires protégées au Québec. Les données sont à jour au 31 décembre 2012.

Les aires protégées les plus vastes ont tendance à être situées dans le Nord du Canada, où il y a moins d'utilisations des terres conflictuelles. Bien que la répartition et la taille de chacune des aires protégées individuelles soient très variables, la superficie totale est proche de la taille de l'Ontario.

Aires protégées, Canada, 2012

Carte : Aires protégées, Canada, 2012

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Comment cet indicateur est calculé

Note : Les aires protégées terrestres et d’eau douce des catégories I à IV de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) apparaissent en vert foncé et celles des catégories V et VI apparaissent en vert moyen. Les aires marines protégées des catégories I à IV de l'UICNapparaissent en bleu foncé et celles des catégories V et VI apparaissent en bleu moyen. Les provinces et territoires ne font pas tous état des aires protégées privées.
Source : Pour le Canada (sauf le Québec) : Conseil canadien des aires écologiques (CCAE) (2013) Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC). Pour le Québec : Ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (2013) Base de données du Registre des aires protégées au Québec. Les données sont à jour au 31 décembre 2012.

L’intensité et le type d’activité humaine sur des terres ou des eaux protégées sont limités par des lois ou des ententes, afin de conserver l'environnement naturel au profit des générations actuelles et futures de Canadiens. Une zone peut devenir une aire protégée car elle est représentative d’un élément du paysage canadien, tel qu’une forêt boréale ou une plate-forme continentale, ou on peut créer des aires protégées pour conserver des espèces sauvages en péril, des habitats fauniques, ou des secteurs exceptionnels ou vulnérables sur le plan écologique.

Les aires protégées fédérales, provinciales et territoriales sont incluses dans cet indicateur, de même que certaines données d’organisations non gouvernementales de l’environnement, de peuples indigènes et de communautés locales. Les parcs nationaux et provinciaux, les réserves nationales de la faune, les refuges d’oiseaux migrateurs, les réserves fauniques et les réserves écologiques sont des exemples d’aires protégées. Cet indicateur ne contient pas l’information complète sur les zones de conservation de tenure privée, telles que les terres en fiducie foncière ou les terres qui demeurent de tenure privée mais sont protégées à travers des servitudes de conservation ou autres ententes de conservation.

Toutes les aires protégées sont gérées afin de conserver le milieu naturel, mais les 7 % des aires qui ne font pas partie des catégories « strictement protégées » sont soit axés sur la préservation des paysages où l'utilisation durable et à long terme par l'homme a produit une zone avec des caractéristiques naturelles et culturelles importantes,Note de bas de page [2] ou sont axés sur le maintien de l'utilisation durable des ressources naturellesNote de bas de page [3] (voir les données).

Les parties à la Convention sur la diversité biologique ont fixé un nouvel objectif en octobre 2010, soit de réserver au moins 17 % des zones terrestres et des eaux intérieures et au moins 10 % des zones marines d'ici 2020. Le Canada, en tant que signataire de la Convention, contribue à la réalisation de cet objectif mondial.

Indicateurs connexes

Renseignements supplémentaires

Thème III : Protéger la nature, tel que formulé dans la stratégie fédérale de développement durable.
Cet indicateur est utilisé dans la mesure du progrès vers l’atteinte de Cible 4.3 : Écosystèmes terrestres et intendance de l'habitat - Contribuer à la cible nationale proposée voulant que d'ici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d'eaux intérieures soient conservées par l'entremise de réseaux d'aires protégées, et d'autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies de la Stratégie fédérale de développement durable pour le Canada 2013-2016.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Les aires appartenant aux catégories I à IV de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sont considérées comme étant strictement protégées. Consulter la section Sources de données et méthodes pour obtenir des détails.

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Note de bas de page 2

Catégorie V de l'Union internationale pour la conservation de la nature.

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Note de bas de page 3

Catégorie VI de l'Union internationale pour la conservation de la nature

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