Aires protégées au Canada
Le nombre et la superficie totale des aires protégées au Canada ont tous deux augmenté. Depuis 2011, 9,9 % (991 482 km2) du territoire terrestre du Canada et environ 0,70 % (49 333 km2) de son territoire marin ont été protégés. Au cours des 20 dernières années, la superficie totale protégée a augmenté de 95 %, et au cours des cinq dernières années, elle a connu une hausse de 19 %. Sous la juridiction fédérale, 505 033 km2 sont protégés, soit une augmentation de 47 % depuis 1990.
Les aires protégées sont des terres et des eaux dont le développement et l'utilisation sont restreints par des moyens juridiques ou autres pour la conservation de la nature. Selon les définitions reconnues à l'échelle internationale, les aires protégées sont classées en fonction de leurs objectifs de gestion. Un aménagement limité et une activité industrielle peuvent avoir lieu dans certains cas. En 2011, 94 % des terres protégées au Canada faisaient partie de catégories « strictement protégées ».[1]
Tendances dans la proportion de superficie protégée au Canada, 1990-2011

Note : Pour les aires protégées pour lesquelles la date de création n’est pas disponible, il a été supposé que celles-ci ont été protégées avant 1990. Seules les aires reconnues comme étant « protégées » selon les normes internationales sont incluses.
Source : Pour le Canada (sauf le Québec) : Conseil canadien des aires écologiques (CCAE) (2011) Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC). Consulté le 31 décembre 2011. Pour le Québec : Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (2011) Base de données du Registre des aires protégées au Québec. Consulté le 31 décembre 2011.
Les aires protégées les plus vastes ont tendance à être situées dans le Nord du Canada, où il y a moins d'utilisations des terres conflictuelles. Bien que la répartition et la taille de chacune des aires protégées individuelles soient très variables, la superficie totale est proche de la taille de l'Ontario.
Aires protégées au Canada, 2011

Voir les données en utilisant la carte interactive des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement
Comment cet indicateur est calculé
Note : Les aires protégées terrestres des catégories I à IV de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) apparaissent en vert foncé et celles des catégories V et VI apparaissent en vert moyen. Les aires marines protégées des catégories I à IV de l'UICN apparaissent en bleu foncé et celles des catégories V et VI apparaissent en bleu moyen. Les provinces et territoires ne font pas tous état des aires protégées privées.
Source : Pour le Canada (sauf le Québec) : Conseil canadien des aires écologiques (CCAE) (2011) Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC). Consulté le 31 décembre 2011. Pour le Québec : Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (2011) Base de données du Registre des aires protégées au Québec. Consulté le 31 décembre 2011.
L’intensité et le type d’activité humaine sur des terres ou des eaux protégées sont limités par des lois ou des ententes, afin de conserver l'environnement naturel au profit des générations actuelles et futures de Canadiens. Une zone peut devenir une aire protégée car elle est représentative d’un élément du paysage canadien, tel qu’une forêt boréale ou une plate-forme continentale, ou on peut créer des aires protégées pour conserver des espèces sauvages en péril, des habitats fauniques, ou des secteurs exceptionnels ou vulnérables sur le plan écologique.
Les aires protégées fédérales, provinciales et territoriales sont incluses dans cet indicateur, de même que certaines données d’organisations non gouvernementales de l’environnement. Les parcs nationaux et provinciaux, les réserves nationales de la faune, les refuges d’oiseaux migrateurs, les réserves fauniques et les réserves écologiques sont des exemples d’aires protégées. Cet indicateur ne contient pas l’information complète sur les zones de conservation de tenure privée telles que les terres en fiducie foncière ou les terres qui demeurent de tenure privée mais sont protégées à travers des servitudes de conservation ou autres ententes de conservation.
Toutes les aires protégées sont gérées afin de conserver le milieu naturel, mais les 6 % des aires qui ne font pas partie des catégories « strictement protégées » sont axés sur la préservation des paysages où l'utilisation par l'homme a produit une zone avec des caractéristiques naturelles et culturelles qui sont toutes deux importantes[2] ou sur le maintien de l'utilisation durable des ressources naturelles[3] (voir les données).
Les parties à la Convention sur la diversité biologique ont fixé un nouvel objectif en octobre 2010, soit de réserver 17 % des zones terrestres et des eaux intérieures et au moins 10 % des zones marines d'ici 2020. Le Canada, en tant que signataire de la Convention, contribue à la réalisation de cet objectif mondial.
Indicateurs connexes
- Aires protégées, par province et territoire
- Aires protégées, par écozone+
- Aires protégées, comparaison à l'échelle internationale
Renseignements supplémentaires
- Conseil canadien des aires écologiques
- Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Direction du patrimoine écologique et des Parcs, Base de données du Registre des aires protégées au Québec
- Convention sur la diversité biologique
- Base de données mondiale sur les aires protégées (World Database on Protected Areas)
- ProtectedPlanet.net
[1] Les aires appartenant aux catégories I à IV de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sont considérées comme étant strictement protégées. Consulter la section Sources de données et méthodes pour obtenir des détails.
[2] Catégorie V de l'Union internationale pour la conservation de la nature
[3] Catégorie VI de l'Union internationale pour la conservation de la nature
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