Situation générale des espèces au Canada

Parmi les espèces sauvages du Canada évaluées en 2010, 77 % ont été classifiées comme « en sécurité » et 12 % comme « en péril » ou « possiblement en péril ». Le nombre total d’espèces connues présentes dans chaque province et territoire varie, mais le pourcentage d’espèces classifiées comme « en sécurité » est comparable à travers le pays. La situation générale des espèces sauvages a été évaluée tous les cinq ans depuis 2000. Entre 2000 et 2010, la proportion d’espèces classifiées comme « en sécurité » a varié entre 70 % et 77 %. Les écarts d’une année à l’autre sont principalement attribuables à une meilleure connaissance des espèces sauvages et à l’évaluation de nouveaux groupes d’espèces.

Classification de la situation générale des espèces sauvages au Canada, 2010

Classification de la situation générale des espèces sauvages au Canada, 2010

Voir les données de ce graphique
Comment cet indicateur est calculé


Note : Seules les espèces indigènes auxquelles une cote de risque a été attribuée ont été prises en compte (8 613 espèces au Canada). Les espèces classifiées comme « disparue », « disparue du Canada », « indéterminée », « non évaluée », « exotique » et « occasionnelle » sont exclues. Les régions océaniques ne sont pas représentées dans le graphique en raison du petit nombre d’espèces évaluées. Le nombre d’espèces pour lesquelles une classification du risque a été établie varie de 3 espèces dans l’océan Arctique occidental à 4 867 espèces en Colombie-Britannique.
Source : Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (2011) Espèces sauvages 2010 : la situation générale des espèces au Canada. Groupe de travail national sur la situation générale.

La biodiversité au Canada est remarquable. On y compte plus de 70 000 espèces connues, outre les nombreuses autres espèces qu’il reste à répertorier. Malheureusement, de nombreuses menaces planent sur les espèces sauvages, notamment la perte de l’habitat, sa fragmentation et sa dégradation, la pollution, la surexploitation ainsi que les prises accessoires de poissons et autres pertes accessoires associées à la récolte des ressources. Les espèces sauvages subissent aussi les effets indirects de l’activité humaine, comme les espèces envahissantes, l’introduction de nouvelles maladies et les changements climatiques. La principale cause de la perte de biodiversité au Canada et partout dans le monde est associée à la perte de l’habitat attribuable au développement humain.

Tous les cinq ans, le Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril produit le rapport Espèces sauvages, qui réunit des informations sur un grand nombre d’espèces sauvages canadiennes afin d’évaluer la situation générale des espèces et des groupes d’espèces. Cette information peut révéler des signes avant-coureurs de problèmes avant que les espèces n’atteignent une condition critique. Ces rapports mettent aussi au jour les lacunes dans nos connaissances sur les espèces sauvages. En 2010, 11 950 espèces ont été évaluées selon 10 cotes : « disparue », « disparue du Canada » « en péril », « possiblement en péril », « sensible », « en sécurité », « indéterminée » (les données sont insuffisantes pour permettre une évaluation fiable de la situation générale de l’espèce), « non évaluée », « exotique » et « occasionnelle » (rarement présente).Note de bas de page [1]

Situation générale par groupe d’espèces

Le niveau de menace n’est pas le même pour toutes les espèces. Parmi les groupes d’espèces dont la classification du risque est connue, les reptiles (43 %), les moules d’eau douce (35 %) et les amphibiens (20 %) représentent la plus grande proportion d’espèces classifiées comme « en péril » ou « possiblement en péril ». La perte et la fragmentation de l’habitat causées par l’agriculture, l’expansion urbaine et l’aménagement de chalets sont les principales menaces pour les reptiles. Les couleuvres, les tortues et les lézards subissent aussi d’autres pressions, comme la mortalité sur les routes et la collecte dans le but d’en faire le commerce comme animaux de compagnie.

Nos connaissances varient aussi d’un groupe d’espèces à l’autre. Alors que nous connaissons assez bien les grands animaux qui retiennent l’attention comme les mammifères et les oiseaux, nos connaissances des mousses, des lichens et des arthropodes (insectes, araignées, crustacés, etc.) présentent des lacunes importantes. Plusieurs grands groupes d’organismes n’ont pas encore été évalués, notamment les champignons, les escargots et les algues. Ces organismes moins connus exercent des fonctions essentielles au bon fonctionnement des écosystèmes dont dépendent tous les organismes, y compris l’homme, pour la purification de l’eau et de l’air, la pollinisation des cultures, la formation du sol et bien d’autres services.

Les poissons n’ont pas été évalués en 2010. Cependant, en 2005, parmi les espèces dont la cote de risque était connue, 12 % des espèces de poissons ont été classifiées comme « en péril » ou « possiblement en péril ». Environ 60 % de toutes les espèces de poissons du Canada sont classifiées comme « indéterminées » ou « non évaluées ». Le fait que la plupart d’entre elles sont des espèces marines reflète l’ampleur des connaissances que nous devons encore acquérir sur les écosystèmes marins.

Situation générale d’espèces choisies par groupes d’espèces, 2010

Situation générale d’espèces choisies par groupes d’espèces, 2010

Voir les données de ce graphique
Comment cet indicateur est calculé

Note : Le nombre d’espèces dans le graphique représente le nombre d’espèces évaluées au Canada pour ce groupe d’espèces, excluant la classification « occasionnelle » (n=253 espèces).
* Le groupe des arthropodes ne tient pas compte de toutes les espèces à l’intérieur de ce groupe, qui contient au moins plusieurs dizaines de milliers d’espèces. Pour tous les autres groupes, toutes les espèces observées au Canada ont été classifiées.
Source : Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (2011) Espèces sauvages 2010 : la situation générale des espèces au Canada. Groupe de travail national sur la situation générale.

Parmi les groupes taxinomiques inclus dans les rapports Espèces sauvages précédents et réévalués dans le rapport de 2010, la situation est demeurée la même pour la majorité des espèces réévaluées. Sur 6 697 espèces réévaluées, 626 ont vu leur classification nationale changer, généralement en raison d’une amélioration des connaissances.

Renseignements connexes

Thème III : Protéger la nature, tel que formulé dans la stratégie fédérale de développement durable.
Cet indicateur est utilisé dans la mesure du progrès vers l’atteinte de Objectif 4 : Conserver et restaurer les écosystèmes, la faune et l'habitat et protéger les Canadiens - Écosystèmes résilients jouissant de populations fauniques en santé, de sorte que les Canadiens puissent bénéficier des aires naturelles, des ressources et des services écologiques pour les générations à venir de la Stratégie fédérale de développement durable pour le Canada 2013-2016.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Pour obtenir une définition complète des classifications de la situation générale, veuillez consulter les rapports Espèces sauvages ou le document sur les Sources des données et méthodes.

Retour à la référence de la note de bas de page 1