Rejets de mercure dans l'environnement

Accéder au PDF (1,08 Mo)

En 2014, les émissions nationales de mercure (Hg) dans l'air provenant des activités d'origine humaine ont totalisé 3,9 tonnes (t), ce qui représente une diminution de 3 % (environ 0,1 t) par rapport aux niveaux de 2013, et une diminution de 89 % (30,8 t) par rapport à 1990, l'année de référence de cette série chronologique.

Dans le centre de la Colombie-Britannique, un barrage protégeant un bassin de résidus de la mine Mount Polley a cédé le 4 août 2014, et des résidus miniers, dont 2,1 t de Hg, se sont répandus dans le lac Polley et les eaux avoisinantes. La quantité de Hg rejetée dans l'eau s'élevait à 2,32 t en 2014, environ 10 fois plus élevé que la quantité de 0,21 t signalée en 2013, et une hausse de 518 % (1,95 t) depuis 2003, l'année de référence de cette série chronologique.

Rejets de mercure dans l'air et dans l'eau, Canada, de 1990 à 2014 (air) et 2003 à 2014 (eau)

graphic linéaire - Voir la description longue ci-dessous

Description longue

Le graphique linéaire présente la quantité de mercure émise dans l'atmosphère au Canada de 1990 à 2014, et provenant d'activités humaines. Un graphique à colonnes est imbriqué au premier graphique et présente la quantité de mercure rejetée dans l'eau au Canada, entre 2003 et 2014. Les émissions de mercure dans l'air ont diminué de 89 % depuis 1990, tandis que les rejets dans l'eau ont augmenté de 518 %, entre 2003 et 2014. Cette hausse s'explique par l'incident survenu en 2014 à la mine Mount Polley, en Colombie-Britannique.

Données du graphique
Rejets de mercure dans l'air et dans l'eau, Canada, de 1990 à 2014 (air) et 2003 à 2014 (eau)
AnnéeMercure
(émissions atmosphériques nationales annuelles en tonnes)
Mercure
(quantité nationale annuelle de rejets dans l'eau en tonnes)
199034,7Aucune donnée
199134,4Aucune donnée
199234,6Aucune donnée
199319,9Aucune donnée
199417,6Aucune donnée
199514,4Aucune donnée
199613,9Aucune donnée
199711,1Aucune donnée
199810,3Aucune donnée
199910,0Aucune donnée
20009,3Aucune donnée
20019,1Aucune donnée
20028,7Aucune donnée
20038,20,38
20048,30,33
20057,90,53
20068,20,34
20079,00,25
20087,80,21
20096,90,34
20105,70,26
20114,20,35
20123,90,18
20134,00,21
20143,92,32

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 1,53 Ko)

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur n'inclut que les rejets provenant d'activités humaines. L'indicateur de rejets de Hg dans l'eau comprend la quantité de Hg élémentaire de chacun des composés, alliages ou mélanges déclarés dans l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP) en fonction des critères de déclaration à l'INRP. Ainsi, les rejets déclarés de Hg ne représentent qu'une portion des rejets de ce polluant toxique dans l'eau au Canada.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Inventaire des émissions de polluants atmosphériques. Environnement et Changement climatique Canada (2016) Aperçu des données déclarées et révisées de l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP) 2014.

Le Hg est un métal d'origine naturelle qui est utilisé pour fabriquer des produits tels que des thermomètres, des piles et des amalgames dentaires. Le Hg peut être rejeté dans l'air par des processus naturels comme l'activité volcanique, l'érosion du sol et du roc, ainsi que par des activités humaines telles que la fonte de métaux, la production de fer et d'acier, la production d'électricité à partir du charbon, les chaudières industrielles, les fours à ciment, l'incinération des déchets et l'élimination inappropriée des produits comme les commutateurs électriques et les lampes fluorescentes. Des activités humaines peuvent également être à l'origine du rejet de Hg directement dans l'eau; il suffit de penser à la production de pâtes et papiers, au traitement des métaux et au traitement des eaux usées.Note de bas de page [1]

Le Hg peut être transporté par l'air et se déposer dans l'eau ou sur le sol. Il peut être transformé par des micro-organismes en méthylmercure, une forme toxique du Hg qui est nocive à la fois pour les humains et la faune. Le méthylmercure est bioaccumulable dans la chaîne alimentaire et peut pénétrer dans notre organisme par l'ingestion de nourriture contenant de fortes concentrations de mercure, par exemple, les poissons prédateurs comme la truite d'eau douce et l'omble chevalier. Le mercure accumulé dans la végétation peut aussi être rejeté de nouveau dans l'air lors d'un incendie de forêt. Le mercure et ses composés sont inscrits à la liste des substances toxiquesNote de bas de page [2] en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (LCPE 1999).

La diminution importante des émissions atmosphériques de Hg depuis les années 1990 s'explique principalement par la modification des méthodes empruntées par les installations, par l'adoption de technologies de réduction des émissions dans l'industrie de la fonte et de l'affinage de métaux non ferreux, par la fermeture d'installations et par la conformité aux mesures législatives et lignes directrices fédérales et provinciales instaurées pendant cette période. Cette baisse est également attribuable à des techniques améliorées d'incinération et de production d'électricité à partir de combustible fossile.

Depuis 2003, la quantité de Hg rejetée dans l'eau est relativement stable, malgré une quantité de rejets plus importante en 2005, attribuée à une quantité exceptionnellement élevée de rejets déclarés par une seule usine de traitement des eaux usées. La hausse  de 2014 s'explique par l'incident survenu à la mine Mount Polley, en Colombie-Britannique.

Émissions atmosphériques de mercure par source

En 2014, la proportion la plus élevée d'émissions atmosphériques de mercure au Canada provenait de l'utilisation de combustibles (surtout la combustion du charbon) pour la production d'électricité et le chauffage, soit environ 23 % (0,89 t) des émissions nationales. La source incinération et divers arrivait au deuxième rang, avec 20 % (0,78 t) des émissions nationales. Les rejets provenant des déchets équivalaient à 16 % (0,61 t) des émissions nationales, ce qui en fait la troisième source en importance. La fonte et l'affinage de métaux non ferreux ont enregistré la plus importante réduction entre 1990 et 2014, avec une baisse de 99 % (24,6 t) des émissions.

Émissions atmosphériques de mercure par source, Canada, 1990 à 2014

graphique colonnes empilées - Voir la description longue ci-dessous

Description longue

Le graphique à colonnes empilées présente la quantité de mercure émise dans l'atmosphère au Canada, par source, de 1990 à 2014. Les sources présentées dans chaque colonne sont, à partir du bas, combustible pour l'électricité et le chauffage, incinération et divers, déchets, sidérurgie, autres industries, industrie du ciment et du béton, fonte et affinage de métaux non ferreux, et autres sources. En 2014, la proportion la plus élevée d'émissions de mercure provenait de l'utilisation de combustibles pour la production d'électricité et pour le chauffage, soit 0,89 tonne, suivie de la source incinération et divers, puis des déchets, qui rejettent 0,78 tonne et 0,61 tonne respectivement. La fonte et l'affinage de métaux non ferreux ont enregistré la plus forte réduction de la quantité d'émissions entre 1990 et 2014, avec une baisse de 99 % (24,6 tonne) des émissions.

Données du graphique
Émissions atmosphériques de mercure par source, Canada, 1990 à 2014
AnnéeCombustible pour l'électricité et le chauffage
(tonnes)
Incinération et divers
(tonnes)
Déchets
(tonnes)
Sidérurgie
(tonnes)
Autres industries
(tonnes)
Industrie du ciment et du béton
(tonnes)
Fonte et affinage de métaux non ferreux
(tonnes)
Autres sources
(tonnes)
19902,362,152,400,711,550,4624,900,16
19912,232,182,480,581,530,3824,870,15
19922,472,262,610,441,540,3624,780,16
19932,262,212,490,321,470,3710,630,16
19942,182,242,540,351,450,418,260,16
19952,112,172,820,551,510,414,650,15
19962,231,971,480,481,460,445,680,15
19972,371,631,220,561,360,453,390,15
19982,491,401,010,561,360,452,840,15
19992,491,310,990,971,320,472,280,15
20002,180,991,400,941,310,391,940,15
20012,221,191,220,960,890,372,120,15
20022,201,171,101,040,900,371,750,14
20032,511,190,821,010,920,351,290,14
20042,451,170,780,820,810,221,900,14
20052,301,440,700,660,740,211,700,14
20062,131,350,980,960,920,431,280,14
20072,312,041,010,880,820,331,420,15
20081,761,920,980,870,830,301,010,15
20091,801,570,900,710,710,300,840,11
20101,701,370,590,420,630,320,540,12
20111,140,950,680,460,370,300,210,13
20120,980,750,630,550,370,300,250,13
20130,970,730,550,590,370,310,360,13
20140,890,780,610,590,320,300,290,13

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 2,18 Ko)

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur n'inclut que les rejets provenant d'activités humaines. Parmi les autres sources, notons le transport, les véhicules hors route et la combustion de bois de chauffage. Pour de plus amples renseignements à propos des sources, veuillez consulter le document Sources des données et méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Inventaire des émissions de polluants atmosphériques.

Rejets de mercure dans l'eau par source

Des 2,32 t de mercure rejetées dans l'eau en 2014, 2,14 t étaient attribuables à l'incident de la mine Mount Polley. En raison de cet incident exceptionnel, la source autres industries a généré 94 % (2,18 t) de la quantité totale des émissions de mercure dans l'eau en 2014. Les déchets, qui comprend les usines de traitement des eaux usées,Note de bas de page [3] est la deuxième catégorie ayant le plus contribué. Elle a par contre enregistré la baisse la plus marquée (0,22 t) entre 2003 et 2014.

Rejets de mercure dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2014

graphique colonnes empilées - Voir la description longue ci-dessous

Description longue

Le graphique à colonnes empilées présente la quantité de mercure rejetée dans l'eau au Canada, par source, de 2003 à 2014. Les sources présentées dans chaque colonne sont, à partir du bas, autres industries, déchets, usines de pâte à papier, de papier et de carton, fonte et affinage de métaux non ferreux, combustible pour l'électricité et le chauffage, et autres sources. En 2014, la source autres industries a généré 94 % (2,18 tonnes) de la quantité totale des émissions de mercure dans l'eau (2,32 tonnes). La source déchets, qui comprend les usines de traitement des eaux usées, est la deuxième catégorie ayant le plus contribué. Elle a par ailleurs enregistré la baisse la plus marquée (0,22 tonnes) entre 2003 et 2014.

Données du graphique
Rejets de mercure dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2014
AnnéeAutres industries
(tonnes)
Déchets
(tonnes)
Usines de pâte à papier, de papier et de carton
(tonnes)
Fonte et affinage de métaux non ferreux
(tonnes)
Combustible pour l'électricité et le chauffage
(tonnes)
Autres sources
(tonnes)
20030,010,300,020,010,02< 0,01
20040,020,270,020,010,01< 0,01
20050,010,430,010,050,02< 0,01
20060,010,230,030,060,01Aucune données
20070,020,170,030,030,01< 0,01
20080,020,150,020,010,01< 0,01
20090,070,160,080,010,01Aucune données
20100,020,140,070,020,01Aucune données
20110,100,170,070,01< 0,01Aucune données
20120,030,100,040,01< 0,01Aucune données
20130,040,120,040,01< 0,01Aucune données
20142,180,090,050,01< 0,01Aucune données

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 1,94 Ko)

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur n'inclut que les rejets provenant d'activités humaines. L'indicateur de rejets de Hg dans l'eau comprend la quantité de Hg élémentaire de chacun des composés, alliages ou mélanges déclarés dans l'INRP en fonction des critères de déclaration à l'INRP. Ainsi, les rejets déclarés de Hg ne représentent qu'une portion des rejets dans l'eau de ce polluant toxique au Canada. Parmi les autres sources, notons le transport (routier, ferroviaire, aérien et maritime). Les autres industries sont notamment celles du pétrole et du gaz naturel, de la sidérurgie, et du ciment et des produits de béton. Pour de plus amples renseignements à propos des sources, veuillez consulter le document Sources des données et méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Aperçu des données déclarées et révisées de l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP) 2014.

Émissions atmosphériques de mercure par province et territoire

L'Ontario a eu le plus haut niveau d'émissions de Hg en 2014, soit 29 % (1,13 t) des émissions nationales totales (3,9 t). Les émissions de mercure en Ontario provenaient principalement de la sidérurgie, de la source déchets et de l'industrie du ciment et des produits de béton. Le Québec, au deuxième rang des émissions les plus élevées, a contribué à 20 % (0,76 t) des émissions nationales, principalement en raison de la source déchets, de l'incinération et de l'industrie de la fonte et de l'affinage des métaux non ferreux. L'Alberta se classe troisième avec 0,65 t de Hg; les centrales électriques étaient la plus importante source d'émissions de cette province.

Émissions atmosphériques de mercure par province et territoire, Canada, 2014[A]

graphique à barres - Voir la description longue ci-dessous

Description longue

Le graphique à barres présente la quantité de mercure émise dans l'atmosphère par les provinces et les territoires dont les émissions étaient supérieures à 0,1 tonne en 2014. Enregistrant 29 % des émissions nationales, l'Ontario est la province ayant rejeté le plus. Le Québec et l'Alberta lui emboîtent le pas avec 20 % et 17 % des émissions nationales, respectivement.

Données du graphique
Émissions atmosphériques de mercure par province et territoire, Canada, 2014
Province ou territoireÉmissions de mercure
(tonnes)
Pourcentage des émissions nationales
Ontario1,1329,0
Québec0,7619,6
Alberta0,6516,8
Saskatchewan0,5714,6
Colombie-Britannique0,369,4
Nouveau-Brunswick0,164,1
Nouvelle-Écosse0,112,8
Manitoba0,071,9
Terre-Neuve et Labrador0,061,4
Île-du-Prince-Édouard0,010,3
Territoires du Nord-Ouest< 0,010,1
Yukon< 0,01< 0,1
Nunavut< 0,01< 0,1
Canada3,88100

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 926 o)

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur n'inclut que les rejets provenant d'activités humaines.
[A] Le Manitoba, Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard, les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon et le Nunavut ne sont pas inclus dans le graphique en raison de leurs faibles émissions (≤ 0,1 t).
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Inventaire des émissions de polluants atmosphériques

Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire

En 2014, en raison de l'incident de la mine Mount Polley, la Colombie-Britannique enregistrait la plus grande quantité de rejets de Hg dans l'eau  générant 94 % (2,17 t) du total national. Les installations de l'Alberta et de l'Ontario occupent les deuxième et troisième rangs pour leurs contributions aux rejets de Hg. Ces contributions sont très différentes de celles de 2013, au cours de laquelle près de 60 % des rejets étaient imputés à l'Ontario et à l'Alberta.

Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire, Canada, 2013 et 2014[A]

graphique à barres - Voir la description longue ci-dessous

Description longue

Le graphique à barres présente la quantité de mercure rejetée dans l'eau pour les provinces et les territoires ayant rejeté plus de 0,01 tonne en 2014, et il fournit les rejets de l'année précédente à titre comparatif. En 2014, la Colombie‑Britannique était responsable de 94 % des quantités totales de mercure rejetées dans l'eau, suivie de l'Alberta et de l'Ontario, avec 3 % et 1 %, respectivement.

Données du graphique
Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire, Canada, 2013 et 2014
Province ou territoireRejets de mercure en 2013
(tonnes)
Pourcentage des rejets nationaux en 2013Rejets de mercure en 2014
(tonnes)
Pourcentage des rejets nationaux en 2014
Colombie-Britannique0,0210,92,1793,5
Alberta0,0626,50,073,0
Ontario0,0733,40,031,3
Territoires du Nord-Ouest0,0211,70,020,9
Québec0,0211,30,020,9
Nouveau-Brunswick0,015,60,010,3
Manitoba< 0,010,3< 0,01< 0,1
Nouvelle-Écosse< 0,010,3< 0,01< 0,1
Terre-Neuve-et-Labrador< 0,01<0,1< 0,01< 0,1
Saskatchewan< 0,01<0,1< 0,01< 0,1
Canada0,211002,32100

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 1,57 Ko)

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur n'inclut que les rejets provenant d'activités humaines. L'indicateur de rejets de Hg dans l'eau comprend la quantité de Hg élémentaire de chacun des composés, alliages ou mélanges déclarés dans l'INRP en fonction des critères de déclaration à l'INRP. Ainsi, les rejets déclarés de Hg ne représentent qu'une portion des rejets dans l'eau de ce polluant toxique au Canada.
[A] L'Île-du-Prince-Édouard, le Yukon et le Nunavut n'ont pas déclaré de rejets de mercure à l'INRP en 2014. Le Nouveau-Brunswick, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan ne sont pas inclus dans le graphique en raison de leurs faibles émissions (≤ 0,01 t).
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Aperçu des données déclarées et révisées de l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP) 2014.

Rejets de mercure provenant des installations

L'Inventaire national des rejets de polluants (INRP) d'Environnement et Changement climatique Canada fournit des renseignements détaillés sur les émissions et les rejets provenant des installations industrielles et commerciales qui répondent aux critères de déclaration à l'INRP. Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement (ICDE) donne accès à cette information par l'entremise d'une carte interactive en ligne.

À l'aide de la carte interactive des ICDE, il est possible d'agrandir des zones locales et d'obtenir des détails sur les émissions atmosphériques de Hg et sur les rejets de Hg dans l'eau propres à chacune des installations déclarantes.

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Recherche en ligne des données de l'Inventaire national des rejets de polluants – Données déclarées par les installations.

Émissions atmosphériques mondiales de mercure

En 2010, les émissions atmosphériques mondialesNote de bas de page [4] de Hg liées à l'activité humaine étaient estimées à 1 960 t.

Les régions de l'Est et du Sud-Est de l'Asie produisaient 39,7 % (777 t) du total mondial, la Chine contribuant pour les trois quarts de ces émissions ou environ le tiers des émissions à l'échelle mondiale. L'Afrique subsaharienne arrivait au deuxième rang avec 16,1 % (316 t), suivie par l'Amérique du Sud avec 12,5 % (245 t). L'Asie du Sud se classe quatrième, avec 7,9 % (154 t), tandis que la Communauté des États indépendants (CEI)Note de bas de page [5] et autres pays européens (excluant les membres de l'Union européenne) se range en cinquième place, avec 5,9 % (115 t). Le Canada a émis moins de 5 t de Hg en 2010,Note de bas de page [6] soit 0,3 % des émissions atmosphériques mondiales de Hg.

Émissions atmosphériques mondiales de mercure, 2010

graphic a barres - Voir la description longue ci-dessous

Description longue

Le graphique à barres présente la quantité de mercure émise dans l'atmosphère en 2010 par différentes régions du monde.

Données du graphique
Émissions atmosphériques mondiales de mercure, 2010
RégionsÉmissions de mercure
(tonnes)
Pourcentage des émissions mondiales
Asie de l'Est et du Sud-Est777,039,7
Afrique subsaharienne316,016,1
Amérique du Sud245,012,5
Asie du Sud154,07,9
CEI et autres pays européens115,05,9
Union européenne (UE27)87,54,5
Amérique du Nord60,73,1
Amérique centrale et Caraïbes47,22,4
États du Moyen-Orient37,01,9
Australie, Nouvelle-Zélande et Océanie22,31,1
Afrique du Nord13,60,7
Régions non définies82,04,2

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 1,25 Ko)

Comment cet indicateur est calculé

Note : La CEI comprend l'Azerbaïdjan, l'Arménie, le Bélarus, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, le Turkménistan, l'Ouzbékistan et l'Ukraine. Les « régions non définies » incluent des émissions de sites contaminés.
Source : Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) – Produits chimiques (2013) Global Mercury Assessment 2013: Sources, emissions, releases, and environmental transport (disponible en anglais seulement).

Les émissions de mercure peuvent voyager sur des distances allant de centaines à des milliers de kilomètres par l'entremise des masses d'air avant de se déposer.Note de bas de page [7] En 2006, par exemple, les flux transfrontaliers d'émissions de mercure provenant de sources étrangères représentaient plus de 95 % du mercure anthropique déposé au Canada.Note de bas de page [8]

Indicateurs connexes

Renseignements supplémentaires

Accéder au PDF (1,08 Mo)

Date de modification :