Rejets de mercure dans l’eau
Le mercure (Hg) est un métal présent de façon naturelle dans l'environnement et utilisé pour fabriquer des produits comme les lampes fluorescentes et les amalgames dentaires. Il peut être rejeté directement dans l'eau par l'entremise d'activités humaines, notamment la production de pâtes et de papiers, la transformation des métaux et le traitement des eaux usées.
Le mercure peut être transformé par des microorganismes en méthylmercure, une forme toxique du mercure qui est nocive pour les humains et la faune. Le méthylmercure peut être bioaccumulé dans la chaîne alimentaire et pénétrer dans notre organisme par l'ingestion d'aliments contaminés. Le mercure et ses composés sont inscrits comme toxiques[1] en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (LCPE 1999).
En 2011, 351 kilogrammes (kg) de Hg ont été rejetés dans l'eau, soit une hausse de 30 %, ou 81 kg, par rapport à 2010. Cette quantité de Hg représente une baisse de 8 % (31 kg) par rapport à 2003, l'année de référence pour cette série chronologique.
L’augmentation de la quantité de Hg rejetée dans l'eau en 2011 à comparer du niveau de 2010 découle du fait qu’une installation de traitement des eaux usées a rejeté beaucoup plus de mercure qu’en 2010 et à l’ajout d’installations minières qui pour la première fois ont déclaré des rejets de Hg dans l’eau. Le pic de 2005 résulte d’une quantité exceptionnellement élevée de rejets de Hg déclarés par une seule usine de traitement des eaux usées.
Rejets de mercure dans l’eau, Canada, 2003 à 2011

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Note : L’indicateur ne contient que les kilogrammes de mercure (incluant celui rejeté dans des substances contenant du mercure) déclarés dans l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) selon les critères de déclaration de l’INRP pour le mercure et ses composes. Par conséquent, les rejets de mercure présentés ici ne représentent qu'une portion des rejets dans l’eau de ce polluant toxique au Canada.
Source : Environnement Canada (2013) Recherche en ligne des données de l'Inventaire national des rejets de polluants - Données déclarées par les installations.
Sources des rejets de mercure dans l'eau
Les réseaux d'aqueduc, d'égout et autres, qui comprennent les installations de traitement des eaux usées, d'approvisionnement en eau et d'irrigation, ainsi que la production de vapeur et le conditionnement de l'air, ont produit 49 % (174 kg) des rejets totaux de mercure (351 kg) en 2011. Les usines de pâte à papier, de papier et de carton arrivent au deuxième rang avec 22.0 % (77.1 kg) du total national. Légèrement plus bas que les usines de pâtes à papier, de papier et de carton, l’industrie de l’extraction de minerais métalliques est au troisième rang, avec 21.9 % (77.0 kg) des rejets totaux.
Rejets de mercure dans l'eau par source, Canada, 2011

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Note : L’indicateur ne contient que les kilogrammes de mercure (incluant celui rejeté dans des substances contenant du mercure) déclarés dans l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) selon les critères de déclaration de l’INRP pour le mercure et ses composes. Par conséquent, les rejets de mercure présentés ici ne représentent qu'une portion des rejets dans l’eau de ce polluant toxique au Canada. Les catégories proviennent du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN), à l'exception des « autres sources », qui représentent un groupe de sources dont les rejets ne sont pas mentionnés séparément dans le graphique.
Source : Environnement Canada (2013) Recherche en ligne des données de l'Inventaire national des rejets de polluants - Données déclarées par les installations.
Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire
L'Ontario est la province où les rejets ont été le plus élevés en 2011, comptant pour 35 % (121 kg) du total national (351 kg). Les rejets de mercure en Ontario provenaient principalement d'une installation de traitement des eaux usées. Les installations du Québec, c’est-à-dire principalement les usines d’extraction de minerais métalliques, étaient au deuxième rang avec 29 % (101 kg) du total national. L’Alberta arrivait au troisième rang avec 25 % (89 kg) des rejets nationaux de mercure dans l'eau, qui provenaient principalement des rejets dans l’eau d’une usine de pâtes à papier, papier et de carton et d’une installation de traitement des eaux usées.
Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire*, Canada, 2011

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Note : L’indicateur ne contient que les kilogrammes de mercure (incluant celui rejeté dans des substances contenant du mercure) déclarés dans l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) selon les critères de déclaration de l’INRP pour le mercure et ses composes. Par conséquent, les rejets de mercure présentés ici ne représentent qu'une portion des rejets dans l’eau de ce polluant toxique au Canada. *Aucune installation de l'Île-du-Prince-Édouard, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest ou du Nunavut n'a déclaré de rejets de Hg à l'INRP pour 2011.
Source : Environnement Canada (2013) Recherche en ligne des données de l'Inventaire national des rejets de polluants - Données déclarées par les installations.
Indicateurs connexes
Renseignements supplémentaires
- Le mercure dans l’environnement
- Liste des substances toxiques gérées en vertu de la LCPE 1999 (Annexe 1) – Mercure
- Mercure et ses composés – Substances chimiques
[1] L’article 64 de la LCPE (1999) définit une substance toxique comme une substance qui pénètre ou peut pénétrer dans l’environnement en une quantité ou concentration ou dans des conditions de nature à : a) avoir, immédiatement ou à long terme, un effet nocif sur l’environnement ou sur la diversité biologique; b) mettre en danger l’environnement essentiel pour la vie; c) constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé humaines.
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