Avis concernant la qualité de l’eau potable au Canada
La plupart des avis d’ébullition d’eau émis au Canada entre 2010 et 2012 ont été émis par mesure de précaution en raison de problèmes avec l’équipement ou les procédés liés à l’eau potable. Ces problèmes représentaient 77 % des avis d’ébullition d’eau en 2012, 75 % en 2011 et 62 % en 2010. En revanche, la présence de la bactérie E. coli dans des échantillons d’eau potable représentait 5 % des avis d’ébullition d’eau en 2012, 6 % en 2011 et 9 % en 2010. D’autres indicateurs de la qualité de l’eau, tels que la détection des bactéries coliformes totales ou des niveaux de turbidité inacceptables, représentaient 19 % des avis d’ébullition d’eau en 2012, 19 % en 2011 et 29 % en 2010.
Raisons justifiant l’émission des avis d’ébullition d’eau, Canada, 2010 à 2012

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Note : Les données utilisées dans cet indicateur représentent un échantillon de la population canadienne et proviennent de plusieurs organismes et administrations dans l’ensemble du Canada. Étant donné que la source des données est un outil de surveillance relativement nouveau, les données ne représentent pas encore 50 % de la population canadienne. Les « Autres indicateurs de la qualité de l’eau » comprennent la détection des bactéries coliformes totales et des niveaux de turbidité inacceptables dans l’eau potable.
Source : Réseau canadien de renseignements sur la santé publique, Application sur les avis concernant la qualité de l’eau potable.
Les avis concernant la qualité de l’eau potable sont des messages de protection de la santé publique émis par les autorités de santé publique ou de réglementation pour informer les consommateurs des mesures qu’ils devraient prendre pour se protéger contre les risques réels ou possibles pour la santé liés à leur approvisionnement en eau potable. Les avis sont généralement des mesures de précaution ou sont émis avant que les problèmes ne surviennent. Ils peuvent prendre trois formes : avis d’interdiction de la consommation, avis de non-utilisation et avis d’ébullition d’eau.
Les avis d’« interdiction de la consommation » et de « non-utilisation » sont émis lorsque la présence d’un contaminant chimique est soupçonnée ou confirmée dans l’approvisionnement en eau potable. Ces deux avis sont rarement émis et représentent environ 1 % de tous les avis concernant la qualité de l’eau potable au Canada.
Les avis « d’ébullition d’eau » sont de loin le type d’avis le plus commun. Ils sont émis lorsque la compromission de la qualité microbiologique de l’eau potable est soupçonnée ou confirmée, ce qui signifie que des micro-organismes causant des maladies, comme les bactéries, les virus ou les parasites, pourraient être présents dans l’eau potable.
La plupart des avis d’ébullition d’eau sont émis parce que l’équipement et les procédés utilisés pour traiter, stocker ou distribuer l’eau potable tombent en panne ou nécessitent des travaux d’entretien. Ce large éventail de raisons comprend des problèmes tels que le bris de conduites d’eau principales, les travaux d’entretien prévus, les pannes d’électricité ou les problèmes d’équipement. Dans d’autres cas, des conditions météorologiques exceptionnelles ou des pluies abondantes peuvent faire en sorte que la qualité des sources d’eau de surface ou souterraines se détériore temporairement, ce qui pose problème pour le système de traitement de l’eau potable. Les avis d’ébullition d’eau émis pour des raisons liées à l’équipement et aux procédés sont généralement émis avant toute détérioration réelle de la qualité de l’eau potable et sont en vigueur jusqu’à ce que les conditions retournent à la normale.
La présence de la bactérie Escherichia coli, communément appelée E. coli, signale la présence possible d’autres microbes causant des maladies, tels que Cryptosporidium, Giardia (qui cause la giardiase, aussi connue sous le nom de lambliase ou fièvre du castor) et d’autres virus. La bactérie E. coli est naturellement présente dans le système digestif de tous les oiseaux et animaux à sang chaud, y compris les humains, et on la trouve couramment dans l’eau dans l’environnement. Sa présence dans l’eau potable traitée indique une contamination fécale récente par des eaux usées brutes ou du fumier, par exemple. E. coli peut causer des troubles intestinaux ainsi que d’autres problèmes de santé plus graves. La détection de l’E. coli dans l’eau potable informe également les opérateurs du réseau d’alimentation en eau qu’il pourrait y avoir d’autres bactéries, virus ou parasites dans le réseau et qu’un avis d’ébullition d’eau pourrait être émis.
D’autres indicateurs de la qualité de l’eau fournissent de plus amples renseignements sur la qualité de l’eau potable et aident à identifier les conditions changeantes à l’intérieur du réseau d’alimentation en eau potable, mais ne représentent pas un risque pour la santé des consommateurs. Ces indicateurs comprennent les bactéries coliformes totales et la turbidité. Les bactéries coliformes totales sont une grande famille de bactéries couramment présentes dans l’environnement, et la turbidité est une mesure de la réduction de la transparence de l’eau causée par des particules. Lorsque des niveaux inhabituels ou élevés de ces paramètres de la qualité de l’eau sont mesurés dans le réseau d’alimentation en eau potable, la cause est examinée et les résultats peuvent contribuer à la décision d’émettre un avis d’ébullition d’eau.
Taille des collectivités et avis concernant la qualité de l’eau potable
En 2012, 77 % des avis d’ébullition d’eau ont été émis pour les réseaux d’alimentation en eau potable desservant 500 personnes ou moins. Les réseaux desservant moins de 500 personnes ont émis 78 % et 80 % des avis d’ébullition d’eau en 2011 et 2010, respectivement.
Avis d’ébullition d’eau selon la taille des collectivités, Canada, 2010 à 2012

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Source : Réseau canadien de renseignements sur la santé publique, Application sur les avis concernant la qualité de l’eau potable.
Les avis d’ébullition d’eau sont plus communément émis dans les petites collectivités en raison des défis uniques auxquels elles font face, incluant les limites de leur capacité opérationnelle. Par exemple, le bris d’une conduite d’eau principale dans une plus grande ville sera isolé et réparé rapidement par un personnel bien équipé, sans aucun besoin d’émettre un avis d’ébullition d’eau. Le même problème dans un village peut prendre plus de temps à être résolu et peut entraîner la nécessité d’émettre un avis d’ébullition d’eau pendant que les réparations sont organisées et réalisées.
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