Aires de conservation dans les eaux marines et les Grands Lacs
Le Canada possède environ 59 900 km2 d'aires protégées à l'échelle fédérale, provinciale et territoriale, qui couvrent environ 1 % de ses océans (à partir du littoral et jusqu'à la limite de la zone économique exclusive) et des Grands Lacs. Près de 49 100 km2 de cette aire protégée est marine et 10 800 km2 est dans les Grands Lacs. Pour être considérée comme une aire marine protégée, une aire de conservation doit correspondre à la définition internationalement acceptée d'une aire protégée.[1]
Le Canada met en place un réseau national d'aires marines protégées (AMP) dont l'objectif principal est d'assurer la protection de la biodiversité marine, de sa fonction écosystémique et de ses caractéristiques naturelles particulières.[2] Il existe d'autres aires de conservation dans le milieu marin qui contribuent à l'atteinte des objectifs du réseau d'aires marines protégées, même si elles ne rencontrent pas la définition des aires marines protégées. On les appelle les « sites contributifs ». Les sites contributifs comprennent, par exemple, certaines zones dans lesquelles l'habitat essentiel est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en péril, ainsi que certaines zones dans lesquelles les activités de pêche sont limitées aux termes de la Loi sur les pêches. À ce jour, on a évalué que les sites contributifs permettent de conserver 0,7 % (38 400 km2) supplémentaires des océans du Canada. Ces sites devront être réévalués une fois que les objectifs du réseau d'aires marines protégées seront identifiés.
Aires marines protégées et sites contributifs, Canada, 2012

Note : Les frontières géographiques des AMPs et des sites contributifs, ainsi que les valeurs calculées à partir de ces frontières, sont approximatives. Les sites contributifs devront être réévalués une fois les objectifs du réseau d'AMP identifiés.
Source : Pêches et Océans Canada (2012).
Aires de conservation dans les eaux marines et les Grands Lacs, par biorégion
Il existe 13 zones de planification, appelées biorégions, dans le réseau canadien d'aires marines protégées : 12 biorégions marines et une couvrant les Grands Lacs. La taille des biorégions et leur niveau de protection varient. Seulement 0,02 % de l'espace marin du bassin Arctique, vaste et éloigné, est protégé, par rapport à 13,9 % du détroit de Georgia, relativement petit et accessible.
Pourcentage de biorégions couvertes par des aires marines protégées et des sites contributifs, Canada, estimations de 2012

Note : Les frontières géographiques des AMPs et des sites contributifs, ainsi que les valeurs calculées à partir de ces frontières, sont approximatives. Les sites contributifs devront être réévalués une fois les objectifs du réseau d'AMPs identifiés.
Source : Pêches et Océans Canada (2012).
La mise en place du réseau d'aires marines protégées se poursuit sous la coordination de Pêches et Océans Canada, en collaboration avec des partenaires gouvernementaux à l'échelle fédérale, provinciale et territoriale. La planification du réseau d'AMPs est en cours dans cinq biorégions des océans Atlantique, Pacifique et Arctique du Canada. Le Cadre national pour le réseau d'aires marines protégées au Canada de 2011 offre une orientation générale pour la mise en place du réseau national d'AMP au Canada, incluant notamment un processus en huit étapes visant à guider les planificateurs du réseau biorégional d'AMP dans les processus de planification et de mise en place.
Indicateurs connexes
Renseignements supplémentaires
- Réseau d'aires marines protégées du Canada
- Convention sur la diversité biologique, Biodiversité marine et côtière
[1] Pêches et Océans Canada (2011). Cadre national pour le réseau d'aires marines protégées du Canada, Section 4, Qu'estce qu'une aire marine protégée? Consulté le 16 juillet 2012.
[2] Pêches et Océans Canada (2011). Cadre national pour le réseau d'aires marines protégées du Canada. Consulté le 16 juillet 2012.
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