Niveaux ambiants de particules fines
- Niveaux ambiants de particules fines à l'échelle nationale
- Niveaux ambiants de particules fines à l'échelle régionale
- Niveaux ambiants de particules fines dans les stations de surveillance
- Indicateurs connexes et autres renseignements
Niveaux ambiants de particules fines à l'échelle nationale
Les particules fines (P2,5) sont composées de minuscules particules solides et de gouttelettes liquides qui restent en suspension dans l'air. Les P2,5 sont émises directement dans l'air par les automobiles, les camions, la combustion de bois de chauffage, l'industrie, les incendies de forêt et le brûlage de déchets. Elles peuvent également se former dans l'air à la suite de réactions impliquant d'autres polluants comme les oxydes de soufre (SOx), les oxydes d'azote (NOx), les composés organiques volatils (COV) et l'ammoniac (NH3). Lorsqu'elles pénètrent profondément dans les poumons, même en petites quantités, elles peuvent entraîner de graves problèmes de santé (maladies cardiovasculaires et respiratoires). Les particules fines, sous forme de brume, peuvent également réduire la visibilité et provoquer des effets nocifs sur la végétation et les structures. Les particules fines (P2,5) et l'ozone troposphérique (O3) sont les deux composantes principales du smog.
En 2010, la concentration moyenne de particules fines dans l'air au Canada était de 8,7 microgrammes par mètre cube (µg/m3), soit une hausse de 24 % par rapport à 2009.[1] Les facteurs qui contribuent probablement à cette augmentation comprennent les épisodes d'incendies de forêt en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et au Québec; la pollution transfrontalière en provenance des États-Unis; et une année sèche et chaude dans de nombreuses régions du Canada par rapport à 2009. Dans l'ensemble, entre 2000 et 2010, aucune tendance significative à la hausse ou à la baisse n'a été enregistrée pour ce qui est des concentrations ambiantes de P2,5 à l'échelle nationale.
Concentration de particules fines, Canada, 2000 à 2010

Note : L'indicateur des P2,5 à l'échelle nationale est basé sur la moyenne annuelle, pondérée selon la population, des concentrations quotidiennes moyennes sur une période de 24 heures, enregistrées dans 66 stations de surveillance dans l'ensemble du Canada durant la saison chaude (du 1er avril au 30 septembre). Une ligne de tendance est rapportée seulement s'il s'agit d'une tendance statistique décelée à un niveau de confiance de 90 %.
Source : Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) d'Environnement Canada (2012) et Recensement de la population 2011 de Statistique Canada (2012).
Niveaux ambiants de particules fines à l'échelle régionale
Canada atlantique
Au Canada atlantique, la concentration moyenne de particules fines (P2,5) dans l'air ambiant était de 7,4 microgrammes par mètre cube (µg/m3) en 2010, soit une baisse de 3 % par rapport à 2009.[2] Aucune tendance significative à la hausse ou à la baisse n'a été enregistrée entre 2000 et 2010.
Concentration de particules fines, Canada atlantique, 2000 à 2010

Note : L'indicateur des particules fines (P2,5) est basé sur la moyenne annuelle, pondérée selon la population, des concentrations quotidiennes moyennes sur une période de 24 heures, enregistrées dans six stations de surveillance à l'échelle du Canada atlantique durant la saison chaude (du 1er avril au 30 septembre). Une tendance est illustrée et rapportée seulement s'il s'agit d'une tendance statistique décelée à un niveau de confiance de 90 %.
Source : Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) d'Environnement Canada (2012) et Recensement de la population 2011 de Statistique Canada (2012).
Sud du Québec
Dans le sud du Québec, la concentration moyenne de particules fines (P2,5) en 2010 était de 10,1 microgrammes par mètre cube (µg/m3), soit une hausse de 21 % par rapport à 2009.[3] Les possibles causes de cette augmentation en 2010 comprennent un été relativement sec et l'influence des incendies de forêt au printemps et en été. Aucune tendance significative à la hausse ou à la baisse n'a été enregistrée entre 2000 et 2010.
Concentration de particules fines, sud du Québec, 2000 à 2010

Note : L'indicateur des particules fines (P2,5) est basé sur la moyenne annuelle, pondérée selon la population, des concentrations quotidiennes moyennes sur une période de 24 heures, enregistrées dans 11 stations de surveillance dans l'ensemble du sud du Québec durant la saison chaude (du 1er avril au 30 septembre). Une ligne de tendance est rapportée seulement s'il s'agit d'une tendance statistique décelée à un niveau de confiance de 90 %.
Source : Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) d'Environnement Canada (2012) et Recensement de la population 2011 de Statistique Canada (2012).
Sud de l'Ontario
Dans le sud de l'Ontario, la concentration moyenne de particules fines (P2,5) en 2010 était de 7,9 microgrammes par mètre cube (µg/m3), soit une augmentation de 27 % par rapport à 2009. Une tendance à la baisse a été observée de 2000 à 2010 et représente une diminution de concentration de 31 % au cours de cette période. Une année sèche et très chaude, de concert avec la pollution transfrontalière en provenance des États-Unis, peuvent avoir contribué à cette augmentation en 2010.
Concentration de particules fines, sud de l'Ontario, 2000 à 2010

Note : L'indicateur des particules fines (P2,5) est basé sur la moyenne annuelle, pondérée selon la population, des concentrations quotidiennes moyennes sur une période de 24 heures, enregistrées dans 23 stations de surveillance dans l'ensemble du sud de l'Ontario durant la saison chaude (du 1er avril au 30 septembre). Une ligne de tendance est rapportée seulement s'il s'agit d'une tendance statistique décelée à un niveau de confiance de 90 %.
Source : Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) d'Environnement Canada (2012) et Recensement de la population 2011 de Statistique Canada (2012).
Prairies et nord de l'Ontario
Dans les Prairies et le nord de l'Ontario, la concentration moyenne de particules fines (P2,5) en 2010 était de 11,2 microgrammes par mètre cube (µg/m3), soit une augmentation de 56 % par rapport à 2009.[4] Les incendies de forêt en 2010 ont grandement contribué à cette augmentation. Aucune tendance significative à la hausse ou à la baisse n'a été enregistrée entre 2000 et 2010.
Concentration de particules fines, Prairies et nord de l'Ontario, 2000 à 2010

Note : L'indicateur des particules fines (P2,5) est basé sur la moyenne annuelle, pondérée selon la population, des concentrations quotidiennes moyennes sur une période de 24 heures, enregistrées dans 13 stations de surveillance dans les Prairies et le nord de l'Ontario durant la saison chaude (du 1er avril au 30 septembre). Une ligne de tendance est rapportée seulement s'il s'agit d'une tendance statistique décelée à un niveau de confiance de 90 %.
Source : Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) d'Environnement Canada (2011) et Recensement de la population 2011 de Statistique Canada (2011).
Colombie-Britannique
En Colombie-Britannique, la concentration moyenne de particules fines (P2,5) en 2010 était de 5,0 microgrammes par mètre cube (µg/m3), soit une baisse de 13 % par rapport à 2009. La plupart des diminutions se sont produites dans la région de Vancouver. Aucune tendance significative à la hausse ou à la baisse n'a été enregistrée entre 2000 et 2010.
Concentration de particules fines, Colombie-Britannique, 2000 à 2010

Note: L'indicateur des particules fines (P2,5) est basé sur la moyenne annuelle, pondérée selon la population, des concentrations quotidiennes moyennes sur une période de 24 heures, enregistrées dans 13 stations de surveillance dans l'ensemble de la Colombie-Britannique durant la saison chaude (du 1er avril au 30 septembre). Une ligne de tendance est rapportée seulement s'il s'agit d'une tendance statistique décelée à un niveau de confiance de 90 %.
Source: Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) d'Environnement Canada (2012) et Recensement de la population 2011 de Statistique Canada (2012).
Niveaux ambiants de particules fines dans les stations de surveillance
Le Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) fournit des renseignements détaillés sur les concentrations de polluants atmosphériques provenant des stations de surveillance partout au Canada. Les Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement (ICDE) donnent accès à cet indicateur par l'entremise d'une carte interactive en ligne. À l'aide de la carte interactive des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement, il est possible d’effectuer une analyse approfondie des régions locales et d'obtenir des détails sur les concentrations de P2,5 pour des stations de surveillance spécifique.
Indicateurs connexes
- Niveaux ambiants d'ozone troposphérique
- Niveaux ambiants de dioxyde de soufre
- Niveaux ambiants de dioxyde d'azote
- Niveaux ambiants de composés organiques volatils
- Comparaison à l'échelle internationale : Qualité de l'air en milieu urbain
Autres renseignements
[1] Des appareils de mesure des particules fines (P2,5) fondés sur des technologies plus récentes remplacent petit à petit les anciens instruments du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA). Jusqu'à présent, parmi les 66 stations de surveillance utilisées pour le calcul de cet indicateur, 22 ont été mises à niveau : une en 2007, douze en 2008, deux en 2009 et sept en 2010. Ces méthodes plus récentes mesurent une partie (semi-volatile) de la masse des P2,5 qui n'était pas saisie par les instruments plus anciens. Par conséquent, il est possible que les données ne soient pas directement comparables aux concentrations déterminées par les mesures des années précédentes, effectuées avec les instruments plus anciens.
[2] Des appareils de mesure des particules fines (P2,5) fondés sur des technologies plus récentes remplacent petit à petit les anciens instruments du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA). Cette transition est déjà bien entamée au Canada atlantique, avec une mise à niveau des six stations : une en 2007, quatre autres en 2008 et une autre en 2010. Ces méthodes plus récentes mesurent une partie (semi-volatile) de la masse des P2,5 qui n'était pas saisie par les instruments plus anciens. Par conséquent, il est possible que les données ne soient pas directement comparables aux concentrations déterminées par les mesures des années précédentes, effectuées avec les instruments plus anciens.
[3] Des appareils de mesure des particules fines (P2,5) fondés sur des technologies plus récentes remplacent petit à petit les anciens instruments du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA). Cette transition est déjà bien entamée dans le sud du Québec, avec une mise à niveau des onze stations : huit en 2008, deux autres en 2009 et une autre en 2010. Ces méthodes plus récentes mesurent une partie (semi-volatile) de la masse des P2,5 qui n'était pas saisie par les instruments plus anciens. Par conséquent, il est possible que les données ne soient pas directement comparables aux concentrations déterminées par les mesures des années précédentes, effectuées avec les instruments plus anciens.
[4] Des appareils de mesure des particules fines (P2,5) fondés sur des technologies plus récentes remplacent petit à petit les anciens instruments du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA). Cette transition est déjà bien entamée dans les Prairies, avec cinq des treize stations mises à niveau en 2010. Ces méthodes plus récentes mesurent une partie (semi-volatile) de la masse des P2,5 qui n'était pas saisie par les instruments plus anciens. Par conséquent, il est possible que les données ne soient pas directement comparables aux concentrations déterminées par les mesures des années précédentes, effectuées avec les instruments plus anciens.
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