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Sources des données et méthodes de l'indicateur sur la disponibilité de l'eau

Méthodes

Environnement Canada a estimé la demande en eau en 2009 pour chaque sous-aire de drainage comme étant la somme des prélèvements d'eau à des fins municipales, industrielles et agricoles effectués à partir de l'ensemble des cours d’eau.

L'approvisionnement en eau de 2009 est calculé à l'aide des données de débit d'eau recueillies par les stations hydrométriques de Relevés hydrologiques du Canada. Les données de débit d'eau (m3/s) sont extraites pour la station hydrométrique située à la décharge du bassin. Les valeurs de débit enregistrées à la station située à la décharge sont considérées comme étant à peu près égales à l'approvisionnement en eau pour l'ensemble du bassin. Toute quantité d'eau consommée dans le bassin a été ajoutée à l'approvisionnement en eau pour estimer toute l'eau théoriquement disponible à des fins d'utilisation. Additionner l’eau consommée donne l’approvisionnement total en eau pour le bassin. Dans les cas où le débit d'eau enregistré à la station la plus en aval ne représentait pas le débit d'eau de l'ensemble du bassin, l'approvisionnement en eau pour le bassin a été estimé de manière proportionnelle.

Environnement Canada a calculé la disponibilité de l'eau pour 2009 en divisant la demande en eau par l'approvisionnement en eau pour chaque sous-aire de drainage. Toutes les sous-aires de drainage sont classées dans une des quatre catégories de menace à la disponibilité de l'eau,Note de bas de page [1] établies par l’OCDE, en fonction du ratio de la disponibilité de l'eau.Note de bas de page [2] Même si elles ne s’appliquent pas toujours à la situation canadienne, l’OCDE définit ces classifications comme suit:

  • Faible (moins de 10 % de l'eau disponible est prélevée) : faible stress hydrique.
  • Modérée (entre 10 % et 20 % de l'eau disponible est prélevée) : la disponibilité de l'eau constitue un frein au développement et des investissements sont nécessaires pour augmenter l’approvisionnement en eau et réduire la demande.
  • Moyenne (entre 20 % et 40 % de l'eau disponible est prélevée) : l’approviosionnement en eau et la demande en eau doivent être gérées et les conflits existants entre les usagers concurrents devront être résolus. Les écosystèmes aquatiques pourraient nécessiter une attention particulière afin de s’assurer que le débit d’eau soit adéquat.
  • Élevée (plus de 40 % de l'eau disponible est prélevée) : stress hydrique élevé. À ce niveau de consommation, il y a une dépendance croissante à la désalinisation et l’eau souterraine est prélevée à un rythme supérieur au taux d’alimentation naturel. Les modes d’utilisation et de prélèvement de l’eau pourraient ne pas être durables et la raréfaction de l’eau pourrait devenir un facteur limitant la croissance économique.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Organisation de coopération et de développement économique (2009) Managing Water for All: An OCDE perspective on pricing and financing. Consulté le 31 août 2012.

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Note de bas de page 2

Organisation météorologique mondiale des Nations Unies (1997) Comprehensive Assessment of the Freshwater Resources of the World (overview document). Genève. Consulté le 6 novembre 2012.

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