Quantité d'eau à l’échelle locale dans les cours d'eau canadiens

En 2011, une quantité d'eau supérieure à la normale a été plus fréquemment observée dans le sud-est de l'Alberta, le centre-sud de la Saskatchewan et le Manitoba que dans les autres régions du Canada. Une quantité d'eau inférieure à la normale a été observée plus fréquemment dans les stations de suivi du nord-ouest de l’Ontario et du nord de l’Alberta et de la Saskatchewan que dans le reste du Canada.

Quantité d'eau dans les stations de suivi, Canada, 2011

Quantité d'eau dans les stations de suivi, Canada, 2011

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Comment cet indicateur est calculé

Note : L'évaluation de la quantité d'eau de 2011 pour une station donnée est basée sur la comparaison des conditions les plus fréquemment observées cette année-là avec la quantité d'eau habituellement observée entre 1981 et 2010. Les quantités d'eau normales sont propres à chaque région et ne font pas référence à la même quantité d'eau dans chaque région de drainage (p. ex. la quantité d'eau normale dans les Prairies est différente de la quantité d'eau normale dans les Maritimes). Les stations dites naturelles sont celles où l'activité humaine en amont de la station a peu d'incidence sur la quantité d'eau. Les stations régularisées ont des prélèvements d'eau, des barrages, des déviations ou d'autres structures en amont qui sont susceptibles de modifier la quantité d'eau dans le cours d'eau. Les données sur la quantité d’eau pour les stations saisonnières sont uniquement recueillies une partie de l'année. La quantité d'eau pour la région de drainage des Grands Lacs est basée sur les rivières qui se jettent dans les Grands Lacs et non sur les Grands Lacs eux-mêmes.
Source : Relevés hydrologiques du Canada, Environnement Canada (2013) Base de données HYDAT. Consulté le 19 août 2013.

Les variations naturelles de la température, de la pluie et des chutes de neige font augmenter et diminuer les quantités d'eau des rivières tout au long de l'année, ce qui entraîne des inondations ou des pénuries d'eau. Lorsque les niveaux et les débits d'eau sont classés comme étant faibles, il y a probablement des conditions de sécheresse. Au Canada, les sécheresses durent normalement une ou deux saisons et peuvent être très dévastatrices. Les secteurs dépendant de l'eau, tels que l'agriculture, l'industrie et les municipalités, sont particulièrement touchés par les sécheresses à long terme. Les sécheresses peuvent également avoir une incidence sur les lacs et les rivières et causer une réduction des taux de survie et de reproduction des poissons.

Une quantité d'eau élevée à une station de suivi de la quantité d'eau indique une année particulièrement humide, mais ne signifie pas que des inondations se sont produites. Au Canada, les inondations sont le plus souvent associées au ruissellement printanier, bien qu’elles puissent avoir lieu toute l'année à la suite d'orages ou d'embâcles. Les inondations peuvent provoquer une érosion des sols, détruire les infrastructures, menacer la vie et contaminer les sources d'eau en détrempant les terres agricoles ou lors de déversements (trop-plein) des eaux usées municipales, provenant des usines de traitement, directement dans les lacs et rivières. Les inondations annuelles apportent des avantages; elles contribuent notamment au réapprovisionnement des eaux souterraines et rendent le sol plus fertile en y apportant des nutriments. Les inondations tendent à être de courte durée, s'étendant en moyenne sur environ 10 jours,Note de bas de page [1] et ne modifient parfois pas l'évaluation de la quantité d'eau dans cet indicateur. Par exemple, en 2011, la rivière de la Paix en Alberta a connu une inondation de deux jours à la mi-juillet, mais la classification de la station était qu’il y a globalement eu une quantité d’eau faible dans l’année.

Indicateurs connexes

Renseignements supplémentaires

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Dartmouth Flood Observatory (2004) Interannual Evolution of Flood Duration (since 1985). Consulté le 19 août 2013.

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