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Sources des données et méthodes : indicateur air-santé – ozone et particules fines

Données

Il a été tenu compte des communautés canadiennes dont les concentrations d’ozone troposphérique et de particules fines (P2,5) ont été utilisées pour les indicateurs sur la qualité de l’air des ICDE. L’IAS s’appuie sur les critères suivants : la série chronologique de mesures météorologiques et de la pollution est jugée suffisamment exhaustive; les chiffres de la mortalité quotidienne sont assez élevés.

Pour chaque communauté, trois types de données ont été utilisés pour calculer l’IAS : le nombre quotidien de décès par cause, les concentrations de polluants dans l’air et les facteurs de confusion potentiels pour la relation entre la mortalité et la pollution atmosphérique.

Sources des données

Nombre quotidien de décès par cause

Les chiffres concernant le nombre quotidien de décès par cause (données de mortalité non accidentelle) ont été obtenus à partir de la Base de données nationale sur la mortalité (Statistique de l’état civil – Base de données sur les décès [2004]) gérée par Statistique Canada. En s’appuyant sur la Classification internationale des maladies (CIM), les données sur la mortalité ne comprenaient que les causes internes (codes CIM-9 > 800 et codes CIM-10 A00-R00) et non les causes externes telles que les blessures. Concernant les décès par cause, nous étions particulièrement intéressés par la mortalité cardio-pulmonaire liée à l’appareil circulatoire ou respiratoire. Pour répondre à cette spécification, nous avons classé les données sur la mortalité dans un groupe cardio-pulmonaire (code CIM-10 compris entre I20-I50 et J10-J67). Les données sur la mortalité cardio-pulmonaire ont été extraites par Statistique Canada pour les divisions de recensement seulement lorsque la division de recensement de résidence était identique à la division de recensement au moment du décès.

Concentrations de polluants dans l’air

Les données sur les concentrations quotidiennes d’ozone et de P2,5 (ces dernières étant mesurées selon la méthode de surveillance continue par balance microélectronique – TEOM) ont été obtenues à partir du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA)dirigé par Environnement Canada. Créé en 1969, le RNSPAfournit des données précises et à long terme sur la qualité de l’air. Ces données sont recueillies en suivant des méthodes normalisées dans tout le pays afin de surveiller la qualité de l’air ambiant (extérieur) dans les régions peuplées en utilisant des procédures spécifiques pour la sélection et le positionnement des stations de surveillance. Pour chaque station de surveillance du RNSPA, la concentration moyenne quotidienne pour un jour donné n’est calculée que si au moins 75 % des 24 concentrations horaires du jour en question (soit au moins 18 concentrations horaires) sont disponibles. Dans le cas contraire, la concentration est considérée comme manquante. Pour chaque division de recensement, la concentration moyenne quotidienne des stations de surveillance est calculée si au moins deux stations de surveillance sont présentes dans ladite division de recensement. Pour ce qui a trait aux définitions relatives aux polluants atmosphériques, nous avons sélectionné la concentration quotidienne moyenne maximale enregistrée sur une période de 8 heures pour l’ozone et la concentration quotidienne moyenne pour les P2,5.

Facteurs de confusion potentiels pour la relation entre la mortalité et la pollution atmosphérique

Quant aux facteurs de confusions potentiels pour la relation entre l’exposition et la mortalité, voici les trois qui ont été utilisés : le facteur temps, la température et les indicateurs pour les jours de la semaine. Le facteur temps est inclus pour contrôler les variations temporelles et saisonnières; la température quotidienne contrôle l’effet à court terme de la météorologie sur la mortalité quotidienne; le jour de la semaine permet de prendre en compte la variation de la mortalité selon le jour de la semaine. Plus précisément, pour tenir compte de l’effet de la météorologie, les données sur la température moyenne ont été obtenues à partir des Archives nationales d’information et de données climatologiques d’Environnement Canada. Quant aux facteurs relatifs au mode de vie, comme le tabagisme ou le cholestérol dans la communauté, ils ne varient pas de façon considérable d’un jour à l’autre. Il peut donc être considéré qu’ils ne sont pas des facteurs de confusion.

Couverture spatiale

Vingt communautés canadiennes (Saint John, Québec, Montréal, Ottawa, York, Toronto, Peel, Oakville, Hamilton, Niagara Falls, Kitchener, Windsor, Sarnia, Sault Ste. Marie, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver) ont été sélectionnées pour l’ozone. Dix-huit communautés (Saint John, Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, Peel, Oakville, Hamilton, Niagara Falls, London, Windsor, Sarnia, Waterloo, Winnipeg, Regina, Calgary, Edmonton et Vancouver) pour les P2,5.

Les frontières géographiques de chaque communauté ont été définies selon la division de recensement associé à la ville.

Couverture temporelle

Les données annuelles pour les années comprises entre 1990 et 2008 ont été utilisées pour l’ozone et les données annuelles pour les années comprises entre 2000 et 2008 ont été utilisées pour les P2,5.

Actualité des données

Les données sur la mortalité sont difficiles à obtenir et ne sont disponibles que quelques années après les autres données. Les données brutes de 2007 sont désormais disponibles, mais seules les données de 2004 étaient disponibles dans un format détaillé pouvant être utilisé avec l’IAS. Par conséquent, les chiffres relatifs aux années comprises entre 2005 et 2008 ont été évalués de manière approximative à partir d’une moyenne des risques annuels à l’échelle nationale (données sur la mortalité).