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Sources de données et méthodes des indicateurs sur les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale

Méthodes

En général, pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES), on multiplie les données sur les activités par les facteurs d'émission.

Émissions = données d’activités × facteur d’émission

Les données sur les activités se rapportent à la somme quantitative d'activités humaines entraînant des émissions durant une période donnée. Les données sur les activités annuelles pour les sources de combustion de combustible, par exemple, sont les quantités totales de combustible brûlé.

Les facteurs d'émission sont basés sur des échantillons des données de mesure et sont des taux représentatifs des émissions pour un niveau d'activité donné selon un ensemble donné de conditions d'exploitation. Ils représentent le taux d'émission moyen estimé d'un polluant donné d'une source donnée relativement aux unités d'activités.

Les lignes directrices produites par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) fournissent aux pays qui présentent des déclarations à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) diverses méthodes pour calculer les émissions de GES dues à une activité humaine donnée. Les méthodes d'estimation des émissions sont classées en «niveaux », selon les différents degrés d'activités et de précision technologique. La même structure générale est employée pour tous les niveaux, bien que le degré de précision du calcul puisse varier. Les annexes 2 et 3 du Rapport d'inventaire national (RIN) décrivent les méthodes utilisées pour estimer les émissions de GES du Canada et montrent que le choix du type de méthode du GIEC dépend fortement de l'importance de chaque catégorie et de la disponibilité des données.

Les émissions de GES sont déclarées en équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2), calculées en multipliant la quantité des émissions d'un gaz en particulier par le potentiel de réchauffement planétaire (PRP) de ce gaz. Les GES n'ont pas la même capacité d'absorption de la chaleur dans l'atmosphère en raison de leurs différentes propriétés chimiques et de la durée variable de leur séjour dans l'atmosphère. Par exemple, sur une période de 100 ans, la possibilité que le méthane (CH4) piège la chaleur dans l'atmosphère est 21 fois plus élevée qu'avec du dioxyde de carbone, par conséquent, on considère qu'il a un PRP de 21. Le GIEC publie le PRP et la durée du séjour dans l'atmosphère pour chaque gaz à effet de serre qui se trouve dans le tableau 1-1 du RIN.

L'indicateur sur les émissions de GES par secteur économique représente une classification différente de celle des émissions par secteur d'activité prescrite par la méthodologie du GIEC. Au lieu de produire des rapports sur les émissions du Canada par activité, les émissions de GES ont été allouées au secteur économique dans lequel elles ont été produites (p. ex. les émissions liées aux transports qui appuient directement une activité industrielle, comme les camions hors route pour les activités d'exploitation minière, ont été allouées au secteur économique dans lequel elles sont générées plutôt qu'au secteur « activités » du transport). Une liste complète de toutes les émissions déclarées par secteur économique peut être consultée dans le chapitre 2 du RIN.