Au sujet du programme


Aperçu

Les activités bénévoles ont une influence importante sur la protection de l'habitat, le rétablissement des espèces et de conservation de la biodiversité. Le Programme d'intendance de l'habitat (PIH) a débuté en 2000, comme l’un des trois piliers de la Stratégie nationale pour la protection des espèces en péril du Canada. Les deux autres piliers sont l'Accord national pour la protection des espèces en péril, entériné par les provinces et les territoires, et la Loi sur les espèces en péril (LEP). En vertu de la LEP, l'intendance est la première mesure de protection des habitats essentiels. Des centaines de projets d'intendance sont en cours partout au Canada, et nombre d'entre eux sont financés par le PIH. Le programme attribue un appui financier là où le besoin se fait le plus sentir ainsi qu’aux personnes qui font une différence -- celles qui travaillent concrètement à l'amélioration des terres et des eaux canadiennes et qui ont à cœur le patrimoine naturel de ce pays.

Le PIH aide les Canadiennes et les Canadiens à protéger les espèces en péril et leurs habitats et à empêcher que d’autres espèces ne deviennent préoccupantes du point de vue de la conservation. Il favorise des pratiques d'utilisation des terres et des ressources propices au maintien d'habitats essentiels à la survie et au rétablissement des espèces en péril, en améliorant les activités existantes de conservation et en suscitant de nouvelles activités. Depuis 2000, le PIH a injecté plus de 127 millions de dollars dans 2 178 projets de conservation locaux pour soutenir l’habitat de plus de 400 espèces. Ces projets ont en retour engendré 303 millions de dollars additionnels pour un investissement total de plus de 400 millions de dollars qui ont été consacrés à des projets d’intendance dédiés au rétablissement des espèces en péril. Le programme a établi plus de 300 partenariats avec des organismes autochtones, des propriétaires fonciers, des utilisateurs de ressources, des fondations pour la nature, des provinces, le secteur des ressources naturelles, des sociétés communautaires pour les espèces sauvages, des établissements d'enseignement et des organismes de conservation. Chaque année, en moyenne, 200 000 ha additionnels sont protégés grâce à des mesures adoptées directement par des propriétaires fonciers, des gestionnaires de terres ou des organismes de conservation. Le programme rejoint plus d’un million de personnes chaque année par l’entremise d’activités d’éducation et de sensibilisation.

Le programme aide à appliquer la LEP et à présent, grâce aux investissements fédéraux additionnels à la faveur du Plan de conservation national, contribue à préserver la santé des espèces. Le Volet des espèces en péril accorde une plus grande priorité aux activités qui visent les espèces en voie de disparition et menacées en vertu de la LEP et une moins grande priorité aux activités qui visent les espèces inscrites comme préoccupantes. Le Volet de la prévention encourage les projets d’intendance qui ont pour but d’empêcher des espèces prioritaires (autres que les espèces en péril) de devenir préoccupantes du point de vue de la conservation. Toutes les espèces non inscrites à la LEP sont admissibles dans ce volet de financement, et les priorités nationales sont choisies chaque année.

Les paysages prioritaires visés dans le cadre du volet de financement des espèces en péril comprennent :

  • l’écosystème du chêne de Garry (Quercus garryana) du sud de l'île de Vancouver, les îles Gulf et la vallée du Fraser en Colombie-Britannique, qui abrite plus de 20 espèces en péril à l’échelle nationale;
  • la région des prairies à herbes hautes et des forêts-parcs à trembles du Manitoba, où les activités de protection de l'habitat profitent aux espèces de végétaux et d'oiseaux en péril, tels que le cypripède blanc (Cypripedium candidum) et le Pipit de Sprague (Anthus spragueii);
  • le bassin hydrographique du cours supérieur de la rivière Thames dans le sud de l'Ontario, où 37 espèces en péril sont menacées par le développement et l'ensemble des utilisations des terres;
  • les basses-terres du Saint-Laurent du sud du Québec, où les milieux humides de la baie Missisquoi offrent le dernier grand refuge à la Tortue-molle à épines (Apalone spiniferaM);
  • les landes côtières de calcaire de la péninsule Great Northern de Terre-Neuve-et-Labrador, qui abritent une douzaine d'espèces de plantes en péril, dont les espèces Salix et Brayaqui sont en péril.

Le PIH est un programme « ciblé » afin d’assurer une utilisation efficiente de ressources limitées. Les partenaires régionaux et nationaux chargés de la planification établissent l'ensemble du programme et des priorités, puis des projets particuliers sont ensuite élaborés et financés. Le PIH est administré par Environnement Canada et est géré en collaboration avec Pêches et Océans Canada et l'Agence Parcs Canada. La coordination des activités répondant aux priorités régionales est assurée par cinq conseils régionaux de mise en œuvre, soit le Pacifique et le Yukon, les Prairies et le Nord, l'Ontario, le Québec et l'Atlantique. Les membres de ces conseils représentent les trois ministères responsables ainsi que les intervenants des provinces et des territoires, de la conservation et ceux représentant d'autres intérêts.

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Qu'est-ce que l'intendance?

L'intendance renvoie à une large gamme d'activités qu'effectuent bénévolement les Canadiennes et les Canadiens pour s'occuper de l'environnement. Ces activités vont de la conservation directe des espèces sauvages et de leurs habitats à l'amélioration de la qualité de ces habitats par l'atténuation de l’incidence humaine. Ces types d'activités de conservation, en particulier celles qui protègent l'habitat, sont essentielles au rétablissement des espèces en péril. Elles jouent également un rôle clé pour empêcher que d'autres espèces ne deviennent en péril.

Voici certaines des activités d'intendance en cours appuyées par le PIH :

  • l'installation de nichoirs en Ontario et au Québec pour plusieurs espèces d'oiseaux, y compris la Paruline orangée (Protonotaria citrea) et l'Effraie des clochers (Tyto alba);
  • la surveillance des populations de mammifères marins et la protection d'importants habitats contre les perturbations en bordure des côtes atlantiques, arctiques et pacifiques;
  • l'élaboration de méthodes sélectives de pêche pour assurer que les poissons et les autres espèces aquatiques en péril ne se prennent pas dans les filets déployés pour d'autres espèces;
  • la participation des communautés autochtones à la conservation des espèces de poissons en déclin en Colombie-Britannique;
  • le financement de projets communautaires au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard visant la remise en état des rives et la prévention de l'érosion du sol.

Le travail en partenariat est la clé de la réussite de l'intendance en tant qu'outil de conservation efficace au Canada. Les administrations fédérales et provinciales encouragent les initiatives en fournissant des renseignements scientifiques, une aide technique et des mesures incitatives économiques. Les organismes non gouvernementaux aident les propriétaires de terres privées et les citoyens impliqués à déterminer et à mettre en œuvre des activités d'intendance efficaces. De nombreux autres partenaires participent également, y compris des utilisateurs de ressources, des pêcheurs, des organismes autochtones, des établissements d'enseignement et des organismes communautaires.

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Buts et objectifs du Programme

Les principaux buts du PIH consistent à protéger les habitats et à contribuer au rétablissement des espèces en péril,  ainsi qu’à prévenir que d’autres espèces ne deviennent préoccupantes du point de vue de la conservation.

Le Volet des espèces en péril se concentre sur les résultats de quatre domaines :

  • Que l'habitat importantNote1 pour le rétablissement des espèces en péril soit préservé, sinon protégé;
  • Que l'habitat important pour le rétablissement des espèces en péril soit amélioré ou restaurés ou aient été géré afin de satisfaire aux besoins en matière de rétablissement;
  • Que les menaces sur les espèces en péril ou sur leur habitat, causées par les activités humaines, soient arrêtées, enlevées ou atténuées. ;
  • Que les résultats positifs soient poursuivis au fil du temps en encourageant la participation des Canadiennes et des Canadiens (propriétaires fonciers, utilisateurs des ressources, bénévoles) de manière directe à des activités qui soutiennent le rétablissement des espèces en péril.

À partir de 2014-2015, le Volet de la prévention ciblera les mêmes résultats que le Volet des espèces en péril, mais mettra l’accent sur des espèces d’intérêt autres que celles qui sont inscrites à la LEP.

Outre ces objectifs, le programme vise à atteindre au minimum un rapport de 1:1 quant au financement investi, de façon que chaque dollar octroyé par le PIH entraîne le financement d’au moins un dollar additionnel engendré par les bénéficiaires des projets. Ce levier financier peut comprendre aussi bien des ressources financières que des ressources en nature (comme le travail bénévole, des produits ou services). Les apports financiers et autres des partenaires élargissent la portée des projets, améliorent les résultats sur le terrain et renforcent la collaboration entre les secteurs privé et public, conditions essentielles à la participation de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens aux activités d'intendance des espèces en péril et non en péril.

C'est donc en stimulant la création d'un fonds commun plus important et l'établissement de partenariats que le PIH réussit à financer des projets qui soutiennent ses objectifs fondamentaux.

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Notes

Note 1

Le programme définit "un habitat important», comme l'habitat qui est considéré comme candidat pour l'habitat essentiel ou l'habitat qui est important pour l'espèce, mais qui n’est pas nécessairement identifié dans une stratégie ou un plan de rétablissement.

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